Maçonnerie-carrelage

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le Lundi 10 Septembre 2018
Journal du chantier - Architecture-M.O. - Administraaaâââtion - Maçonnerie-carrelage - Logis
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Loukoum était de retour pour cette dernière journée de chantier de maçonnerie avant trop longtemps :

10 septembre 2018.

Aidé de Mickaël, Sébastien est venu à bout du linteau de béton...

10 septembre 2018.

... découvrant ainsi les contreforts de l'ancien arc de soutènement :

10 septembre 2018.

En fin de journée, l'exhaussement de l'arc avait commencé (du côté de la tour)...

10 septembre 2018.

... mais il était déjà temps de mettre de l'ordre dans la cour :

10 septembre 2018.

10 septembre 2018.

10 septembre 2018.

Petite consolation pour moi, Loukoum a clairement indiqué qu'elle souhaitait rester à notre manoir favori...

10 septembre 2018.

... et il aura fallu l'intervention très pressante de son maître pour qu'elle consente à quitter son poste, à mes pieds :

10 septembre 2018.

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le Jeudi 13 Septembre 2018
Journal du chantier - Architecture-M.O. - Administraaaâââtion - Maçonnerie-carrelage - Aile "de la belle-mère"
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Vincent PICAULT m'a fait la surprise de venir ce matin, avec deux de ses employés, pour commencer le chantier du plafond de la cuisine-provisoire-qui-dure :

13 septembre 2018.

Du coup, je demande à Christian de déménager le mobilier de cette pièce vers l'ex-salon de la belle-mère, en veillant à le surélever pour éviter les conséquences fâcheuses d'un probable prochain dégât des eaux.

Il devra ensuite retirer les deux poutres. Je l'ai prié de ne pas les tronçonner, ce qui va vraisemblablement l'obliger à toucher au parement Est de la pièce, de part et d'autre du fenestrou qu'avait restauré Igor à la suite de l'attaque de mérule.

Je vois déjà Carole lever les bras au ciel (si toutefois elle m'honore d'une visite le week-end prochain...).
Moi qui considère qu'une bonne conversation téléphonique est une conversation courte avec deux ou trois idées échangées, je viens de passer 50 minutes au téléphone avec Carole pour parler principalement de fiscalité et, par voie de conséquence, de financement de notre chantier favori.

Si je résume, Carole, dupée par la propagande gouvernementale éhontée que l'on sait (la prétendue "modernité" du prélèvement à la source et toutes les salades débitées à ce sujet), croyait qu'aucun impôt ne serait dû sur ses revenus de retraite de 2018. Pour arriver à ébranler cette conviction fallacieuse, il a fallu que je lui explique que sa situation fiscale ne serait pas la même selon qu'elle aurait 0 de tels revenus en 2018 ou bien la somme qu'elle anticipe.

Comme elle est de bonne foi, elle a, je crois, fini par comprendre. Nous devrions donc pouvoir échapper à l'"imposition séparée". Autrement dit, il suffirait qu'elle me verse, le moment venu, les sommes correspondant à l'impôt dont elle serait taxée si elle était célibataire, ce qui est ma demande, ni plus, ni moins.

En fin de conversation, elle n'a pas manqué de m'interroger sur le calendrier de finition de travaux suffisants pour abriter ma famille. J'ai répondu que ce calendrier dépend de mes disponibilités financières, étant entendu que je n'en rabattrai jamais sur la qualité des travaux. J'ai rappelé la complexité du phasage des interventions des différents corps de métier et signalé qu'un jour prochain, je devrais attaquer le sol du salon du logis. Quant à la cuisine, elle admet que la translater provisoirement au 1er étage du colombier est sans doute un luxe dont on devrait pouvoir se passer, même s'il paraît utile de conserver quelque part une machine à laver le linge et un sèche-linge branchés sur l'eau à l'entrée et à la sortie.
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le Vendredi 14 Septembre 2018
Journal du chantier - Architecture-M.O. - Administraaaâââtion - Maçonnerie-carrelage - Aile "de la belle-mère"
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Discutant hier avec "l'un des PICAULT", je lui ai indiqué que j'envisageais de rehausser le sol du rez-de-chaussée de l'"aile de la belle-mère" en y disposant un dallage de granit qui avait servi dans une laiterie. Il m'a mis en garde contre l'acidité des excréments des vaches qui a pu en corroder la patine. C'est là un point auquel je n'ai pas prêté une attention suffisante lors de ma première visite chez le vendeur. Pour ce seul motif, il faudra donc que je retourne dans le Nord-Cotentin, ce qui, au demeurant, est toujours un plaisir pour moi.
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le Vendredi 14 Septembre 2018
Journal du chantier - Architecture-M.O. - Administraaaâââtion - Maçonnerie-carrelage - Aile "de la belle-mère"
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Voici l'état de la cuisine-provisoire-qui-dure en début de journée, au retour des "PICAULT" :

14 septembre 2018.

