Menuiserie

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le 29 Novembre 2018
Journal du chantier - Architecture-M.O. - Administraaaâââtion - Charpente-couverture - Menuiserie - Logis
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Pour la 3ème fois en moins d'une semaine, Christian est absent sans m'en avoir prévenu. Je ne comprends pas son comportement. Cette série d'incidents n'est pas la première, loin s'en faut, même si, jusqu'à présent, j'avais passé l'éponge.

Je précise que cet employé est payé pour 35 heures de travail par semaine. Comme il refuse de tenir son cahier de présence ainsi qu'il y est pourtant tenu contractuellement, il me met dans l'impossibilité de vérifier, avec les moyens dont je dispose, qu'il n'abuse pas de la situation. En l'état du dossier, ceci n'est plus tolérable pour moi.

Je lui ai donc envoyé un S.M.S. de demande d'explication. Il a répliqué, d'abord en prétendant que c'est à moi de me présenter à lui et non à lui de me rendre des comptes puis, quand je l'ai prié de ne pas inverser les rôles, par un message de menace.

Dont acte.

S'il réapparaît demain, il ne devrait pas être surpris de recevoir en main propre un certain courrier lui donnant un peu de temps pour réfléchir.
Depuis un an, on sait que je rame pour tâcher de rééquilibrer le programme de travaux en le fondant sur de bonnes bases (comme la priorité au chauffage central) et en l'adaptant à mes moyens. Je m'appuie, pour ce faire, sur divers interlocuteurs, dont un architecte du patrimoine et des artisans avec qui j'espère poursuivre des relations de travail apaisées et confiantes. Il en va de même pour mes contacts avec la D.R.A.C.

Je ne puis, à l'inverse, me laisser pourrir la vie par des intervenants qui adopteraient face à moi un comportement dont j'estimerais sereinement qu'il dépasse les bornes.

Je me rappelle l'avoir expliqué à mon cadet il y a quelques mois, alors qu'il m'exhortait à renouer avec un architecte du patrimoine au comportement incorrect (de même que "Salvador Dali = Avida Dollars", cet individu était apparu digne du sobriquet "Ferme à bifton").

Ces jours-ci, je me trouve devant le même type de choix à propos d'un salarié pour le moins rétif.
Tout bien pesé de mon côté, je suis prêt à tirer toutes conséquences de son attitude si, comme il ne me l'a déjà que trop souvent affirmé, il persiste à refuser de s'amender.

En particulier, que quiconque soit bien convaincu qu'il ne sera pas dit qu'à mon âge, je serais prêt à entamer une carrière de pétochard face au chantage, quel qu'en soit l'objet.

A bon entendeur, salut !
A l'évidence, certains souhaitent connaître la suite de l'histoire :


La voici : Christian m'a envoyé hier, un peu avant 8 heures du matin, un S.M.S. m'indiquant qu'il ne reviendrait pas avant lundi.

La lettre recommandée est donc partie à l'ouverture du bureau de poste, l'entretien préalable étant prévu le lundi 10 décembre 2018 à 10 heures.
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le Mercredi 3 Décembre 2018
Journal du chantier - Architecture-M.O. - Administraaaâââtion - Charpente-couverture - Menuiserie - Logis
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En ce lundi matin, Christian a souhaité me voir. Il m'a confirmé refuser de me montrer le cahier sur lequel il note ses heures de présence et refuser de me prévenir quand il s'absente. Il continue à prétendre que je crée le problème en ne lui faisant pas confiance. Il m'a engagé à lui trouver un successeur, ajoutant qu'entre "le chômage" et les chantiers qu'il trouvera, il n'y aura aucun problème pour lui. Il souhaite seulement éviter le contentieux.

Je lui ai répondu que l'entretien préalable est dans une semaine, ce qui lui laisse le temps de réfléchir. Quant à moi, ai-je ajouté, je serai désormais intransigeant sur la fourniture du cahier de présence ainsi que sur la nécessité qu'il me prévienne avant ses absences. Bien entendu, je ne vois là aucun problème de manque de confiance de ma part, seulement mon droit d'employeur d'exercer un contrôle normal sur le travail de l'employé, ainsi que je l'ai toujours fait, sans que cela n'ait posé le moindre problème, pour chacun des prédécesseurs de Christian. Agir autrement équivaudrait pour moi à signer des chèques en blanc, ce qui est évidemment exclus.

Il souhaite que l'on se donne le mois pour se quitter. De mon côté, il me paraitrait inutile de ne pas nous en tenir au calendrier légal.

Voici en tout cas l'état des lieux, tel que photographié hier soir :

2 décembre 2018.

