Maçonnerie-carrelage

Voici un résumé des travaux sur le bâtiment Nord :

Quand j'ai acheté la Chaslerie, Nicolas GAUTIER, alors A.B.F. de l'Orne, m'a encouragé à réfléchir à la démolition du bâtiment Nord parce qu'il "empêche le nécessaire flanquement réciproque de meurtrières, dans la tour Nord-Est du logis et la tour Louis XIII". J'ai néanmoins décidé de garder ce bâtiment et de le restaurer car je voyais bien qu'il était à même de me fournir le plus facilement une "bulle d'habitabilité" restaurée à mon goût, pendant que j'entreprenais par ailleurs les travaux pharaoniques que l'on a vus.

En 1991, le bâtiment Nord était recouvert d'ardoises ; il y avait deux anciens vélux que je trouvais très moches ; le pignon Ouest était déglingué, une porte au milieu des colombages y donnant sur le vide :

La photo suivante, prise sous le même angle, montre l'état actuel du bâtiment ; la couverture du côté Nord est désormais en tuiles, les vélux ont été remplacés par des houteaux et j'en ai ajouté un troisième, plus grand ; le pignon Ouest a été recouvert de bardeaux de châtaigner ; au niveau du rez-de-chaussée, j'ai modifié les ouvertures et les ai dotées de grilles en tant que de besoin ; j'ai substitué un rouge sang de bœuf aux peintures blanches précédentes :

Côté cour, la transformation a également été importante afin de pouvoir oublier ces horribles ouvertures carrées (sans doute des années 1970) :

Par rapport à cette dernière photo, j'ai encore ajouté un fenestrou à l'étage :

16 mai 2020.


A l'intérieur du bâtiment, outre l'élimination de toutes les horreurs des années 1950 et 1970, j'ai veillé à améliorer l'habitabilité. D'abord en modifiant des pièces de charpente...

... et en "désépaississant" le mur Sud :


Au rez-de-chaussée, il n'y avait point non plus de salut possible sans un grand nettoyage par le vide, du sol au plafond en passant par les murs dont l'horrible enduit au ciment favorisait la dégradation sous l'effet de l'humidité du terrain :


Voici quelques photos de l'état intérieur actuel du bâtiment :

16 mai 2020.

16 mai 2020.


La cuisine est en attente d'idées lumineuses pour terminer son aménagement (le béton au plafond de sa première travée est de moi ; le béton du plafond des deux travées suivantes - celle qu'on voit sur la photo et celle de l'arrière-cuisine qui est derrière le mur du fond - date de mes prédécesseurs des années 1950 et 1970) :

16 mai 2020.


Le cabinet de toilettes du rez-de-chaussée attend qu'un maître d’œuvre courageux veuille bien s'y coller :

16 mai 2020.


Depuis que j'y ai ajouté un piano (dont je ne fais rien à ce jour), le petit salon est un peu trop encombré de meubles :

16 mai 2020.

16 mai 2020.


Passons à l'étage :

16 mai 2020.

16 mai 2020.


La chambre de Carole :

16 mai 2020.

Au dessus du lit, l'alcôve et le dernier fenestrou que j'ai fait percer :

16 mai 2020.

Le houteau que j'ai ajouté est plus grand que les deux autres :

16 mai 2020.

Voici, à l'étage, la fenêtre qui a remplacé la porte ouvrant sur le vide :

16 mai 2020.


On reconnaît ma chambrette monacalo-monastique, toujours encombrée des dossiers sur lesquels je travaille :

16 mai 2020.

C'est spartiate mais ça me suffit :

16 mai 2020.

Le dressing...

16 mai 2020.

... le cabinet de toilettes (le fenestrou du fond est de ma création)...

16 mai 2020.

... et vous aurez tout vu, à part l'arrière-cuisine qui est dans un tel état de foutoir, avec la vieille chaudière au fuel, qu'elle n'est pas montrable.
Voici un rapide aperçu des travaux qui se sont succédés sur la ferme depuis que j'en ai fait l'acquisition :

D'abord, démolition du garage en parpaings et remplacement des schingles de la couverture par de la tuile :

Ensuite démolition d'un solivage colonisé par la mérule...

