Menuiserie

Dans l'ouvrage "Malouinières - Demeures d'exception" paru aux "Editions Ouest-France", je me suis surtout intéressé aux décors intérieurs. Cela tient à mes préoccupations à propos de la restauration de notre manoir favori.

Deux sujets ont plus particulièrement retenu mon attention, les boiseries murales (y compris certains décors de plafonds) et les escaliers.

Voici ma récolte, en m'excusant que le scan ait produit de médiocres copies des photos d'Hervé RONNE (venu il y a peu à la Chaslerie, en vue d'illustrer, par des photos prises d'un drone, l'ouvrage que prépare André DEGON) :

- La Baronnie (j'aime bien le relief des moulures) :

- Le Bos :

- Le Colombier dont les boiseries datent du XIXème siècle, ce qui n'est pas ma période favorite, mais où j'apprécie le décor du plafond (y penser quand on restaurera le 1er étage du logis de la Chaslerie) :

- Le Valmarin (même idée) :

- Rivasselou (pour son départ d'escalier) :

- L'Ormerie (pour la même raison) :

- Le Vaulerault (pour la plaisante désinvolture du mélange des matériaux) :

- Clermont (où je retiens l'idée d'un revêtement mural d'une cage d'escalier en planches) :

- Enfin, Launay-Blot (pour son envolée qui me paraît compatible avec le "projet" d'Arnaud PAQUIN pour l'"escalier-en-facteur-commun") :


A part le Valmarin qui est exploité commercialement en hôtellerie, toutes ces malouinières sont, paraît-il, fermées au public. C'est bien regrettable. De même qu'il est regrettable que l'auteur du bouquin en question ait omis de fournir un plan de la région où sont implantées ces demeures.
Je suis passé ce matin, seul, chez le cuisiniste de mon aîné, afin de prendre connaissance du résultat de ses premières cogitations à propos de ce que pourrait être le plan de la future cuisine du bâtiment Nord. Mon souci est en effet de clarifier la question du choix du meilleur usage des volumes disponibles au rez-de-chaussée du bâtiment Nord. Ceci sans aborder encore la question du choix des matériaux ou des matériels (si ce n'est que la hotte aspirante sera incorporée au plan du réchaud).

Ghislain BARBREL est équipé d'un logiciel qui permet tout un tas de fonctionnalités très commodes pour visualiser les idées que l'on peut avoir. Voici le tirage-papier de ce premier travail :

Comme on le voit, ce travail est basé sur deux hypothèses principales :
- l'idée d'implanter la partie cuisine "stricto sensu" du côté de la salle-à-manger du logis et non du côté de l'entrée du bâtiment Nord ;
- l'idée que l'arrière-cuisine ne serait pas réquisitionnée par une nouvelle chaufferie.

Ainsi calé, ce travail me paraît très intéressant :
- j'aime bien la proposition de faire disparaître dans les boiseries du fond de la pièce la porte qui se trouve entre la cuisine et l'arrière-cuisine ; en effet, j'ai toujours trouvé cette porte très moche et trop étroite ;
- l'arrière-cuisine ainsi conçue me paraît adaptée à nos usages, y compris les placards à balais, bottes ou imperméables, proches de la porte de sortie de l'arrière-cuisine vers l'arrière-cour.

Toutefois je m'interroge sur la pertinence de la première hypothèse, c'est-à-dire sur l'opportunité de substituer à l'idée d'une cuisine "stricto sensu" proche de la salle-à-manger celle d'un tel usage près de l'entrée du bâtiment Nord.

Je verrais à cette substitution deux avantages principaux :
- ne pas réduire, du fait des boiseries, la profondeur de la deuxième moitié de la pièce ; ainsi, un plafond de "solives à 45° sur le modèle du Grand Taute" ne serait pas déséquilibré comme il le serait fortement dans la première hypothèse ;
- faciliter, les jours de réception, le débarras de la salle-à-manger du logis grâce à la proximité de l'électro-ménager bruyant dans l'arrière-cuisine, sans nécessiter qu'on doive se mouvoir dans un espace déjà colonisé par l'électro-ménager et autres impedimenta silencieux.

