Menuiserie

(Début de citation)

De : Pierre-Paul Fourcade <penadomf@msn.com>
Envoyé : mercredi 25 avril 2018 07:57
À : Arnaud PAQUIN, architecte du patrimoine
Cc : (...)@culture.gouv.fr; thibaud.fourcade@(...); carolefourcade(...)
Objet : Chaslerie

Cher Monsieur,

J'ai rencontré hier M. (...) qui, comme vous me l'aviez laissé entendre, m'a rendu le dossier que je lui avais communiqué il y a six semaines.

En l'état de mes réflexions, je souhaite donc, si vous le voulez bien, vous charger de la maîtrise d’œuvre des travaux suivants, dont je vous précise au cas par cas le degré d'urgence à mes yeux :
- 1ère tranche des menuiseries extérieures du logis : rien ne s'oppose, de mon côté, à un lancement imminent des travaux que je souhaiterais voir achever avant le 30 septembre prochain ; j'ai dû, suite à son retrait, me substituer à mon aîné pour assurer la maîtrise d'ouvrage de ces travaux ; tout est clair administrativement ; l'essentiel a déjà été réglé en acomptes aux artisans qui attendaient une réaction de M. MAFFRE depuis novembre dernier ;
- 2ème tranche des menuiseries extérieures du logis : il faudrait prendre rang auprès de la DRAC pour faire subventionner 75 k€ de travaux qui seraient réalisés dès le début de 2019 et préparer le dossier de demande de subvention ; je serai le maître d'ouvrage de ces travaux ; (N.B. : il est probable qu'une 3ème petite tranche sera à prévoir dans la foulée) ;
- menuiseries extérieures des lucarnes du colombier : il reste un reliquat de subvention à consommer avant le début de 2019, permettant de réaliser ces menuiseries extérieures classées M.H. Normalement, le maître d'ouvrage est mon aîné mais, s'il devait renoncer là aussi, je le remplacerais. Il vous appartiendrait, dans le prolongement de l'étude préalable de M. MAFFRE, de dessiner ces menuiseries (ce dont ce dernier s'était bizarrement abstenu) ;
- dégâts des eaux au rez-de-chaussée de l'"aile de la belle-mère" : il faut préparer dans les meilleurs délais une estimation du coût des travaux (maçonnerie, menuiserie) que je pourrais transmettre à l'assureur pour indemnisation. Normalement, mon aîné, nu-propriétaire, est tenu de réaliser ces travaux urgents, sa carence étant susceptible de mettre le bâtiment en péril. Il est néanmoins probable qu'une fois de plus, je doive me substituer à lui. Il conviendrait de solliciter des subventions, sachant que le mur en cause est classé MH ;
- moitié Nord du logis : comme je vous l'ai montré lors de votre visite du 10 avril dernier, une poutre de la charpente (classée MH) est pourrie et il reste une fuite d'eau en couverture qui a commencé à pourrir une autre poutre (également classée MH) ; il faudrait prendre rang dans le programme de subventions de la DRAC pour faire réaliser ces travaux dès que possible car ils conditionnent la suite de la restauration de l'intérieur du logis.

Vous voudrez bien me transmettre vos projets de contrats correspondant à ces premières demandes.

Au-delà de celles-ci, j'envisagerais de vous confier d'autres travaux, ceux-ci vraisemblablement non subventionnés, comme, par exemple :
- la restauration des boiseries du salon du logis, en prenant pour point de départ la remise en place de la cheminée qui se trouve actuellement au rez-de-chaussée de l'"aile de la belle-mère" (celle atteinte par les récents dégâts des eaux) ;
- la conception et la réalisation d'un escalier desservant à la fois le colombier et les écuries de l'"aile de la belle-mère". A cet égard, je considère le projet de M. MAFFRE (dont il conviendrait que celui-ci ne bloque pas plus longtemps la transmission des plans, notamment en ce qu'ils concernent les maçonneries et la charpente) comme raté et inadéquat et ceux, antérieurs et perfectibles, de Lucyna GAUTIER, comme susceptibles d'apporter des idées (M. MAFFRE avait demandé et obtenu sans difficulté de Mme GAUTIER la transmission des plans de cette dernière, plans dont il critiquait la justesse ; il n'y a aucune raison valable pour qu'il ne vous les transmette pas). Cette mission pourrait être poussée jusqu'à la maîtrise d’œuvre de l'aménagement intérieur de cette aile.

