Logis

Bonsoir,

Voilà, voilà, j'arrive, alors cette rencontre fut-elle fructueuse ?

Avez-vous eu un interlocuteur de choix ou me trompé-je sur ses connaissances des châssis ?

Je retiens mon souffle, dépêchez-vous, on manque d'air par ici.

A l'occasion, si les châssis de fenêtres de la boulangerie ne sont pas posés, une photo d'un plan plus rapproché, me rendrait service.

Bonne soirée !

N.D.L.R. : Ah ! Enfin vous voilà !

Je commence par vous répondre sur les nouveaux châssis de fenêtres de M. DUVEAU. Ils sont désormais posés. Voici ce que cela donne pour le fournil de la ferme :

28 juin 2012, le fournil de la ferme vu du Nord.

28 juin  2012, le fournil de la ferme vu du Sud.

28 juin 2012, la fenêtre de la façade Nord du fournil de la ferme.

Il reste bien sûr à jointoyer et peindre tout cela. Compte tenu du fait qu'il s'agit, à ma demande, de doubles vitrages pour ce bâtiment destiné à être occupé l'hiver, je trouve que le résultat n'est pas mauvais. Qu'en dites-vous ?

S'agissant de la visite du représentant de la D.R.A.C., j'ai trouvé qu'elle s'est achevée dans un bien meilleur climat que celui que j'avais ressenti au départ. Alors qu'il faisait une chaleur torride, mon interlocuteur a en effet préféré commencer par une réunion dans mon bureau au cours de laquelle il a souhaité passer en revue les différents dossiers en suspens. Or il est de fait que ceux-ci sont nombreux. Manifestement, ma façon de rédiger des courriels (et, sans doute, des messages sur notre site favori) n'est pas ressentie par certains fonctionnaires comme une aide à ne pas mélanger les informations dont ils ont besoin dans le cadre de leurs procédures ; il faudrait que j'en tienne compte à l'avenir. Ainsi :
- pour la restauration de la charpente et de la couverture des écuries, j'ai rappelé que je faisais en sorte de lancer ces travaux au premier semestre 2013 mais que je devais attendre que mon fils aîné ait décidé, en liaison avec l'architecte, s'il y a lieu ou non de modifier les lucarnes, d'en ajouter ou d'en enlever ; je pense que mes explications ont convaincu que le problème était pris ici à bras le corps ;
- pour les travaux du menuisier et du forgeron sur diverses fenêtres du logis et du bâtiment Nord, mon interlocuteur savait que j'avais déjà encaissé les subventions correspondantes mais ignorait si les travaux avaient été effectués ; il paraît en effet que manque à ses dossiers de suivi une certification émanant du S.D.A.P. Il a néanmoins pu se rendre compte que tous ces travaux avaient bel et bien été réalisés ;
- puis il a abordé le dossier de la cage d'escalier du logis ; après que Lucyna GAUTIER a fourni, comme on le sait et suite à la demande de la D.R.A.C., son estimation du nombre d'heures de travail de mes employés, il semble qu'il faille désormais expliciter la nature précise des travaux que ces derniers réaliseront ; ceci ne me pose pas de problème ; j'espère seulement que ce nouveau document que je vais préparer sans délai sera le dernier qui me sera réclamé avant que le dossier de demande de subvention ne puisse être déclaré complet ; il m'a semblé en tout cas qu'à l'occasion de ce dossier, mon interlocuteur avait bien compris l'économie réalisable par rapport à un devis officiel, ce qui est un point essentiel à mes yeux ;
- pour le mur Ouest de la douve Nord, mon interlocuteur a souhaité de nouveaux justificatifs sur deux points : le nombre d'heures de travail de mes employés et l'utilité du poste "aléas" dans le chiffrage de Lucyna GAUTIER (d'autant que ce dernier date quasiment de la fin du chantier) ; sur le premier point, je suis en mesure de fournir toutes explications et même de nombreuses photos confirmant la réalité des travaux effectués (qualité des fondations, double parement du montage, soin des travaux, réalité des drainages, durée précise de chaque tâche, etc...) ; sur le second point, il nous reviendra, à l'architecte et à moi, d'exposer que le poste "aléas" a été conçu comme un fourre-tout destiné à parer à l'incertitude de postes non facturés par des tiers ; donc il me semble que tout cela est un petit peu fastidieux à détailler mais que nous devrions pouvoir fournir rapidement les explications attendues ;
- pour le mur d'escarpe, j'ai exposé les démarches en cours afin de détourner le filet d'eau au fond de la douve, ce qui a sans doute rassuré mon interlocuteur sur mon souci de respecter toutes les réglementations, même extérieures à son champ de compétence. Sur le fond, mon interlocuteur a estimé que je pourrais être autorisé très rapidement à démonter le mur existant mais qu'il lui faudrait davantage d'éléments avant d'autoriser le coulage des nouvelles fondations ; c'est, d'après moi, à ce moment-là de notre entretien que l'atmosphère s'est détendue et que le dialogue est clairement devenu constructif ; j'ai en effet exposé que je répugnais à faire intervenir un cabinet d'études coûteux pour des calculs de fondations que je saurais effectuer moi-même, s'agissant d'un mur de soutènement parfaitement classique, et mon interlocuteur, lui aussi ingénieur, l'a admis ; ceci était un point crucial pour moi. A partir de là, la conversation a porté librement sur les complexités des procédures et j'ai pris bonne note des références internet d'un document établi par les conservateurs régionaux des monuments historiques pour tâcher d'éclairer le public ; j'étudierai ce document.

