Maçonnerie-carrelage

Minéralitude... Ne trouvez-vous pas une certaine similitude ??

La grande muraille de Chine.

En moyenne, la Grande Muraille mesure 6 à 7 m de hauteur. Dixit le Sieur Henri : "Ainsi, le mur fini s'élèvera 5,10 m au-dessus du fond de la douve. Joli bébé ! "

En effet, très bel ensemble ! Je vous réitère tous mes compliments...

P.S.: çà s'arrose !!!

N.D.L.R. : N'exagérons pas, le mur d'escarpe n'aura pas plus de 166 mètres de long (y compris les deux retours) et le mur Ouest de la douve Nord en fait seulement 15...

Bonsoir,

Voilà, voilà, j'arrive, alors cette rencontre fut-elle fructueuse ?

Avez-vous eu un interlocuteur de choix ou me trompé-je sur ses connaissances des châssis ?

Je retiens mon souffle, dépêchez-vous, on manque d'air par ici.

A l'occasion, si les châssis de fenêtres de la boulangerie ne sont pas posés, une photo d'un plan plus rapproché, me rendrait service.

Bonne soirée !

N.D.L.R. : Ah ! Enfin vous voilà !

Je commence par vous répondre sur les nouveaux châssis de fenêtres de M. DUVEAU. Ils sont désormais posés. Voici ce que cela donne pour le fournil de la ferme :

28 juin 2012, le fournil de la ferme vu du Nord.

28 juin  2012, le fournil de la ferme vu du Sud.

28 juin 2012, la fenêtre de la façade Nord du fournil de la ferme.

Il reste bien sûr à jointoyer et peindre tout cela. Compte tenu du fait qu'il s'agit, à ma demande, de doubles vitrages pour ce bâtiment destiné à être occupé l'hiver, je trouve que le résultat n'est pas mauvais. Qu'en dites-vous ?

