Maçonnerie-carrelage

Chantier au repos, à Christian près mais pas pour longtemps pour ce qui le concerne. Roland FORNARI s'est néanmoins manifesté. Idem pour le démolisseur qui me parle de cheminées anciennes pour remplacer les deux de la moitié Nord du logis (celle de la salle-à-manger et celle de Mebzon).

Roue de tracteur pas encore changée mais devis accepté. Merci Maxime pour ton aide !

Allers-retours à Pontorson où je dialogue, pour un lot qui vient de se libérer, avec un Roumain en C.D.D. sans garanties évidentes mais doté d'une concubine enceinte jusqu'aux dents. Toujours aucun écho du jeune à coiffure bizarre qui, au dernier décompte, me devait plus de 3 000 € mais que je devrais être autorisé à faire expulser sous peu (du moins je l'espère).

Plus que jamais distrait au volant, j'ai échappé à trois ou quatre refus de priorité (de ma part) au cours des trois derniers jours.

Contributions à la mise au point d'un ballet acoustique dans notre combat anti-éolien favori. L'adversaire est très coriace mais on se bat comme des lions.

Et, bien sûr, visites quotidiennes à ma mère qui semble se remettre rapidement.

3 juillet 2018.

J'en veux pour preuve qu'elle a la dent plus dure que jamais, désormais à l'encontre d'un personnel hospitalier qui me paraît pourtant s'acquitter parfaitement d'une tâche que je ne lui envie pas.

P.S. : J'oubliais : je lis toujours avec autant d'intérêt "Les derniers jours de Versailles". Il faudra que j'offre ce passionnant bouquin autour de moi.
La deuxième étape de la promenade des "Amis du Houlme" nous a emmenés dans un manoir de Clairefougère dont le propriétaire semble devenu moins sauvage qu'il y a sept ans, lorsqu'il avait cru devoir m'écrire après que j'avais mis en ligne, sur notre site favori, des photos de grilles qui ne lui appartiennent toujours pas :

5 juillet 2018.

5 juillet 2018, au manoir de Lambosne.

Cette fois, en son absence de surcroît, il nous a autorisés à pénétrer dans son logis dont je l'imagine aisément fier de la restauration :

5 juillet 2018.

Quant à moi, qu'il se rassure, je ne me suis guère intéressé, cette fois-ci, qu'à sa cheminée...

5 juillet 2018.

5 juillet 2018.

5 juillet 2018.

5 juillet 2018.

5 juillet 2018.

5 juillet 2018.

5 juillet 2018.

... ainsi qu'aux quatre corbeaux de sa pièce à vivre qui, je le note, sont tous différents, en tout cas dignes d'inspirer la restauration de notre manoir favori

5 juillet 2018.

5 juillet 2018.

5 juillet 2018.

5 juillet 2018.

Après quoi, nous sommes allés nous recueillir dans la chapelle voisine...

5 juillet 2018.

... où semblent avoir été inhumés en leurs temps (immémoriaux, bien entendu) quelques ancêtres dudit propriétaire :

5 juillet 2018.

Après un excellent et copieux déjeuner chez le traiteur LICHTLE de Saint-Georges-des-Groseillers, la promenade des "Amis du Houlme" s'est poursuivie au château de Flers où j'ai remarqué un tourne-broche ayant nécessité la taille d'un corbeau...

5 juillet 2018.

... une collection de superbes carreaux de terre cuite...

5 juillet 2018.

5 juillet 2018.

5 juillet 2018.

... et un portrait d'un certain SCHNETZ, célèbre à Flers (cet ancien propriétaire du château y a sa rue), à qui j'ai trouvé une nette ressemblance avec une idole de ma mère, Sami FREY :

5 juillet 2018, Jean-Victor SCHNETZ par François-Joseph NAVEZ (Charleroi 1787 - Bruxellres 1869), hst, 1820.