Voilà, je pense, l'essentiel de ce que nous nous sommes dits dans mon bureau. Nous sommes ensuite allés sur le terrain. J'ai commencé par montrer l'intérieur du bâtiment Nord et donné un aperçu de l'intérieur du logis. Mon interlocuteur a ainsi pu se rendre compte du fait, étonnant pour tout observateur sensé, que je fais passer la préservation du gros-œuvre de la Chaslerie avant le confort de ma petite famille ; à mon avis, il ne doit pas rencontrer souvent de zigotos de mon acabit ; il est même probable que tout fonctionnaire des affaires culturelles doit se réjouir du fait que, tel Bernard Palissy, je sacrifie énormément à l'intérêt du bâtiment. Mon interlocuteur a cependant noté la grande humidité de la première volée de la cage d'escalier (due, selon moi, au très brutal réchauffement de l'atmosphère au cours des dernières 24 heures ainsi qu'à l'usage abusif de ciment par mes prédécesseurs).

Ce n'est donc qu'à la fin de la visite que nous sommes allés examiner les douves. Nous sommes très rapidement passés à côté d'Igor et de Jonathan (il m'a semblé que la qualité de leur travail avait fortement impressionné). Mon interlocuteur s'est cependant étonné des joints creux ; je lui ai répondu que c'était habituel dans le Domfrontais, à la différence du Perche par exemple (je me suis cependant abstenu de lui signaler que les joints du châtelet d'entrée d'un manoir géographiquement voisin, le manoir de la G., étaient ainsi, à mes yeux, complètement ratés). Enfin, nous sommes descendus dans les douves et mon visiteur y a pris de nombreuses photos.

Au final, M. TIERCELIN m'a semblé tout à fait rassuré par les travaux réalisés ainsi que par la coïncidence entre mes déclarations sur le mur d'escarpe et ce qu'il a pu constater d'autant plus aisément que l'herbe avait été coupée à son intention. Je retiens également qu'il m'a assuré que les promesses de subventions seraient bien (sauf circonstance majeure exceptionnelle) tenues et que je n'ai pas non plus de souci à me faire à propos des subventions nécessaires pour la restauration du mur d'escarpe et des biefs. Nous sommes convenus de rester en contact si j'avais d'autres éclaircissements à demander sur les textes.

