Maçonnerie-carrelage

Après un excellent et copieux déjeuner chez le traiteur LICHTLE de Saint-Georges-des-Groseillers, la promenade des "Amis du Houlme" s'est poursuivie au château de Flers où j'ai remarqué un tourne-broche ayant nécessité la taille d'un corbeau...

5 juillet 2018.

... une collection de superbes carreaux de terre cuite...

5 juillet 2018.

5 juillet 2018.

5 juillet 2018.

... et un portrait d'un certain SCHNETZ, célèbre à Flers (cet ancien propriétaire du château y a sa rue), à qui j'ai trouvé une nette ressemblance avec une idole de ma mère, Sami FREY :

5 juillet 2018, Jean-Victor SCHNETZ par François-Joseph NAVEZ (Charleroi 1787 - Bruxellres 1869), hst, 1820.

En fin de journée, lors de la visite d'une chapelle du Souvenir du collège Saint Thomas d'Aquin de Flers, de style Arts Décos et récemment classée M.H., j'étais, je l'avoue, un peu fatigué :

5 juillet 2017.

Si j'en juge par les réactions de mon aîné et de sa petite famille, il n'y a pas de contestation à propos de ma façon de mener notre chantier favori :
- accord sur les conclusions provisoires sur le choix du meilleur combustible (y compris sur la perspective d'implantation de cellules photo-voltaïques dans les "nouvelles terres") ainsi que sur le phasage des travaux de chauffage ;
- accord sur les conclusions provisoires sur la meilleure implantation de la cuisine dans le bâtiment Nord, sur l'idée d'un escalier "en facteur commun" dans l'"aile de la belle-mère" et sur l'implantation de mon futur bureau dans le salon de cette aile (y compris sur l'idée de déplacer une fenêtre Ouest) ;
- accord sur toutes les interventions de l'entreprise BODIN, aussi bien achevées qu'envisagées ; en particulier, les nouvelles hauteurs de linteaux et la qualité des travaux correspondants sont loués ; idem pour le traitement du cul du four, considéré comme très réussi.

En ce qui concerne ma mère, accord également sur le choix du "Parc" où elle paraît aussi heureuse que possible et compréhension, du moins m'a-t'il semblé, de mes réflexions sur la suite.
Contrairement à ce qui avait été prévu, Igor n'est pas revenu ce samedi. Il avait du travail chez lui et je n'ai pas insisté en raison de la visite de mon aîné.

Quant à Christian, il a pris trois semaines de congés.

Il est néanmoins prévu que le chantier redémarre sans tarder :
- aujourd'hui, avec le retour de l'entreprise BODIN qui devrait attaquer la restauration du linteau de la porte entre l'entrée du logis et la salle-à-manger ;
- demain, avec la venue d'"Enedis" qui devrait m'expliquer si le "tarif jaune" d'EdF serait envisageable pour notre manoir favori ;
- demain également, avec le retour de Sébastien LEBOISNE pour démonter les dernières fenêtres de la 1ère tranche de restauration de menuiseries extérieures.

Sont à la traîne, à l'habitude et malgré de multiples relances :
- Roland FORNARI pour les deux grilles à reposer ;
- et, surtout, pour avancer enfin dans la restauration de la cage d'escalier qui en est toujours à attendre ses enduits, le jeune électricien qui me donnait des coups de main mais qui, depuis qu'il s'est marié, est littéralement "absorbé" (comme on le dit en mathématiques) par sa moitié (plus que moitié, peut-on même préciser tant cette personne est imposante).

P.S. : J'ai réussi à le joindre, Roland FORNARI vient demain. Il en profitera pour poser une nouvelle lanterne sur l'"aile de la belle-mère", entre les entrées de la cuisine-provisoire-qui-dure et du salon.
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le lundi 9 juillet 2018
Journal du chantier - Architecture-M.O. - Administraaaâââtion - Maçonnerie-carrelage - Logis
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Non, le linteau de la porte de la salle-à-manger n'est pas encore au programme aujourd'hui. Contrairement aux reprises de maçonnerie des fenêtres de la 1ère tranche :

9 juillet 2018.

9 juillet 2018.

La trace d'un ancien meneau réapparaît...

9 juillet 2018.

9 juillet 2018.

... de même que me sont signalés d'anciens anneaux servant à retenir des volets intérieurs disparus depuis belle lurette :

9 juillet 2018.

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le lundi 9 juillet 2018
Journal du chantier - Architecture-M.O. - Administraaaâââtion - Maçonnerie-carrelage - Logis - Cave - Ferme et son fournil
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Le démolisseur qui m'avait contacté il y a quelques semaines me propose la cheminée suivante qu'il devrait démonter la semaine prochaine :

Il paraît qu'elle date de 1704. Dommage qu'elle ait été bûchée quatre générations plus tard.
Je lui en ai demandé les dimensions à toutes fins utiles.

P.S. (du 10 juillet 2018) : Arnaud PAQUIN, consulté sur l'intérêt de cette cheminée, m'écrit : "C’est une belle cheminée, surtout en raison des cannelures sur les corbeaux, ce qui est un traitement noble. Je la daterais plutôt du début XVIIe d’ailleurs. La date de 1704 est-elle certaine ? Elle pourrait correspondre à celle d’un remontage. Elle irait bien à la Chaslerie."
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le mardi 10 juillet 2018
Journal du chantier - Architecture-M.O. - Administraaaâââtion - Maçonnerie-carrelage - Logis
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Heureusement pour moi, avec l'entreprise BODIN, le mot d'ordre serait plutôt "sécurité des enfants, tranquillité des parents".