Bien cordialement,

PPF

(Fin de citation)
On peut voir cette fenêtre sur la place de la Bastide d EYMET (Dordogne) ; elle sert maintenant aux pigeons :

N.D.L.R. : C'est justement à quoi je pense pour les lucarnes du colombier...
(Début de citation)

De : Pierre-Paul Fourcade <penadomf@msn.com>
Envoyé : vendredi 27 avril 2018 10:26
À : arnaudpaquin architecte
Cc : thibaud.fourcade ; carolefourcade
Objet : Chaslerie - Mécénat

Cher Monsieur,

Arriver à diviser par trois le coût de mon chantier (dans la meilleure des hypothèses, bien entendu), voici qui me paraitrait bigrement intéressant et susceptible de mériter que je vous mandate pour préparer le dossier (et le chiffrage) ad-hoc.

Reparlons-en quand vous pourrez.

Bien cordialement,

PPF

(Fin de citation)
J'ai reçu cette après-midi la visite des mes amis Dominique et Maryvonne LEMAIRE, en transit entre la Bretagne et Paris.

3 mai 2018, la photo est ratée car il s'y est ajouté un effet, dit artistique, indésiré.

Je leur ai bien sûr montré l'état du chantier et Maryvonne, bien que membre du fan-club donc censée me lire, s'est étonnée que je ne me dépêche pas pour mettre à la disposition de mes petits-enfants des pièces propres à les héberger.

J'ai rappelé mes principales contraintes :
- la financière, désormais aiguë pour moi, d'autant que les toubibs, toujours prompts à ouvrir le parapluie et à faire tourner le compteur, me font passer toute une cascade d'examens plus perfectionnés les uns que les autres avant qu'une compagnie d'assurance-vie ne condescende à s'engager face à moi, préalable à l'octroi du crédit bancaire par ailleurs bouclé dans son principe,
- l'administraaaâââtive dans la mesure où, pour la bonne règle, tous les travaux que j'entreprends devraient faire l'objet d'autorisations dont les demandes sont toujours très longues et complexes à préparer et dont l'instruction se trouve d'autant plus longue et complexe également que je prétende y greffer des demandes de subventions,
- la fiscale, qui m'oblige à maintenir vaille que vaille un certain rythme de travaux,
- la difficulté d'organiser un chantier qui fait intervenir tant de corps de métier, notamment pour les salles d'eaux, alors que la disponibilité des bons artisans pose souvent problème dans le secteur,
- la grande difficulté du choix d'options de base, comme le mode de chauffage et l'emplacement de la chaufferie, alors que je dois me débrouiller, face à des plombiers prescripteurs, pour m'entourer de conseils de personnes à la fois compétentes et neutres.

Maryvonne m'a alors déclaré que je devrais néanmoins faire le maximum pour pouvoir bien accueillir mes petits-enfants.

J'ai confirmé que je ne pouvais aller plus vite mais que, si mes fils voulaient que j'accélère, il leur était toujours loisible, surtout l'aîné, de mettre la main au porte-monnaie sans conditionner ce geste par des exigences farfelues.

Maryvonne en a conclu que, dans ces conditions, mes descendants ne viendraient sans doute pas souvent à la Chaslerie de mon vivant.