S'agissant de la visite du représentant de la D.R.A.C., j'ai trouvé qu'elle s'est achevée dans un bien meilleur climat que celui que j'avais ressenti au départ. Alors qu'il faisait une chaleur torride, mon interlocuteur a en effet préféré commencer par une réunion dans mon bureau au cours de laquelle il a souhaité passer en revue les différents dossiers en suspens. Or il est de fait que ceux-ci sont nombreux. Manifestement, ma façon de rédiger des courriels (et, sans doute, des messages sur notre site favori) n'est pas ressentie par certains fonctionnaires comme une aide à ne pas mélanger les informations dont ils ont besoin dans le cadre de leurs procédures ; il faudrait que j'en tienne compte à l'avenir. Ainsi :
- pour la restauration de la charpente et de la couverture des écuries, j'ai rappelé que je faisais en sorte de lancer ces travaux au premier semestre 2013 mais que je devais attendre que mon fils aîné ait décidé, en liaison avec l'architecte, s'il y a lieu ou non de modifier les lucarnes, d'en ajouter ou d'en enlever ; je pense que mes explications ont convaincu que le problème était pris ici à bras le corps ;
- pour les travaux du menuisier et du forgeron sur diverses fenêtres du logis et du bâtiment Nord, mon interlocuteur savait que j'avais déjà encaissé les subventions correspondantes mais ignorait si les travaux avaient été effectués ; il paraît en effet que manque à ses dossiers de suivi une certification émanant du S.D.A.P. Il a néanmoins pu se rendre compte que tous ces travaux avaient bel et bien été réalisés ;
- puis il a abordé le dossier de la cage d'escalier du logis ; après que Lucyna GAUTIER a fourni, comme on le sait et suite à la demande de la D.R.A.C., son estimation du nombre d'heures de travail de mes employés, il semble qu'il faille désormais expliciter la nature précise des travaux que ces derniers réaliseront ; ceci ne me pose pas de problème ; j'espère seulement que ce nouveau document que je vais préparer sans délai sera le dernier qui me sera réclamé avant que le dossier de demande de subvention ne puisse être déclaré complet ; il m'a semblé en tout cas qu'à l'occasion de ce dossier, mon interlocuteur avait bien compris l'économie réalisable par rapport à un devis officiel, ce qui est un point essentiel à mes yeux ;
- pour le mur Ouest de la douve Nord, mon interlocuteur a souhaité de nouveaux justificatifs sur deux points : le nombre d'heures de travail de mes employés et l'utilité du poste "aléas" dans le chiffrage de Lucyna GAUTIER (d'autant que ce dernier date quasiment de la fin du chantier) ; sur le premier point, je suis en mesure de fournir toutes explications et même de nombreuses photos confirmant la réalité des travaux effectués (qualité des fondations, double parement du montage, soin des travaux, réalité des drainages, durée précise de chaque tâche, etc...) ; sur le second point, il nous reviendra, à l'architecte et à moi, d'exposer que le poste "aléas" a été conçu comme un fourre-tout destiné à parer à l'incertitude de postes non facturés par des tiers ; donc il me semble que tout cela est un petit peu fastidieux à détailler mais que nous devrions pouvoir fournir rapidement les explications attendues ;
- pour le mur d'escarpe, j'ai exposé les démarches en cours afin de détourner le filet d'eau au fond de la douve, ce qui a sans doute rassuré mon interlocuteur sur mon souci de respecter toutes les réglementations, même extérieures à son champ de compétence. Sur le fond, mon interlocuteur a estimé que je pourrais être autorisé très rapidement à démonter le mur existant mais qu'il lui faudrait davantage d'éléments avant d'autoriser le coulage des nouvelles fondations ; c'est, d'après moi, à ce moment-là de notre entretien que l'atmosphère s'est détendue et que le dialogue est clairement devenu constructif ; j'ai en effet exposé que je répugnais à faire intervenir un cabinet d'études coûteux pour des calculs de fondations que je saurais effectuer moi-même, s'agissant d'un mur de soutènement parfaitement classique, et mon interlocuteur, lui aussi ingénieur, l'a admis ; ceci était un point crucial pour moi. A partir de là, la conversation a porté librement sur les complexités des procédures et j'ai pris bonne note des références internet d'un document établi par les conservateurs régionaux des monuments historiques pour tâcher d'éclairer le public ; j'étudierai ce document.

Voilà, je pense, l'essentiel de ce que nous nous sommes dits dans mon bureau. Nous sommes ensuite allés sur le terrain. J'ai commencé par montrer l'intérieur du bâtiment Nord et donné un aperçu de l'intérieur du logis. Mon interlocuteur a ainsi pu se rendre compte du fait, étonnant pour tout observateur sensé, que je fais passer la préservation du gros-œuvre de la Chaslerie avant le confort de ma petite famille ; à mon avis, il ne doit pas rencontrer souvent de zigotos de mon acabit ; il est même probable que tout fonctionnaire des affaires culturelles doit se réjouir du fait que, tel Bernard Palissy, je sacrifie énormément à l'intérêt du bâtiment. Mon interlocuteur a cependant noté la grande humidité de la première volée de la cage d'escalier (due, selon moi, au très brutal réchauffement de l'atmosphère au cours des dernières 24 heures ainsi qu'à l'usage abusif de ciment par mes prédécesseurs).

Ce n'est donc qu'à la fin de la visite que nous sommes allés examiner les douves. Nous sommes très rapidement passés à côté d'Igor et de Jonathan (il m'a semblé que la qualité de leur travail avait fortement impressionné). Mon interlocuteur s'est cependant étonné des joints creux ; je lui ai répondu que c'était habituel dans le Domfrontais, à la différence du Perche par exemple (je me suis cependant abstenu de lui signaler que les joints du châtelet d'entrée d'un manoir géographiquement voisin, le manoir de la G., étaient ainsi, à mes yeux, complètement ratés). Enfin, nous sommes descendus dans les douves et mon visiteur y a pris de nombreuses photos.