Nous n'avons guère parlé de la passion de mon interlocuteur pour les châssis anciens de fenêtres. J'espère bien que cela sera possible à notre prochaine rencontre.

P.S. (du 7 juin 2017) : Avec le recul de 5 ans supplémentaires de travaux (et de galères, administraaaâââtives et autres), je trouve que la lecture de ce compte rendu conserve quelque chose de réconfortant pour moi.

J'ai emmené Carole voir où en étaient rendus Igor et Jonathan. Je lui ai demandé ce qu'elle remarquait, observant bien ses réactions. En fait, elle n'a rien noté de particulier ; je veux dire par là qu'elle ne s'est pas rendu compte, avant que je ne le lui signale, que 5 chênes et un énorme noisetier avaient disparu à côté du mur Ouest de la douve Nord. J'avais déjà observé le même phénomène lorsque, à l'occasion de la restauration de la charretterie, j'avais fait abattre le chêne sous lequel elle avait l'habitude de garer sa voiture. C'est dire à quel point la minéralitude est prégnante ici !

29 juin 2012 vers 16 h.

Ce soir, Igor et Jonathan ont jointoyé le quart supérieur de la paroi Est du mur Ouest de la douve Nord (ils sont ici en train de brosser les joints). A ce rythme, je pense que nous pourrons récupérer les échafaudages dès mercredi prochain. Or, mardi, Sébastien LEBOISNE viendra poser les nouvelles solives au plafond du salon du logis. Igor et Jonathan pourraient ainsi les rempanner dans la foulée, ce qui permettrait à Sébastien d'enchaîner avec la pose des nouveaux entrevous.

Il va donc être grand temps de décider quel type de béton allégé nous coulerons au-dessus de ces entrevous, afin de servir de sol à ce que j'appelle "la pièce dévastée".

Guy HEDOUIN
rédigé le 29 Juin 2012
Journal du chantier - Maçonnerie-carrelage - Logis - Par corps de métier - Par lieu
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Bonsoir,

Je penserais à un béton chaux-chanvre ou chaux-bille d'argile expansée.

Avez-vous pensé à l'écoulement de l'eau de ce béton ? Il me semble qu'il y a encore des boiseries aux murs.

Bonne soirée !

N.D.L.R. : Merci pour ces conseils. Quel mélange est le plus léger, et en même temps résistant, y compris au feu ? Et, à votre avis, que faudrait-il faire pour protéger les boiseries ?

Il va falloir questionner Google, il y a des forums sur le sujet, Tiez Breiz notamment.

Perso, j'opterais pour les billes d'argile (voir aussi ceci).

Je suppose que vous allez poser un plancher sur vos rouis, un film plastique assez résistant qui remonterait sur les côtés du mur de la pièce limiterait les dégâts.

Faire un mélange pas trop humide.

Et votre architecte-conseil, spécialiste en restauration du bâti ancien, elle devrait vous apporter la réponse adéquate.

N.D.L.R. : Vous êtes toujours un mine de conseils précieux ! Merci !

Je me doutais que la dentisterie chez les Inuits était un peu particulière mais de là  à  imaginer qu'ils se lavent les dents avec des brosses métalliques (comme celle, usée, que l'on aperçoit en haut du mur, posée sur la collerette), il y a quand même un monde !

4 juillet 2012, le brossage, toujours le brossage des joints.

La photo précédente montre en outre l'importance des terrassements qui restent à  réaliser côté Est. Quant aux échafaudages, ils sont prêts à partir vers le salon où ils aideront au rampannage des solives :

4 juillet 2012, les échafaudages au départ.

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le Jeudi 4 Juillet 2012
Journal du chantier - Menuiserie - Logis - Par corps de métier - Par lieu
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Les compagnons de Sébastien LEBOISNE ont passé l'essentiel de la journée à remplacer 18 solives vermoulues au plafond du salon du logis (ou sol de la "pièce dévasté" au-dessus du salon) :

4 juillet 2012, l'atelier improvisé des compagnons de Sébastien. Noter l'aspirateur de compétition.

