Maçonnerie-carrelage

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le mardi 2 juillet 2019
Journal du chantier - Architecture-M.O. - Administraaaâââtion - Maçonnerie-carrelage - Tour Louis XIII
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J'ai réussi à joindre Kévin et il est passé me voir en milieu de matinée. Face à mon offre, il déclare avoir deux problèmes à résoudre : trouver un système de garde de son jeune enfant et s'assurer auprès de Pôle Emploi des limites à ne pas dépasser pour pouvoir conserver, au titre de "son chômage", 75 % de sa rémunération précédente.

La suite après-demain...
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En milieu de journée, tant ce matin que cette après-midi, nous avons passé beaucoup de temps à gamberger, en essayant d'imaginer la meilleure transition possible entre le "trottoir" de la tour Louis XIII et celui du bâtiment Nord. Parmi les questions à trancher, il y avait notamment celle du choix de la ligne de partage des eaux, entre celles qui couleront vers l'évacuation Sud-Ouest et celles qui seront orientées vers l'évacuation Nord-Est :

2 juillet 2019.


J'ai demandé que le "trottoir" puisse être prolongé de la tour Louis XIII vers la future "terrasse n°1" (celle au pied du passage entre la cour et l'arrière-cour). Donc Francis s'est mis à creuser à la mini-pelle :

2 juillet 2019.

2 juillet 2019.

2 juillet 2019.

Finalement, nous avons décidé de reboucher ce dernier fossé ; la ligne de partage des eaux se trouvera au milieu de la façade Nord de la tour Louis XIII et les eaux de pluie du début du bassin Nord-Est couleront dans une canalisation enterrée à la place de ce fossé rebouché, une grille devant être disposée au coin Nord-Est de la tour Louis XIII.

Ces choix ont nécessité que je fasse un aller-retour à Flers, chez "Axel", pour louer un laser de terrassier. En effet, il ne fallait pas se tromper dans les pentes et les hauteurs à retenir.
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le mardi 2 juillet 2019
Journal du chantier - Architecture-M.O. - Administraaaâââtion - Maçonnerie-carrelage - Tour Louis XIII
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En milieu d'après-midi, Igor avait à faire passer la rigole dissymétrique du "trottoir" autour de l'angle Nord-Ouest de la tour Louis XIII, exercice d'autant plus délicat que, cette tour étant bastionnée, cet angle est aigu :

2 juillet 2019.

2 juillet 2019.

La solution qu'il m'a proposée, consistant à intercaler deux paires de triangles pour boucher des trous complexes à l'angle, est identique à celle que j'avais imaginée.

Comme vous le constatez, toute cette géométrie dans l'espace n'est pas des plus évidentes. Si mes explications ne sont pas claires, vous comprendrez mieux, je l'espère, quand vous verrez le résultat.
Score du jour : environ 120 pavés et 8 mètres.

Demain mercredi : relâche. Je suis obligé d'aller à Paris où je raccompagnerai Carole. Route cette nuit. Retour pour moi dès demain.

Jeudi : Igor pilotera la mini-pelle pour permettre de passer le tuyau d'arrivée d'eau potable, à destination de l'aile Ouest, sous le seuil du passage entre la cour et l'arrière-cour. Ceci est conforme à la recommandation de Régis FOUILLEUL, venu ce soir et à qui j'ai montré les réservations et tuyaux du rez-de-chaussée de la tour Louis XIII.

Régis posera vendredi son tuyau en attente du fossé Ouest de la cour. Il est nécessaire que ceci soit réalisé avant le pavage de la 1ère "terrasse"

Jeudi également : venue du cuisiniste de mon aîné qui me présentera le plan-masse qu'il recommande ici. A ce sujet, j'ai retardé l'intervention de Sébastien LEBOISNE au plafond de cette pièce (les solives à 45°) ; j'attends en effet de connaître la préconisation du bureau d'études sur le nombre de chaufferies à prévoir car cela conditionnera l'avenir de l'arrière-cuisine actuelle.

Pour le reste :
- toujours pas de devis ni même d'écho de la part de l'architecte du patrimoine suggérée par Arnaud PAQUIN ; Yves LESCROART n'arrive pas non plus à la joindre ;
- j'attends de connaître la date de livraison des plans du géomètre car ceci retarde l'intervention du bureau d'études dont les conclusions seront étudiées ici avec le plus grand intérêt.
(Début de citation)

De : Pierre-Paul Fourcade
Envoyé : jeudi 4 juillet 2019 01:55
À : Francis Doré
Objet : Chaslerie et Mont Crespin

Cher professeur,

Vous souvenez-vous du Mont Crespin à propos duquel je vois que vous aviez produit un document pour le B.R.G.M. en 1983 ?

J'ai acheté hier soir une quinzaine de m2 de dalles qui en proviennent :

3 juillet 2019.

3 juillet 2019.

3 juillet 2019.

3 juillet 2019.