(Début de citation)

De : Arnaud PAQUIN <arnaudpaquin.architecte@gmail.com>
Envoyé : samedi 8 décembre 2018 20:31
À : Pierre-Paul Fourcade
Objet : Re: Chaslerie - Fin de la géothermie profonde, début de l'aquathermie

Formidable !
C'est une chance.
Je vois lundi matin avec Sébastien Leboisne et vous-même pour le rendez-vous avec le ferronnier.
Très cordialement

Arnaud PAQUIN

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De : Pierre-Paul Fourcade
Envoyé : samedi 8 décembre 2018 01:44
À : Arnaud Paquin Architecte
Cc : C.F. ; T.F.
Objet : Chaslerie - Fin de la géothermie profonde, début de l'aquathermie

Cher Monsieur,

En raison de la découverte, totalement inattendue, d'une très importante réserve d'eau tiède sous la Chaslerie, j'ai décidé d'abandonner l'idée de nous chauffer ici par géothermie profonde (dite aussi "par sondes") et d'opter pour l'aquathermie.

Ceci va me permettre d'abaisser très fortement les coûts de cette installation. L'inconvénient sera la nécessité d'assurer un entretien régulier du dispositif.

Globalement, c'est une excellente nouvelle, vue d'ici.

Pour plus de détail, cf le site favori : https://www.chaslerie.fr/blog/architecte?p=138#blog-post-45059

Bien cordialement,

PPF

(Fin de citation)
Christian a souhaité me voir à 8 h 30 ce matin alors que nous avions rendez-vous à 10 heures. Portant un pansement à un bout de doigt, il m'a affirmé qu'il devait être considéré en congé de maladie aujourd'hui.

Je lui ai proposé de tenir notre réunion sur le champ. Il l'a accepté et j'ai donc abordé le fond de notre différend en lui demandant une nouvelle fois d'adopter une attitude compatible avec son statut de salarié. Il a confirmé son refus de me communiquer le cahier sur lequel il doit, comme stipulé par son contrat de travail, noter ses heures de travail. Il accepte toutefois de me prévenir désormais en cas d'absence. La conversation a tourné de façon telle que nous n'avons pas évoqué ses menaces.

Je lui ai en effet recommandé de réfléchir une dernière fois à la nécessité de tenir le cahier. Mais il l'a refusé et a déclaré que, puisque, d'après lui, je ne lui fais pas confiance, il arrêtait là notre collaboration. Il m'a ensuite demandé de lui régler son salaire de novembre, calculé sur la base de 35 heures de travail par semaine, ainsi que 19,10 € de frais sur factures. J'ai voulu lui rembourser ces frais mais ai confirmé que, pour le salaire, j'ai besoin du cahier afin de vérifier qu'après ses nombreuses absences sans qu'il m'en ait prévenu, il ne cherche pas à se faire payer des heures non effectuées.

Il est alors parti en refusant le remboursement immédiat des frais et en me disant : "c'est donc la guerre !".
Vérification faite à 9 h 30, Christian paraît bel et bien avoir abandonné le chantier. Il n'a même pas pris la peine de fermer la porte du colombier derrière lui :

10 décembre 2018.

Voici le spectacle sous les combles du colombier. Il a tout laissé en désordre, se bornant à enlever la scie électrique qui lui appartient :

10 décembre 2018.

10 décembre 2018.

10 décembre 2018.

10 décembre 2018.

Il a quasiment achevé son travail au niveau du panneau central du brisis Est...

10 décembre 2018.

... mais, outre les quatre terrassons, le brisis Nord reste à traiter...

10 décembre 2018.

... de même que tous les encadrements de lucarnes et plus de la moitié du brisis Ouest :

10 décembre 2018.

Le rayon de soleil de ce matin fait ressortir que, pour l'entretien des allées et des massifs de fleurs, il a, malgré mes instructions, utilisé du "Round-Up" :

10 décembre 2018.

10 décembre 2018.

Sans vouloir me livrer ici à un inventaire des reproches qui pourraient être formulés (ce n'est pas le lieu de le faire ni, d'ailleurs, mon intention présente), je puis seulement indiquer que, malgré mes multiples demandes, y compris récentes, il n'a toujours pas mis à l'abri diverses pièces de bois peu décoratives...

10 décembre 2018.

10 décembre 2018.

... ni davantage avancé dans son travail sous la charretterie.