En fin de journée, lors de la visite d'une chapelle du Souvenir du collège Saint Thomas d'Aquin de Flers, de style Arts Décos et récemment classée M.H., j'étais, je l'avoue, un peu fatigué :

5 juillet 2017.

Si j'en juge par les réactions de mon aîné et de sa petite famille, il n'y a pas de contestation à propos de ma façon de mener notre chantier favori :
- accord sur les conclusions provisoires sur le choix du meilleur combustible (y compris sur la perspective d'implantation de cellules photo-voltaïques dans les "nouvelles terres") ainsi que sur le phasage des travaux de chauffage ;
- accord sur les conclusions provisoires sur la meilleure implantation de la cuisine dans le bâtiment Nord, sur l'idée d'un escalier "en facteur commun" dans l'"aile de la belle-mère" et sur l'implantation de mon futur bureau dans le salon de cette aile (y compris sur l'idée de déplacer une fenêtre Ouest) ;
- accord sur toutes les interventions de l'entreprise BODIN, aussi bien achevées qu'envisagées ; en particulier, les nouvelles hauteurs de linteaux et la qualité des travaux correspondants sont loués ; idem pour le traitement du cul du four, considéré comme très réussi.

En ce qui concerne ma mère, accord également sur le choix du "Parc" où elle paraît aussi heureuse que possible et compréhension, du moins m'a-t'il semblé, de mes réflexions sur la suite.
Contrairement à ce qui avait été prévu, Igor n'est pas revenu ce samedi. Il avait du travail chez lui et je n'ai pas insisté en raison de la visite de mon aîné.

Quant à Christian, il a pris trois semaines de congés.

Il est néanmoins prévu que le chantier redémarre sans tarder :
- aujourd'hui, avec le retour de l'entreprise BODIN qui devrait attaquer la restauration du linteau de la porte entre l'entrée du logis et la salle-à-manger ;
- demain, avec la venue d'"Enedis" qui devrait m'expliquer si le "tarif jaune" d'EdF serait envisageable pour notre manoir favori ;
- demain également, avec le retour de Sébastien LEBOISNE pour démonter les dernières fenêtres de la 1ère tranche de restauration de menuiseries extérieures.

Sont à la traîne, à l'habitude et malgré de multiples relances :
- Roland FORNARI pour les deux grilles à reposer ;
- et, surtout, pour avancer enfin dans la restauration de la cage d'escalier qui en est toujours à attendre ses enduits, le jeune électricien qui me donnait des coups de main mais qui, depuis qu'il s'est marié, est littéralement "absorbé" (comme on le dit en mathématiques) par sa moitié (plus que moitié, peut-on même préciser tant cette personne est imposante).

P.S. : J'ai réussi à le joindre, Roland FORNARI vient demain. Il en profitera pour poser une nouvelle lanterne sur l'"aile de la belle-mère", entre les entrées de la cuisine-provisoire-qui-dure et du salon.
Non, le linteau de la porte de la salle-à-manger n'est pas encore au programme aujourd'hui. Contrairement aux reprises de maçonnerie des fenêtres de la 1ère tranche :

9 juillet 2018.

9 juillet 2018.

La trace d'un ancien meneau réapparaît...

9 juillet 2018.

9 juillet 2018.

... de même que me sont signalés d'anciens anneaux servant à retenir des volets intérieurs disparus depuis belle lurette :

9 juillet 2018.

Le démolisseur qui m'avait contacté il y a quelques semaines me propose la cheminée suivante qu'il devrait démonter la semaine prochaine :

Il paraît qu'elle date de 1704. Dommage qu'elle ait été bûchée quatre générations plus tard.
Je lui en ai demandé les dimensions à toutes fins utiles.

