Maçonnerie-carrelage

Météo-France nous confirme qu'il fait ce matin -8°C à La Haute Chapelle, avec des rafales de vent à 20 km/h, de sorte que la "température ressentie" serait de -15°C. Les prévisions pour les huit prochains jours sont tout aussi mauvaises.

Je me demande quelles tâches je vais pouvoir inventer pour occuper Igor et Valentin qui m'ont déclaré hier avoir besoin de travailler chaque jour. Ils n'ont, paraît-il, aucune économie devant eux puisqu'ils envoient beaucoup de ce qu'ils gagnent à leurs familles en Roumanie (ce qui ne les a pas empêchés de s'acheter des voitures beaucoup plus belles que la mienne...). Le fait est qu'ils demandent, depuis que je les ai embauchés et malgré mes exhortations, à être payés hebdomadairement, ce qui me complique un peu la vie. Et je ne parle pas des avances sur salaire qu'ils sollicitent en permanence et ont parfois du mal à rembourser.

Avec Bernard, je n'ai pas de tels soucis. D'ailleurs, depuis qu'elle a installé son commerce de bar-tabac-alimentation à Saint-Mars-d'Egrenne, Gisèle le réquisitionne fréquemment et le brave Bernard obtempère placidement en filant doux : c'est quand même beau l'amour ! Mon conscrit n'a presque plus le temps d'accompagner son copain Claude MARTIN et Blacky à la traque aux bêtes sauvages qui cernent la Chaslerie, c'est dire...

P.S. : Dans les prochains jours, Igor et Valentin vont imbiber de cire d'abeille les tomettes de mon bureau et de la chapelle. Dans le bâtiment Nord, ils pourront recommencer le traitement. Je songe également à leur faire déblayer la pièce dévastée qui se trouve au-dessus du grand salon du logis.

Espérons que la vague de froid aura disparu quand ils en auront fini avec ces quelques travaux à l'abri.

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le Mercredi 3 Février 2012
Journal du chantier - Administraaaâââtion - Maçonnerie-carrelage - Par corps de métier
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J'ai reçu ce matin une lettre de la caisse primaire d'assurance maladie de l'Orne me transmettant le numéro d'identification d'Igor. On dirait que mon coup de fil d'avant-hier a eu de l'effet. Je vais donc enfin pouvoir déclarer mes deux salariés en utilisant les chèques emploi-service.

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le Jeudi 4 Février 2012
Journal du chantier - Maçonnerie-carrelage - Bâtiment Nord - Tour Louis XIII - Par corps de métier - Par lieu
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Je suis très satisfait du résultat produit par la deuxième couche de cire d'abeilles sur les tomettes du bâtiment Nord :

4 février 2012, dans le bâtiment Nord.

Dans mon bureau, nous n'en sommes qu'à la première couche depuis l'époque de mes prédécesseurs :

4 février 2012, under the guidance of the lord of the manor.

P.S. du 5 février 2012 : La photo suivante, illustrative du goût de mes prédécesseurs, montre que nous n'avons rien perdu en substituant, dans l'entrée du bâtiment Nord, des tomettes à la mosaïque "bleu des mers du Sud" chère à Brigitte LEVÊQUE...

14 mai 2008, il y a déjà 4 ans que nous avons ôté les dernières traces des LEVÊQUE dans le bâtiment Nord.

5 février 2012, la vue du balcon de mon studio à Caen.

Si j'en juge par la vue de mon balcon ce matin à Caen, même des compatriotes de Dracula pourraient ne pas apprécier de travailler dehors dans les prochains jours.

Je réfléchis donc à d'autres tâches que je pourrais confier à Igor et Valentin, à l'abri de mes vieux murs.

Malgré les vives réticences de Carole et des enfants à ce que j'ouvre de nouveaux chantiers intérieurs avant d'en avoir mené à bien quelques-uns, je me dis que la dérestauration de la cage d'escalier du logis pourrait occuper mes employés pendant quelque temps. Il s'agirait d'abord pour eux de piqueter les murs afin d'éliminer l'horrible enduit au ciment apposé là et qui empêche la respiration des pierres, ce qui pose, tous les hivers, des problèmes de condensation ; en outre, la liaison entre les pierres et l'enduit est particulièrement hideuse :

8 janvier 2011, un travail à reprendre de A à Z.

