Maçonnerie-carrelage

Guillaume ROY est revenu travailler aujourd'hui.

Il a taillé, dans l'une des pierres achetées il y a deux jours, le linteau de la cheminée de la tour sud-ouest :

11 juin 2026.

11 juin 2026.

11 juin 2026.


Il m'a également démontré que cette cheminée avait été lourdement bricolée puisque ses deux jambages (idem pour leurs leurs moulures verticales) présentent des différences de longueur de 5 à 10 cm :

11 juin 2026.


En outre, l'une des pierres, sinon deux, du jambage de gauche est cassée en plusieurs morceaux :

11 juin 2026.


C'est moins pire du côté droit :

11 juin 2026.


Guillaume me demande si je préfère qu'Igor répare à la résine ces pierres explosées ou bien si je le laisse en sculpter de nouvelles.

Après y avoir réfléchi, j'opte pour la seconde solution, au moins pour la pierre du milieu. Je me dis en effet que, si l'on n'a pas de mon vivant l'intention d'allumer un feu dans cette cheminée, l'un de mes successeurs pourrait le souhaiter et il ne serait pas "de qualité FOURCADE" que la résine se mette alors à fondre.

En outre, je ne sais pas quand Igor serait disponible et, puisque Guillaume se propose, je le laisse avancer à sa façon qui, à ce stade, me convient tout à fait :

11 juin 2026.


Ceci dit, mon opinion est désormais que cette cheminée n'était pas d'origine mais correspond à un bricolage pour transformer l'alcôve d'une fenêtre antérieure (dont on voit l'arc de décharge du linteau à l'extérieur de la tour) en conduit de cheminée. On comprend ainsi pourquoi la souche de cheminée est si moche au-dessus de la couverture en poivrière : bricolage agricole assez tardif, je vous le dis. Sans compter que l'incendie de 1884 n'a pas dû arranger ces choses.

On va donc essayer de remettre un peu d'ordre dans tout ce bazar qui, ici aussi, en avait grand besoin, du moins de mon point de vue de perfectionniste et pinailleur patenté.

P.S. (à 20 heures) : J'ai toujours eu de forts doutes sur l'authenticité de la fenêtre actuelle du rez-de-chaussée de la tour sud-ouest en question. D'où l'idée que celle, grande et mal foutue, que nous voyons actuellement dans un coin de la cour a remplacé cette précédente qui devait donner moins de lumière (à l'instar de l'ouverture rebouchée du pignon sud du salon) à une période où le "réchauffement climatique" n'était pas encore à la mode et où, donc, il fallait chauffer même de petits espaces de vie.

C.Q.F.D.

15 juin 2026.

15 juin 2026.

15 juin 2026.

15 juin 2026.

15 juin 2026.

15 juin 2026.

15 juin 2026.

15 juin 2026.


Sur la forme, toutes les photos que j'ai prises aujourd'hui de Guillaume et de son travail sont affichées ci-dessus dans l'ordre chronologique. Pour autant, deux (la deuxième et la cinquième) ont tourné quelque part sans que je sache pourquoi. Ces mystères me dépassent. Sans doute une mise à jour aussi supplémentaire qu'intempestive de je ne sais quoi, je ne sais où : ordi, téléphone ? C'est agaçant d'être ainsi traité comme un moins que rien par des machines idiotes. Si un membre du fan-club a une explication, je suis preneur.

Sur le fond, Guillaume a d'abord réduit de 5 cm la hauteur de la pierre du haut du jambage de droite. Elle apparaît pourtant désormais d'une couleur différente des autres. Ce n'est sans doute qu'une question d'humidité puisque, après avoir retiré cette pierre pour la travailler, Guillaume avait arrosé les autres, sans doute pour faciliter la prise ultérieure de la chaux.

Il a aussi retiré la deuxième et la troisième pierre (en partant du bas) du jambage de gauche, ceci pour changer la deuxième, c'est-à-dire en tailler une nouvelle comme on le voit le faire sous l'ombre d'un arbre proche de la ferme. Le problème est qu'une fois rapportée dans la tour sud-ouest, cette pierre jure avec les autres, ainsi que l'illustre la dernière photo de cette série. Il y a là un problème qu'il faudra essayer de résoudre. L'avant-dernière photo de cette série montre l'ancienne deuxième pierre du jambage de gauche une fois au sol ; comme on le voit, la suie avait noirci ses morceaux cassés au niveau de leurs contacts ; on a donc eu bien raison de la changer, même si j'ai donc des doutes sur la pierre de mes stocks qui a été taillée pour cela.

Finalement, j'avais demandé à Guillaume de changer également la première pierre du jambage de gauche qui donnait des signes de fatigue analogues. Il m'a expliqué qu'en l'état du mur et de ses étaiements provisoires, ce serait trop risqué. Donc on y a renoncé.

Quant à la quatrième photo de cette série, elle montre l'arrivée dans la tour du nouveau linteau. On verra demain ce qu'il en est de sa couleur. Là, je ne m'en rends pas compte.