P.S. (du 10 juillet 2018) : Arnaud PAQUIN, consulté sur l'intérêt de cette cheminée, m'écrit : "C’est une belle cheminée, surtout en raison des cannelures sur les corbeaux, ce qui est un traitement noble. Je la daterais plutôt du début XVIIe d’ailleurs. La date de 1704 est-elle certaine ? Elle pourrait correspondre à celle d’un remontage. Elle irait bien à la Chaslerie."
Heureusement pour moi, avec l'entreprise BODIN, le mot d'ordre serait plutôt "sécurité des enfants, tranquillité des parents".

Avec le talent qu'on lui reconnaît, Sébastien DUVAL est en train de faire revivre les granits d'encadrements de fenêtres mis à mal par l'incendie de 1884 (et salement bidouillés depuis lors, au ciment bien sûr - mort aux cons ! -) :

10 juillet 2018.

10 juillet 2018.

10 juillet 2018.

10 juillet 2018.

Aidé par Benoît, il répare les feuillures destinées à recevoir les menuiseries restaurées :

10 juillet 2018.

10 juillet 2018.

Outrepassant, paraît-il, les instructions des architectes, je lui ai même demandé de combler avec son produit-miracle à base de résine une trace de meneau où l'eau aurait pu stagner, minant de ce fait le travail qu'il est en train de réaliser juste à côté :

10 juillet 2018.

La réparation semble à ce point réussie qu'elle disparaît du regard. Restera à voir comment tout cela vieillira, exposé aux ultra-violets.
J'étais dehors pour prendre des photos de notre chantier favori. J'en ai profité pour aller faire un tour du côté de la tour Nord-Est, afin d'observer si l'on retrouve, sur son parement extérieur, la trace des deux meurtrières découvertes par Igor, il y a une dizaine de jours, à l'étage.

Eh bien, bingo !

Au-dessus de la meurtrière Sud du rez-de-chaussée...

10 juillet 2018.

... je crois distinguer la partie droite de la meurtrière de l'étage, plus le fait que, dans l'angle, la maçonnerie a été reprise, ce qui doit sans doute être mis en relation avec le récent constat, fait par Arnaud PAQUIN, d'un déchirement au premier étage de la tour :

10 juillet 2018.

Rien de tel du côté Est :

10 juillet 2018.

Rien non plus n'apparaît au Nord mais, là aussi, mon hypothèse est que le haut de la tour a été fortement remanié après l'incendie de 1884 ; donc pas étonnant qu'ait disparu toute trace des deux meurtrières qui, par analogie avec l'autre tour, ont dû se trouver là :

10 juillet 2018.

Pour voir ce qu'il en est à l'Ouest, il ne suffit pas de se poster dans l'arrière-cour :

10 juillet 2018.

Voici en revanche ce que j'ai distingué à travers le fenestrou Est de mon cabinet de toilettes, au 1er étage du bâtiment Nord :

10 juillet 2018.

Je discerne là (au milieu de la photo) une trace de meurtrière mais, pour une raison que j'ignore encore, le granit y aurait été remplacé par du grès.

Affaire à suivre !

Bien entendu, avec la coupe du monde de foot, ce n'est pas encore le prochain week-end qu'Igor nous permettra de donner la langue au chat...

Je me demande cependant si je ne devrais pas charger l'entreprise BODIN de restaurer ou de restituer ces quatre meurtrières du premier étage de cette tour. On va y réfléchir.
Au courrier de ce jour, une excellente nouvelle, relative à la 2ème tranche de restauration des menuiseries extérieures du logis :

Il vaudrait donc mieux ne pas traîner pour répondre utilement à cette invitation.

Il va d'abord falloir que je choisisse quelles sont les fenêtres que je retiendrai pour cette 2ème tranche. Il y aurait une certaine logique à ce que j'inclue prioritairement dans le lot les fenêtres du rez-de-chaussée du logis restant à restaurer, c'est-à-dire celles du salon (ce qui entraînerait la restauration des boiseries de cette pièce), celles de la salle-à-manger et celles de la pièce attenante dans la tour Nord-Est.