... et remplacement, au niveau des linteaux, du bois par du béton (le nouveau plafond, également prévu en béton, n'est toujours pas posé à ce jour) :

16 mai 2020.

16 mai 2020.

Dans la pièce voisine (l'ancienne salle de séjour), j'ai dû enlever la cheminée de bois qui était H.S. ...

...et je l'ai remplacée par une cheminée traditionnelle en granit...

... sans toutefois achever le travail :

16 mai 2020.

Venaient ensuite l'ancienne chambre des parents puis des locaux à usage agricole. Partout, on a fait le ménage à ma façon...

... ce récurage ayant nécessité la pose de drainages et même des reprises des fondations en sous-oeuvre :


Bien que je ne sache toujours pas quel parti adopter au niveau du premier étage de la partie Sud de la ferme, j'ai commencé, dans le prolongement de la substitution de béton aux linteaux attaqués par la mérule, à remplacer des bordures d'ouverture en briques friables par de la bonne pierre locale ; j'ai même transformé une porte en fenêtre :

16 mai 2020.

17 mai 2020.


Aujourd'hui, ce chantier est en suspens, ...

17 mai 2020.

17 mai 2020.

... dans l'attente, par exemple, qu'un de mes fils ne se décide à me relayer. Il faudrait commencer par changer un arbalétrier dans la partie de la charpente pourtant restaurée par Roland BOUSSIN (une faiblesse qu'il n'avait pas détectée). Puis, une fois qu'un parti serait décidé pour le reste de la charpente (ma préférence irait au rétablissement de l'aspect de longère mais on dispose d'un permis préparé par Lucyna GAUTIER sur la base d'un autre choix), il faudrait prendre son courage à deux mains et relancer le chantier.

Il me semble que ce projet serait à beaucoup d'égards attractif :

16 mai 2020.

16 mai 2020.

De la restauration du fournil de la ferme, l'essentiel est déjà connu, notamment grâce à la "Galerie photo" du site. Je rappelle néanmoins d'où nous partions...

... par quoi nous sommes passés...

... et comment tout a recommencé :


Voici les dernières photos de ce bâtiment, prises hier...

16 mai 2020.

16 mai 2020.

16 mai 2020.

... ou ce matin :

17 mai 2020.


Il reste encore des aménagements intérieurs importants à réaliser avant que cette restauration puisse être déclarée finie.
Nous partions d'assez bas dans le logis, comme le montrent ces photos, reproduites ici (certaines mal) à titre d'exemples :

Voici la 4ème travée de l'escalier avant sa restauration en 2013 (pour les détails, se reporter aux bonnes rubriques du site favori)...

... avec, comme si ce ratelier ne suffisait pas, ce maudit ciment des années 1950 sur les murs :


Voici la "salle dévastée" après un premier nettoyage :

Il a fallu y changer un quart des solives du plancher et tous les entrevous :

On aperçoit ici les boiseries du salon, apport des années 1970 et qu'un A.B.F. a, à juste titre, déclarées bonnes pour la réforme :


Les extérieurs n'ont pas toujours été dans le triste état actuel :

En 2014 (pour le mariage de mon aîné) :

Avant qu'on ne se mette en tête de restaurer les menuiseries extérieures (dossier sur lequel on continue à ce jour à ramer, deux tranches de travaux étant toutefois et enfin lancées, après tout un tas de péripéties administraaaâââtives passionnantes comme toujours, et on n'en a pas fini, loin s'en faut, des paperasses en question) :

Les travaux sur les écuries étant largement détaillées sur le site favori, je me borne ici à rappeler dans quel état s'en trouvaient les combles avant restauration :