Si, comme cela me semble probable, il ne réapparaît plus ici, il faudra que je trouve une solution pour remédier à la désorganisation résultant de son comportement, tant pour les chantiers en cours ou prévus que pour la pérennité-même de l'APIJOMM. Je me verrais mal en particulier entamer une carrière de jardinier ou, encore moins, d'homme toutes mains durant ma 68ème année.
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le 17 Décembre 2018
Journal du chantier - Architecture-M.O. - Administraaaâââtion - Ferronnerie - Menuiserie - Logis
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Cela se passait à deux heures de route de notre manoir favori. La réunion, attendue et promise depuis plusieurs semaines, avait été organisée moins de huit heures avant son début, prévu pour 17 h 30. Pourtant l'organisateur, si on peut lui donner ce nom, a encore trouvé le moyen d'arriver avec 75 minutes de retard. Cela faisait donc 3 heures 3/4 de perdues pour les trois autres participants. Comme je devrai rouler une partie de la nuit prochaine, je l'ai accueilli avec un savon à ma façon.

La réunion a néanmoins été utile. J'en rendrai compte à mon retour de Paris.
Hier comme depuis lundi dernier, Christian en était à parfaire les angles des premiers brisis traités :

19 décembre 2018.


Pour la suite, je lui ai demandé de se préparer à s'occuper de la taille de formation et de l'élagage des boisements en étudiant certains comptes rendus des premières séances du FOGEFOR auquel j'avais participé il y a déjà quatre ans. Les messages pertinents commencent au n° 18144. mis en ligne le 31 mars 2015. Je pense que Christian pourrait s'en tenir à ce stade au message n° 18165.
Notre troquet favori à Bagnoles, du côté du "Cetlos", celui où l'on servait un chocolat chaud excellent car allongé de maïzena, a fermé du fait du départ à la retraite des tenanciers coutumiers. La réouverture est prévue en mars sous un autre pavillon. Carole et moi avons donc dû, hier après-midi, passer à notre choix n°2, une pâtisserie après le marchand de journaux. Et, là, autour d'un chocolat moins bon que dans l'ex-troquet favori, Carole m'a reproché que ma liste du 20 novembre soit "trop compliquée". Comme moi, elle s'interroge en effet sur les meilleurs moyens de débloquer notre chantier favori, encalminé depuis trop longtemps.

Je trouve curieux ce souci de vouloir ramasser en un minimum de points un tel chantier. Déjà la D.R.A.C. me l'avait demandé lors de sa visite du 15 novembre dernier. Dans son principe, l'idée paraît simple et de bon sens. Mais, en pratique, ça ne marche pas, en tout cas pour moi.

Toutes ces personnes, dont je ne mets nullement en doute les bonnes intentions, ne comprennent pas que j'ai besoin de pouvoir me lancer constamment dans plusieurs directions à la fois, par simple souci de ne pas me retrouver coincé par l'un des multiples contretemps qui ne manquent pas de surgir à tout moment pour des raisons étrangères à ma volonté. A commencer par la disponibilité des artisans ou les découvertes inopinées comme il en arrive à tout bout de champ en de multiples domaines. J'ai aussi et surtout des rythmes à respecter, le fiscal n'étant pas le moindre, loin s'en faut, qui m'obligent à avancer vaille que vaille, contre vents et marais si nécessaire : à ce seul titre, je dois pouvoir maintenir une vitesse de croisière à peu près constante et ce n'est pas un mince effort au milieu de tous les obstacles entre lesquels je passe ma vie à godiller.
En cette aube de l'année 2019, notre chantier favori traverse deux zones de turbulence, affectant deux problématiques critiques conditionnant directement la suite des opérations sur le terrain. En effet, à ce jour :

- je n'ai pu obtenir du dernier architecte du patrimoine auquel j'ai dû recourir la moindre contribution écrite de nature à encadrer comme il conviendrait le travail des artisans, c'est-à-dire qui leur soit opposable, avant la mise en fabrication des menuiseries extérieures du logis ni le moindre effort significatif pour m'aider à résoudre d'autres questions dont l'urgence, signalée dès notre premier contact, il y a neuf mois, ne fait aucun doute ; ce ne sont pourtant pas les relances, de mon côté, ni les promesses d'y pourvoir, du sien, qui auront manqué. Suite à une demande plus récente, je n'ai pas eu plus de succès pour obtenir de lui le moindre début de définition d'un calendrier quelconque de préparation des dossiers requis par les textes.

- le dialogue avec le foreur a été momentanément (?) interrompu après que je lui ai demandé certains éclaircissements techniques sur la qualité de son travail et les incidences de ses résultats.

