Menuiserie

Je viens de retrouver des documents complémentaires du dossier de permis de construire obtenu en 2013 pour l'aile Ouest.

D'abord un échange avec mon "officier traitant" à la D.R.A.C. :


Ensuite une annotation de ma main sur le formulaire de demande de permis de construire déposé en mairie de La Haute-Chapelle le 1er mars 2013 :


Enfin un rapport et des plans d'un projet de Lucyna GAUTIER qui, j'imagine (il faudrait que je le vérifie en mairie), complétaient la demande déposée, donc le permis obtenu :


Si je regarde ces plans avec mes yeux d'aujourd'hui, je me dis qu'à l'époque, je n'avais pas dû aimer le projet d'escalier ni le cloisonnement des étages. Donc je me suis, dans un premier temps, borné à faire restaurer les charpentes et couvertures sous le contrôle de Benoît MAFFRE, architecte du patrimoine, et à faire boucher, ceci sans architecte, des ouvertures reconnues comme disgracieuses sur la façade Ouest.
Voici un résumé des travaux sur le bâtiment Nord :

Quand j'ai acheté la Chaslerie, Nicolas GAUTIER, alors A.B.F. de l'Orne, m'a encouragé à réfléchir à la démolition du bâtiment Nord parce qu'il "empêche le nécessaire flanquement réciproque de meurtrières, dans la tour Nord-Est du logis et la tour Louis XIII". J'ai néanmoins décidé de garder ce bâtiment et de le restaurer car je voyais bien qu'il était à même de me fournir le plus facilement une "bulle d'habitabilité" restaurée à mon goût, pendant que j'entreprenais par ailleurs les travaux pharaoniques que l'on a vus.

En 1991, le bâtiment Nord était recouvert d'ardoises ; il y avait deux anciens vélux que je trouvais très moches ; le pignon Ouest était déglingué, une porte au milieu des colombages y donnant sur le vide :

La photo suivante, prise sous le même angle, montre l'état actuel du bâtiment ; la couverture du côté Nord est désormais en tuiles, les vélux ont été remplacés par des houteaux et j'en ai ajouté un troisième, plus grand ; le pignon Ouest a été recouvert de bardeaux de châtaigner ; au niveau du rez-de-chaussée, j'ai modifié les ouvertures et les ai dotées de grilles en tant que de besoin ; j'ai substitué un rouge sang de bœuf aux peintures blanches précédentes :

Côté cour, la transformation a également été importante afin de pouvoir oublier ces horribles ouvertures carrées (sans doute des années 1970) :

Par rapport à cette dernière photo, j'ai encore ajouté un fenestrou à l'étage :

16 mai 2020.


A l'intérieur du bâtiment, outre l'élimination de toutes les horreurs des années 1950 et 1970, j'ai veillé à améliorer l'habitabilité. D'abord en modifiant des pièces de charpente...

... et en "désépaississant" le mur Sud :


Au rez-de-chaussée, il n'y avait point non plus de salut possible sans un grand nettoyage par le vide, du sol au plafond en passant par les murs dont l'horrible enduit au ciment favorisait la dégradation sous l'effet de l'humidité du terrain :


Voici quelques photos de l'état intérieur actuel du bâtiment :

16 mai 2020.

16 mai 2020.


La cuisine est en attente d'idées lumineuses pour terminer son aménagement (le béton au plafond de sa première travée est de moi ; le béton du plafond des deux travées suivantes - celle qu'on voit sur la photo et celle de l'arrière-cuisine qui est derrière le mur du fond - date de mes prédécesseurs des années 1950 et 1970) :

16 mai 2020.


Le cabinet de toilettes du rez-de-chaussée attend qu'un maître d’œuvre courageux veuille bien s'y coller :

16 mai 2020.


Depuis que j'y ai ajouté un piano (dont je ne fais rien à ce jour), le petit salon est un peu trop encombré de meubles :

16 mai 2020.

16 mai 2020.


Passons à l'étage :

16 mai 2020.

16 mai 2020.


La chambre de Carole :

16 mai 2020.

Au dessus du lit, l'alcôve et le dernier fenestrou que j'ai fait percer :

16 mai 2020.