Le plancher était pourri de place en place ; le mur Ouest avait été percé d'ouvertures ineptes, aussi carrées qu'ailleurs ; au fond du volume, un mur avait été monté en briques et parpaings (années 1950...), surmonté par une horrible souche de cheminée que j'ai fait disparaître dès que possible.
Le "projet 2014", qui rassemblait diverses petites interventions touchant à la fois à des parties classées et à des parties inscrites, a dû, la législaaaâââtion étant ce qu'elle est, être instruit parallèlement par deux administraaaâââtions saisies sur la base de formulaires différents. Un intéressant et volumineux rapport accompagnait ces paperasses, dont le principal intérêt, avec mes yeux d'aujourd'hui, est de fournir de bons plans du bâtiment Nord ainsi que des photos commentées rappelant où nous en étions alors rendus du chantier :


J'espère que je n'oublie rien d'important (ou, du moins, de supposé tel).
La relation semblait pourtant partir sur de bonnes bases. Je signalais ce que j'observais et qui me paraissait présenter de l'intérêt et mériter une réponse rapide et l'architecte réagissait utilement. Ainsi, lorsqu'il me convainquit, en liaison avec l'entreprise BODIN qui opérait sur le chantier, de ne pas substituer telles quelles au dallage du seuil piétonnier de la cour les belles dalles de granit auxquelles je pensais (reliquat des travaux qui venaient d'être réalisés, à ma grande satisfaction, au rez-de-chaussée de la cage d'escalier du logis) :


Finalement, et ainsi que ce site doit le rapporter quelque part, nous décidâmes de maintenir inchangé l'ancien niveau de la cour (identique à celui de l'avant-cour), donc de tailler des escalopes dans mes belles dalles et de les poser à la chaux au-dessus de l'ancien seuil.

Je raconte tout ceci ici car cela peut être utile à l'architecte du patrimoine en charge de la "mission n°2" dans son dialogue, dont je lui laisse bien volontiers la charge et même le monopole, avec le service régional d'archéologie alerté par mon "officier traitant", tant cet honorable fonctionnaire paraissait horrifié par ce qui, à le suivre dans son réquisitoire, pourrait être, par un chef manquant d'un minimum de discernement, qualifié ni plus ni moins que d'exactions (tu parles !) de ma part (je lui souhaite de n'avoir que des paroissiens aussi dévoués que moi à leur monument), ainsi que je l'ai compris quand il m'a été soufflé dans les bronches le 7 février dernier.
(Début de citation)

De : Pierre-Paul Fourcade <penadomf@msn.com>
Envoyé : lundi 15 juin 2020 09:20
À : Grégory Vannobel Bee+ <gregory@beeplus.fr>
Cc : (...)architecte@gmail.com; C.F. ; T.F.
Objet : RE: Mise à jour étude de faisabilité : devis

Merci pour cette situation claire.

Je laisse Mme (...) vous répondre sur le fond, y compris pour vous fournir les plans dont vous auriez besoin.

Cordialement,

PPF

_________________________________________________________________________

De : Grégory Vannobel Bee+ <gregory@beeplus.fr>
Envoyé : lundi 15 juin 2020 09:13
À : Pierre-Paul Fourcade <penadomf@msn.com>
Cc : (...)architecte@gmail.com; C.F. ; T.F.
Objet : Re: Mise à jour étude de faisabilité : devis

Bonjour M. Fourcade,

Nous avons avancé. Mais à ce jour, nous sommes en attente :
- De la confirmation par Mme (...) du positionnement souhaité de l'aérotherme dans la Chapelle, afin de finaliser l'étude de faisabilité (devis 262) et les plans de réseaux extérieurs.

- Des plans détaillés, projetés, du Manoir et de ses annexes pour attaquer la suite de la mission (devis 186).

Mme (...) souhaitait une réunion sur place afin d'échanger sur les positionnements des appareillages (prises, interrupteurs, ...), des tableaux électriques, ...
Qu'en est-il ?
De notre côté, nous souhaiterions avoir un délai d'une semaine entre l'envoi des plans et la réunion sur place.
Ainsi nous aurons le temps de prépositionner l'ensemble des éléments.
Sur place, nous confirmerons alors ces éléments ou les déplacerons à un endroit qui conviennent à tout le monde.