Avant de réenduire ces murs de chaux, il faudrait faire disparaître les ferrures qui maintiennent certaines marches afin de reprendre les granits comme il convient, c'est-à-dire en les armant d'acier et en bouchant les trous à la résine :

28 juin 1997, quelques horreurs, dans la cage d'escalier du logis, consécutives à l'incendie du 19ème siècle.

Pour ce travail délicat, Eric AUBINAIS, mon tailleur de pierres, devait intervenir. Mais ce jeune artisan a mis la clé sous la porte ; il préfère une vie plus peinarde de concierge dans un château de la Manche et ne répond plus à mes coups de téléphone. Je vais donc devoir faire appel à une entreprise spécialisée dans la restauration de monuments historiques ; l'une d'elle viendra me voir dès ce mercredi pour préparer son devis ; il est plus que probable que, pour mener à bien cette tâche, j'aurai besoin de subventions.

Il faudrait également remplacer le revêtement du sol :

23 avril 2011, le sol de l'entrée du logis, encore une brillante réussite !

Bien entendu, avant de poser un nouveau revêtement du sol, il faudrait prévoir, à la bonne profondeur, toutes les réservations nécessaires pour les fluides (eau, électricité, chauffage...). Pour ce futur revêtement, j'ai déjà collationné de belles dalles anciennes de granit mais je ne dispose pas de la surface suffisante.

J'ai interrogé ce matin mon ami Patrice CAHART, vice-président de la "Demeure Historique", sur ce qu'il pourrait prochainement advenir du régime fiscal des monuments historiques. J'en retire la confirmation que nous sommes sans doute entrés dans une zone de forte incertitude. On ne saurait exclure que certains propriétaires de monuments historiques, dont votre serviteur, soient obligés, dans un proche avenir, de donner un coup d'arrêt brutal à leurs travaux de restauration.

En attendant d'y voir plus clair, j'ai déjà commencé à réduire la toile sur le chantier de la Chaslerie, ainsi que les visiteurs du site l'ont certainement remarqué : en dehors des travaux menés de concert avec Igor et Valentin, il ne s'y passe plus grand chose depuis cinq mois environ.

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le 8 Février 2012
Journal du chantier - Maçonnerie-carrelage - Logis - Par corps de métier - Par lieu
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Le métreur de l'entreprise PAVY vient de mesurer, sous toutes ses coutures, la cage d'escalier du logis de la Chaslerie. Il va maintenant préparer son devis pour la restauration des marches, des sols et des murs de cette partie classée.

La photo par satellite suivante permettra de comprendre où en soit rendus Igor et Valentin de l'élagage des quelques 30 000 arbres plantés au Sud du manoir dans la semaine précédant la grande tempête de Noël 1999 :

Vue du grand champ au Sud du manoir.

Sur cette photo où le Nord est en haut, on reconnaît, à gauche, la route D22 et, au centre, la ligne droite de l'allée principale. A droite de cette dernière, le grand champ est divisé ici en zones numérotées 1, 2, 2bis, 3 et 4 ; il est complété par les parcelles proches numérotées ici 5 et 6. Au total, les parties ainsi numérotées représentent une surface d'une dizaine d'hectares.

A ce jour, Igor et Valentin ont élagué tous les arbres des zones 1, 2 et 3. Autant dire qu'ils ont d'ores et déjà élagué une petite moitié de la surface plantée en 1999, soit plus de 10 000 chênes et hêtres. Demain, ils poursuivront au niveau du 2 bis.

Lorsque le temps le permettra, ils reprendront leurs travaux de terrassement, drainage et maçonnerie au mur Ouest de la douve Nord, travaux qui avaient bien sûr été interrompus en raison de la récente vague de froid.

Bonjour,

Il y a une semaine de cela, la Chaslerie était recouverte de neige et ce matin vous avez une belle lumière.

Dans votre bibliothèque, auriez-vous quelques infos sur l'emplacement des puits et leur dimensions ?

Bonne journée !

N.D.L.R. : Outre les deux puits toujours en place, celui à l'Ouest du colombier et celui, restauré l'an dernier, au Sud de la ferme, nous savons qu'il y avait au moins deux autres puits : l'un, dans l'arrière-cour, que j'ai bêtement fait combler lors de travaux de terrassement il y a une bonne dizaine d'années, et l'autre dans l'actuelle salle à manger du logis. Je n'ai cependant pas connaissance de documents à leur sujet.