Au final, M. TIERCELIN m'a semblé tout à fait rassuré par les travaux réalisés ainsi que par la coïncidence entre mes déclarations sur le mur d'escarpe et ce qu'il a pu constater d'autant plus aisément que l'herbe avait été coupée à son intention. Je retiens également qu'il m'a assuré que les promesses de subventions seraient bien (sauf circonstance majeure exceptionnelle) tenues et que je n'ai pas non plus de souci à me faire à propos des subventions nécessaires pour la restauration du mur d'escarpe et des biefs. Nous sommes convenus de rester en contact si j'avais d'autres éclaircissements à demander sur les textes.

Nous n'avons guère parlé de la passion de mon interlocuteur pour les châssis anciens de fenêtres. J'espère bien que cela sera possible à notre prochaine rencontre.

P.S. (du 7 juin 2017) : Avec le recul de 5 ans supplémentaires de travaux (et de galères, administraaaâââtives et autres), je trouve que la lecture de ce compte rendu conserve quelque chose de réconfortant pour moi.

N'étant pas sûr de pouvoir tenir demain les rubriques habituelles de notre site favori, je vous présente l'état des lieux ce soir à 22 heures :

28 juin 2012, le chantier du mur Ouest de la douve Nord en fin de journée.

Au mur Ouest de la douve Nord, Igor et Jonathan ont quasiment fini de monter le dos d'âne et jointoyé l'essentiel de sa face Est. Au cours des prochains jours, ils jointoieront ce mur du haut en bas en commençant par la paroi Est.

28 juin 2012, vue vers le Sud.

Du côté de l'Avenue, Bernard a tondu l'herbe, c'est nickel ! J'espère pouvoir lancer le chantier de restauration (non subventionné) de cette voie triomphale en puissance dans les tout prochains jours.

J'ai emmené Carole voir où en étaient rendus Igor et Jonathan. Je lui ai demandé ce qu'elle remarquait, observant bien ses réactions. En fait, elle n'a rien noté de particulier ; je veux dire par là qu'elle ne s'est pas rendu compte, avant que je ne le lui signale, que 5 chênes et un énorme noisetier avaient disparu à côté du mur Ouest de la douve Nord. J'avais déjà observé le même phénomène lorsque, à l'occasion de la restauration de la charretterie, j'avais fait abattre le chêne sous lequel elle avait l'habitude de garer sa voiture. C'est dire à quel point la minéralitude est prégnante ici !

29 juin 2012 vers 16 h.

Ce soir, Igor et Jonathan ont jointoyé le quart supérieur de la paroi Est du mur Ouest de la douve Nord (ils sont ici en train de brosser les joints). A ce rythme, je pense que nous pourrons récupérer les échafaudages dès mercredi prochain. Or, mardi, Sébastien LEBOISNE viendra poser les nouvelles solives au plafond du salon du logis. Igor et Jonathan pourraient ainsi les rempanner dans la foulée, ce qui permettrait à Sébastien d'enchaîner avec la pose des nouveaux entrevous.

Il va donc être grand temps de décider quel type de béton allégé nous coulerons au-dessus de ces entrevous, afin de servir de sol à ce que j'appelle "la pièce dévastée".

Guy HEDOUIN
rédigé le 29 Juin 2012
Journal du chantier - Maçonnerie-carrelage - Logis - Par corps de métier - Par lieu
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Bonsoir,

Je penserais à un béton chaux-chanvre ou chaux-bille d'argile expansée.

Avez-vous pensé à l'écoulement de l'eau de ce béton ? Il me semble qu'il y a encore des boiseries aux murs.

Bonne soirée !

N.D.L.R. : Merci pour ces conseils. Quel mélange est le plus léger, et en même temps résistant, y compris au feu ? Et, à votre avis, que faudrait-il faire pour protéger les boiseries ?

Il va falloir questionner Google, il y a des forums sur le sujet, Tiez Breiz notamment.

Perso, j'opterais pour les billes d'argile (voir aussi ceci).

Je suppose que vous allez poser un plancher sur vos rouis, un film plastique assez résistant qui remonterait sur les côtés du mur de la pièce limiterait les dégâts.

Faire un mélange pas trop humide.