Alors qu'ils procédaient à la substitution solive par solive, ce qui, vu de dessous, donnait une impression de patchwork, je leur ai suggéré de regrouper toutes les nouvelles solives dans la partie la moins éclairée de la pièce (du moins au rez-de-chaussée, celle qui se trouve au fond) :

4 juillet 2012, le chantier en cours dans la

Ils ont bien voulu me dire que l'idée était bonne et reconnaître qu'ils n'y auraient pas pensé tout seuls. Ceci me confirme que, sur un chantier de vieilles pierres, il est important que le maître d'ouvrage soit sur place et entretienne un dialogue constant avec les artisans. Car rien ne vaut l'oeil de celui qui paye, surtout, à mon avis, quand c'est un particulier.

4 juillet 2012, les nouvelles solives au fond de la pièce.

Sébastien COSNARD
rédigé le Vendredi 5 Juillet 2012
Journal du chantier - Menuiserie - Logis - Ferme et son fournil - Par corps de métier - Par lieu
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Bonjour,

Lecteur assidu de la restauration de votre manoir, je me demandais si vous vendiez les solives !?
J'en cherche pour faire une sorte de colombage sur un mur extérieur monté en parpaings qui dénature un peu ma maison (longère de bourg Sarthoise).
Cordialement.

N.D.L.R. : Avant de les vendre, je voudrais m'assurer que je ne peux les utiliser pour le plafond du futur cabinet de toilettes du fournil de la ferme. Donc je vous prie de me recontacter dans quelques mois quand j'aurai arrêté mes idées. Pour info, il y en a 18, elles sont en chêne, ont 2,40 m de long et une section à peu près carrée d'une quinzaine de centimètres de côté ; l'aubier a été attaqué par les vers mais le reste est sain ; leur ancienneté est indéterminée mais, comme le logis de la Chaslerie a brûlé il y a 125 ans environ, elles doivent avoir cet âge. Cordialement.

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le Samedi 6 Juillet 2012
Journal du chantier - Menuiserie - Logis - Météo - Par corps de métier - Par lieu - Désultoirement vôtre !
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Quand, comme aujourd'hui, il ne cesse pratiquement pas de pleuvoir, je suis obligé de confier à Igor et Jonathan des travaux à l'abri. J'ai de plus le souci de permettre à Carole de récupérer son salon le plus vite possible. Il faut dire que nous n'en prenons pas toujours le chemin comme elle va le découvrir ce week-end :

6 juillet 2012, l'état du salon du logis...

Igor et Jonathan ont donc gratté l'aubier des solives du plafond du salon puis les ont enduites d'un produit vermicide recommandé par Sébastien LEBOISNE :

6 juillet 2012, remarquez la vue imprenable sur le salon, en-dessous.

Voyez ceci pour votre salon.

Technique éprouvée depuis bien longtemps : planchettes de chêne entre les rouis, de la terre mélangée à de la paille, de beaux pavements et le tour est joué.

Vues du chantier de Guédelon.

Voilà un travail intéressant pour vos oeuvriers, surtout lorsqu'il pleut.

N.D.L.R. : Les grands esprits se rencontrent ! Ceci dit, je ne dispose pas d'une épaisseur suffisante entre le haut des solives et le palier du 1er étage du logis ; c'est pour cela que j'envisage un béton (pour la solidité) mais allégé (parce que le ciment, non merci).

La priorité évidente du chantier dans les prochains jours doit être donnée à la remise en état du plafond du salon du logis et au coulage du béton allégé au-dessus, afin de servir de sol à ce que j'appelle pour le moment la "pièce dévastée".