Il paraît encore possible que, dans l'un et l'autre cas, la situation évolue favorablement après les fêtes mais je n'en ai pas la certitude. Bien entendu, dès qu'elles me parviendront, je ferai part des nouvelles que j'attends.
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le 31 Décembre 2018
Journal du chantier - Architecture-M.O. - Administraaaâââtion - Ferronnerie - Menuiserie - Logis
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Pour qui sait lire entre les lignes et, surtout, connaît un peu le dossier, le courriel que j'ai reçu vendredi du dernier architecte du patrimoine auquel j'ai dû recourir contient quatre critiques marquées (avec peut-être un sous-entendu significatif) des préconisations officielles de son prédécesseur à propos de la restauration des menuiseries extérieures du logis. Je parle ici de l'étude préalable que l'on sait et de la documentation au timbre du précédent architecte du patrimoine qui l'a complétée et a reçu l'accord de la D.R.A.C.

Je relève en effet dans ce courriel les affirmations suivantes :

- "je vous rappelle ici l’(aller) et retour près d’Angers chez Fermanoir pour éprouver avec vous la médiocre qualité des ferronneries prévues au devis initial."
Oralement, le dernier architecte du patrimoine auquel j'ai dû recourir attribuait à son prédécesseur la préconisation de ce ferronnier.
Le changement de ferronnier, au profit de l'"Atelier des métaux", a été approuvé oralement par la D.R.A.C. lors de la réunion de chantier du 15 novembre dernier. C'est du moins ce que j'ai retenu, en l'absence de compte rendu de l'architecte.

- "Notons que le prototype présenté (par M. Leboisne lors de la réunion de chantier du 15 novembre dernier) était lui-même réalisé selon les remarques que j’avais formulées et les marquées sur l’épure (en particulier concernant les largeurs de petit bois) à la Chaslerie lors d’un premier rendez-vous, et à l’atelier de Monsieur Leboisne dans un second temps."
En fait de "premier rendez-vous", il s'agissait de la première réunion de chantier, en juin dernier, réunion dont on attend toujours le compte rendu, document promis maintes fois.
Ainsi les largeurs des petits bois ont dû être changées car elles n'étaient pas compatibles avec l'épaisseur du vitrage retenu. La D.R.A.C., présente lors de la seconde réunion de chantier, celle du 15 novembre, a pu être informée oralement de cette adaptation et, si ma mémoire est bonne en l'absence de tout compte rendu de cette seconde réunion dressé par l'architecte, y donner de même son accord.

- A propos de la réunion du 17 décembre dernier à l'"Atelier des métaux" : "il a fallu organiser un rendez-vous chez le ferronnier à Lavaley pour étudier une difficulté de réalisation du ferrage des volets sur les bâtis, étant donné que ces derniers présentaient une dimension insuffisante en largeur (en raison des feuillures de maçonnerie et d’un recul d’ébrasement trop mince, de l’ordre de 3 à 4 cm relevés sur place par le menuisier, relevé incompatible avec les plans établis par mon confrère en phase projet)."
Cette difficulté était apparue lors de la précédente réunion qui s'était tenue, audit "Atelier des métaux" et malgré une invitation, en l'absence du dernier architecte du patrimoine auquel j'ai dû recourir, de sorte que nous lui avions demandé d'en organiser une autre et d'y venir pour confirmer la difficulté rencontrée et valider la proposition de correction à laquelle étaient parvenus seuls le menuisier et le ferronnier.
Ainsi fut fait, dans les conditions que l'on sait, le 17 décembre dernier, sans qu'à ma connaissance la D.R.A.C. n'en ait été informée convenablement par l'architecte, donc n'ait été mise en position de donner son accord.
Reste à savoir à qui attribuer la "dimension insuffisante en largeur" en question :
. au précédent architecte du patrimoine qui aurait mal pris les mesures sur cet élément essentiel du "projet", ce qui serait d'autant plus cocasse que cet individu ne se privait pas de critiquer les erreurs des relevés sur le terrain de son propre prédécesseur, elle-même architecte du patrimoine ;
. ou bien au travail du maçon, pourtant intervenu sous le contrôle du dernier architecte du patrimoine auquel j'ai dû recourir ; dans ce cas, l'erreur serait imputable à ce dernier, qui se tirerait ainsi une balle dans le pied ; la chose n'est pas impossible puisque la D.R.A.C. a relevé, le 15 novembre dernier, une particularité non satisfaisante de la nouvelle feuillure de la fenêtre du rez-de-chaussée de la tour Sud-Ouest, également réalisée sur les instructions, seulement orales comme toujours avec mon chantier, dudit architecte du patrimoine.