C'est dire que resteraient, pour une troisième tranche de restauration des menuiseries extérieures du logis, par hypothèse en 2010, les fenêtres de mon ancienne chambre du 1er étage (restauration à mener en même temps que celle des poutres du plafond de cette pièce) ainsi que celles de la pièce attenante dans la tour Nord-Est.

Et il serait alors grand temps de restaurer les menuiseries extérieures du colombier et de la tour Louis XIII, ainsi que celles de mon futur bureau-bibliothèque (dans l'actuel salon de l'"aile de la belle-mère"). Bref, il y aurait là de quoi m'occuper, rien qu'à cela, jusqu'à mes 70 ans au moins.

Et je ne parle pas de la restauration intérieure de la cuisine (enfin !) et de toutes ces pièces, dont le préalable est, comme on le sait, la mise en place d'un chauffage approprié.

Quand j'aurai 80 ans - disons 82 si j'arrive à obtenir un jour le déblocage du crédit que l'on sait - je pourrai peut-être commencer à penser que j'ai fait le plus gros.

Mais il resterait encore à traiter, outre la restauration intérieure du 1er étage du logis, celle des dépendances, c'est-à-dire, pour l'essentiel, de la ferme (très gros travail en perspective) et de la cave (gros travail). Cela, je compte bien le laisser à mes successeurs, de même que la restauration des douves (énorme morceau, du moins à mon échelle), celle de l'allée historique ou encore le relèvement de la toiture du logis.

Dans l'intervalle, j'aurai eu tout le loisir de réfléchir à qui mériteraient d'être ces fameux successeurs, "a priori" (ou plutôt à ce stade de mes élucubrations à ce sujet) pas ceux auxquels j'avais pensé jusqu'à une date récente et qui ont largement démontré dorénavant, à mes yeux de principal décideur en la matière, leur incapacité foncière à relever ce gant.
Il y a toujours pour moi quelque chose de miraculeux dans les interventions de Sébastien DUVAL pour reconstituer des granits cassés au fil des siècles. Ainsi de cet appui du fenestrou de l'entrée du logis que j'ai hélas oublié de photographier avant le début de l'intervention chirurgicale en question.

Voici néanmoins les outils de l'artiste et ses matières premières :

13 juillet 2018.

L'état du chantier au début de l'intervention (des morceaux de granit sont collés pour boucher sommairement, car initialement, les trous résultant d'un arrachage très brutal - en quels temps de crise ? ou de bêtise ? - d'anciens barreaux verticaux) :

13 juillet 2018.

L'état du chantier près de sa fin (il y a juste un détail à peaufiner, plus l'ensemble à brosser) :

13 juillet 2018.

13 juillet 2018.

13 juillet 2018.

Etonnant, non ?
Long coup de fil d'Arnaud PAQUIN ce soir pour me rendre compte de sa visite du jour à Sébastien LEBOISNE dans son atelier de Virey.

Les deux hommes se sont mis d'accord sur le détail des travaux de restauration des menuiseries extérieures du logis.

Il en est ressorti une série de décisions sur l'option, finalement, d'un double vitrage, sur les choix de ferronneries ou sur le mode d'assemblage des pièces de bois, tous points sur lesquels je m'en remets à ces experts.

J'ai fait part à Arnaud PAQUIN de mes idées de restauration de meurtrières. Il a trouvé que j'avais beaucoup évolué depuis l'époque récente où j'envisageais froidement d'en supprimer une pour percer une porte. J'ai eu beau jeu de faire valoir qu'"il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis".
Il me paraît utile de consigner à part un point important de la conversation avec Arnaud PAQUIN hier soir et qui me revient alors que je me remémore pourquoi j'ai changé d'avis sur cette meurtrière. En fait, tout cela était lié à mon désir d'implanter mon bureau dans le bâtiment Nord. A partir du moment où j'ai envisagé de l'installer dans l'"aile de la belle-mère", cela a, en quelque sorte, rebattu les cartes.