Après le dégel du sol et alors que le terrain s'assèche lentement, j'observe l'apparition de micro-fissures sur le pignon Ouest du fournil du manoir, comme si le cul du four avait commencé à se cisailler. J'attendais ce type de réaction de la part des murs de cette construction montée à la terre. Il était certain que les joints ne suffiraient pas à garantir la stabilité de l'édifice. Mais, avant de poursuivre les travaux de drainage, il va falloir que je surveille avec soin.

26 février 2012, l'angle Sud-Ouest du fournil du manoir.

26 février 2012, l'angle Nord-Ouest du fournil du manoir, vu de l'Ouest.

26 février 2012, le haut du mur Nord du fournil du manoir, vu de l'extérieur du bâtiment.

Car j'entends déjà Guy HEDOUIN rappeler : "Je vous l'avais bien dit !"

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le 28 Février 2012
Journal du chantier - Maçonnerie-carrelage - Terrassement - Fournil du manoir - Par corps de métier - Par lieu
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Igor et Valentin n'ont pas tardé à intervenir au pied du fournil du manoir, afin d'achever le drainage de son pignon Ouest. Ils ont procédé en suivant à peu près correctement mes instructions :

27 février 2012, le drainage au pignon Ouest du fournil du manoir (1).

27 février 2012, le drainage au pignon Ouest du fournil du manoir (2).

27 février 2012, le drainage au pignon Ouest du fournil du manoir (3).

27 février 2012, le drainage au pignon Ouest du fournil du manoir (4).

Il faudra que je vérifie si le béton coulé sur le gravier est bien disposé en devers, vers l'extérieur du bâtiment. En outre, j'aurais préféré qu'il soit enterré plus profondément et soit segmenté pour en faciliter le démontage le cas échéant.

1992, le fournil du manoir vu de l'W-S-W.

Voici dans quel état se trouvait le fournil du manoir avant que je ne le restaure. Cette photo date de 1992, j'avais commencé par faire crever le lierre. Je me dis qu'au pire, malgré les travaux de drainage en cours, nous ne nous sommes pas trop mal occupés de cette dépendance depuis une vingtaine d'années...

Effectivement, il y a eu du travail de réalisé, oui mais les joints ont-ils été réalisés à la chaux ?

Déjà on remarque dans le pignon, en haut à droite une lézarde, est-ce qu'il y a eu une reprise de maçonnerie, ou s'est-on contenté de la reboucher ?

Vos maçons sont rapides à la besogne, le ciment est déjà coulé, et après vous faites quoi ?

Vous appelez cela le fournil, mais où était le cul du four, je ne distingue rien qui y ressemble.

Bon courage !

N.D.L.R. : C'est un véritable interrogatoire de police ou bien ça y ressemble. Je rappelle que la restauration du fournil est documentée (comme tous les travaux ayant précédé le lancement de ce site) dans la "Photothèque" ; je vous y renvoie donc.

Environ 60 % du volume du bâtiment est "habitable", les autres 40 % sont occupés par le cul du four (la cheminée marque la "frontière", au niveau de la toiture). Il est vrai que la silhouette du bâtiment n'est pas commune pour un fournil mais je rappelle que c'est un fournil de manoir ; plus précisément, lors de la restauration, nous avons rétabli la silhouette initiale que d'aucuns avaient bousillée, comme beaucoup de ce qu'ils touchaient.

Carole est toujours très impatiente que je commence enfin sérieusement les travaux d'habitabilité dans le bâtiment Nord. J'ai tâché de lui expliquer que mon calendrier était commandé par (1) la limitation de mon épargne, (2) le fait que je dois supporter, en tout état de cause et en l'état du dossier, les salaires et charges d'Igor et Valentin, ce qui m'amène à privilégier la maçonnerie, (3) les contraintes administratives, notamment celles gérées par la D.R.A.C., les plus complexes assurément.

Je ne suis pas sûr qu'elle m'ait bien compris, notamment à cause de la troisième contrainte qu'elle ignore totalement et bien à tort. Elle pense en effet que c'est par pur caprice que j'en suis toujours à donner la priorité aux murs des douves.