- A propos de la même réunion du 17 décembre, "Cette réunion de mise au point technique cependant s’est tenue et pendant une bonne heure et nous à fait conclure à la pose de volets dissociés pour les vantaux bas et impostes, ferrés directement sur les vantaux et non plus sur les bâtis, ce qui change notablement le projet prévu initialement."
Ce "changement notable" peut-il être documenté par écrit pour le bon ordre du dossier d'autorisation de la D.R.A.C. ou bien le menuisier devra-t-il commencer la fabrication sans instruction écrite précise, ce qui rendrait impossible le "contrôle scientifique et technique" de son travail ? Ou bien devrai-je rechercher un nouvel architecte du patrimoine pour confirmer ou infirmer ce diagnostic avant tout début de fabrication, ce qui serait d'autant plus plaisant pour moi que le menuisier a été réglé il y a un an, pour m'éviter certains désagréments attendus de la mise en place du "prélèvement à la source" ?

Et voici comment, après avoir dû financer une lente et coûteuse étude préalable apparue à l'usage truffée d'erreurs essentielles sur l'objet-même du projet (erreurs essentielles nullement corrigées sur les plans détaillés du même architecte établis en appui de la demande d'autorisation de travaux qui fut accordée), je risque de me retrouver devoir reporter une nouvelle fois le démarrage de la fabrication des premières menuiseries extérieures du logis.

Quant à la deuxième tranche, il est possible que la D.R.A.C. excipe, à tout le moins, de l'absence de documentation écrite suffisante du dernier architecte relative aux changements apportés au "projet initial" pour différer la subvention correspondante. Ces changements m'apparaissent pourtant justifiés et nécessaires.

Vu de ma fenêtre, ce sont là quelques-unes des joies que l'on éprouve quand on cherche à respecter les textes en se faisant assister, comme les textes y obligent, du moins pour les parties classées, d'un membre d'une corporation bénéficiant d'un monopole légal. Me sera-t-il permis d'écrire que l'on souhaiterait que cette corporation fût plus étroitement contrôlée, en tout cas plus respectueuse des intérêts de ses clients, les maîtres d'ouvrage propriétaires d'un monument historique, qui, en l'état des textes, sont encore sa chasse gardée ?
La présentation que j'ai faite des difficultés rencontrées avec le dernier architecte du patrimoine soulève bien entendu la question de savoir ce qui a bien pu se passer pour que nous en arrivions là. Après tout, je n'ai cessé et je continuerai de souligner la sympathie que j'éprouve pour l'individu et de reconnaître les compétences du technicien. En face de cela, on sait que je suis souvent exigeant pour mes contreparties, dès lors que je les trouve en défaut, et aussi que j'ai dû, contre mon gré, continuer de supporter seul de mon espèce la pression de ce chantier auquel j'ai déjà donné beaucoup des dernières 27 années de ma vie, ce qui ne me rend pas béatement patient.

Je vais tâcher d'expliciter les positions, et de le faire de la façon la plus impartiale dont je sois capable. Je pense qu'une telle clarté peut être utile pour recoller les morceaux, si faire se peut encore car nous sommes parvenus à un instant de vérité dans cette relation qui, dans l'immédiat, conditionne la poursuite sereine du chantier.

De ce fait, ma démarche vise à la compréhension de ce qui s'est passé, et non à la préparation d'une accusation qui ne serait nullement dans mes intentions. En outre, si j'entends ne faire état ici que de faits et, si cela me semble utile, d'appréciations, il est non moins clair que je ne puis traiter que de ma relation directe avec l'architecte du patrimoine en question et que je ne me sens nullement habilité à traiter, même sur un mode suggestif, de questions plus générales comme le fonctionnement de son cabinet ou encore ses relations avec d'autres artisans que ceux intervenus sur mon chantier ou, surtout, avec d'autres clients. (A suivre)

P.S. : Je compte compléter ce message dès que j'en trouverai le temps. Il n'est, bien sûr, pas facile à rédiger. On voudrait en effet être précis sans, pour autant, manquer de tact.

Je vais commencer par copier ce message dans les pages "Privé" où je pourrai travailler tranquillement à sa rédaction, en la corrigeant autant de fois que cela me paraîtra nécessaire et utile. Puis, lorsque je serai arrivé à un texte suffisamment satisfaisant à mes yeux, je le rebasculerai ici. Quitte, bien sûr, à l'y corriger encore si j'en éprouve le besoin.

Tout cela va me prendre un jour ou deux car il faut que je puisse me référer à mes écrits antérieurs (courriels, S.M.S., messages mis à l'abri des regards tiers dans les pages "Privé" de notre site favori, comme je le fais parfois), étant entendu que tout n'a pas été consigné, donc qu'il me faudra sans doute faire également appel à ma mémoire, ce qui ne pourra qu'affaiblir la certitude de mon propos ; je le signalerai alors.
Je poursuis la rédaction d'un message délicat. Cela m'amène à me replonger dans toutes les pièces du dossier.