Et votre architecte-conseil, spécialiste en restauration du bâti ancien, elle devrait vous apporter la réponse adéquate.

N.D.L.R. : Vous êtes toujours un mine de conseils précieux ! Merci !

Bonne nouvelle ce matin au courrier : la direction départementale des territoires autorise la dérivation du filet d'eau du fond des douves. L'instruction a été menée dans des délais record ; merci à tous ceux qui y ont participé !

Courrier du 28 juin 2012 de la direction départementale des territoires.

Il faut cependant que, après le passage du représentant de la D.R.A.C. avant-hier, je vérifie que j'ai bien son feu vert pour faire intervenir rapidement le terrassier sans compromettre mes chances de subvention. Je désirerais en effet procéder le plus tôt possible à cette dérivation, de manière à permettre, autant que faire se peut, l'assèchement du fond de la douve afin qu'Igor et Jonathan puissent commencer à récupérer et trier les pierres du mur d'escarpe avant la période des congés d'été (et le mariage d'Igor à la mi-septembre).

Je suis par ailleurs, depuis ce matin, en dernier round de négociations avec deux des quatre terrassiers consultés (les deux autres sont "out") afin de finaliser mes commandes immédiates, celle relative à cette dérivation et celle relative à l'Avenue.

J'ai passé le journée à préparer un document comportant 106 photos datées qui, je l'espère, permettra à la D.R.A.C. de comprendre la qualité de la maçonnerie du mur Ouest de la douve Nord, donc les raisons pour lesquelles Igor et Valentin puis Igor et Jonathan auront travaillé plus de six mois sur cette restauration. Demain, je préparerai un rapport complémentaire destiné à justifier les "aléas de chantier" rencontrés en les illustrant de la même façon.

Il est heureux que ce travail n'ait pas que des retombées administratives puisqu'il devrait me permettre de compléter la photothèque de notre site préféré d'un nouveau diaporama sur cette tranche de travaux ; mais il faudra d'abord que mon jeune webmaster me confie les rênes des diaporamas, ce qui est en cours.

Nul besoin de chanter "Bambino" à Igor pour qu'il gratte, gratte...

2 juillet 2012, Igor au grattage.

Ce soir, en compagnie de Jonathan, il brosse toujours les joints du parement Est de notre fameux mur :

3 juillet 2012, Igor et Jonathan brossant de concert.

Comme on l'aperçoit peut-être, il ne restera bientôt, de ce côté-ci, qu'à jointoyer les sorties des chantepleures. Ce ne sera pas le plus facile car les drainages marchent du feu de Dieu (n'en déplaise à notre Saxon sceptique favori...).

Bonsoir,

Ca c'est nouveau, gratter les joints avec une brosse à dents ; ils ont des méthodes bizarres dans le Bocage Domfrontais.

Quel est donc ce personnage qui longe les murs ?

Ce drainage ne m'inquiète pas ; en revanche, celui de la boulangerie........ Enfin laissons le temps faire son oeuvre.

Bonne soirée.

N.D.L.R. : C'est la seconde fois que vous me faites le coup. Je vais donc vous appeler Oeil-de-lynx ! Je rappelle cependant que la photo en question date d'hier, ce qui semble vous avoir échappé, preuve que, comme je m'en doutais, l'attention se relâche un peu au pays des igloos. Tout cela pour dire que le personnage en question est Jonathan-le-coquet qui a pris le temps, lui, de changer de tenue.

Je me doutais que la dentisterie chez les Inuits était un peu particulière mais de là  à  imaginer qu'ils se lavent les dents avec des brosses métalliques (comme celle, usée, que l'on aperçoit en haut du mur, posée sur la collerette), il y a quand même un monde !

4 juillet 2012, le brossage, toujours le brossage des joints.

La photo précédente montre en outre l'importance des terrassements qui restent à  réaliser côté Est. Quant aux échafaudages, ils sont prêts à partir vers le salon où ils aideront au rampannage des solives :

4 juillet 2012, les échafaudages au départ.