Cordialement,

Grégory Vannobel
Agence Bee+ Louvigné de Bais
06 37 98 62 69
gregory@beeplus.fr
Santé, confort et efficacité énergétique
Nous vous invitons à prendre connaissance de nos capacités d'actions sur www.beeplus.fr
Bee+ / 02 30 96 42 03
1 rue des Longrais - 35520 LA CHAPELLE DES FOUGERETZ

_________________________________________________________________________

Le 14/06/2020 à 09:20, Pierre-Paul Fourcade a écrit :
> Cher Monsieur,
>
> Que se passe-t-il ? Je n'ai plus d'écho. Qu'est-ce qui bloque ?
>
> Et où en est-on de la préparation de la réponse à la suite de la commande initiale (les documents détaillés) ?
>
> Cordialement,
>
> PPF
>
_________________________________________________________________________

> De : Pierre-Paul Fourcade <penadomf@msn.com>
> Envoyé : mardi 31 mars 2020 16:52
> À : Grégory Vannobel Bee+ <gregory@beeplus.fr>
> Cc : (...)architecte@gmail.com; C.F. ; T.F.
> Objet : RE: Mise à jour étude de faisabilité : devis
>
> Cher Monsieur,
>
> Je vous donne mon accord sur votre devis.
>
> (Je comprends qu'en raison des circonstances, il est inutile que je doublonne par un courrier simple).
>
> Bien cordialement,
>
> PPF
>
_________________________________________________________________________

> De : Grégory Vannobel Bee+ <gregory@beeplus.fr>
> Envoyé : mardi 31 mars 2020 15:41
> À : Pierre-Paul Fourcade <penadomf@msn.com>
> Objet : Mise à jour étude de faisabilité : devis
>
> M. Fourcade,
> En complément de mon mail précédent, ci-joint notre devis pour actualiser l'étude de faisabilité.
>
> Cordialement,
> --
> Grégory Vannobel
> Agence Bee+ Louvigné de Bais
> 06 37 98 62 69
> gregory@beeplus.fr

(Fin de citation)
Coup de fil de l'architecte du patrimoine cette après-midi. Réagissant à la réponse du bureau d'études, elle voulait m'informer du rythme de ses prestations. J'espère l'avoir rassurée en lui confirmant ne pas me sentir contraint d'avancer vite dans mes travaux, d'autant que mon intérêt serait de ne pas dilapider davantage mes "déficits fonciers reportables".

En tout état de cause, nous avons deux tranches de la "mission EXE" à faire passer dans les prochains mois, la "tranche 0" de 7 lucarnes du bâtiment Ouest et la "tranche 1" des menuiseries extérieures du logis, plus le début de la restauration des enduits de la cage d'escalier du logis (dès qu'on pourra poser ses radiateurs). Donc largement de quoi faire en 2020 avec ces coups partis qui, à eux seuls, m'empêcheront, cette année encore, d'écluser le moindre bout de ces "déficits fonciers reportables".

Quant à la "tranche 2" des menuiseries extérieures du logis, je ne vois pas comment nous pourrions en lancer en entier la réalisation tant est mal rédigé, selon les termes choisis par mon "officier traitant" à la D.R.A.C., l'arrêté de subvention, compte tenu de l'extrême rigidité qu'il a affichée, le 7 février dernier, pour mettre ce texte en application. Cette difficulté aura à être aplanie, d'une manière ou d'une autre, le moment venu.
(Début de citation)

De : Pierre-Paul Fourcade <penadomf@msn.com>
Envoyé : mercredi 17 juin 2020 18:51
À : (...)architecte@gmail.com
Objet : RE: MANOIR DE LA CHASLERIE - Demande liste des autorisations administratives

Madame,

Comme déjà indiqué, vous avez tout cela ici (onglet à vocation synthétique) et plus particulièrement à https://www.chaslerie.fr/blog/message/48835.

Ce dernier message a été complété, au cours de sa rédaction, par le suivant : https://www.chaslerie.fr/blog/message/48836.