Puisque la lecture de ma rédaction actuelle est autorisée aux seules personnes ayant accès aux pages "Privé", à savoir mes fils, j'ai demandé à mon aîné de m'indiquer si, compte tenu des pièces que j'ai exhumées, il considère que je charrie ou si, au contraire, il trouve que j'ai raison.

Le nez sur le guidon, je ne suis sans doute pas le meilleur juge. Et mon aîné est, d'ordinaire, suffisamment critique de mon comportement général pour que je puisse penser qu'il ne me passera rien.

P.S. (du 4 janvier 2018 à 10 heures) : Interrogé à l'instant, le fiston me dit que mon début de message est trop touffu et que le plan de ma rédaction n'apparaît pas assez clairement. C'est sans doute vrai, il faut que ça décante...

Je vais quand même faire un "break", vu que je bosse là-dessus ce matin depuis 4 bonnes heures "non stop".
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le Jeudi 4 Janvier 2019
Journal du chantier - Architecture-M.O. - Administraaaâââtion - Ferronnerie - Menuiserie - Logis
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(Début de citation)

De : Pierre-Paul Fourcade <penadomf@msn.com>
Envoyé : vendredi 4 janvier 2019 18:11
À : Arnaud Paquin Architecte; (...)@culture.gouv.fr
Objet : TR: Envoi d’un message : P8120609.jpg, P8120608.jpg

Pour info.

Le chantier se trouve totalement bloqué, me semble-t-il.

Je réfléchis aux meilleurs moyens de le débloquer.

Bien cordialement,

PPF

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De : hogue robert <hogue@serrure.fr>
Envoyé : vendredi 4 janvier 2019 13:02
À : Pierre-Paul Fourcade
Objet : Re: Envoi d’un message : P8120609.jpg, P8120608.jpg


Bonjour Monsieur Fourcade,

Merci pour vos vœux et recevez les miens en retour de santé et bonheur.

Pour l'instant j'attends la décision de Mr (...) via Monsieur Leboisne et la commande correspondante, j'ai retenu qu'il s'agirait des deux premières tranches dans un premier temps mais nous suivrons de toute façon selon son planning.

N'hésitez pas à m'appeler si besoin au 02 96 39 09 03 ou au 06 07 30 72 92.

Bien cordialement

R Hogué

______________________________________________________

Le 30/12/2018 à 08:36, Pierre-Paul Fourcade a écrit :

> Bonjour M. HOGUE,
>
> D'abord tous mes vœux pour 2019.
>
> Qu'avez-vous prévu pour le devis : quelle(s) tranche(s) de travaux ? quel destinataire ?
>
> Bien cordialement,
>
> PPF

(Fin de citation)
Cela m'a bien réussi de prendre un demi comprimé de "Donormyl" hier soir. Je vais recommencer ce soir afin d'être en pleine forme demain pour avancer dans mon pensum.

En fait, je ne mettrai pas en ligne (autrement qu'en pages "Privé") le détail de mon analyse. Il me paraît clair qu'agir autrement rendrait vain tout effort de recoller les morceaux.

Lorsque j'aurai terminé cette analyse qui pourra être très complète et factuelle tant sont nombreux les matériaux accumulés, je pourrai articuler ma proposition.

Pour dire les choses clairement et donner une idée de ce que j'ai derrière la tête, il me semble urgent de définir un nouveau cadre, très simplifié, pour mes relations avec l'architecte.

Je pense qu'il ne faut pas chercher à blinder le dossier au moyen d'un cadre contractuel complet et pérenne mais qu'il suffirait pour avancer que :
- de mon côté, je précise clairement les parties du chantier qui me paraissent devoir être réglées prioritairement ; on se bornerait, du moins dans un premier temps, à ne contracter qu'à propos de celles-ci ;
- du côté de l'architecte, on s'engage fermement à tenir un calendrier suffisamment serré sur ce programme ainsi limité en s'en donnant enfin les moyens.

Si l'expérience se révèle probante, vue de mon côté, c'est-à-dire gérable du côté de l'architecte, nous aurons fait un grand pas en avant qui pourra être réitéré.

Sinon (ou si le blocage actuel devait se prolonger), j'espérerais que l'architecte m'aide effectivement à lui trouver un successeur en toute sérénité. Si possible aussi sympathique que lui et aussi compétent sur le plan technique.