Si vous avez des infos sur cette carrière, y compris des anecdotes sur son exploitation et l'usage de ses granits, sachez que nous (le "site favori" et moi) sommes preneurs.

Bien cordialement,

PPF

(Fin de citation)
A propos de la carrière du Mont Crespin, à Frênes, le vendeur du lot de dalles de granit m'a fourni cette nuit, via le site "leboncoin.fr" grâce auquel nous sommes entrés en contact, quelques informations complémentaires. Je le cite : "Le dernier tailleur de pierres a quitté le site en 1960 d'après les informations dont je dispose. Avant les bombardements de 1944, Flers était totalement construit en granit du Mont-Crespin (cf article). Bonne réception, A samedi."

C'est en effet ce samedi qu'il doit me livrer ces dalles.
L'annonce de "leboncoin.fr" m'a été signalée hier matin par Frédéric LE BON, de l'entreprise BODIN. Elle avait été mise en ligne la veille au soir mais Frédéric a placé des "alertes" sur divers sites internet et l'avait immédiatement repérée en pensant à moi.

Hier matin, je me trouvais à Paris, et fort occupé comme je le raconterai dans un prochain message.

J'ai immédiatement contacté le vendeur et nous sommes convenus que je passerais le voir dès hier soir, à son domicile à Frênes, c'est-à-dire près de Tinchebray.

Lorsque je suis arrivé à une dizaine de mètres de sa maison, il est sorti sur le devant de son portail et m'a dit : "Je vous reconnais, vous êtes le propriétaire de la Chaslerie, on admire vos travaux, l’œuvre d'une vie". (La suite de la discussion m'a appris que mon vendeur ne connaît pas notre site favori - ce qui est un grand tort - mais qu'il vient régulièrement à notre manoir favori lors des "Journées du Patrimoine" - ce qui est pas mal, quand même -).

Après une pareille entrée en matière, vous ne serez pas surpris que j'aie topé en dépit d'un prix élevé et bien que j'aie vu, dès que je l'ai découvert, que ce lot serait très insuffisant pour l'usage auquel je pensais, à savoir le futur dallage de la salle-à-manger de notre logis favori. J'ai également compris tout de suite que les dalles de ce lot sont du XIXème siècle, donc peu patinées par des siècles d'usage (comme c'était le cas des dalles utilisées en 2014 pour l'entrée du logis, dalles qui avaient déjà été découvertes - celles-ci à La Motte-Fouquet - par l'excellent Frédéric). Mais leur couleur me convient, et elles comportent les mêmes types de "crapauds" (inclusions noires) que celles du lot de 2014.

Ces dalles proviennent, paraît-il, pour l'essentiel, du sol d'une ancienne écurie du secteur. Mon vendeur en a utilisé une bonne trentaine de m2 pour une terrasse, bien jointoyée au ciment, sur le côté de sa maison. Il a consommé un autre lot, celui-ci non jointoyé, pour servir de bordure à son potager mais désire garder ces dernières à cet endroit. Dommage pour ce qui nous concerne mais je lui ai demandé de me signaler d'autres lots analogues dont il aurait connaissance.

Ces dalles ont un autre inconvénient à mes yeux puisque leur largeur est uniforme et relativement faible (32 ou 33 cm), alors que le lot de 2014 était panaché (33, 38 et 43 cm). Autrement dit, si elles devaient être utilisées pour la salle-à-manger de notre logis favori, on aimerait bien qu'il y en ait d'autres de plus grande largeur, de manière à ce qu'il n'y ait pas de hiatus entre les sols de l'entrée et de la salle-à-manger qui se trouve être contiguë.

Bref, dès que j'ai topé pour ce lot, j'ai téléphoné à Frédéric LE BON pour l'en informer et le remercier. Je lui ai dit que j'attendais la réponse du bureau d'études pour savoir à quelle épaisseur scier ces dalles, de manière à permettre le chauffage par le sol. J'ai ajouté que, comme cela, on aurait du matériau pour compléter la surface. Frédéric m'a répondu qu'il n'y aurait pas de problème pour scier ces dalles mais que jamais on ne parviendrait à reproduire leur patine comme je l'imaginais.

Bien. Mon idée d'utiliser ces dalles pour la salle-à-manger avait un sérieux plomb dans l'aile.

Mais Frédéric m'a indiqué avoir été "alerté" (comme indiqué ci-dessus) par une autre annonce. Il me l'a décrite et j'ai marqué mon intérêt. Je n'en dis pas plus ici car le dossier est en cours. Ce pourrait être une excellente nouvelle.

Quant aux dalles achetées hier, je vais en parler à Igor tout à l'heure. Peut-être pourrait-on les affecter à la "terrasse n°1" ? Ce serait une façon, en les exposant aux intempéries, de leur faire acquérir un supplément de patine. Et il suffirait, me semble-t-il, de les poser sur un support comme de la chaux - et non du Baticim - pour pouvoir les déchausser facilement quand on en aurait un meilleur usage. A voir. Mais quid des pentes et des évacuations d'eaux pluviales à l'endroit en question ?