Le houteau que j'ai ajouté est plus grand que les deux autres :

16 mai 2020.

Voici, à l'étage, la fenêtre qui a remplacé la porte ouvrant sur le vide :

16 mai 2020.


On reconnaît ma chambrette monacalo-monastique, toujours encombrée des dossiers sur lesquels je travaille :

16 mai 2020.

C'est spartiate mais ça me suffit :

16 mai 2020.

Le dressing...

16 mai 2020.

... le cabinet de toilettes (le fenestrou du fond est de ma création)...

16 mai 2020.

... et vous aurez tout vu, à part l'arrière-cuisine qui est dans un tel état de foutoir, avec la vieille chaudière au fuel, qu'elle n'est pas montrable.
De la restauration du fournil de la ferme, l'essentiel est déjà connu, notamment grâce à la "Galerie photo" du site. Je rappelle néanmoins d'où nous partions...

... par quoi nous sommes passés...

... et comment tout a recommencé :


Voici les dernières photos de ce bâtiment, prises hier...

16 mai 2020.

16 mai 2020.

16 mai 2020.

... ou ce matin :

17 mai 2020.


Il reste encore des aménagements intérieurs importants à réaliser avant que cette restauration puisse être déclarée finie.
Le "projet 2014", qui rassemblait diverses petites interventions touchant à la fois à des parties classées et à des parties inscrites, a dû, la législaaaâââtion étant ce qu'elle est, être instruit parallèlement par deux administraaaâââtions saisies sur la base de formulaires différents. Un intéressant et volumineux rapport accompagnait ces paperasses, dont le principal intérêt, avec mes yeux d'aujourd'hui, est de fournir de bons plans du bâtiment Nord ainsi que des photos commentées rappelant où nous en étions alors rendus du chantier :


J'espère que je n'oublie rien d'important (ou, du moins, de supposé tel).
Dix-huit mois ne s'étaient pas encore écoulés depuis le début de notre collaboration et ce bénéficiaire d'un monopole public commençait à me signifier qu'il ne s'intéresserait qu'à des tranches de travaux suffisamment rémunératrices pour lui.

Voici en effet l'excellent projet préparé par un très bon artisan qui, lui, avait consacré du temps pour y réfléchir. Il s'agissait alors d'aménager le futur "bureau-bibliothèque-de-mes-rêves", déjà en style Louis XVI, au rez-de-chaussée du bâtiment Nord (dans l'espace dévolu actuellement à la future cuisine).
(Et désolé pour mon insuffisante maîtrise du scanner quand il s'agit de reproduire des documents de grand format) :







J'avais voulu intéresser à ce projet ledit bénéficiaire de ce monopole légal :


Voici la réponse que je m'étais attirée, bien loin de mes souhaits mais ô combien révélatrice du fossé qui allait s'élargir entre nous et que, trop longtemps, je voulus ignorer, tant il est vrai qu'un passionné de vieilles pierres aux moyens financiers limités n'a pas la même échelle de valeurs qu'un mercenaire :


Je mets ce message en ligne ici pour rendre hommage à Pascal BRESSON et pour inviter l'architecte du patrimoine en charge de la "mission n°2" à ne pas hésiter à s'inspirer des dessins de cet artisan pour l'exécution de ma commande ; donc, dès que nous aurons résolu la question préalable, en cours d'examen, du parti à retenir pour le plafond du 1er étage du colombier ; à ce dernier sujet, on sait que, là comme ailleurs, je ne saurais me satisfaire des horreurs des années 1950.
En bonne logique administraaaâââtive de l'emmerdement maximum, l'étude préalable (pardon, il faut désormais dire, la loi ayant encore changé, "étude de diagnostic") consacrée par Benoît MAFFRE aux menuiseries extérieures du logis ne suffisait pas bien qu'elle ait reçu l'imprimatur des meilleurs experts :


Il fallait encore déposer, entre autres, une demande d'autorisation de travaux... :

... à laquelle était joint un nouveau rapport, comme si le précédent n'avait pas suffi.
Donc re-paperasses :


Tout cela pour aboutir à ceci :


Et ce n'en était bien sûr pas fini, ainsi que ce site le relate par ailleurs.