J'ai répliqué qu'ils se leurreraient si, dans ces mêmes conditions, ils imaginaient pouvoir se rattraper ensuite.
En l'état du chantier, le 1er étage de la charretterie est dangereux car son plancher de pin est vermoulu (il fut longtemps exposé aux intempéries avant la restauration de la charpente et de la couverture de cette dépendance).

3 mai 2018.

J'ai chargé Christian d'y remédier. Il a commencé par enlever le plancher pourri :

3 mai 2018.

Il faudra qu'il nettoye les solives du vert de la mousse qui les colonise :

3 mai 2018.

Mon idée est d'utiliser les planches de chêne du plafond de la cuisine-provisoire-qui-dure (actuel plancher de la chambre du 1er étage du colombier) pour remplacer ce plancher de pin :

3 mai 2018.

Le problème est que je n'ai pas encore statué sur le sort de la cheminée du 1er étage du colombier :

3 mai 2018.

Ferai-je disparaître cette cheminée ou utiliserai-je à cet endroit la cheminée Louis XIV achetée à mon beau-frère dans le Beaujolais (auquel cas il faudrait peut-être que je pense à l'épaisseur d'une éventuelle isolation thermique du mur attenant) ?

3 mai 2018.

A ce sujet, j'hésite encore.
J'ai profité du calme de ce dimanche matin pour aller faire un tour dans le colombier et m'imprégner de l'atmosphère des deux chambres en cours de redéfinition dans les étages. J'ai pris de nombreuses photos, notamment des vues par les fenêtres, et constaté que, sur tous les plafonds, y compris dans l'ancien (ancien des années 1950) salon du rez-de-chaussée, il y avait ces frisettes à la con. De plus, les solives du salon ont été bricolées de façon fort médiocre, ce qui me confirme pleinement dans mon opinion que mes prédécesseurs de l'époque étaient d'une nullité rare : tout pour l’esbroufe et, de surcroît, radins comme c'est pas possible (leur parentèle contemporaine a, à l'évidence, hérité de ce trait de caractère qui les rapproche de mon aîné). Toutes ces "réalisations" ne sont pas tolérables et devront être virées à la première occasion.

Hélas, mes difficultés à travailler sur l'ordi n°2 me freineront dans la mise en ligne de ces photos. Quant à l'ordi n°1, j'en arrive à me demander si je pourrai faire réparer la connexion défaillante. Et quand, d'ailleurs, puisque les ponts freinent la vie économique et que je dois rester ici, en semaine, pour surveiller notre chantier favori ?
Mon aîné m'apprend que la subvention de la D.R.A.C. est enfin arrivée sur son compte. Il me la transfère et je l'en remercie.

Alors qu'ils ont été saisis concomitamment, fin janvier de mémoire, l'Etat aura donc mis quelque chose comme 12 fois plus de temps que le conseil départemental pour réagir. Et encore en tronquant la subvention en question, comme on le sait. Ceci en vertu d'une de ces règles stupides qui prolifèrent dans trop d'administraaaâââtions, sans autre souci, malgré les motivations politiquement correctes mises en avant, que de justifier l'emploi public.

Lorsque mon ami Domino est passé ici il y a quelques jours, nous avons parlé du Jupiter en charge, élu grâce à l'avortement de la campagne du lamentable FILLON. J'ai dit que, dans le programme de ce dernier, j'avais aimé le souci de réduire l'emploi public de 500 000 unités. Domino et Maryvonne ont tordu le nez. Il me paraît pourtant clair qu'à force de laisser filer l'emploi public, on tue l'initiative dans ce pays. Et ce ne sont certes pas les planqués sur-protégés de la S.N.C.F. ou d'Air France, prêts, pour maintenir voire accroître encore leurs avantages catégoriels, à foutre en l'air leur entreprise ou à pomper sans fin l'argent de contribuables sur-pressurés, qui me convaincront du contraire.
Pour le sol de la pièce au 2ème étage du colombier, plutôt que le parquet aux lattes mesquines installé là dans les années 1950, ...