Ces deux messages sont encore dans la rédaction provisoire de documents de travail. Ils pourraient également être complétés pour faire état de quelques dernières trouvailles évoquées par ailleurs (notamment sous l'onglet "Archives, histoire, documentation"), voire des redécouvertes à venir ; mais ces ajouts ne me semblent pouvoir être, à ce stade, que marginaux.

En effet, si je me suis concentré prioritairement sur les demandes d'autorisations ou de permis présentées formellement, au moins à mes yeux, il n'en demeure pas moins que le "corpus" que j'ai parcouru, pour préparer ces deux messages de synthèse, est beaucoup plus vaste que cela puisque mes archives recensent au moins tous les courriers ou courriels échangés à un titre ou à un autre, très souvent en rapport avec ces demandes, avec l'un ou l'autre de mes interlocuteurs.

Je pense qu'il faut également que je rappelle que certaines parties de la Chaslerie sont classées depuis 1995 seulement alors que je suis, avec mon épouse, le propriétaire du manoir depuis 1991, la réglementation applicable aux travaux ou son interprétation et son application ayant varié depuis 30 ans. Or je vous avoue ne pas avoir gardé la mémoire de tous ces perfectionnements (à supposer que je les aie toujours perçus ou compris aux époques où ils sont apparus), de sorte que la rédaction actuelle de mes messages peut comporter, à ce titre aussi, des erreurs que je rectifierais dès qu'elles me seraient signalées. J'espère que vous saurez replacer, si nécessaire, toutes ces informations dans les bonnes cases des classifications pertinentes.

Enfin, si ma façon de présenter les choses via mon blog vous semble nécessiter trop de travail de lecture de votre part, j'en suis désolé mais j'imagine que, via la documentation internet à laquelle vous avez accès par ailleurs, vous trouveriez tout cela sous une forme qui vous paraîtrait plus adaptée à vos besoins et, je le suppose, plus exhaustive encore.

Vous savez que, de mon côté, la préparation des deux messages en question, pour imparfaits qu'ils soient, tant dans le fond que dans la forme, a représenté un énorme travail que je n'ai pu mener à bien que parce que le confinement de deux mois que nous avons subi m'offrait exceptionnellement le temps de toutes ces recherches. Je crains de ne pas savoir ou pouvoir faire beaucoup mieux.

Bien cordialement,

PPF

________________________________________________________________________________

De : (...)architecte@gmail.com
Envoyé : mercredi 17 juin 2020 16:29
À : Pierre-Paul Fourcade <penadomf@msn.com>
Objet : MANOIR DE LA CHASLERIE - Demande liste des autorisations administratives

Bonjour,

Ne pouvant pas chercher les informations sur votre blog,
Je réitère ma demande de me lister les autorisations administratives que vous avez demandés auprès de l'Etat depuis l'achat de votre Monument historique classé.
Les informations demandés:
Titre de la demande/des travaux
Architecte déposeur de la demande
Date d'autorisation administrative.

Bien cordialement,

(...)
Architecte DPLG - Architecte du Patrimoine

(Fin de citation)
Voici un dessin représentant de face la cheminée de la Julinière, que je destine à remplacer la cheminée de Mebzon au 1er étage du logis :


Ce relevé a été dressé par un tailleur de pierres confirmé, bien connu de mes services. Je lui demande de le compléter par le dessin de la niche latérale qui accompagnait cette cheminée et que j'avais également achetée il y a environ deux ans.

En comparant la photo de cette niche et ce dessin, je comprends que cette dernière jouxtait la troisième pierre du jambage de droite de cette cheminée. Ce serait facile à reproduire et, de mon point de vue, tout à fait justifié.
Après les abondantes pluies récentes, on distingue bien la profondeur de l'ancien pavage à proximité de la porte piétonnière :

19 juin 2020.


C'est beaucoup moins net du côté de l'angle Sud-Ouest de la cour :

19 juin 2020.