La preuve ? La première menuiserie de la première tranche de cet intéressant programme n'est toujours pas posée à ce jour. Et les ouvertures correspondantes continuent à attendre le bon vouloir des uns et des autres derrière leurs fermetures provisoires en feuille de plastique.

Mais ça, oui, on en a pondu de la paperasse !
Quelle existence passionnante !

Ainsi au moins peut-on espérer avoir enfin un jour tout fait dans les formes auxquelles veille une si scrupuleuse administraaaâââtion.

Et si encore les décisions que l'on voudrait m'imposer me convenaient ? Mais pas du tout, comme je l'ai expliqué mille fois. Je vais ainsi me retrouver, parce que le titulaire d'un monopole légal au caractère de cochon et de surcroît mal contrôlé n'a jamais voulu écouter mes arguments pourtant très sérieux, avec une porte principale du logis qui m'aura coûté un bras et qui, après ce ratage manifeste, au moins à mes yeux, de tous ces très éminents correspondants, me restera en travers.

Faites-moi confiance sur un point : on n'a pas fini d'en entendre parler !
(C'est en tout cas mon sentiment à cette heure).
Voici donc cette fameuse porte qu'au mépris de tous les arguments historiques ou de bon sens que j'ai rappelés, l'on voudrait m'imposer pour l'entrée principale du manoir favori :


Malgré mes meilleurs efforts, je n'arrive toujours pas à m'y faire : je la trouve incongrue à cet endroit ; elle ne correspond ainsi pas à mon goût, donc à mon souhait.
Je préfère le bleu de la seconde couche, il est plus franc et fait moins layette :

27 mai 2020.


Bien sûr, Guguss n'a pu s'empêcher d'y frotter une oreille (il n'en loupe pas une, celui-là !) :

27 mai 2020.


J'ai appris ce matin que mon aîné et sa petite famille débarqueront demain ; du coup, Mr SPOON remet à juillet, sans doute, les travaux supplémentaires dont nous avons commencé à parler, relatifs aux deux fournils :

27 mai 2020.

Ce matin, il a fait connaissance avec Sébastien LEBOISNE, venu prendre les cotes des lucarnes de l'aile Ouest qu'il va mettre en fabrication.
Nous étions convenus que Christian reviendrait travailler hier. Il m'a prévenu avant-hier qu'il ne pourrait pas, en raison de ses retards par ailleurs. Cela fait déjà deux rendez-vous manqués de son fait sur trois. A ce rythme, je ne vois pas comment l'expérience pourrait durer.

P.S. (à 13 heures) : Il m'annonce son retour lundi.
Alors que nous observions le manoir, calés dans des chaises longues installées dans l'arrière-cour, mon aîné m'a demandé, hier après-midi, ce qui me bloque pour avancer dans mes travaux. Il faisait alors allusion aux contraintes financières. J'ai répondu ne plus me sentir capable, pour les raisons qu'il connaît, d'absorber l'installation de la chaufferie centrale qui conditionne l'habitabilité de l'ensemble des bâtiments ; à sa demande, je lui en ai donné l'ordre de grandeur du coût, soit 150 000 €. "Et au-delà ?" a-t-il poursuivi. J'ai expliqué que, pour ce qui concerne la "bulle" que je souhaite livrer (à savoir le colombier et la moitié Nord du logis, mais également la cuisine du bâtiment Nord et un cabinet de toilettes au rez-de-chaussée de ce dernier bâtiment), le principal préalable technique, après la question du chauffage, sera de résoudre la problématique des "poutres pourries" et de la cheminée au 1er étage Nord du logis. Pour ce qui concerne le colombier, ai-je enchaîné, il y aurait l'installation d'un "escalier-en-facteur-commun" à prévoir, sur des plans améliorés par rapport à ceux d'Arnaud PAQUIN ; à ce sujet, l'architecte en charge de la "mission n°2" réfléchit à une optimisation de l'usage du volume entre cet escalier et le colombier ; elle recommande d'ores et déjà de réaliser cet escalier en bois (j'ai demandé que les marches soient recouvertes de tomettes) mais je ne serais pas davantage en mesure, ai-je précisé, de supporter le coût d'un tel escalier, encore à chiffrer ; j'ai néanmoins chargé cette architecte d'inclure, pour des raisons de bon sens, ce dernier dans le dossier de demande de permis de construire à déposer.

