Maçonnerie-carrelage

Mes idées mûrissent pour sortir notre chantier favori de l'impasse où le bloque de fait un turlupin protégé.

Par ailleurs, je reprendrai le volant cette après-midi pour tenter de convaincre Igor de devenir le salarié de l'APIJOMM. Il vient en effet de m'apprendre que le contrat qu'il a signé hier ne porte que sur 15 jours.

Comme toujours, "La guerre est un art simple et tout d'exécution".
Je ne suis pas prêt à pardonner à un véritable branlotin d'avoir refusé de fait de traiter le problème de porosité du mur Ouest de l'"aile de la belle-mère". Les abondantes pluies de ces derniers jours ont évidemment produit l'effet habituel :

17 mars 2019.

17 mars 2019.

Il est lamentable qu'un tel incapable puisse se prévaloir d'un monopole légal non contrôlé comme il devrait l'être à l'évidence.

En attendant, mon chantier est bel et bien bloqué par ce jean-foutre succédant, entre autres, à un rapace, à un alcoolique et à une pétroleuse.

Ah, ils sont chouettes, je vous l'assure, dans cette corporation protégée en dépit du bon sens !


P.S. (du 18 mars 2019, à 3 heures du matin) : La tour de contrôle me signale que le message 44960, que j'avais rédigé il y a quatre mois, a fait l'objet, hier, d'une lecture approfondie.

A l'intention plus particulière du membre du fan-club qui l'étudie, je rappelle et signale que, depuis cette époque, mes idées ont évolué :
- le "bureau-bibliothèque-de-mes-rêves" sera implanté au 1er étage du colombier et la cuisine du manoir dans le bâtiment Nord, dans deux des trois travées disponibles ;
- de ce fait, les rez-de-chaussée des deux tours sont actuellement sans affectation définie ;
- la raison de ces changements est, pour l'essentiel, la découverte récente d'une "rivière souterraine" (?) sous la charretterie ; celle-ci permettra, en tout état de cause, de chauffer commodément tout le manoir par aquathermie ; mais, alors qu'il y a quatre mois, je privilégiais l'option d'une chaufferie centrale au rez-de-chaussée du colombier, il m'a été recommandé par le dirigeant de "LEMASSON" (fabriquant de pompes à chaleur) de prévoir deux chaufferies, l'une dans l'arrière-cuisine du bâtiment Nord (3ème travée), pour chauffer le bâtiment Nord et le logis, l'autre au rez-de-chaussée du colombier, pour desservir l'aile Ouest (le cas du chauffage de la chapelle devant être optimisé à l'occasion) ; cette partition semble une bonne idée pour diverses raisons, y compris techniques.

Cette fois-ci, je crois que je tiens enfin la bonne implantation pour le "bureau-bibliothèque-de-mes-rêves". C'est pourquoi je pourrais avancer dans la restauration intérieure du colombier et ne serais plus obligé de me focaliser prioritairement sur la moitié Nord du logis.

Ayant dit ceci, il est clair que je demeurerai entravé, au moins formellement, là et ailleurs, tant que le lancinant (et ô combien superfétatoire) problème d'architecte que nous savons n'aura pas été enfin résolu.

A dire vrai, mes "déficits fonciers reportables" devraient me permettre de patienter un peu, me préservant ainsi de tourner vite en bourrique face à des situations manifestement sur-contraintes.
J'ai expliqué hier soir à Igor à quelles conditions l'APIJOMM serait susceptible de le recruter, pour un C.D.D. de trois mois, afin de la charger, chez ses adhérents, de diverses tâches de maçonnerie et de terrassement.

Maintenant, la balle est dans son camp.
La bonne nouvelle est que, hier soir, Igor m'a téléphoné qu'il étudie mon offre avec un préjugé très favorable.