Il est prévu qu'un drone vienne photographier l'ancien pavage ce week-end, ceci afin de faciliter le dialogue entre l'architecte du patrimoine en charge de la "mission n°2" et le service régional d'archéologie.

Ce dernier a été saisi par la conservation régionale des monuments historiques ainsi qu'il est apparu lors de la mémorable réunion du 7 février dernier.
Afin de l'amadouer si la chose est possible, j'ai entraîné ce midi le vendeur potentiel d'un important lot de tomettes vernissées du XVIème siècle à ma cantine favorite. Nous étions assis à moins de deux pas d'un couple de retraités de l'enseignement secondaire de Domfront qui, je n'ai pas de mal à l'imaginer, ont très longtemps été des militants socialistes. Qu'ont-ils dû se dire à mon sujet en captant des bribes du discours sonore de mon hôte, vieux militant d'un tout autre bord ?

Et tout ça pour pas grand chose puisque mon visiteur s'est déclaré indécis à propos de la question qui avait motivé mon invitation.
(Début de citation)

De : Pierre-Paul Fourcade
Envoyé : jeudi 25 juin 2020 02:14
À : (...)architecte@gmail.com
Cc : C.F. ; T.F.
Objet : 10 ans après, les bras m'en tombent toujours...

https://www.chaslerie.fr/blog/message/1839

Bien cordialement,

PPF
Au cours de ma conversation d'hier avec l'architecte du patrimoine qui désire conserver son anonymat sur ce site, je lui ai dit me sentir tenu de poser, par mes travaux et dossiers, des préalables tels à la poursuite du chantier que mes successeurs se considèrent investis de la mission de maintenir le flambeau à mon niveau d'exigence. A ce sujet, je me considère et me déclare volontiers méfiant. Peut-être à tort dans les deux cas. Mais l'on sait que j'ai été sérieusement malmené il y a trente mois.

Elle m'a répondu de ne pas me faire de souci à ce propos, les architectes du patrimoine ayant pour mission de veiller à ce que les dérapages que je crains n'aient pas lieu.

J'avoue que cette idée ne m'était pas passée par la tête spontanément. On se demande bien pourquoi :

Or, plus je l'observe et dialogue avec elle, plus j'apprécie le sens de l'écoute et le calme de cette architecte-ci. Faire confiance à une personne de cette trempe pour encadrer l'avenir ne me semblerait pas impossible en effet. Je continue à observer et à réfléchir.
(Début de citation)

De : Pierre-Paul Fourcade <penadomf@msn.com>
Envoyé : mercredi 29 juillet 2020 16:23
À : (...)architecte@gmail.com
Objet : RE: DOMFRONT- Manoir de la Chaslerie : demande emprise des zones excavées de la cour

Madame,

Je vous prie de trouver ci-après un schéma de principe explicitant l'état actuel du pavement de la cour :


Je suis à votre disposition pour compléter ce schéma de principe par des photos, si nécessaire.

Bien cordialement,

PPF

_________________________________________________________________________________

De : (...)architecte@gmail.com
Envoyé : mercredi 29 juillet 2020 14:05
À : Pierre-Paul Fourcade <penadomf@msn.com>
Objet : DOMFRONT- Manoir de la Chaslerie : demande emprise des zones excavées de la cour

Bonjour,

Pourriez-vous m'indiquer précisément sur ce plan ou sur la photographie du drone le périmètre exact des zones excavées.

Bien cordialement,

(...)
Architecte DPLG - Architecte du Patrimoine

(Fin de citation)
La vie dans un monument historique n'est pas toujours confortable. Notamment à 7, dont 3 jeunes enfants, quand on ne dispose pas de plus de 65 m2 habitables (ici, j'exagère un peu car, en été, on peut encore utiliser le grand salon du logis que je n'ai toujours pas démoli, tant je me laisse aller).

Depuis quelques jours, nous avions remarqué que la pression de la douche (à l'étage du bâtiment Nord) avait baissé. J'attribuais cela à des limitations de la distribution d'eau en période estivale. Et puis, avant-hier, les choses se sont corsées : plus d'eau du tout.