A l'occasion des sondages récemment effectués au pied du mur d'escarpe, j'ai cru remarquer que la fondation était moins profonde au niveau du 1er sondage, celui du 12 juin dernier, qu'au niveau des suivants, ceux du 26 juin. J'ai voulu en avoir le coeur net. J'ai donc prié Philippe JARRY de m'aider à mesurer ce phénomène à l'aide de son niveau à laser. Il est passé ce matin :

4 juillet 2012, Philippe JARRY en train de mesurer la profondeur de la fondation du mur d'escarpe au laser.

Pour qu'on puisse suivre mes explications, j'ai reporté les mesures sur un graphique qui montre, avec une échelle 20 fois plus ramassée sur l'horizontale que sur la verticale, le profil précis du mur ainsi que le profil du lit de la douve. Voici ce que ceci donne :

Profil du mur d'escarpe.

Ce schéma confirme que mon impression initiale, au pied du mur, était fondée (c'est le cas de le dire) : le bas de la fondation au sondage 1 est plus élevé (par rapport au niveau de la mer) qu'il ne l'est au sondage 2 ou au sondage 3. Or le mur ne présente pas, pour autant que l'on puisse en juger en l'état de ce qui en reste, de désordre apparent qui expliquerait cette curiosité ; en particulier, il ne porte aucune trace sensible d'affaissement de sa partie centrale, pas plus que le Pournouët qui le surplombe. Pour autant, il "manque" 20 cm de maçonnerie au pied du mur, à la hauteur du sondage 1. Il me semble que la principale explication devrait en être recherchée soit parmi les aléas du chantier d'il y a environ 500 ans (ce qui est impossible à savoir), soit par l'hypothèse qu'une racine d'arbre aujourd'hui disparu ou bien un remblayeur de chemins ait retiré quelques pierres à cet endroit. J'estime que l'on peut conclure de toutes ces observations et mesures que le niveau supérieur des fondations des douves restaurées devra se trouver calé là où se trouvent les fondations anciennes, telles qu'on les a retrouvées lors des sondages 2 et 3.

P.S. du 5 juillet 2012 : Il n'est peut-être pas inutile que je rappelle ici que l'escarpe de la douve Est a 136 m de long (à quoi il convient d'ajouter deux retours de 15 m sur les douves Nord et Sud pour avoir la longueur qu'aura la maçonnerie restaurée). Un sondage du 12 juin dernier a montré que la maçonnerie résiduelle avait 80 à 85 cm d'épaisseur (mesure effectuée au niveau du sondage 1). La hauteur de la maçonnerie résiduelle a été précisée, sous cet onglet, dans un message du 27 juin dernier ; elle varie entre 1,75 m au niveau du sondage 1 et 2,50 m au niveau du sondage 5. Compte tenu de l'ensemble de ces éléments, j'ai calculé que nous devrions pouvoir récupérer 236 m3 de pierres, soit les deux tiers environ de ce dont nous aurions besoin pour ce chantier. Enfin, le croquis que je viens de mettre en ligne démontre que 20 cm de maçonnerie "manquent" au niveau de la fondation 1 ; ces 20 cm de hauteur doivent toutefois être comparés aux 136 m de longueur du mur ; ils peuvent donc être qualifiés d'infimes à tous égards par rapport aux masses en cause.

Comme il a plu (pour changer...) une partie de l'après-midi, Igor et Jonathan ont profité de la présence de l'aspirateur de compétition des menuisiers pour retailler des pierres d'une embrasure de fenêtre dans ma "chambre mortuaire" :

4 juillet 2012, Igor et Jonathan au rez-de-chaussée du bâtiment Nord.

Armés de la disqueuse, ils ont ainsi pu faire disparaître des malfaçons d'un précédent maçon qui auraient gêné la prochaine pose de boiseries aux murs de cette pièce.