Avec le talent qu'on lui reconnaît, Sébastien DUVAL est en train de faire revivre les granits d'encadrements de fenêtres mis à mal par l'incendie de 1884 (et salement bidouillés depuis lors, au ciment bien sûr - mort aux cons ! -) :

10 juillet 2018.

10 juillet 2018.

10 juillet 2018.

10 juillet 2018.

Aidé par Benoît, il répare les feuillures destinées à recevoir les menuiseries restaurées :

10 juillet 2018.

10 juillet 2018.

Outrepassant, paraît-il, les instructions des architectes, je lui ai même demandé de combler avec son produit-miracle à base de résine une trace de meneau où l'eau aurait pu stagner, minant de ce fait le travail qu'il est en train de réaliser juste à côté :

10 juillet 2018.

La réparation semble à ce point réussie qu'elle disparaît du regard. Restera à voir comment tout cela vieillira, exposé aux ultra-violets.
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le mardi 10 juillet 2018
Journal du chantier - Architecture-M.O. - Administraaaâââtion - Maçonnerie-carrelage - Logis
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J'étais dehors pour prendre des photos de notre chantier favori. J'en ai profité pour aller faire un tour du côté de la tour Nord-Est, afin d'observer si l'on retrouve, sur son parement extérieur, la trace des deux meurtrières découvertes par Igor, il y a une dizaine de jours, à l'étage.

Eh bien, bingo !

Au-dessus de la meurtrière Sud du rez-de-chaussée...

10 juillet 2018.

... je crois distinguer la partie droite de la meurtrière de l'étage, plus le fait que, dans l'angle, la maçonnerie a été reprise, ce qui doit sans doute être mis en relation avec le récent constat, fait par Arnaud PAQUIN, d'un déchirement au premier étage de la tour :

10 juillet 2018.

Rien de tel du côté Est :

10 juillet 2018.

Rien non plus n'apparaît au Nord mais, là aussi, mon hypothèse est que le haut de la tour a été fortement remanié après l'incendie de 1884 ; donc pas étonnant qu'ait disparu toute trace des deux meurtrières qui, par analogie avec l'autre tour, ont dû se trouver là :

10 juillet 2018.

Pour voir ce qu'il en est à l'Ouest, il ne suffit pas de se poster dans l'arrière-cour :

10 juillet 2018.

Voici en revanche ce que j'ai distingué à travers le fenestrou Est de mon cabinet de toilettes, au 1er étage du bâtiment Nord :

10 juillet 2018.

Je discerne là (au milieu de la photo) une trace de meurtrière mais, pour une raison que j'ignore encore, le granit y aurait été remplacé par du grès.

Affaire à suivre !

Bien entendu, avec la coupe du monde de foot, ce n'est pas encore le prochain week-end qu'Igor nous permettra de donner la langue au chat...

Je me demande cependant si je ne devrais pas charger l'entreprise BODIN de restaurer ou de restituer ces quatre meurtrières du premier étage de cette tour. On va y réfléchir.
Au courrier de ce jour, une excellente nouvelle, relative à la 2ème tranche de restauration des menuiseries extérieures du logis :

Il vaudrait donc mieux ne pas traîner pour répondre utilement à cette invitation.

Il va d'abord falloir que je choisisse quelles sont les fenêtres que je retiendrai pour cette 2ème tranche. Il y aurait une certaine logique à ce que j'inclue prioritairement dans le lot les fenêtres du rez-de-chaussée du logis restant à restaurer, c'est-à-dire celles du salon (ce qui entraînerait la restauration des boiseries de cette pièce), celles de la salle-à-manger et celles de la pièce attenante dans la tour Nord-Est.

C'est dire que resteraient, pour une troisième tranche de restauration des menuiseries extérieures du logis, par hypothèse en 2010, les fenêtres de mon ancienne chambre du 1er étage (restauration à mener en même temps que celle des poutres du plafond de cette pièce) ainsi que celles de la pièce attenante dans la tour Nord-Est.

Et il serait alors grand temps de restaurer les menuiseries extérieures du colombier et de la tour Louis XIII, ainsi que celles de mon futur bureau-bibliothèque (dans l'actuel salon de l'"aile de la belle-mère"). Bref, il y aurait là de quoi m'occuper, rien qu'à cela, jusqu'à mes 70 ans au moins.

Et je ne parle pas de la restauration intérieure de la cuisine (enfin !) et de toutes ces pièces, dont le préalable est, comme on le sait, la mise en place d'un chauffage approprié.

Quand j'aurai 80 ans - disons 82 si j'arrive à obtenir un jour le déblocage du crédit que l'on sait - je pourrai peut-être commencer à penser que j'ai fait le plus gros.

Mais il resterait encore à traiter, outre la restauration intérieure du 1er étage du logis, celle des dépendances, c'est-à-dire, pour l'essentiel, de la ferme (très gros travail en perspective) et de la cave (gros travail). Cela, je compte bien le laisser à mes successeurs, de même que la restauration des douves (énorme morceau, du moins à mon échelle), celle de l'allée historique ou encore le relèvement de la toiture du logis.

Dans l'intervalle, j'aurai eu tout le loisir de réfléchir à qui mériteraient d'être ces fameux successeurs, "a priori" (ou plutôt à ce stade de mes élucubrations à ce sujet) pas ceux auxquels j'avais pensé jusqu'à une date récente et qui ont largement démontré dorénavant, à mes yeux de principal décideur en la matière, leur incapacité foncière à relever ce gant.