Mais il vaudrait mieux, quand même, que je ne rêve pas trop.
Mon projet de courriel à l'architecte est prêt. J'y présente des excuses pour mes torts ("if any", Nicodème, comme tu me l'as recommandé). Surtout j'y formule une contre-proposition qui me paraît simple et de bon goût.
CQFD
(Je me donne encore 24 heures pour laisser ma prose décanter.)
A la réflexion, pourquoi attendre davantage ?

C'est parti, mon kiki !

(Début de citation)

De : Pierre-Paul Fourcade
Envoyé : mercredi 9 janvier 2019 18:43
À : Arnaud Paquin Architecte
Objet : Chaslerie - Proposition de déblocage de la situation


Monsieur,

Je souhaite revenir sur nos derniers échanges pour voir avec vous s’il serait possible de poursuivre notre collaboration, quitte à en adapter les modalités. Cela me paraitrait en effet souhaitable pour chacun de nous deux

En premier lieu, je voudrais vous présenter mes excuses pour les termes que j’ai pu employer dans mes échanges avec vous à la fin de l’année dernière et qui ont pu vous heurter à une période où vous-même aviez des soucis familiaux que j’ignorais. J’espère que ceux-ci ont pu s’estomper et forme le vœu que votre année 2019 se déroule sous les meilleurs auspices.

Concrètement, il me semble que nous pourrions nous contenter, au moins dans un premier temps, de borner cette collaboration à la restauration des menuiseries extérieures de la Chaslerie. Celles-ci sont classées donc nécessitent l’intervention d’un architecte du patrimoine et il me semble que, prenant le relais d’un de vos confrères, vous avez su diagnostiquer le caractère inapplicable en l’état de préconisations de ce dernier et engager avec les artisans concernés un dialogue utile pour y remédier. Votre dernier courriel me confirme que vos idées sont très claires à ce sujet, de sorte qu’il ne devrait pas être long ni difficile pour vous de débloquer la situation en couchant vos idées par écrit, sous forme d’un document qui permettrait à la D.R.A.C. d’assurer le « contrôle scientifique et technique » dont elle est en charge et aux artisans de ne pas avoir de doute sur leur commande. Comme, rien que sur le logis, il existe une vingtaine de fenêtres de modèles très proches, il ne devrait pas être gênant pour vous que votre mission couvre également les ouvertures de l’aile Ouest (notamment au niveau des lucarnes du colombier) où la problématique est identique ainsi que des portes dont l’état sanitaire est préoccupant, l’une d’entre elles posant en outre, comme vous le savez, un problème urgent de sécurité.

Sur un tel programme, nous pourrions confirmer votre mode de rémunération, étant signalé que je ne vois pas pourquoi, en dépit de votre offre généreuse, je ne devrais rien vous régler au titre de l’ « esquisse » du « projet » de restauration de l’aile Ouest que vous m’avez remise il y a six mois et que je considère comme la meilleure qu’il m’ait été donné de voir à ce jour.

Au-delà de ce programme, j’envisagerais si, comme je le comprends, vous n’êtes pas disposé à prendre les engagements dont j’ai besoin sur un calendrier de livraison de vos prestations, de confier la maîtrise d’œuvre à un (ou une) architecte qui ne soit pas nécessairement architecte du patrimoine mais qui aurait néanmoins le goût et la compétence indispensables pour traiter de vieilles pierres. La réglementation l’autorise puisque tous les travaux de cette catégorie porteront en effet sur des parties seulement inscrites.

Je désirerais néanmoins que, si vous faisiez vôtre cette dernière orientation, le passage du relais à un (ou une) tel(le) architecte pour les seules parties inscrites s’effectue dans les meilleures conditions de confraternité possibles. A ce titre, je tiendrais le plus grand compte de vos indications sur l’identité possible du successeur, identité que je ne manquerais pas de solliciter de votre expertise.

En tout état de cause, je me déclare disponible pour vous rencontrer, y compris à votre cabinet si vous le préférez, afin que nous puissions officialiser un accord de ce type et dans cet esprit. Bien entendu, toute autre hypothèse demeurerait envisageable dès lors qu’elle permettrait de débloquer la situation.

Cordialement,

PPF

(Fin de citation)
La réponse n'a pas tardé :

(Début de citation)

De : Pierre-Paul Fourcade <penadomf@msn.com>
Envoyé : mercredi 9 janvier 2019 22:55
À : Arnaud Paquin
Cc : C.F. : T.F.
Objet : RE: Chaslerie - Proposition de déblocage de la situation

Merci beaucoup. Je suis heureux de cette réponse qui réjouira de nombreuses personnes.