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le Vendredi 5 Juillet 2012
Journal du chantier - Maçonnerie-carrelage - Terrassement - Abords, Avenue, terrasse - Murs divers - Par corps de métier - Par lieu
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En début de journée, Igor et Jonathan ont commencé à boucher deux des trois chantepleures du bas du mur Ouest de la douve Nord, afin de permettre le séchage des pierres alentour :

5 juillet 2012, bouchage de deux chantepleures et nettoyage des pierres du bas du mur Ouest de la douve Nord.

Puis ils ont entrepris de terrasser à la pelle et à la pioche les abords immédiats du parement Est de ce mur :

5 juillet 2012, terrassement à la pelle sur le versant Sud de la douve Nord.

Ils se sont alors avisés que ce serait plus facile pour eux de travailler à la mini-pelleteuse. Ils ont donc "remouvé" des pierres qui empêchaient l'accès du tracteur Valtra au bord de la douve, côté Nord :

5 juillet 2012, le déplacement d'un tas de pierres.

Grâce au Valtra, le travail est allé plus vite...

5 juillet 2012, le Valtra se cabre sous l'effort.

mais Jonathan a souhaité accélérer encore le mouvement, en adepte du moto-cross qu'il est ; il voulait ainsi conduire notre engin à chenilles au fond de la douve mais en coupant au plus court, c'est-à-dire en piquant directement le long du mur. Plus sagement, Igor a préféré descendre à un endroit où la pente est beaucoup plus douce, à côté du bief aval.

5 juillet 2012.

Tel un Inuit bien connu de nos services, il devait penser que la progression serait facile en fond de douve, sous-estimant par là la "mouillature" (comme le dit Bernard) due à nos drainages brevetés maison et à l'efficacité légendaire...

5 juillet 2012, le début de la progression de la mini-pelle au fond de la douve Nord.

Au début, tout se passait à peu près bien...

5 juillet 2012, tout baigne !

... jusqu'à ce que les choses se compliquent...

5 juillet 2012, dans la boue jusqu'à la garde !

... mais, en roi du tout-terrain, Igor a réussi à se dégager en s'appuyant et en tirant sur la pelle donc à atteindre enfin le mur...

5 juillet 2012, sorti d'affaire !

... sous les encouragements de Jonathan :

5 juillet 2012, Jonathan veille au grain.

Le voici donc à pied d’œuvre :

5 juillet 2012, la mini-pelleteuse au pied du mur.

5 juillet 2012, premiers coups de mini-pelleteuse au pied du mur.

A la pause du déjeuner, on ne reconnaissait plus les lieux :

5 juillet 2012, vers 12 h 30.

Bonsoir,

Bel ouvrage, il faudra voir in-situ, pour se rendre vraiment compte. Cela devrait tenir la route un moment.

A quand la mise en eau ?

Bonne soirée.

N.D.L.R. : Tiens, vous êtes vous aussi insomniaque ? Bienvenue dans le club !
La mise en eau n'est pas prévue avant la restauration du mur d'escarpe et du bief aval, à tout le moins, donc pas avant 4 ou 5 ans au plus tôt. Et je me demande parfois si le plus dur ne sera pas d'obtenir les autorisations administratives et les subventions indispensables. On y travaille bravement en dépit de toutes les complications des procédures qu'il faut bien surmonter...

Voyez ceci pour votre salon.

Technique éprouvée depuis bien longtemps : planchettes de chêne entre les rouis, de la terre mélangée à de la paille, de beaux pavements et le tour est joué.

Vues du chantier de Guédelon.

Voilà un travail intéressant pour vos oeuvriers, surtout lorsqu'il pleut.

N.D.L.R. : Les grands esprits se rencontrent ! Ceci dit, je ne dispose pas d'une épaisseur suffisante entre le haut des solives et le palier du 1er étage du logis ; c'est pour cela que j'envisage un béton (pour la solidité) mais allégé (parce que le ciment, non merci).

Excellente nouvelle ce matin : un courrier de la D.R.A.C. me confirmant "la participation du Ministère de la culture et de la communication à la restauration urgente du mur ouest de la douve nord du manoir de la Chaslerie (tranche unique)". Y était joint le fameux formulaire jaune paille que j'attendais depuis longtemps et que je vais m'empresser de remplir.