Ghislain BARBREL pense qu'il serait loisible de prévoir une poutre factice au plafond de la cuisine de manière à rééquilibrer "mon" plafond sans procéder à la permutation à laquelle je pense.

Il envisage de venir réfléchir à cette question sur place, avant un prochain "debriefing" début août.
Pour une raison qui m'échappe, mon ordi avait classé ce courriel parmi les "indésirables" :

(Début de citation)

De : Cuisines BARBREL <contact@cuisinesbarbrel.fr>
Envoyé : jeudi 4 juillet 2019 14:56
À : penadomf@msn.com
Objet : Vues de Dessus + Perspectives

Bonjour Monsieur FOURCADE,

Comme convenu, veuillez trouver en PJ les Vues de Dessus ainsi que quelques Perspectives concernant votre Cuisine et Arrière Cuisine :

- pour la cuisine :
. le plan ;
. la perspective 1 ;
. la perspective 2 ;
. la perspective 3 ;

- pour l'arrière-cuisine :
. le plan ;
. la perspective 1 ;
. la perspective 2 ;
. la perspective 3 ;
. la perspective 4.

Vous en souhaitant bonne réception et restant à votre disposition si besoin,

Meilleures salutations,

Pauline BARBREL
La Vallée
61320 JOUE DU BOIS
02.50.45.91.64 / 06.14.44.54.03

(Fin de citation)
Carole, revenue passer quelques jours à la Chaslerie, me déclare que le projet du cuisiniste, qu'elle vient d'étudier dans le train, "manque de charme". J'explique que nous n'en sommes pas à choisir les matériaux mais seulement la bonne répartition des appareils et des rangements dans l'espace disponible. En fait, je suis heureux qu'elle réagisse ainsi car je ne souhaitais pas qu'elle oublie, au bénéfice de la fonctionnalité, les contraintes tenant à la "manorialitude" du lieu.

Je lui montre l'échantillon de tommettes vernissées, m'attendant à une réaction de rejet pour difficulté d'entretien. Mais, à ce sujet, elle se montre intéressée et pose de bonnes questions, non sans s'insurger à propos du prix demandé par le vendeur. Je lui fais goûter le miel acheté à la même personne, elle le trouve excellent. Elle n'a pas encore vu que je lui ai également acheté des légumes bio de son jardin.

Je lui fais voir les pavés posés par Igor à l’extérieur des bâtiments. Elle trouve le travail très bien réalisé. Je ne lui dis pas que Philippe JARRY prévoit de défoncer le pourtour de la cour à la fin de la semaine prochaine (comme je viens de l’apprendre) mais je lui fais remarquer à quel point les salades plantées par notre petite-fille poussent bien au fond de la cour et sont succulentes. De fil en aiguille, j'avance l'idée qu'il pourrait être judicieux de transformer le fond de la cour en potager, vu que l'arrière-cour est impraticable une bonne moitié de l'année ; on réagencerait les plessis de Roland FORNARI, voire on créerait une gloriette au-dessus du bassin central. Elle trouve que mon idée de gloriette est farfelue mais, pour le reste, s'intéresse à cette proposition et demande si on ne devrait pas en profiter pour recentrer le bassin ; j'explique qu'il est monolithique et doit peser une bonne tonne, ce qui rendrait l'opération difficile, outre le fait qu'il est, tel que positionné, classé monument historique. Je fais passer l'idée qu'il pourrait être intéressant de paver une partie de la cour, suggestion qu'elle avait toujours repoussée au motif qu'on s'y tordrait les chevilles. J'indique être en négociation pour un important lot de pavés qui permettrait de simplifier l'entretien de l'allée qui descend de la D22. Elle me demande de privilégier les travaux qui amélioreront enfin l'habitabilité, reproche que je n’ai certes pas volé. Je réponds que nous serons coincés tant que nous n'aurons pas trouvé un architecte du patrimoine acceptant de débloquer le dossier des fenêtres et celui de la poutre pourrie.

Cette conversation m'a permis de noter que Carole semble avoir fait son deuil de la prochaine disparition (temporaire) des fleurs de la cour. Je pensais qu'elle résisterait davantage à ce propos. Le fait est que ses hortensias n'ont jamais été aussi beaux que cette année, alors qu'elle s'en occupe depuis près de trente ans et a réussi à leur redonner de la vitalité.