Bien cordialement,

PPF

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De : Arnaud Paquin <arnaudpaquin.architecte@gmail.com>
Envoyé : mercredi 9 janvier 2019 22:39
À : 'Pierre-Paul Fourcade'
Objet : RE: Chaslerie - Proposition de déblocage de la situation


Bonsoir Monsieur,

Je vous remercie pour votre message dont je viens de prendre connaissance.

Je suis d’accord sur le principe de reprendre notre collaboration en ce qui concerne les menuiseries extérieures du logis et celles de l’aile ouest. J’ai à cœur en effet de finaliser cette mise au point avec les entreprises et de pouvoir concrétiser leur fabrication avec ces artisans qui sont de grande qualité. J’établirai donc, dès que possible, le compte rendu de la mise au point technique avec le dessin des corrections nécessaires sur la base de mes notes, que j’ai conservées, et des plans de mon confrère B. Maffre dont j’ai les fichiers informatiques.

Pour le reste, je vais réfléchir avec vous prochainement à la meilleure façon de procéder. Je serai très pris jusqu’au 20 janvier et nous pourrions avoir un rendez-vous après ce terme. Ce qui ne m’empêche pas d’y réfléchir, en particulier à la collaboration éventuelle avec un confrère.

Je vous adresse mes plus sincères salutations et vous souhaite une bonne nouvelle année.

Bien cordialement,

Arnaud PAQUIN architecte D.P.L.G.
architecte du Patrimoine DSA Chaillot.
2, rue du Collège 50300 AVRANCHES
Tél. 02 50 26 01 32
arnaudpaquin.architecte@gmail.com

(Fin de citation)
Les propos de Jean-Louis BERCAITS, dirigeant de "LEMASSON", et Maxime HELYE, "responsable Applications spécifiques" de la même entreprise, ont commencé à faire leur chemin dans mon esprit. En particulier, j'avais compris hier que je pourrais avoir intérêt, moi aussi, à abandonner le principe d'une chaufferie centrale au profit de l'installation de plusieurs chaufferies desservant chacune une partie de l'ensemble de mes bâtiments (l'une de ces chaufferies pouvant utilement être établie dans l'arrière-cuisine du bâtiment Nord).

Ainsi, ce matin, je me suis réveillé avec l'idée de remettre en cause les schémas définis, à l'intention d'Arnaud PAQUIN, dans ma lettre du 10 avril et mon courriel du 20 novembre derniers. Comme on le sait, j'y exprimais mes "desiderata" de l'époque en matière de restauration de notre manoir favori (sans oublier d'évoquer l'urgence relative des différentes tranches de travaux envisagées ou, si l'on préfère, le calendrier souhaité pour leur réalisation).

Mes vues seraient dorénavant les suivantes :

- je retiendrais l'idée de renvoyer à mon successeur l'installation du chauffage du colombier ainsi que du premier étage du logis, du reste de l'"aile de la belle-mère", de la tour Louis XIII et de la chapelle ; je me bornerais donc à une pompe à chaleur dans l'arrière-cuisine du bâtiment Nord ;

- par voie de conséquence, je limiterais en principe l'horizon des travaux que je financerais au bâtiment Nord en entier (donc y compris le cabinet de toilettes jouxtant la "chambre mortuaire", la cuisine à l'emplacement-même de celle qui existait lorsque j'ai acheté notre manoir favori et donc cette arrière-cuisine) et à la moitié Nord du logis (c'est-à-dire la salle-à-manger, la chambre au-dessus, la tour Nord-Est et la cage d'escalier). Ainsi, je m'abstiendrais de toute intervention significative (autre que la restauration des menuiseries extérieures) dans le reste du logis (c'est-à-dire le salon, la "salle dévastée" et la tour Sud-Ouest).

Bien entendu, je me réserverais la possibilité d'en faire davantage, selon mes disponibilités et celles de toutes les contreparties en cause sur de tels projets.

A ce stade de mes réflexions, il me semble que cela pourrait fonctionner pour moi et constituer une base utile de dialogue avec l'architecte (ou les architectes) en charge de mon projet.

P.S. (du 30 octobre 2019) : La tour de contrôle m'apprend que ce message a été individualisé hier. Je le relis donc. Et m'aperçois que mes idées ont encore évolué depuis le 12 janvier dernier.

Désormais, j'attends que le bureau d'études mandaté en juin dernier (le 27 précisément) me communique le résultat de ses réflexions. Le contrat stipulait que l'"Etude de faisabilité Aquathermie" me serait parvenu avant la fin octobre. Il ne reste que deux jours pour savoir si "Bee +" aura respecté cet engagement.