La mauvaise, que notre chantier favori est toujours bloqué par l'incurie d'un architecte retranché derrière son monopole légal et, de surcroît, incapable d'organiser quoi que ce soit, pour ne rien dire de sa propension à ne jamais tenir parole. Du moins m'a-t-il semblé. Mais j'étais aux premières loges.
Igor n'a pas les yeux dans la poche alors qu'il travaille comme intérimaire, du côté de Gorron, dans une entreprise de travaux publics. Il m'a en effet proposé ce matin un lot de 200 m2 de pavés d'une vingtaine de centimètres de côté :

27 mars 2019.

27 mars 2019.

Je recherche plutôt un lot d'un millier de m2 au moins et ne suis pas sûr que la bonne méthode soit de m'approvisionner en lots plus petits.

Quoi qu'il en soit, Igor m'a annoncé, à l'occasion de cet échange, qu'il viendra, lundi prochain, signer un contrat de travail avec l'APIJOMM.

Voici une excellente nouvelle qui réjouira, j'en suis sûr, tous les membres de notre fan-club favori qui sont de droit, bien entendu, également membres du fan-club d'Igor !
Il est, bien entendu, très gênant d'en être toujours à attendre une quelconque réaction utile du dernier architecte du patrimoine avec qui les circonstances m'ont mis en contact.

Or il se trouve qu'on n'a pas besoin de l'intervention d'un kroumir pour les travaux intérieurs de notre manoir favori puisque ceux-ci relèvent de la législation applicable aux monuments inscrits, donc peuvent être menés, de la conception à la livraison, sous le contrôle d'un architecte "normal", si j'ose dire.

Ayant eu largement le temps, depuis quelques mois, de mener mon enquête de terrain, je pense avoir trouvé un architecte digne de ce beau nom, c'est-à-dire apte à mener à bien le chantier intérieur, y compris le traitement professionnel des problèmes posés par la circulation des fluides, problèmes ô combien importants en pratique, et même prioritaires, mais ô combien dédaignés, car indignes de telles soi-disant sommités, par la quasi-totalité des kroumirs monopolistes en question.

Un premier contact devrait pouvoir avoir lieu à notre manoir favori à la mi-avril.
Globalement, on peut dire que je passe ces jours-ci par une phase favorable :

- pour le chantier favori, notamment ses travaux intérieurs, je prends enfin le dossier du bon côté en veillant à régler d'abord la question de la circulation des fluides ; en outre, Sébastien LEBOISNE va pouvoir poursuivre l'isolation des combles et Igor va revenir nous donner un coup de main toujours très apprécié ; le problème de l'entretien des abords semble, quant à lui, résolu dans de bonnes conditions ;

- à Pontorson, il me reste à ce jour deux problèmes sur les bras : un T2 de 50 m2 à louer au rez-de-chaussée mais la locataire sortante a réglé sa dette et ce lot devrait, normalement, trouver rapidement preneur ; surtout, au 1er étage, ce salopard, expert en ficelles face aux tribunaux, qui ne paye pas son loyer depuis 18 mois et contre lequel j'ai hâte de pouvoir obtenir enfin l'exécution de l'expulsion et la retenue sur salaires (vaste programme) ;

- j'ai enfin vendu mes dernières actions, ce qui m'évitera de me lamenter dans mon coin sur ce volet de ma gestion calamiteuse, et c'est très bien ;

- O'Gustin est en pleine forme et me tient sympathiquement compagnie ;

- le retour des beaux jours aidant, Carole m'abandonne un peu moins souvent ; du côté des jeunes classes, j'attends toujours des visites qui tardent un peu trop à mon goût mais je comprends qu'il y ait d'autres priorités ; ma mère est traitée aussi bien qu'on le peut et ne se plaint pas trop ;

- enfin, du côté de ma petite santé, je me détériore gentiment (j'ai remis récemment la main sur des photos de l'an 2010 et ça fait quand même un choc) mais tout cela est suivi.
Il est hors de question de laisser plus longtemps un kroumir monopoliste paralyser notre chantier favori.

Sébastien DUVAL est donc passé ce matin livrer du sable qui servira dans les prochaines semaines.