14 septembre 2018.

14 septembre 2018.

14 septembre 2018.

Nicolas, le chef d'équipe (qui ne veut pas être reconnaissable sur notre site favori), m'a appris que le colombier ne serait pas rectangulaire, comme je le croyais, mais aurait une forme de "losange" (je crois qu'il veut dire de parallélogramme puisqu'il est clair que ses deux dimensions principales sont différentes). Il choisit pourtant de poser ses poutrelles de béton dans le sens de la longueur parce que, m'explique-t-il, il serait gêné autrement par les linteaux de la porte et des deux fenêtres Ouest. L'argument me paraît valable.

Les "PICAULT" ont donc commencé ce matin à préparer le terrain pour la pose des poutrelles de béton, en entamant en particulier le linteau de béton de la porte du passage vers le "salon de la belle-mère" voisin (linteau datant, comme vous vous en doutez, des années 50) :

14 septembre 2018.

14 septembre 2018.

A ceux qui douteraient encore de l'opportunité de substituer un plafond de béton aux poutres, solives et planches de l'appareillage antérieur, je donne mes arguments à mon sens les plus probants :

- avec le dispositif antérieur, la grosse poutre (la seconde retirée cette après-midi) était entre 192 et 198 cm au-dessus du sol (cet affreux carrelage bas de gamme des années 50), alors même que celui-ci se trouve 13 cm au-dessous du seuil d'entrée dans la pièce ; autant dire que l'ambiance était oppressante, outre que ladite poutre ne pouvait que raboter les crânes de ma descendance à tendance dégénérative marquée (du moins selon moi) ;

- le nouveau plafond en béton devrait être 232 cm au-dessus du sol ainsi abaissé stupidement dans les années 50, donc 219, vraisemblablement, au-dessus du niveau prochainement rehaussé (cf problématique des dégâts des eaux récurrents de l'"aile de la belle-mère"). Si l'on ajoute que ce nouveau plafond sera blanc, je pense qu'on pourra respirer sereinement dans ce volume destiné à abriter des locaux techniques.

CQFD
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le Lundi 17 Septembre 2018
Journal du chantier - Architecture-M.O. - Administraaaâââtion - Maçonnerie-carrelage - Logis - Aile "de la belle-mère"
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(Début de citation)

De : Pierre-Paul Fourcade <penadomf@msn.com>
Envoyé : lundi 17 septembre 2018 09:54
À : picault6@orange.fr; arnaudpaquin architecte
Objet : Chaslerie - Devis

Messieurs,

Je vous prie de dialoguer pour définir la chape à couler au 1er étage du colombier et, dans le logis, dans la "salle dévastée" (c'est-à-dire la pièce qui se trouve au-dessus du salon) ; cette chape devra être compatible avec de l'isolation thermique, avant pose de tomettes.

De même, je demande à M. PAQUIN de définir quoi mettre sur le sol au rez-de-chaussée du logis (salle-à-manger, salon et les deux tours) afin que M. PICAULT, maçon, puisse intervenir.

Enfin, pour la porte à percer entre le rez-de-chaussée du colombier et l'ex-"salon de la belle-mère", je prie M. PAQUIN d'envoyer ses plans à M. PICAULT afin que ce dernier prépare son devis.

Partout, prévoir d'inclure un chauffage par le sol (eau chaude) et une bonne isolation thermique. Tenir compte des poids optimaux.

Mon intention est d'aller vite désormais dans la réalisation de ces travaux.

M. PICAULT sera mis en concurrence avec un confrère que j'ai repéré par ailleurs.

Bien cordialement,

PPF

(Fin de citation)
Il résulte de mes échanges de ce soir avec Arnaud PAQUIN que les dalles de granit (que je retournerai voir demain) doivent être taillées pour ne pas avoir plus de 4 cm d'épaisseur si l'on veut ne pas trop entraver le chauffage par le sol.

Arnaud PAQUIN m'a signalé les dallages de schiste de l'abbaye d'Hambye...