Dans la foulée, j'ai téléphoné à M. TIERCELIN qui accepte de me recevoir dès lundi prochain dans son bureau (je devais aller à Caen ce jour-là pour retrouver mon jeune webmaster et je pourrai ainsi faire d'une pierre deux coups). Je lui remettrai les pièces qu'il attend. Je suis heureux que nous sortions d'une procédure purement écrite et que, peut-être, on me crédite enfin d'un peu de crédibilité dans des services administratifs où, je le sais bien, on croule sous le boulot.

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le Dimanche 7 Juillet 2012
Journal du chantier - Maçonnerie-carrelage - Terrassement - Abords, Avenue, terrasse - Murs divers - Par corps de métier - Par lieu
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Au mur Ouest de la douve Nord, il reste à consolider la terre à la sortie de la chantepleure en bas à gauche du mur, côté Est :

5 juillet 2012, la chantepleure à consolider.

Il faut attendre que le bas du parement Est sèche (si cela arrive un jour) avant de pouvoir terminer les joints à cet endroit. Par ailleurs, il reste à terminer un petit bout du dos d'âne...

5 juillet 2012, le bout de dos d'âne à terminer.

... et à finir de jointoyer le parement Ouest :

5 juillet 2012, le parement Ouest du mur Ouest de la douve Nord.

Mais ce qui prendra le plus de temps, ce sont les terrassements des quelques 2 000 m2 environ qui ont été labourés depuis plusieurs mois par les roues et les chenilles des engins de chantier.

5 juillet 2012, une remise en ordre s'impose.

Il faudra également faire disparaître les tas d'argile ou de pierres qui n'ont plus rien à faire dans ces parages.

5 juillet 2012, avant les derniers travaux de terrassement.

J'estime qu'il reste ainsi une bonne semaine de travail. Donc mes prévisions étaient correctes. Ceci étant, nous ne procéderons peut-être pas à ces terrassements tout de suite car le chantier a désormais d'autres priorités.

La priorité évidente du chantier dans les prochains jours doit être donnée à la remise en état du plafond du salon du logis et au coulage du béton allégé au-dessus, afin de servir de sol à ce que j'appelle pour le moment la "pièce dévastée".

A ce jour, il reste à finir de traiter les solives du plafond du salon, puis à rampanner ces solives à la chaux, puis à demander à Sébastien LEBOISNE de venir clouer les nouveaux entrevous, puis à protéger les murs du salon contre les risques de coulures de béton, puis à couler le béton.

Mon objectif est de permettre, dans toute la mesure du possible, à Carole de récupérer l'usage du salon et de la salle-à-manger voisine (où sont entreposés les meubles du salon) pour le début de ses congés, programmés du 6 au 27 août prochains. Avec un peu de chance, on devrait arriver à tenir cette échéance.

Le programme de travaux de l'été comporte d'autres tâches pressées, comme la fin du jointoyage de la future chaufferie puis son repavage avant l'intervention du plombier qui devra, avant le retour du froid, avoir déménagé la chaudière actuellement installée au bout Est du bâtiment Nord...

6 juillet 2012, on avance le jointoyage de la future chaufferie pendant qu'il pleut.

... mais aussi la pose de torchis là où nous avions interrompu ce chantier l'an dernier, c'est-à-dire, notamment, sur l'appentis de la cave et dans le fournil de la ferme ; il ne faudra pas oublier de peindre le plus tôt possible les nouvelles menuiseries extérieures de M. DUVEAU (sur le fournil de la ferme, la cave, la charretterie ou au rez-de-chaussée du colombier). Bref, je pense qu'Igor et Jonathan ne vont pas chômer avant leur départ en vacances !

Par ailleurs, dès que j'aurai le feu vert de Lucyna GAUTIER consultée, je lancerai les travaux sur les boiseries de la chambre du rez-de-chaussée du bâtiment Nord.

Enfin, je me garderai d'oublier la restauration de l'Avenue qui, aux dernières nouvelles, débutera le 23 juillet prochain.