11 mai 2018.

... Jean LEMARIE me recommande un parquet du modèle suivant :

Ceci me conviendrait tout à fait et je pense que Christian saurait le fabriquer et le poser.
Christian a continué à faire le ménage dans la chambre du 1er étage du colombier. La voici débarrassée de son plancher sur la plus grande partie de sa surface :

14 mai 2018.

14 mai 2018.

Ces planches serviront à restaurer le plancher de l'étage de la charretterie.

Dans l'immédiat, nous n'avons pas enlevé les solives car elles retiennent deux malheureux éclairages au néon des années 1950 qui peuvent encore servir quelques semaines supplémentaires en attendant qu'il soit statué sur le conduit de cheminée (réflexion qui, comme on l'a compris, n'est pas sans lien avec celle sur le choix du combustible pour le chauffage).
Réunion de travail en cette fin d'après-midi à Avranches, chez Arnaud PAQUIN, le nouvel architecte du patrimoine en charge de notre manoir favori.

Il est prévu que la première réunion de chantier ait lieu mardi prochain, en présence de Sébastien LEBOISNE et de l'entreprise BODIN.
On se souvient que, lorsqu'il a arraché le plancher des combles du colombier, Christian m'a recommandé d'utiliser les lattes de chêne pour installer une deuxième isolation thermique sous la couverture tout en préservant la vue sur les chevrons. Il proposait même d'exposer à la vue la face non cirée des lattes.

En prévision de la première visite de chantier d'Arnaud PAQUIN, je lui ai demandé de mettre en place un échantillon afin de faire valider sa proposition par l'architecte. Voici le résultat :

17 mai 2018.

17 mai 2018.

17 mai 2018.

Christian a prévu que l'air circule entre les lattes et le "Skytex".

17 mai 2018.

17 mai 2018.

Sous réserve de l'appréciation de l'architecte, ce travail me paraît digne du label "qualité FOURCADE".
Mon cadet m'a demandé plusieurs fois pourquoi, puisque je reconnais que sa compétence est rare, je n'avais pas fait plus d'efforts pour renouer avec le précédent architecte du patrimoine.

Chaque fois je lui ai répondu, à son grand étonnement, que j'ai besoin d'éprouver de la sympathie pour mes co-contractants, faute de quoi je ne prends aucun plaisir à travailler avec eux, et que ce besoin est déterminant pour moi (toujours cette affectivité excessive que Philippe JAFFRE me reprochait lorsque j'étais son adjoint au Trésor, il y a près de 40 ans).

Avec le nouvel architecte du patrimoine, Arnaud PAQUIN, il me semble que cette qualité de relation que je privilégie existe déjà. Il a tenu aujourd'hui sa première réunion de chantier à la Chaslerie, elle a duré trois heures, je l'ai suivie debout et j'en sors lessivé physiquement :

22 mai 2018.

22 mai 2018. De gauche à droite : Cédrick COOS et Sébastien DUVAL (entreprise BODIN), Christian MONNIER (APIJOMM), Sébastien LEBOISNE et Arnaud PAQUIN.

La partie "a priori" la plus importante de l'ordre du jour portait sur le lancement de la 1ère tranche de restauration des menuiseries extérieures du logis.

A ce sujet, Arnaud PAQUIN a observé le dessin à échelle 1:1 préparé par Sébastien LEBOISNE...

22 mai 2018.

22 mai 2018.

22 mai 2018.

Le débat a porté sur les petits bois et, plus particulièrement, sur le type de vitrage à prévoir, un sujet technique à propos duquel Arnaud PAQUIN reprendra l'attache du spécialiste de la D.R.A.C.

22 mai 2018.

A noter que Sébastien LEBOISNE a un carnet de commandes qui l'empêche de commencer la réalisation de ces menuiseries avant septembre prochain.

Pour ce qui concerne le lot "maçonnerie" de cette tranche 1, le débat a porté pour l'essentiel sur le type de rejingots à prévoir :

22 mai 2018.