Puis nous nous sommes rendus dans l'aile Ouest. Au second étage du colombier, mon aîné doute que la "chambre des tourtereaux" soit hospitalière l'hiver ; j'ai expliqué que mon objectif est que le chauffage en soit bien dimensionné. Dans les combles des écuries, il a vu des défauts dans l'échantillon de menuiseries entre chevrons réalisé et trouve que ce sera un gros travail ; je lui ai dit que je pense pouvoir y arriver, même si cela prendra quelque temps.

Dans le bâtiment Nord, Carole et ma belle-fille semblent s'être mises d'accord sur les grandes lignes du parti à retenir pour l'aménagement de la cuisine : l'arrière-cuisine en resterait isolée (selon le vœu de Carole que je n'ai pas réussi à faire bouger à ce sujet) et, si je comprends bien, l'espace de cuisson serait installé contre le mur du fond (celui de parpaings, actuellement peint en bleu).

Enfin, mon aîné insiste sur la nécessité qu'internet puisse être reçu partout dans les bâtiments sur cour ; en l'état du chantier, il ne peut en effet "recevoir ses calls" que dans la cuisine ou ma "chambrette monacalo-monastique", ce qui n'est certes pas des plus confortables, ni pour lui, ni pour moi.
Cambérabéro (par courriel)
rédigé le Lundi 1er Juin 2020
Livre d'or - Journal du chantier - Architecture-M.O. - Administraaaâââtion - Menuiserie - Aile "de la belle-mère"
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Bonjour,

Sur la photo de ce matin, on dirait que la sécurité de la scie a été retirée, qui protège la lame au-dessus du plateau :

1er juin 2020.

C'est très dangereux, surtout sur ce modèle combiné que l'on peut utiliser en mode scie à onglet (découpe par le bas de la lame) ou en mode scie sur table (découpe au dessus). On est attentif sur le coté de la lame que l'on utilise, et on oublie l'autre.
La photo n'est pas assez nette pour bien voir, mais si c'est le cas, le deuxième accident de l'année est proche...

Cordialement,

N.D.L.R. : Message reçu. J'ai rappelé les règles de sécurité :

1er juin 2020.

1er juin 2020.

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le Lundi 1er Juin 2020
Journal du chantier - Architecture-M.O. - Administraaaâââtion - Menuiserie - Aile "de la belle-mère"
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Les deux premières travées des brisis Ouest sont traitées :

1er juin 2020.

1er juin 2020.

L'encadrement des "casts" sera fabriqué ultérieurement par un menuisier :

1er juin 2020.

1er juin 2020.

Christian a poncé les premiers chevrons de la troisième travée (correspondant au deuxième "cast") :

1er juin 2020.


Il essayera de revenir vendredi de manière à ce que, le week-end prochain, mon aîné ait un aperçu des terrassons traités.
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le Vendredi 5 Juin 2020
Journal du chantier - Architecture-M.O. - Administraaaâââtion - Menuiserie - Aile "de la belle-mère"
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Christian a attaqué le terrasson Ouest par sa 2ème travée :

5 juin 2020.


Ce soir, un quinzième de la surface à traiter l'a ainsi été. A compter du 1er juillet prochain, il envisage de travailler à mi-temps à la Chaslerie. A ce rythme, si j'arrive à le soutenir, cette tâche pourrait donc être terminée en novembre.
S.M.S. envoyé à Ryszard ZUREK ce matin à 8 h 15 : "Quand comptez-vous terminer votre travail ? Je rappelle que je vous ai confié cet objet il y a 6 mois (le 10 décembre) et que vous m'aviez alors dit qu'il serait prêt pour la fin janvier 2020".

Des amis m'avaient prévenu : Ryszard ZUREK, qui se disperse, a perdu toute fiabilité pour ses clients. Je suis au regret de le confirmer.