Or Arnaud PAQUIN me disait hier sa satisfaction devant le projet d'"escalier-en-facteur-commun" auquel il est parvenu et dont il va bientôt me communiquer les plans. Surtout, il ajoutait qu'il ne voyait pas l'entrée principale de l'"aile de la belle-mère" au niveau de cette cage d'escalier mais bien, comme l'avait préconisé Benoît MAFFRE, au milieu de l'ancienne écurie.

Et pourquoi pas, en effet ? Il y a là ce que j'appelle, sous la future "salle de concert" que j'imagine à l'étage, une sorte de "réserve foncière" qui peut, dans le principe, aider à dénouer certaines des contradictions ou des ambiguïtés de la restauration de l'aile Ouest.

Et c'est ainsi que, petit à petit, cheminent les idées et avance la "conception organique", pourrait-on dire, de l'usage que l'on compte donner à terme aux différents volumes encore vides de vie.
Arrivée de Paris vers une heure du matin, Carole a souhaité que je lui montre illico les travaux en cours.

Je lui ai fait admirer le nouveau linteau du passage entre la future cuisine et la salle-à-manger (elle a aimé) mais impossible d'aller plus loin car le terrain est plein d'obstacles et l'éclairage électrique déglingué ou démantibulé un peu partout.

Elle aura bien le temps de découvrir tout cela demain, y compris la poussière du chantier, notamment dans le salon ou sur une maquette en bois de bateau que Sébastien et Benoît n'ont pas pris la précaution d'éloigner ou de protéger lorsqu'ils ont travaillé au rez-de-jardin de l'entrée du logis. Je sens que, dans quelques heures, dès que le jour se sera levé, je serai accusé d'être le responsable de tout ce capharnaüm alors que, si cela n'avait tenu qu'à moi, je n'aurais pas gardé dans le logis la moindre trace d'une vie sociale possible au cours de quelques prochains semestres.

Pour être précis, j'espère encore que mon épouse, dont le moins que je puisse dire est que sa présence ne m'aura guère entravé dans mes travaux depuis un certain nombre de mois, ne se remettra pas, dès la prochaine aube, à me bombarder d'ordres dans l'espoir, que j'imagine être encore le sien, de réintroduire, en véritable Pénélope, un minimum d'équilibre bourgeois dans mon binz habituel et favori.
Quand je parlais de capharnaüm et de poussière, je n'exagérais pas.

15 juillet 2018.

15 juillet 2018.

15 juillet 2018.

15 juillet 2018.

15 juillet 2018.

15 juillet 2018.

15 juillet 2018.

D'ailleurs c'est bon connu, je suis un modèle de mesure dans mes propos et de tempérance itou.

P.S. (à 13 h 30) : Carole, à qui je viens de montrer tout cela, réagit bien.

J'ai même fait passer, comme une lettre à la poste, l'idée que c'était une connerie de vouloir conserver un salon pendant les travaux du logis. Dont acte.
A propos de la restauration des meurtrières du 1er étage de la tour Nord-Est, j'ai réfléchi une bonne partie du week-end et je demeure indécis. J'ai le choix entre plusieurs possibilités :
1 - ne rien faire à ce stade, donc me borner le moment venu à vitrer les deux nouvelles ouvertures, au Sud et à l'Ouest ;
2 - restaurer en granit le parement extérieur de la seule meurtrière Sud ;
3 - recréer les deux meurtrières Est et Nord en m'y contentant de parements extérieurs en grès ;
4 - recréer les deux meurtrières Est et Nord et doter celles-ci ainsi que la Sud de parements en granit.