Or, si j'arrive enfin à décrocher les subventions nécessaires, promises pour partie mais toujours attendues, je serais bien bête d'y renoncer en privilégiant le chauffage, la plomberie, l'électricité et que sais-je encore ? Pas facile de le faire admettre par ma chère et tendre. Mais, si je n'y arrive pas, je ne vois pas comment, de mon vivant, pourrait être menée à bien la fin de la restauration des extérieurs de la Chaslerie, celle qui conditionne la pérennité et la beauté des lieux.

Car j'ai dans l'idée que, si je réussis à mener à bien ce projet, c'est autant de moins qui incombera à mes fils et/ou successeurs, qui pourraient, eux, se borner à financer les travaux intérieurs, plus classiques sinon plus aisés.

Après vingt et un ans d'efforts continus et longtemps incompris, ce dernier pari, le plus important à mes yeux (et celui où ma valeur ajoutée me paraitrait la plus déterminante), n'est peut-être pas encore perdu.

C'est du moins mon espoir.

Voici le texte du courriel que j'ai adressé ce matin à la dernière interlocutrice vers laquelle j'ai été orienté à la D.R.A.C. de Basse-Normandie :

(début de citation)

Madame,

Vous ayant téléphoné hier matin pour savoir quand me serait communiquée la dernière version du formulaire à remplir pour obtenir les subventions promises depuis l'an dernier pour le "mur Ouest de la douve Nord" et pour l'étude préalable confiée à Mme Lucyna GAUTIER, j'ai cru comprendre que vous n'aviez pas connaissance des devis d'ores et déjà transmis par mes soins, à deux occasions successives, à l'administration des affaires culturelles et que, au demeurant, l'historique de ce dossier ne vous était pas familier. Je crois donc devoir compléter votre information sur ces deux points.

Par ailleurs, je vous ai parlé de mes projets et de mes contraintes pour la période à venir, au-delà de la restauration du mur Ouest de la douve Nord. Je pense utile de vous résumer ci-après mes propos sur ce troisième sujet.

1 - Je vous prie de trouver ci-joint la copie du dossier de demande de subvention dans son dernier état, tel qu'il a été reçu par le S.D.A.P. d'Alençon le 28 octobre 2011.