... et celui de l'abbaye de Saint-Sever :

A première vue, je préférerais le schiste aux tons chauds (et des deux exemples le premier). Arnaud PAQUIN m'indique qu'à son avis, tous ceux-ci seraient trop rustiques pour notre manoir favori. Il me semble néanmoins qu'ils pourraient convenir pour le rez-de-chaussée de l'aile de la belle-mère (au moins pour le rez-de-chaussée du colombier et pour ce qu'Arnaud PAQUIN appelle, sur son plan du 19 juillet dernier, le "sas monte-plat").

Par ailleurs, il est prévu qu'après-demain Arnaud PAQUIN, Sébastien LEBOISNE et moi nous rendions chez "Fermanoir", du côté d'Angers, pour choisir les modèles des ferronneries pour la tranche 1 des menuiseries extérieures du logis (porte et fenêtres).

Je signale au passage que, malgré de nombreux essais pour le joindre (y compris en laissant des messages téléphoniques à son domicile ou en lui écrivant à son atelier), je suis sans nouvelles directes de Roland FORNARI. Il est possible qu'il boude. A moins qu'il n'ait décidé de raccrocher son tablier. Si c'est le cas, je trouve qu'il aurait pu me prévenir et me recommander un successeur.

P.S. (du 18 septembre 2018) : Le rendez-vous chez "Fermanoir" est repoussé d'une semaine.

Arnaud PAQUIN, à qui je faisais part de mes préférence, corrige les indications précédentes :
- les photos 1 et 3 ont été prises à Hambye ; ce sont des dallages anciens de récupération ;
- la photo 2, d'un dallage neuf, a été prise à Saint Sever.

Je confirme que mon préféré est le 1 et celui que j'aime le moins le 2. Bravo Mme BECK (propriétaire de Hambye), vous avez fait le meilleur choix !
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le Lundi 17 Septembre 2018
Journal du chantier - Architecture-M.O. - Administraaaâââtion - Maçonnerie-carrelage - Aile "de la belle-mère"
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Vincent PICAULT m'a déclaré que, pour éviter que la dalle se fissure, il fallait percer le nouveau passage entre le colombier et le "sas monte-plat" avant de couler le béton au plafond de la cuisine-provisoire-qui-dure.

A ce sujet, celle-ci devra changer de nom rapidement car j'ai demandé à Christian de transporter dans le bâtiment Nord (dans l'ex et future cuisine) l'électro-ménager et les autres "impedimenta".

Tout ceci confirme que restaurer un tel monument pousse à vivre en nomade...
("Agir en primitif et prévoir en stratège", comme l'a dit le poète.)
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le Mercredi 19 Septembre 2018
Journal du chantier - Architecture-M.O. - Administraaaâââtion - Maçonnerie-carrelage - Aile "de la belle-mère"
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J'avais hésité à retourner du côté de Barneville-Carteret afin de revoir le lot de dalles de granit examiné la semaine dernière. Le motif de ma réticence était la couleur trop bleue à mes yeux du matériau en question. De plus, je dois reconnaître que l'idée de daller en granit le sol de l'"aile de la belle-mère" est discutable, surtout dans le colombier compte tenu des usages techniques que j'envisage pour ce volume.

J'ai néanmoins pris la route hier après-midi (2 fois 2 heures donc) pour réexaminer ce lot qu'entre temps le vendeur avait trié comme je le lui avais demandé. Mais le bonhomme avait augmenté ses tarifs de moitié (!!!) depuis la semaine dernière, au motif qu'il aurait consulté un professionnel. A ce prix-là, le lot ne m'intéressait plus du tout comme je le lui ai dit, ajoutant même qu'il n'avait pas été correct de ne pas me prévenir de ce changement de pied avant que je ne prenne le volant.

Je n'étais pas reparti depuis 5 minutes que le gugusse m'a envoyé le S.M.S. suivant : "Je reviens vers vous pour les dalles (...) €/m2... C'est mon dernier mot ?" Il avait ainsi réduit de moitié la hausse de la semaine. Je lui ai répondu : "J'ai vu que vous vous foutiez du monde. Donc j'ai déjà perdu assez de temps avec vous". Il a prolongé la conversation d'un "OK merci au revoir ! Et bon courage pour vos recherches." J'ai répondu : "Merci." et on en est restés là.
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le Mercredi 19 Septembre 2018
Journal du chantier - Architecture-M.O. - Administraaaâââtion - Maçonnerie-carrelage - Bâtiment Nord
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Hier après-midi, alors que les "PICAULT" poursuivaient la préparation du chantier du plafond que l'on sait ou commençaient à percer le mur entre le colombier et le "salon de la belle-mère" selon le projet d'Arnaud PAQUIN, ...

