Menuiserie

Assisté d'un de ses compagnons...

19 juillet 2018.

19 juillet 2018.

... Sébastien LEBOISNE est venu ce matin démonter les fenêtres de la tranche 1 de restauration des menuiseries extérieures du logis...

19 juillet 2018.

... afin de les remplacer par le matériau suivant...

19 juillet 2018.

... le temps que l'entreprise BODIN n'en restaure les encadrements de granit :

19 juillet 2018.

Voici l'aspect de notre logis favori cette après-midi,...

19 juillet 2018.

... digne des vitraux de SOULAGES à Conques. Enfin presque digne.

Je rappelle que la tranche 1 en question concerne les 2 fenêtres ainsi que les meurtrières de la tour Sud-Ouest, les 4 fenêtres de la "pièce dévastée", 4 ouvertures de la cage d'escalier plus la porte principale du logis.
(Début de citation)

De : (...)@culture.gouv.fr
Envoyé : jeudi 21 juin 2018 09:16
À : Pierre-Paul Fourcade
Objet : Re: Chaslerie - Etude préalable sur la restauration intérieure du logis - Etude préalable de M. (...) sur la restauration de N.-D.-sur l'Eau.

Bonjour Monsieur Fourcade,

Votre demande d'étude pour le logis, qui concernera essentiellement des travaux d'aménagement et de confort, ne pourra être aidée par l'Etat. Par contre, les travaux qui relèveraient de la restauration pourraient évidemment bénéficier d'une participation financière de l'Etat. Pour le moment, nous avons inscrit prioritairement une nouvelle tranche de menuiserie en 2019.

S'agissant de l'étude sur l'église Notre-Dame sur l'Eau, je peux vous préciser qu'elle a fait l'objet d'observations importantes et de réserves de la part de l'Etat. A ce stade, il me paraît donc légitime qu'elle ne puisse être diffusée par la ville qui l'a commandée.

Bien cordialement

(...)
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Pierre-Paul Fourcade a écrit :
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> Cher Monsieur,
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> Comme vous le savez, le logis de la Chaslerie est classé extérieurement et inscrit intérieurement. Il a subi en 1884 un incendie qui a ravagé, entre autres, toute sa poutraison et conduit au déménagement vers l'aile Ouest ("aile de la belle-mère" dans mon jargon) de sa porte principale (comme l'a prouvé M. MAFFRE) et, très probablement d'autres vestiges en bois rescapés de l'incendie comme une importante cheminée (abîmée par les dégâts des eaux de 2018, 12 à ce jour dans l'"aile de la belle-mère"...) et des portes intérieures de même époque que cette porte principale. L'incendie a également ravagé, au niveau des ouvertures, des granits de la partie intérieure de ces murs extérieurs dont la restauration ne sera pas couverte par la restauration en cours des menuiseries extérieures.
>
> La restauration de ce logis est complexe puisque tous les corps de métier vont devoir intervenir dans toutes ses parties (sauf la cage d'escalier, dont la restauration sera bientôt achevée). Outre la nécessité de respecter ce que j'appelle l'"esprit des lieux", elle pose divers problèmes d'ordre technique, souvent complexes (notamment du fait du besoin de chauffage), et sera coûteuse. Il importe d'autant plus pour moi que les choses soient encadrées professionnellement que j'ai dû reprendre la maîtrise d'ouvrage malgré la chute de mes revenus et la fin de mon épargne financière. J'aurais donc besoin, également, d'un calendrier réfléchi et raisonnable de mise en œuvre.
>
> Il me paraitrait opportun de confier cette étude préalable à M. Arnaud PAQUIN, architecte du patrimoine. Je ne lui en toutefois pas encore parlé clairement à ce stade.
>
> Je souhaiterais en effet savoir au préalable si la D.R.A.C. accepterait de subventionner cette étude.
>
> Par ailleurs, et indépendamment de ceci mais sur un sujet connexe, je m'interroge sur l'attitude d'un confrère de MM. MAFFRE et PAQUIN qui, ayant réalisé une étude préalable sur l'église Notre-Dame-sur-l'Eau de Domfront, chercherait à en freiner la diffusion, bizarrement à mes yeux (ceci à plusieurs égards). A votre connaissance, une telle étude préalable serait-elle néanmoins "accessible au public" ? Concrètement, quelles sont à votre connaissance les pratiques normales en la matière ?
>
> Bien cordialement,
>
> PPF

(Fin de citation)
Notre site favori comporte, à ce jour, 7 185 messages relatifs au "Journal du chantier", répartis sur 360 pages. J'ai cliqué sur la première et relu les messages correspondants.