Les considérations à prendre en compte à propos de ces travaux sont notamment :
1 - leur coût ;
2 - leur opportunité en termes de maniaquerie de restauration ; il y a en effet un moment et un endroit où il faut arrêter le curseur et j'ai dit, au demeurant, que la restauration du 1er étage du logis serait laissée par moi à d'autres ;
3 - leur opportunité en termes d'usage puisque, agrémentant une future salle de bains, ces meurtrières seraient susceptibles d'offrir aux visiteurs extérieurs des vues généralement inédites sur l'anatomie des occupants de notre manoir favori (pour être franc, cet argument ne pèse guère pour moi qui considère, soit dit en passant, n'avoir que de belles choses à montrer) ;
4 - la disponibilité d'un maçon compétent, réputée totale avec BODIN.
Sébastien DUVAL me l'avait dit hier matin, Frédéric LEBON a exprimé la même opinion hier après-midi : il n'est pas indispensable de rouvrir deux meurtrières au 1er étage de la tour Nord-Est ni de doter la meurtrière Sud de parements extérieurs en granit. Je soumettrai à l'occasion ces questions à Arnaud PAQUIN.

Dans cette future salle-de-bains comme dans la chambre voisine (donc celle au-dessus de la salle-à-manger), Frédéric LEBON s'est livré à des observations sur les mortiers utilisés à divers endroits, a pris de nombreuses photos avec son appareil et m'a promis des dessins récapitulant les conclusions qu'il en tire en termes de datation. En quelques mots, la moitié gauche du mur Nord-Ouest a été remontée, sans doute à la suite de l'incendie de 1884, et les fissures du rez-de-chaussée, par où l'eau entre, ne sont que la prolongation des limites de cette reprise. Autrement dit, il aurait mieux valu, à l'époque, ne pas cantonner ces reprises au premier étage. Le mur Nord-Est avec sa cheminée qui ne me plaît guère a lui aussi fait l'objet de reprises massives, peut-être au milieu du XVIIIème siècle, lorsque les meurtrières en question sont passées à la trappe. Les deux meurtrières (ce n'est pas le bon terme) retrouvées par Igor sont anciennes mais peut-être postérieures à celles du rez-de-chaussée. La question de leur hauteur dans la pièce reste mystérieuse.

Frédéric LEBON me recommande de relever de 30 cm le linteau, dont j'aime bien la forme en béton, du passage entre la chambre et cette future salle-de-bains (son point le plus bas, au milieu du passage est actuellement à 1,80 m du plancher). J'ai indiqué qu'il pourrait être plus simple d'abaisser d'une marche le plancher du passage et de la salle-de-bains, ce qui permettrait de relever apparemment et d'autant les deux meurtrières résiduelles. Je soumettrai également cette idée à Arnaud PAQUIN.

Quand on quitte la future salle-de-bains, le mur droit du passage sonne toujours creux après qu'Igor en a retiré l'enduit de plâtre. Frédéric LEBON me recommande de restaurer ce mur, actuellement gondolé. Ceci me paraît en effet inévitable en tout état de cause. Ce travail me semblerait mériter d'être subventionné. Il y aurait donc un dossier à constituer en même temps que celui des poutres pourries du plafond. Peut-être en 2020, en même temps que le culot de la restauration des menuiseries extérieures du logis (ou 3ème et dernière tranche de leur restauration).

Dans la chambre au-dessus de la salle-à-manger, Frédéric LEBON s'est interrogé sur les coups de sabre du mur Nord, à droite de la cheminée de Mebzon. Il a commencé à desceller les pierres tardives et multiplié les observations sur cette partie du mur "creuse comme une lanterne" (mais où nous n'avons toujours pas débusqué de trésor) :

16 juillet 2018.

Il a retrouvé les embrasures et les feuillures de ce que j'appelle une imposte, ainsi que des traces de l'ancien enduit à la chaux :

16 juillet 2018.

16 juillet 2018.

16 juillet 2018.

Dans le trou ainsi ouvert, les pierres étaient noires...

16 juillet 2018.

... et sentaient le miel ; il y a eu là, en effet, il y a longtemps, dans le creux en question, des ruches dont on a retrouvé des vestiges...