J'ai appelé le distributeur d'eau, "Véolia", prêt à lui passer un savon comme on peut l'imaginer, d'autant que j'ai dû patienter 12 minutes face à un répondeur automatique, après quoi ils m'ont garanti que la panne ne venait pas de chez eux et m'ont envoyé immédiatement un de leur salariés, très sympathique au demeurant. Celui-ci, après avoir ouvert le regard contenant le compteur d'eau du manoir, a actionné une vanne qui m'a confirmé cette interprétation. Donc la panne venait de l'aval du compteur, c'est-à-dire quelque part sur les 100 mètres de canalisation enterrée entre ce compteur et le manoir. Mais où ?

J'ai alors cherché à contacter mon plombier favori, Régis FOUILLEUL, mais ce dernier est en congés et son répondeur m'a orienté vers un de ses confrères. Celui-ci est venu hier après-midi...

4 août 2020.

... et m'a déclaré que la panne venait probablement d'un "réducteur de pression" à changer. Nous sommes alors partis à la recherche de cet appareil. Nous l'avons trouvé en aval du compteur d'eau de la ferme. Mais rien de tel de visible sur le circuit, différent, desservant le manoir. Le plombier a ensuite procédé à quelques manipulations dans la trappe du compteur d'eau du manoir et l'eau est revenue dans le circuit du manoir. J'ai également demandé au plombier de rétablir l'eau dans le fournil du manoir, ce qu'il a fait en actionnant le robinet rouge ci-dessous, dans le regard à l'angle Nord-Ouest du bâtiment Nord :

4 août 2020.

Mais, dans les minutes qui ont suivi le départ du plombier, quatre petits geysers sont apparus près du colombier ainsi que, par chance, Carole l'a vu :

4 août 2020.

4 août 2020.

4 août 2020.


J'ai de nouveau téléphoné au plombier. Il m'a conseillé de refermer le robinet rouge. Et le fait est que les geysers se sont alors arrêtés. Mais plus d'eau dans le fournil du manoir.

Un peu plus tard dans la soirée, l'eau n'a de nouveau plus du tout coulé au manoir.

Ce matin, j'ai téléphoné à mon terrassier favori, Philippe JARRY, pour qu'il vienne d'urgence déterrer les tuyaux d'arrivée d'eau en question. Philippe m'a immédiatement dépêché Jérôme qui s'est mis à creuser à la mini-pelle à l'endroit où les geysers étaient apparus. Mais là, aucune trace d'une quelconque tuyauterie, juste la preuve de la présence d'un fil téléphonique (la grille verte) :

5 août 2020.

5 août 2020.

Et Philippe ayant d'autres clients à servir, Jérôme a dû quitter le chantier.

Philippe m'a ensuite téléphoné pour me recommander que le plombier installe un tuyau provisoire sur l'herbe, entre le compteur et le regard de l'angle Nord-Ouest du bâtiment Nord. J'ai répercuté l'information au plombier, déjà pris par ailleurs, mais qui devrait passer prendre les mesures des joints à prévoir.

Voici donc où nous en sommes ce matin :
- plus de geysers depuis qu'on a coupé l'eau au robinet rouge. Mais si on rouvre ce dernier, pas davantage de geysers. Mystère sur la source d'eau qui avait provoqué ces phénomènes ;
- plus d'eau au manoir. Donc impossible d'utiliser les toilettes, de laver le linge ou la vaisselle. Carole a fait provision de grosses bouteilles d'eau minérale en attendant des jours meilleurs ; on va donc camper...
- avec un peu de chance, l'eau pourrait être rétablie demain au manoir, grâce à l'installation provisoire suggérée par Philippe ;
- pour ce qui concerne les vraies réparations, elles ne pourront sans doute pas être effectuées avant plusieurs jours. En espérant qu'on retrouve ce fameux réducteur de pression ainsi que la cause des geysers. Pourvu qu'elle ne se trouve pas dans les travaux effectués il y a un an pour assainir le pied du mur Ouest de l'aile Ouest...