18 septembre 2018.

18 septembre 2018.

18 septembre 2018.

... Michel POTTIER a essayé de récupérer les tomettes dudit salon. Hélas, elles avaient été collées à la dalle et jointoyées avec un ciment très dur :

18 septembre 2018.

Donc tout devra partir à la décharge, ...

18 septembre 2018.

...ce qui est le sort commun, ici, de toutes les initiatives de mon prédécesseur des années 1950 : l'animal aura vraiment tout raté sans exception.
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le Mercredi 19 Septembre 2018
Journal du chantier - Architecture-M.O. - Administraaaâââtion - Maçonnerie-carrelage - Aile "de la belle-mère"
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Michel POTTIER a fini ce matin de faire place nette au pied du mur à percer :

19 septembre 2018.

Il ne sait pas me dire l'ancienneté des tomettes qu'il a arrachées. Ceci dit, compte tenu de ce que je crois comprendre de la psychologie de mon prédécesseur des années 1950, j'imagine que c'était un produit neuf à l'époque :

19 septembre 2018.

19 septembre 2018.

Quant aux deux autres "PICAULT", ils étayent le mur avant ce percement :

19 septembre 2018.

19 septembre 2018.

J'ai bien sûr demandé au chef d'équipe, Nicolas, de me signaler toute discontinuité de la maçonnerie qu'il apercevrait dans l'épaisseur du mur. Celle-ci suffirait à prouver la justesse de mon hypothèse selon laquelle les trous de colombe des deux étages du bas du colombier auraient disparu lors d'un changement des parements intérieurs destiné à rendre ces deux niveaux bas habitables au XVIIIème siècle. A ce stade de ce chantier, Nicolas me dit qu'il ne détecte rien de tel :

19 septembre 2018.

19 septembre 2018.


Hélas, je ne pourrai pas contrôler moi-même ce chantier au cours des deux prochains jours car je circulerai entre notre manoir favori, Paris et Alençon pour m'assurer que le déménagement du mobilier de ma mère se passe bien.
Le 23 mars dernier, nous vous avions présenté la carrière, mais de loin ! Aujourd'hui, nous sommes sur les lieux, en voici à nouveau l'historique...
Le domfrontais, au début du XXe siècle, était essentiellement un monde rural. La phase industrielle débute avec, entre autres, la carrière du tertre Sainte Anne en 1911, située sur la commune de la Haute Chapelle et exploitée par Marc Le Chippey . La roche, utilisée pour la fabrication de pavés, est extraite par une quarantaine de carriers.
Face à cette extraction, les élus s’inquiètent sur le devenir du site et obtiennent son classement en 1924. La carrière cessera son activité en 1956.
Elle est aujourd'hui masquée par la végétation et la voie ferrée qui la desservait (Caen-Laval) a disparu au profit de la voie verte !


N.D.L.R. : Aujourd'hui, quand on veut changer le revêtement des rues, on doit importer les pavés d'Inde ou de Chine ou les imiter avec un produit caoutchouteux qui ne durera pas, suivez mon regard... Alors que nous demeurons à un extrémité du massif armoricain dont les grès ont gardé toute la saveur du terroir.
Et il faudrait appeler ça le progrès ?
Mort aux cons (vaste programme, comme disait le Général) !
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le Mardi 25 Septembre 2018
Journal du chantier - Architecture-M.O. - Administraaaâââtion - Maçonnerie-carrelage - Aile "de la belle-mère"
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Le chantier hier matin, à l'heure de mon départ pour Angers. Je note l'emplacement résiduel des tubes avant le coulage du béton :

24 septembre 2018.

24 septembre 2018.


Le chantier, hier soir, à l'heure de mon retour :
- les poutrelles ont été livrées :

24 septembre 2018.

24 septembre 2018.

- le mur sur cour a été étayé pour résister à la pression du béton qui va être coulé pour former le nouveau passage :

24 septembre 2018.

- les coffrages du passage sont en cours de finalisation :

24 septembre 2018.

24 septembre 2018.

24 septembre 2018.

Sur le mur Sud du colombier, rien n'a changé depuis le matin :

24 septembre 2018.