16 juillet 2018.

... ainsi que des restes de miel pendouillant du plafond de l'anfractuosité :

16 juillet 2018.

16 juillet 2018.

16 juillet 2018.

16 juillet 2018.

16 juillet 2018.

Sébastien a poursuivi l'exploration à hauteur de la porte murée...

16 juillet 2018.

... et l'on a retrouvé là des bouts de bois brûlé...

16 juillet 2018.

... ainsi que les ébrasements et feuillures attendus mais pas la traverse de séparation avec l'imposte :

16 juillet 2018.

A noter que l'imposte n'est pas centrée, ce qui paraît curieux.

Frédéric LEBON a poursuivi son enquête dans la cheminée de la "salle dévastée"...

16 juillet 2018.

... mais j'ai dû quitter alors la réunion pour aller retrouver ma mère.

Un dernier regard sur notre manoir favori où les fermetures provisoires de plastique ont retrouvé leurs places...

16 juillet 2018.

... ce qui devrait nous protéger lors des prochains orages.
A l'invitation du démolisseur qui m'avait récemment démarché pour me vendre une cheminée, je me suis rendu ce matin, en sa compagnie, à La Julinière, aux Loges-sur-Brécey...

17 juillet 2018.

et nous avons fait affaire. Je lui ai ainsi acheté :
- une cheminée entière et intacte...

17 juillet 2018.

... avec sa niche latérale...

17 juillet 2018.

... et son linteau hélas bûché :

17 juillet 2018.

- un évier de granit avec son encadrement en forme d'arche :

17 juillet 2018.

- un escalier de chêne aux marches taillées dans la masse :

17 juillet 2018.

La dynamique de la négociation a fait que je me suis également porté acquéreur, dans le même lot, d'un autre évier et de deux linteaux de porte en granit ainsi que de vieilles planches de chêne.

En revanche, je n'ai pas fait d'offre pour une autre cheminée de ce logis ni pour des poutres intéressantes mais trop courtes pour moi :

17 juillet 2018.


Certes, le prix sur lequel j'ai topé n'est pas donné mais je pense avoir suffisamment appâté mon interlocuteur pour qu'il se mette en chasse de poutres de plus de 6,30 mètres de long, de solives, de corbeaux et d'un ancien dallage dont j'aurais besoin par ailleurs.

A noter également qu'il pense m'avoir vendu des matériaux du début du XVIIIème alors que j'ai de fortes raisons d'estimer qu'ils ont un siècle de plus, donc sont contemporains de notre manoir favori.

Quant à l'usage que je ferai de ces matériaux, il reste à définir :

- trois emplacements sont possibles pour la cheminée mais j'ai une telle hâte de faire disparaître celle de Mebzon, qui n'a vraiment rien à faire à la Chaslerie, que j'aurais tendance à donner la priorité à son remplacement. Il y a toutefois un hic, la cheminée de la Julinière traverse le mur pignon auquel elle est adossée et je n'aurais nulle envie de devoir réattaquer la décoration du cabinet de toilettes du 1er étage du bâtiment Nord si on devait maintenir ces contrepoids :

17 juillet 2018.

- pour ce qui concerne l'évier avec son arche, deux emplacements me paraissent possibles, au rez-de-chaussée ou au 1er étage de la tour Nord-Est ; à l'étage, ce serait une occasion de faire disparaître la cheminée qui ne m'y plaît guère ; au rez-de-chaussée, l'évier n'aurait rien d'incongru puisqu'on sait qu'il y en a eu un là, autrefois ;
- pour l'escalier, ces marches massives pourraient servir, par exemple pour la première travée de l'"escalier-en-facteur-commun", si toutefois ce réemploi est compatible avec le projet que j'attends d'Arnaud PAQUIN ;
- enfin, pour ce qui est des linteaux, l'expérience montre qu'on en a toujours besoin chez soi.