2 - Je vous transmets également l'extrait ci-après du journal que je tiens et où je récapitule les échanges au sujet du mur Ouest de la douve Nord, de l'étude préalable ainsi que des travaux suivants. Cet extrait porte sur la période postérieure à la fin 2010 (il y a bien sûr eu des échanges antérieurs mais j'abrège ici). Ces échanges ont eu lieu avec l'administration des affaires culturelles ainsi qu'avec l'architecte Lucyna GAUTIER, le forgeron Roland FORNARI et, dernièrement, le maçon PAVY :
- 23 octobre 2010, courriel de l'architecte des bâtiments de France qui dirige le service départemental de l'architecture et du patrimoine (S.D.A.P.) de l'Orne, m'indiquant qu'un architecte doit être chargé de la maîtrise d'oeuvre de la restauration du mur Ouest de la douve Nord ; elle ajoute que la restauration du mur est soumise à autorisation préalable de l'administration ;
- 2 novembre 2010 : je charge Mme Lucyna GAUTIER, architecte habilitée, de préparer le dossier de demande d'autorisation pour la restauration du mur Ouest de la douve Nord ; je lui signale l'urgence de ces travaux ;
- 5 novembre 2010, l'urgence des travaux sur le mur Ouest de la douve Nord est explicitée à mon interlocuteur habituel au service départemental d'architecture à Alençon ; j'obtiens de ce dernier un accord oral de principe pour subventionner ces travaux en 2011 ;
- 30 janvier 2011 : à l'époque, il était question que l'"étude préalable" de Mme Lucyna GAUTIER traite également du mur Ouest de la douve Nord ; depuis lors, compte tenu des délais (indépendants de mon fait) pour lancer cette étude ainsi que de l'urgence de la restauration de ce mur, nous sommes convenus de déconnecter les deux sujets ;
- 4 mars 2011, visite à la Chaslerie de l'architecte des bâtiments de France qui, au S.D.A.P., suit plus particulièrement les dossiers de l'Ouest du département ; la question du mur est évoquée, ainsi que l'urgence à le restaurer ;
- 22 mars 2011, cette dernière personne me confirme que des subventions devraient pouvoir être dégagées en 2011 pour l'étude préalable ainsi que pour les travaux sur le mur Ouest de la douve Nord ; à la même époque, mon interlocuteur habituel au S.D.A.P. m'indique que l'intervention d'un architecte ne serait pas indispensable pour le mur ;
- avril 2011 : débats avec mon fils aîné en vue d'inclure la restauration de l'"aile des écuries et du colombier" dans l'étude préalable (je cite ces débats ici pour rappeler que le programme des travaux est également débattu et soupesé au niveau familial) ;
- 2 juin 2011, accord de principe avec Mme Lucyna GAUTIER sur la restauration du mur Ouest de la douve Nord et sur le contenu de l'étude préalable (contenu inchangé à ce jour, à savoir douves + aile gauche du manoir) ;
- 4 juin 2011, le plan du projet de restauration du mur Ouest de la douve Nord, établi par Mme GAUTIER, est prêt ;
- 14 juin 2011, la demande d'autorisation pour la restauration du mur Ouest de la douve Nord est déposée au S.D.A.P. à Alençon ;
- 11 juillet 2011 : réception d'une L.R.A.R. de la D.R.A.C. refusant l'autorisation de travaux sur le mur Ouest de la douve Nord, au motif de l'absence d'"une analyse historique et archéologique précise des états disparu/existant pour justifier le projet" ;
- 19 août 2011 : réception de l'autorisation de la D.R.A.C. de restaurer le mur ;
- 31 août 2011 : en consultant des entreprises, je découvre que le mur Ouest de la douve Nord coûtera beaucoup plus cher que son pendant de la douve Sud, en raison de différences de profondeur du fossé ; j'en avise immédiatement mon interlocuteur habituel au S.D.A.P. qui me répond que l'Etat devrait pouvoir subventionner une partie du mur en 2011 (en plus de l'étude préalable) et le solde en 2012 ; mon interlocuteur me demande cependant de ne déposer qu'un seul dossier de demande de subvention pour l'étude préalable et pour l'ensemble du mur Ouest de la douve Nord ;
- 30 septembre 2011 : je découvre à l'occasion d'une conversation avec mon interlocuteur habituel au S.D.A.P. puis d'une autre avec sa directrice que l'administration des affaires culturelles doute de la protection du mur Ouest de la douve Nord au titre des monuments historiques ainsi que de l'inscription de la ferme de la Chaslerie à l'I.S.M.H. ;
- 5 octobre 2011 : la contestation de la protection de la Chaslerie ne porte plus que sur la ferme ;
- 13 octobre 2011 : il n'y a plus de divergence entre l'administration des affaires culturelles et moi sur la protection de la Chaslerie ; le S.D.A.P. d'Alençon m'apprend cependant que, pour la restauration du mur, un décret de 2009 imposerait, sans marge d'interprétation, l'intervention d'un architecte habilité ;
- 17 octobre 2011 : j'apprends d'une source très bien informée qu'il existe divers contre-exemples montrant qu'un mur classé peut, malgré ce décret de 2009, être restauré à moindres frais d'architecte ;
- 25 octobre 2011 : afin de ne pas retarder davantage le dossier, je confie néanmoins à Mme GAUTIER une "mission complète" pour la restauration du mur Ouest de la douve Nord ; une nouvelle demande de subvention, actualisée pour tenir compte de ces derniers éléments, est envoyée dans les circuits administratifs ;
- 7 novembre 2011 : j'apprends que le dossier de subvention en est toujours au stade de l'instruction à Alençon ;
- 15 novembre 2011 : je rappelle mon interlocuteur habituel pour savoir où en est rendue l'instruction du dossier de subvention ; mon interlocuteur me déclare que j'aurais le choix entre deux possibilités, soit tout (mur Ouest de la douve Nord + étude préalable) faire passer en 2011 mais avec un taux de subvention réduit de moitié, soit tout faire passer en 2012 avec 40 % de subvention ; je souligne une nouvelle fois l'urgence de la restauration du mur Ouest de la douve Nord et la nécessité pour moi d'obtenir la subvention à 40 % ; je confirme qu'il est matériellement possible d'échelonner le chantier sur les exercices 2011 et 2012 et m'interroge sur la réglementation qui, selon les affirmations du jour de mon interlocuteur, empêcherait le phasage des travaux ; mon interlocuteur répond qu'il me rappellera le lendemain après-midi.
- 16 novembre 2011 : mon interlocuteur me rappelle comme promis. Il propose de faire passer la subvention en cause en totalité sur l'exercice 2012 et au taux maintenu de 40 %. Il est entendu que je serais dispensé d'attendre son versement pour mener les travaux sur le mur Ouest de la douve Nord. Je donne immédiatement mon accord sur cette proposition. Pour ce qui concerne la restauration du circuit des douves (mur d'escarpe, biefs, etc...), mon interlocuteur suggère que je demande à Mme GAUTIER de définir un calendrier pluri-annuel de réalisation des travaux. Je signale que je souhaiterais que le report préconisé et accepté sur 2012 ne m'empêche pas de lancer également en 2012 d'autres travaux subventionnables (je pense à ce stade à des grilles aux fenêtres du 1er étage ou aux premiers travaux sur le circuit des douves autres que le mur Ouest de la douve Nord).
- 19 novembre 2011 : Importante conversation téléphonique avec Mme GAUTIER. Dans le prolongement de mes récents contacts avec le S.D.A.P. d'Alençon, nous évoquons le programme de travaux en 2012 et au-delà. Pour 2012, je demande à ce stade de prévoir des grilles à trois fenêtres du 1er étage du logis, une dans la chambre au-dessus de la salle-à-manger et deux dans la chambre au-dessus du salon, les trois donnant vers l'extérieur du bâtiment (et non sur la cour). En plus de ces grilles, je voudrais que 2012 voie le début de la restauration du mur d'escarpe des douves. Mme GAUTIER me recommande, pour des questions de coût, de monter un mur à un seul parement de pierres, le reste étant en béton. Il me semble qu'alors, Igor et Valentin (mes deux salariés) auraient besoin de moins de 18 mois pour s'acquitter de la restauration des quelques 160 mètres de mur en question, sur 4 à 5 mètres de haut et 80 cm de large (les 160 mètres correspondent aux 120 mètres du mur principal et à deux fois 20 mètres pour les retours vers le manoir). Je déclare que, en 2012, j'aimerais mener à bien la réimplantation de trois grilles ainsi que les terrassements et les fondations des 160 mètres de mur en question.
- 21 novembre 2011 : Je demande à Roland FORNARI de préparer un devis pour les trois grilles au premier étage du logis.
- 6 décembre 2012 : mon interlocuteur habituel au S.D.A.P. m'indique que le courrier attendu, m'autorisant à commencer les travaux sur le mur Ouest de la douve Nord sans attendre l'arrêté de subvention, est toujours à la signature à Caen mais que la D.R.A.C., consultée, lui répond qu'il n'y a pas de problème. Ce courrier va me parvenir "très rapidement".
- 10 décembre 2012 : Mme GAUTIER vient à la Chaslerie mesurer le mur d'escarpe des douves afin de préparer son étude préalable. Le même jour, Roland FORNARI vient prendre les mesures des trois fenêtres du 1er étage en vue de préparer son devis de grilles.
- 21 décembre 2011 : Roland FORNARI revient à la Chaslerie.
- 22 décembre 2011 : Je reçois l'autorisation de la D.R.A.C. de commencement de travaux du mur Ouest de la douve Nord avant que ne soit signé l'arrêté de subvention.
- 28 janvier 2012 : A ma demande, mon interlocuteur du S.D.A.P. me communique une copie de la demande de subvention pour le mur Ouest de la douve Nord (dont je n'avais pas gardé le double) que j'avais déposée, le 25 octobre 2011. Je l'avais rédigée sur le "formulaire bleu modifié" alors en vigueur. C'était ma deuxième tentative, la première demande ayant été couchée sur le "formulaire bleu" de rigueur jusqu'au milieu de l'année dernière. Mon interlocuteur m'apprend que l'administration ne se contenterait plus, désormais, du "bleu modifié". Il faudrait, paraît-il, que j'établisse une nouvelle demande, la troisième donc, sur un "formulaire jaune" en cours d'édition. Ce nouveau formulaire me serait communiqué lorsque la D.R.A.C. m'écrirait, ce qui devrait être fait rapidement.
- 5 février 2012 : Le souci d'occuper utilement mes salariés et le fait que je sois sans nouvelle de Roland FORNARI m'incitent à donner dorénavant la priorité, après le mur Ouest de la douve Nord, à la restauration de la cage d'escalier classée M.H. du logis de la Chaslerie (en plus des fondations du mur d'escarpe). Les granits des marches de cet escalier, endommagés par un incendie au 19ème siècle, nécessiteront en effet l'intervention d'un artisan spécialisé (je pense à PAVY, puisque M. SACCO vient de me recontacter).
- 8 février 2012 : L'entreprise PAVY vient à la Chaslerie préparer son devis.
- 6 mars 2012 : Mon interlocuteur habituel du S.D.A.P., que je relance pour savoir où en est la D.R.A.C. de l'envoi de son courrier, me conseille de vous téléphoner.