P. S. (du 17 juin 2026 à midi) : J'ai oublié de noter le plus important : d'après Guillaume ROY, ces jambages seraient bons d'époque et leur pose n'aurait jamais été trafiquée.

Voici une info qui contredirait mon précédent raisonnement.

Décidément, on n'en a pas encore fini avec les hypothèses entourant notamment la date de construction des tours du logis, n'en déplaise à l'érudit local auto-proclamé qu'on laisse à ses certitudes de rustre dépourvu de la moindre compétence, tant en matière juridique que de caractère scientifique de la démarche !
Très mauvaises nouvelles hier après-midi du niveau des crédits laissés à la D.R.A.C. de Normandie pour faire son travail. Il paraît que les caisses ont été vidées et qu'il n'est plus accordé de nouvelles subventions. Même le paiement des anciennes poserait désormais problème.

Voici un signe avant-coureur supplémentaire de la faillite de l'Etat qui nous pend au nez. Je suppose qu'une très prochaine étape sera de sucrer une partie des retraites des "plus fortunés".

Bravo MACRON ! Décidément, ce fou furieux et manifestement dangereux nous laissera K.O. dans les cordes...

Et dire qu'il y a tout un tas d'abrutis qui, non contents d'avoir voté pour un tel tordu, n'ont toujours pas compris à quel point ce bonimenteur cinglé aura été, hélas pour le pays au-delà de mon insignifiante personne, une catastrophe absolue !

17 juin 2026.

17 juin 2026.

17 juin 2026.

17 juin 2026.


(texte à suivre ; ces photos tournées sont vraiment casse-pieds, je ne sais pas comment l'éviter.)

P.S. (à 21 heures) : En faisant une capture d'écran de l'icône de plus grande dimension de cette photo, on obtient ceci :


Pas mal de pixels ont disparu au passage alors que la photo de départ n'était déjà pas terrible.

Il faudrait que je change d'appareil-photo, mon téléphone portable étant manifestement dépassé par les évènements. D'autant plus, j'imagine, que l'objectif doit être sale.

Mais devoir naviguer entre les plus de 300 pages du mode d'emploi en ligne du "Canon", ça me casse vraiment les pieds !

P.S. 2 (du 18 juin 2026 à 7 heures) : Laissons un instant ces photos pourries de côté et parlons de la réunion de chantier d'hier.

J'avais donné rendez-vous à Arnaud PAQUIN à ma cantine favorite, à Dompierre, où j'ai commencé à reconstituer mes forces en absorbant trois desserts. Mais toujours pas le soufflé glacé au Grand-Marnier (au ou Calva, soyons Normands !) que j'exhorte de longue date le patron à remettre à sa carte, pour le reste le plus souvent tout à fait à mon goût.

Bref, il y avait trois questions à l'ordre du jour :

1 - La demande d'autorisation de travaux de la "tranche C" (menuiseries extérieures de l'aile ouest, du logis et de la chapelle) :

Arnaud PAQUIN m'a rendu les bouquins du C.R.M.H. et le heurtoir que je lui avais communiqués et, surtout, m'a apporté un beau tirage-papier en "A3" de ses plans, avec le laïus de présentation correspondant, tout ceci en plus du "Cerfa" approprié et dument rempli.

Sur ledit laïus, je lui ai dit que je le trouvais de très bonne tenue et n'ai suggéré de modifications que marginales, à la question de la porte nord de la chapelle près.

De retour au manoir favori, Arnaud PAQUIN a réexaminé les portes de la chapelle, comme on le voit sur mes photos à la noix. Il est d'accord pour amender son dossier en y ajoutant, pour la chapelle, une porte nord à deux battants et du style de l'époque de la régence de Marie de Médicis (comme toujours, soyons précis !).

Ceci signifie que la pauvre Lucile, qui doit me bénir, va devoir se remettre à ses pinceaux (électroniques) et que j'irai à Avranches signer le dossier dès qu'il sera prêt.

2 - L'étude sur le chauffage du logis et du bâtiment nord :

Arnaud PAQUIN m'a remis, sous forme d'un plan en "A3', une première ébauche d'un de ses stagiaires à ce sujet.

C'est court, il faudra me faire beaucoup mieux. Sinon je ne vois pas très bien ce qu'un tel document apporterait au plombier.

3 - Les travaux en cours dans la tour sud-ouest :

J'ai laissé Arnaud PAQUIN et Guillaume ROY en débattre seuls car je ne tenais plus debout.

Au total, une réunion utile, on avance, même si je trouve qu'en cette période où l’État s'effondre, c'est trop lent.
J'ai suggéré hier à un artisan de qualité qu'on pourrait réfléchir à mettre en place, entre lui et l'APIJOMM, un emploi de salarié permettant aux travaux à venir sur le manoir favori de connaître, sinon une accélération (car cela ne changerait rien à la problématique du financement possible pour moi), du moins une régularité de l'avancement dans le temps. Un peu sur le modèle de ce qu'avait permis l'emploi d'Igor pendant une dizaine d'années ici. Avant que l'Amour ne nous l'enlève... Ce fut en effet une période bénie pour le chantier favori.