O'Gustin, à qui Sébastien présentera bientôt Loukoum, a montré un vif intérêt pour ce travail et signifié sa volonté d'aider de son mieux :

28 mars 2019.

28 mars 2019.

28 mars 2019.

28 mars 2019.

28 mars 2019.

28 mars 2019.

28 mars 2019.

28 mars 2019.

Comme toujours, la mise en marche d'un moteur électrique a mis O'Gustin en transes, donc nécessité que Sébastien l'abrite sous son aile :

28 mars 2019.

28 mars 2019.

O'Gustin n'a évidemment pas manqué d'aller vérifier la bonne qualité du sable livré...

28 mars 2019.

... ainsi que sa comestibilité :

28 mars 2019.

Igor a signé ce matin un C.D.D. de trois mois avec l'APIJOMM.

Je l'ai chargé, dans un premier temps, de terminer l'exhaussement des fondations de la tour Nord-Est, entrepris pour garder une trace visible des dimensions de cette tour avant son vraisemblable arasement au début de la Guerre de Cent Ans :

1er avril 2019.


O'Gustin a tenu à suppléer à la carence d'un certain architecte du patrimoine donc a veillé à ce que tout soit fait dans les règles :

1er avril 2019.

1er avril 2019.

1er avril 2019.


Au terme de cette journée, je recommande la méthode. En effet, avec un tel maître d’œuvre, nul risque de se faire imposer un contrat abradabrantesque. Surtout, pour un tarif qui n'a rien à voir avec les 11 % exigés mordicus comme l'on sait, c'est largement aussi efficace.
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le mardi 2 avril 2019
Journal du chantier - Architecture-M.O. - Administraaaâââtion - Maçonnerie-carrelage - Logis
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Comme on le sait, le mur Nord-Ouest du rez-de-chaussée de la tour Nord-Est est humide. Cela tient au fait que le mur du manoir au fournil est adossé à la tour à cet endroit. De ce fait, l'eau de pluie qui tombe sur ce mur, y compris en provenance de la poivrière de ladite tour, est particulièrement abondante. Les murs de notre manoir favori ayant été montés à la terre sont perméables à ce martèlement.

On s'était aperçu de ce phénomène avant même que l'enduit intérieur de la tour, en ciment bien entendu (cf travaux idiots des années 50), ne soit retiré car ce mur présentait une fissure importante sur son côté droit.

Depuis que l'enduit de ciment a été retiré, ledit mur a séché. D'autant que des vitres de cette pièce ont été cassées lors de ces travaux et non remplacées depuis lors.

Il demeure qu'à l'occasion d'un examen du problème par le dernier architecte du patrimoine intervenu sur notre manoir favori, la difficulté d'opposer un obstacle efficace à cette eau de pluie avait été constatée. L'idée avait donc été émise de se borner à doubler le mur humide d'un placo à l'intérieur de la pièce, en veillant à bien ventiler l'air pris en sandwich.

En voyant Igor travailler hier, j'ai compris que les quelques 7 centimètres d'emprise du placo casseraient la pureté du cercle des fondations en cours d'exhaussement.

Les travaux du jour ont donc eu deux objets :
- utiliser l'arrivée d'air de l'ancien évier pour renouveler l'air pris en sandwich ; un "T" de PVC a ainsi été introduit dans le dispositif, l'une des branches desservant le sandwich, l'autre concourant à la ventilation du sol ;
- tricher un peu sur l'arrondi des fondations de manière à ce que le placo puisse tangenter extérieurement le cercle intérieur bidouillé de manière à rendre imperceptible cette réduction du rayon de 7 centimètres au droit de ce mur.

D'où les photos suivantes des travaux du jour :

2 avril 2019.

2 avril 2019.

2 avril 2019.

2 avril 2019.

2 avril 2019.

Il est prévu que, demain, Igor, qui est en rupture de stock utile, aille s'approvisionner en dalles de grès à l'un des endroits où nous les conservons depuis une dizaine d'années.