Je trouve que le texte n'a pas pris une ride, c'est satisfaisant.
Si j'en juge par les réactions de mon aîné et de sa petite famille, il n'y a pas de contestation à propos de ma façon de mener notre chantier favori :
- accord sur les conclusions provisoires sur le choix du meilleur combustible (y compris sur la perspective d'implantation de cellules photo-voltaïques dans les "nouvelles terres") ainsi que sur le phasage des travaux de chauffage ;
- accord sur les conclusions provisoires sur la meilleure implantation de la cuisine dans le bâtiment Nord, sur l'idée d'un escalier "en facteur commun" dans l'"aile de la belle-mère" et sur l'implantation de mon futur bureau dans le salon de cette aile (y compris sur l'idée de déplacer une fenêtre Ouest) ;
- accord sur toutes les interventions de l'entreprise BODIN, aussi bien achevées qu'envisagées ; en particulier, les nouvelles hauteurs de linteaux et la qualité des travaux correspondants sont loués ; idem pour le traitement du cul du four, considéré comme très réussi.

En ce qui concerne ma mère, accord également sur le choix du "Parc" où elle paraît aussi heureuse que possible et compréhension, du moins m'a-t'il semblé, de mes réflexions sur la suite.
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le mardi 10 juillet 2018
Journal du chantier - Architecture-M.O. - Administraaaâââtion - Menuiserie - Logis
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Puisque Roland FORNARI avait reposé ses grilles ce matin, Sébastien LEBOISNE a pu démonter cette après-midi les menuiseries H.S. correspondantes :

10 juillet 2018.

A l'étage est ainsi apparu un autre bidouillage des années 1950, à savoir l'absence de feuillure en haut des fenêtres :

10 juillet 2018.

Donc encore un travail à la con du prédécesseur en question... Quand donc pourra-t-on en clôturer la liste ?

En fin de journée, la vue sur la campagne est un peu brouillée :

10 juillet 2018.

A noter qu'en accord avec Sébastien DUVAL, Sébastien LEBOISNE n'a pas démonté la porte principale du logis. Puisqu'on y passe tous les jours, autant garder là quelque chose d'à peu près solide tant qu'on ne la remplace pas par de la "qualité FOURCADE".
Au courrier de ce jour, une excellente nouvelle, relative à la 2ème tranche de restauration des menuiseries extérieures du logis :

Il vaudrait donc mieux ne pas traîner pour répondre utilement à cette invitation.

Il va d'abord falloir que je choisisse quelles sont les fenêtres que je retiendrai pour cette 2ème tranche. Il y aurait une certaine logique à ce que j'inclue prioritairement dans le lot les fenêtres du rez-de-chaussée du logis restant à restaurer, c'est-à-dire celles du salon (ce qui entraînerait la restauration des boiseries de cette pièce), celles de la salle-à-manger et celles de la pièce attenante dans la tour Nord-Est.

C'est dire que resteraient, pour une troisième tranche de restauration des menuiseries extérieures du logis, par hypothèse en 2010, les fenêtres de mon ancienne chambre du 1er étage (restauration à mener en même temps que celle des poutres du plafond de cette pièce) ainsi que celles de la pièce attenante dans la tour Nord-Est.

Et il serait alors grand temps de restaurer les menuiseries extérieures du colombier et de la tour Louis XIII, ainsi que celles de mon futur bureau-bibliothèque (dans l'actuel salon de l'"aile de la belle-mère"). Bref, il y aurait là de quoi m'occuper, rien qu'à cela, jusqu'à mes 70 ans au moins.

Et je ne parle pas de la restauration intérieure de la cuisine (enfin !) et de toutes ces pièces, dont le préalable est, comme on le sait, la mise en place d'un chauffage approprié.

Quand j'aurai 80 ans - disons 82 si j'arrive à obtenir un jour le déblocage du crédit que l'on sait - je pourrai peut-être commencer à penser que j'ai fait le plus gros.

Mais il resterait encore à traiter, outre la restauration intérieure du 1er étage du logis, celle des dépendances, c'est-à-dire, pour l'essentiel, de la ferme (très gros travail en perspective) et de la cave (gros travail). Cela, je compte bien le laisser à mes successeurs, de même que la restauration des douves (énorme morceau, du moins à mon échelle), celle de l'allée historique ou encore le relèvement de la toiture du logis.