Mais nous avons également examiné diverses questions extérieures à la tranche 1, comme la façon de s'y prendre pour faire sauter la base en béton de la cheminée du 1er étage du colombier sans risquer de faire s'écrouler le conduit :

22 mai 2018.

Il y a eu un débat intéressant sur le type de lucarnes à prévoir sur le colombier, sujet sur lequel Arnaud PAQUIN sollicitera également l'accord de l'expert de la D.R.A.C.

Christian a montré son échantillon d'isolation des combles du colombier. Celui-ci a plu, sous réserve de montrer l'avers du parquet utilisé.

Dans le logis, Christian a fait part de ses idées pour régler le problème des poutres pourries.

Mais la question la plus délicate du jour portait sur la suite à donner à mon projet de percer un passage entre l'actuelle chaufferie et la future (?) salle de petit-déjeuner. A ce propos, Arnaud PAQUIN a fait part d'extrêmes réserves, afin d'éviter de faire subir les derniers outrages à l'une des quatre meurtrières du rez-de-chaussée de la tour Nord-Est.

Or on se souvient que mon idée de percement avait résulté d'une longue et douloureuse réflexion, cet hiver, sur la meilleure façon pour moi d'organiser l'habitabilité du rez-de-chaussée du bâtiment Nord et de la tour Nord-Est. Cette question avait entraîné un clash retentissant avec mon aîné et ma belle-fille. Dans ce contexte, mon idée de percement était une tentative de sortie de ce débat par le haut, sur la base d'un compromis familial qui puisse être, dans la meilleure hypothèse, mutuellement acceptable.

La nette réaction d'Arnaud PAQUIN, venant après les remarques de Sébastien DUVAL ce matin, a fini par m'ouvrir les yeux : mon idée de percement était mauvaise dans la mesure où, en plus de ses difficultés élevées de réalisation (en particulier où et comment placer le linteau ?), elle était de nature à porter atteinte à l'intégrité et à la cohérence de la tour en cause (et ceci nonobstant le fait que la construction du bâtiment Nord avait déjà, au début du XIXème siècle, obstrué le "nécessaire flanquement réciproque" - pour reprendre une expression de Nicolas GAUTIER - des défenses de ladite tour et de la tour Louis XIII).

Après tout, je me dis qu'"il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis". Si salle de petit-déjeuner il doit y avoir un jour, on s'y rendra en passant par la salle-à-manger, ce qui n'est pas un drame. Bien sûr, cela plombe mon idée d'une cuisine sur deux des travées du bâtiment Nord plutôt que sur les trois souhaitées par ma belle-fille. Donc il va sans doute falloir que je cherche un autre endroit pour mon futur (?) bureau-bibliothèque ; peut-être dans le "cul-de-basse-fosse" de la tour Sud-Ouest. Bref, je me serai battu pour rien. Rien de rien.

Encore faudra-t-il voir quel combustible je pourrai retenir, ce qui est encore de nature à rebattre complètement les cartes. A ce sujet, Arnaud PAQUIN m'a encouragé à me pencher de nouveau sur le bois, la chaufferie étant alors installée dans la charretterie. Que tout cela est délicat !

Bref, une deuxième réunion à la Chaslerie est programmée entre Arnaud PAQUIN et moi pour la mi-juin. J'espère que, d'ici là, j'aurai réussi à vider de ses derniers meubles le premier étage du logis. Nous pourrons ainsi caler le choix des matériaux isolants à prévoir au sol et au plafond du rez-de-chaussée du logis.

P.S. : Avant que je ne l'oublie, je le note : j'ai rappelé à Arnaud PAQUIN mes désirs (1) qu'il ne tarde pas à solliciter une subvention de la D.R.A.C. pour la 2ème tranche de restauration des menuiseries du logis, (2) qu'il mette en route la réflexion sur l'escalier dit "en facteur commun" pour l'"aile de la belle-mère" et (3) qu'il prépare, en vue de la mise au point d'un dossier de mécénat, le programme chiffré de la restauration intérieure du logis.