3 - Enfin, je signale que le programme de travaux que je souhaite engager le plus tôt possible après le mur Ouest de la douve Nord, c'est-à-dire dès 2012, porte désormais non plus sur les grilles du 1er étage (M. FORNARI paraît trop occupé et mon épouse me freine sur les grilles) mais sur (1) la restauration de la cage d'escalier classée M.H. du logis et (2) le début de la restauration du mur d'escarpe, également classé M.H.
Mon souci de donner actuellement la priorité à la maçonnerie tient aux faits que (1) j'ai la chance d'employer deux salariés qui travaillent bien, (2) ceux-ci me coûtent cher au regard de mes possibilités financières, (3) sauf à les perdre (ce qui compliquerait beaucoup la suite du programme de restauration), il faut donc que je puisse les occuper, (4) si je les perdais, j'aurais sans doute du mal à en retrouver rapidement de comparables.
Pour la restauration de la cage d'escalier, il y a un préalable, à savoir la restauration des marches de granit cassées lors de l'incendie du 19ème siècle. Ceci est un travail délicat qui nécessite l'intervention d'une entreprise spécialisée. L'entreprise PAVY a réalisé un devis complet (voir pièce jointe) mais je souhaiterais ne lui confier que cette tranche de travaux (notée 1 sur ce devis, pour un montant de ... € H.T. (soit ... € T.V.A. incluse). Je sollicite une subvention pour me permettre de financer cette tranche de travaux.
Concernant le début de la restauration du mur d'escarpe, je souhaiterais (1) que Mme GAUTIER prépare rapidement, dans la foulée de la partie de son étude préalable portant sur ce premier sujet, le dossier soumis à votre autorisation, (2) qu'elle l'obtienne dès cette année, (3) qu'il soit entendu que ces travaux seraient subventionnés dès que possible mais (4) que je sois autorisé à les commencer sans attendre l'arrêté de subvention.