Après quoi, je prends, de la fenêtre centrale du premier étage du bâtiment Nord, à la lumière du crépuscule, des photos de fleurs et plantations qui auront donc bientôt disparu...

11 juillet 2019.

11 juillet 2019.

... y compris celles du fond de la cour qui n'auront guère été entretenues, aux salades près, cette année :

11 juillet 2019.

11 juillet 2019.

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Alors que nous déjeunions dans la cuisine provisoire, Carole et moi avons discuté du prochain aménagement.

Je l'ai incitée à réfléchir en termes de répartition des fonctions dans l'espace : de quel côté de la poutre centrale mettre la cuisine "stricto sensu" ? De quel côté la table de petit-déjeuner ou de repas en petit comité ?

Pour ma part, je pencherais pour une cuisine proche de l'entrée du bâtiment Nord. Mais mon point de vue n'est pas encore figé. J'écouterai donc avec intérêt l'avis de ma belle-fille. Préférera-t-elle que la partie la plus ensoleillée de la pièce (celle proche de l'entrée) soit dévolue à l'un ou l'autre usage ? J'ai ma petite idée sur ce que sera son choix. Mais j'attends de l'entendre de sa bouche.

P.S. : J'ai demandé à Ghislain BARBREL de préparer un jeu de plans basé sur ce que j'appellerai l'"hypothèse B". A cette occasion, je lui ai précisé qu'à ce stade, nous continuerions à nous placer dans le cas où il n'y aurait pas de chaufferie dans l'arrière-cuisine.
(Début de citation)

De : Pierre-Paul Fourcade <penadomf@msn.com>
Envoyé : mardi 16 juillet 2019 19:44
À : (...), architecte du patrimoine
Cc : Y.L. ; C.F. ; T.F. ; (...)@culture.gouv.fr
Objet : TR: DOMFRONT - Devis

Madame,

Un examen de votre dossier, sans doute trop superficiel de ma part, semble montrer que vous n'avez traité que des "menuiseries extérieures du manoir" (cf le titre du "mémoire technique").

Or nous avons bien précisé, dès le départ, que nous entendions que votre mission couvre également, dans le même bloc, le problème que j'appelle celui des poutres pourries du plafond d'une chambre, au 1er étage du logis. En effet, le remplacement de ces poutres est, à tous égards, un préalable à la moindre mise en habitabilité de la moitié Nord du logis. Donc, du point de vue de ma famille, cette contrainte ne pourrait être oubliée à ce stade, ni reléguée à un horizon indéfini.

Afin de nous permettre de réunir les meilleures conditions pour une coopération, et d'abord pour l'étude du dossier, je vous serais reconnaissant de bien vouloir compléter ou adapter vos envois en conséquence.

Cordialement,

PPF

(Fin de citation)
Ce soir, le loïde a bien mérité son pot de semoule à la vanille car il a été très sage :

16 juillet 2019.

Quant à moi, j'avoue que je me sens fatigué, la journée ayant été fertile en événements (du moins à mon échelle).

Qu'il me suffise de dire que le contact établi par courriels avec l'architecte du patrimoine recommandée par Arnaud PAQUIN se développe utilement. Le débat devenant technique et nécessitant une connaissance des "pratiques de place", je laisse Yves LESCROART me conseiller dans l'intérêt du monument.

Demain ou après-demain (je ne sais plus), le terrassier reviendra. Il s'agira de caler d'abord, au laser, les pentes des futurs "trottoirs" éventuels de la cour. Bien entendu, ces pentes seraient plus fortes avec des pavés que si nous nous contentions, sur l'essentiel de la surface, de sols drainants ou, comme actuellement, goudronnés (à ma connaissance, depuis les années 50, époque où le propriétaire était conseiller général - mazette, que j'ai mauvais esprit ! -). Or, à ce stade, je ne sais toujours pas si le vendeur du gros lot de pavés accepterait de me céder son stock à un prix compatible avec mes moyens (soit moins de la moitié du prix applicable au détail). Il faudra sans faute que je le rappelle demain matin.

Pour le reste, j'aurais encore une bonne cinquantaine de photos à mettre en ligne pour finir de rendre compte de ce mardi. On voudra bien me pardonner de ne pas le faire immédiatement.