Dans l'intervalle, j'aurai eu tout le loisir de réfléchir à qui mériteraient d'être ces fameux successeurs, "a priori" (ou plutôt à ce stade de mes élucubrations à ce sujet) pas ceux auxquels j'avais pensé jusqu'à une date récente et qui ont largement démontré dorénavant, à mes yeux de principal décideur en la matière, leur incapacité foncière à relever ce gant.
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le vendredi 13 juillet 2018
Journal du chantier - Architecture-M.O. - Administraaaâââtion - Maçonnerie-carrelage - Ferronnerie - Menuiserie - Logis
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Long coup de fil d'Arnaud PAQUIN ce soir pour me rendre compte de sa visite du jour à Sébastien LEBOISNE dans son atelier de Virey.

Les deux hommes se sont mis d'accord sur le détail des travaux de restauration des menuiseries extérieures du logis.

Il en est ressorti une série de décisions sur l'option, finalement, d'un double vitrage, sur les choix de ferronneries ou sur le mode d'assemblage des pièces de bois, tous points sur lesquels je m'en remets à ces experts.

J'ai fait part à Arnaud PAQUIN de mes idées de restauration de meurtrières. Il a trouvé que j'avais beaucoup évolué depuis l'époque récente où j'envisageais froidement d'en supprimer une pour percer une porte. J'ai eu beau jeu de faire valoir qu'"il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis".
Il me paraît utile de consigner à part un point important de la conversation avec Arnaud PAQUIN hier soir et qui me revient alors que je me remémore pourquoi j'ai changé d'avis sur cette meurtrière. En fait, tout cela était lié à mon désir d'implanter mon bureau dans le bâtiment Nord. A partir du moment où j'ai envisagé de l'installer dans l'"aile de la belle-mère", cela a, en quelque sorte, rebattu les cartes.

Or Arnaud PAQUIN me disait hier sa satisfaction devant le projet d'"escalier-en-facteur-commun" auquel il est parvenu et dont il va bientôt me communiquer les plans. Surtout, il ajoutait qu'il ne voyait pas l'entrée principale de l'"aile de la belle-mère" au niveau de cette cage d'escalier mais bien, comme l'avait préconisé Benoît MAFFRE, au milieu de l'ancienne écurie.

Et pourquoi pas, en effet ? Il y a là ce que j'appelle, sous la future "salle de concert" que j'imagine à l'étage, une sorte de "réserve foncière" qui peut, dans le principe, aider à dénouer certaines des contradictions ou des ambiguïtés de la restauration de l'aile Ouest.

Et c'est ainsi que, petit à petit, cheminent les idées et avance la "conception organique", pourrait-on dire, de l'usage que l'on compte donner à terme aux différents volumes encore vides de vie.
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le samedi 14 juillet 2018
Journal du chantier - Architecture-M.O. - Administraaaâââtion - Menuiserie - Logis - Aile "de la belle-mère"
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Un autre point important du propos d'Arnaud PAQUIN hier soir me revient en mémoire, utile à consigner à part, également. Il s'agit de la porte principale du logis.

On se souvient que j'ai éprouvé beaucoup de difficultés à admettre que la porte qui donne sur l'escalier actuel de l'"aile de la belle-mère" (escalier complètement foireux car réalisé lors de ces années 1950 si funestes pour l'intégrité de notre manoir favori) soit le vestige de la porte principale d'avant l'incendie de 1884. Mais j'y suis parvenu tout récemment. Ce faisant, j'imaginais que la nouvelle porte principale du logis, celle à réaliser au cours de cette 1ère tranche de restauration des menuiseries extérieures du logis, serait entièrement neuve et c'est ainsi, d'ailleurs, que je lisais le devis approuvé par la DRAC.

Or Arnaud PAQUIN a changé hier, là aussi, ma façon de voir. Il trouve qu'il faut conserver, partout où c'est possible, les vestiges du passé. Donc il préconise de remettre à sa place, carrément, ladite porte.

J'ai objecté que tout le bas de cette porte d'origine (du moins qui fut en place durant la période allant de la première moitié du XVIIIè siècle jusqu'à 1884) était vermoulu lorsque j'ai acheté la Chaslerie et que c'est même à Sébastien LEBOISNE que j'avais, il y a déjà quelques lustres, confié le soin de la retaper.

Aucune importance, m'a répondu Arnaud PAQUIN.

Soit. Je note que j'en serai quitte pour financer rapidement deux portes au lieu d'une.