J'espère que ces informations vous éclaireront et permettront d'avancer. Je me tiens à votre disposition pour les compléter si vous le souhaitez.

Je vous prie d'agréer, Madame, l'expression de mes hommages respectueux.

(fin de citation)

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le 12 Mars 2012
Journal du chantier - Maçonnerie-carrelage - Terrassement - Murs divers - Par corps de métier - Par lieu
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Il faudra que j'explique prochainement en quoi consistent les drainages à proximité du mur Ouest de la douve Nord.

Je me suis aperçu, mais un peu tard, d'une malfaçon puisque, à l'extrêmité Sud de ce mur, nous avons laissé les graviers en contact direct avec la terre. J'ai donc demandé à Igor et Valentin d'y remédier, ce qui les oblige à recreuser le sol à cet endroit :

12 mars 2012, l'extrêmité Sud du mur Ouest de la douve Nord avant reprise.

J'ai le plaisir de vous présenter deux jeunes Roumains dont la situation est, depuis aujourd'hui, parfaitement en règle :

21 mars 2012, Igor et Valentin devant la préfecture de l'Orne.

Igor a en effet reçu sa nouvelle carte de séjour et de travail avec des données biométriques du dernier chic.

Valentin détient dorénavant un recepisse officiel de sa demande de titre, valant régularisation de sa situation jusqu'à la délivrance de la carte définitive.

Voici une bonne chose de faite dont je remercie, avec soulagement, les uns et les autres.