J'ai en revanche omis de lui reparler du dossier pour la compagnie d'assurance à la suite des dégâts des eaux à répétition de ce début d'année.

P.S. 2 (du 23 mai 2018) : J'ai également omis de demander à Arnaud PAQUIN des conseils pour le drainage du pied des murs sur cour.

Lui m'a promis de me donner les références d'une peinture sang de bœuf qui ne fane pas sous les ultra-violets.
Test : voyons s’il est facile de mettre des photos en ligne avec l’iPad.

Voici l’état du chantier ce soir :
- dans le bâtiment Nord, Christian s’est borné à étayer les plafonds de part et d’autre de la cloison à abattre :

1er juin 2018.


J’interromps l’exercice, la réponse est claire : ce n’est pas du tout pratique avec ce clavier sur l’écran, notamment quand j’ai besoin de copier ou de coller un texte (comme le titre d’une photo).

P.S. : Et en plus, la photo se retrouve à l’envers, sans que je sache la retourner.
Les précipitations des tout derniers jours se sont traduites, me dit-on, par deux dégâts des eaux supplémentaires dans l’aile de la belle-mère (j’abandonne ici les guillemets car je ne trouve pas, sur cet iPad, décidément pas très commode pour mes usages, le guillemet entrant après une apostrophe). La photo suivante montre que le séchage du sol était toujours en cours hier soir. Il faudra que je signale sans tarder à l’assureur ces nouveaux incidents et que je relance Arnaud PAQUIN afin qu’il établisse enfin son rapport :

1er juin 2018.

Comme il me l’avait promis, Sébastien LEBOISNE est venu hier démonter la cheminée en attente de la restauration de ses pieds qui avaient commencé à pourrir après ces 10 dégâts des eaux en 5 mois... Il en a profité pour démonter le lit à baldaquin du deuxième étage du colombier, préalable nécessaire à la restauration du plancher de cette pièce que je compte lancer (je ne sais pas quand à ce stade).
La question du choix de l’emplacement (et de la taille) de la future cuisine évolue sous l’effet du débat familial. L’idée de conserver le mur bleu de séparation paraît séduire car elle permet une arrière-cuisine suffisamment vaste, malgré le cul du four, pour qu’y soient installés les engins bruyants ainsi qu’une buanderie. On se contenterait, semble-t-il, du moins à ce stade, de la 2ème travée pour la cuisine « stricto sensu « (pas moyen de fermer ces guillemets). On préférerait y placer l’évier devant la fenêtre, le reste de la pièce étant consacré au matériel de cuisson ainsi qu’à des rangements que l’on voudrait nombreux. Cette dernière idée conduirait à rétrécir le bureau-bibliothèque de mes rêves de manière à ce que la poutre bascule côté cuisine.

Il m’est demandé de fournir un plan permettant la poursuite de ces cogitations. Je note au passage que, si ces réflexions devaient prospérer, il pourrait être inutile de chauler le cul du four. Dans toutes les hypothèses, il faudrait qu’Arnaud PAQUIN nous dessine une porte vitrée reliant la chaufferie actuelle à l’arrière-cour.

Je mettrai mon relevé des cotes en ligne dès que mes outils me le permettront de nouveau.

P.S. (du 6 juin 2018) : Voici mon crobard :

Depuis le 3 juin dernier, mes idées ont encore évolué. Je me dis que, plutôt que de réduire l'espace dévolu à mon bureau-bibliothèque à la première travée sans y inclure la poutre du plafond, il vaudrait mieux renvoyer celui-ci à un autre endroit, de manière à rétablir la cuisine dans ses dimensions antérieures à mes premières interventions, c'est-à-dire sur les deux premières travées.

On arriverait ainsi à une cuisine de 7 mètres de long sur 4 mètres de large, ce qui pourrait suffire aux ayants cause les plus exigeants, d'autant plus que s'y ajouterait une arrière-cuisine de 2,5 m x 4 m (dont le cul du four, un peu envahissant il est vrai), plus le passage vers l'arrière-cour de 2 m x 1,5 m (ex-passage vers l'ex-future-salle-de-petit-déjeuner, puisque l'idée de cette dernière a, comme on le sait, été torpillée et coulée).
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(Début de citation)

De : Pierre-Paul Fourcade <penadomf@msn.com>
Envoyé : mercredi 13 juin 2018 09:01
À : (...)@culture.gouv.fr
Cc : arnaudpaquin architecte; thibaud.fourcade@(...)
Objet : RE: La Chaslerie : menuiseries

Cher Monsieur,

Merci de m'avoir mis en copie.

Espérons que ça marche pour la subvention 2019, d'autant que... https://www.chaslerie.fr/blog/message/44232

Par ailleurs, comme vous le savez, j'essaye d'obtenir la confirmation que la Chaslerie est bien inscrite aux prochaines "Journées du Patrimoine". Je ne voudrais pas qu'à défaut, le taux de la subvention soit réduit (c'est pour cela que j'insiste autant auprès de votre collègue Mme (...), qui ne répond toujours pas).

Pour info, excellente ambiance de travail avec M. PAQUIN.

Bien cordialement,

PPF

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De : (...)@culture.gouv.fr
Envoyé : mercredi 13 juin 2018 08:52
À : Arnaud Paquin architecte
Cc : Pierre-Paul Fourcade
Objet : Re: La Chaslerie : menuiseries

Bonjour Monsieur Paquin,

Merci pour les documents. Pour ce qui concerne les petits-bois, il n'y a pas d'inquiétude. On vient de faire avec Aubert-Labansat, des petits-bois façon XIXe s. de 30 mm (c'est le minimum) avec double vitrage. Les intercalaires proposés par MP Vitrage à Falaise font environ 9 mm. J'ai un échantillon dans mon bureau. Je laisse donc le choix à M. Fourcade entre le double vitrage mince du dossier d'autorisation ou le verre feuilleté avec couche faiblement émissive.

Une tranche 2019 a bien été proposée pour une aide financière de l'Etat, mais je n'ai pas les arbitrages à cette époque de l'année.

Bien cordialement

(...)

_________________________________________________________

Arnaud Paquin architecte a écrit :
>
> Bonjour M. (...),
>
> J’ai déposé sur Zéphyrin le dossier de Benoit Maffre pour les menuiseries de la Chaslerie, mot de passe de protection (...).
>
> M. Fourcade, m’a dit suite à notre échange qu’il préférait un vitrage feuilleté isolant.
>
> Je pense également que ce système est plus intéressant techniquement car je crains que le système DV avec les calages de 1 mm et hauteur de scellement des intercalaires de 10 mm mini ne conduise malgré tout à des petits bois trop forts, sachant que l’idéal serait une largeur totale de 33 mm.
>
> Actuellement, celui proposé par l’entreprise est de 41 mm mais avec calage de 2 mm et hauteur de scellement de 11 mm. Potentiellement on peut gagner 4 mm (2x2mm) mais guère plus, ce qui porte la largeur totale à 37 mm, ce qui est le modèle proposé mais avec l’incohérence de la rainure en feuillure petits bois.
>
> Par ailleurs M. Fourcade me demande de déposer une demande pour la seconde tranche de menuiseries du Logis.
>
> Pensez-vous que cela puisse être financé sur 2019 ?
>
> Bien cordialement,
>
> Arnaud PAQUIN architecte D.P.L.G.
architecte du Patrimoine DSA Chaillot.
2, rue du Collège 50300 AVRANCHES
Tél. 02 50 26 01 32

(Fin de citation)