A ce jour, il reste à finir de traiter les solives du plafond du salon, puis à rampanner ces solives à la chaux, puis à demander à Sébastien LEBOISNE de venir clouer les nouveaux entrevous, puis à protéger les murs du salon contre les risques de coulures de béton, puis à couler le béton.

Mon objectif est de permettre, dans toute la mesure du possible, à Carole de récupérer l'usage du salon et de la salle-à-manger voisine (où sont entreposés les meubles du salon) pour le début de ses congés, programmés du 6 au 27 août prochains. Avec un peu de chance, on devrait arriver à tenir cette échéance.

Le programme de travaux de l'été comporte d'autres tâches pressées, comme la fin du jointoyage de la future chaufferie puis son repavage avant l'intervention du plombier qui devra, avant le retour du froid, avoir déménagé la chaudière actuellement installée au bout Est du bâtiment Nord...

6 juillet 2012, on avance le jointoyage de la future chaufferie pendant qu'il pleut.

... mais aussi la pose de torchis là où nous avions interrompu ce chantier l'an dernier, c'est-à-dire, notamment, sur l'appentis de la cave et dans le fournil de la ferme ; il ne faudra pas oublier de peindre le plus tôt possible les nouvelles menuiseries extérieures de M. DUVEAU (sur le fournil de la ferme, la cave, la charretterie ou au rez-de-chaussée du colombier). Bref, je pense qu'Igor et Jonathan ne vont pas chômer avant leur départ en vacances !

Par ailleurs, dès que j'aurai le feu vert de Lucyna GAUTIER consultée, je lancerai les travaux sur les boiseries de la chambre du rez-de-chaussée du bâtiment Nord.

Enfin, je me garderai d'oublier la restauration de l'Avenue qui, aux dernières nouvelles, débutera le 23 juillet prochain.

Bonjour,

Voyez aussi ceci pour votre dalle sur le plancher.

Pourriez vous me donner la hauteur disponible entre les rouis et le palier? Lorsque les rouis seront recouverts, j'ai pensé, si vous disposez d'assez de place, qu'une dalle de liège apporterait une bonne isolation tout en réduisant la charge sur l'ensemble.

Est ce bien des pavements que vous poserez ou bien un beau plancher à l'ancienne ?

Bonne journée à tous les deux !

N.D.L.R. : Vous posez là une série de bonnes questions auxquelles je ne sais pas encore répondre. J'étudie la question et je reviens vers vous, mais pas avant mardi. Bien sûr, si cela vous dit, vous êtes le bienvenu pour venir sur place et me donner votre avis. Bonne journée à vous aussi !

J'ai trouvé ceci pour votre plancher :

J'ai oublié de vous dire qu'il ne faut pas mettre de treillage métallique avec de la chaux.

Bonne journée !

N.D.L.R. : Merci beaucoup. On va tâcher de se faire prêter le niveau à laser de Philippe JARRY pour déterminer quelle pourra être l'épaisseur entre le haut des solives et le niveau du sol de la pièce au-dessus du salon. Cette mesure, nécessaire préalable au choix de la solution parmi celles que vous citez, sera compliquée par le fait que la surface enveloppant le haut des solives est tout sauf plane et horizontale...

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le 10 Juillet 2012
Journal du chantier - Maçonnerie-carrelage - Menuiserie - Logis - Par corps de métier - Par lieu
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Igor et Jonathan ont passé la journée à préparer le rampannage des solives au plafond du salon du logis ; dans cette pièce, Igor a protégé les murs et les lustres avec des feuilles de plastique (il était temps !)...

10 juillet 2012, Igor dans le salon.

... tandis qu'à l'étage, Jonathan découpait et disposait le coffrage :

10 juillet 2012, Jonathan dans la

Ce coffrage étant beaucoup plus difficile à mettre en place que je ne le pensais, seule une poutre sur trois en a reçu un aujourd'hui.

M. PEROTTE, menuisier basé dans le Perche et qui m'est recommandé par Roland FORNARI et la famille DESHAYES, passera en début d'après-midi pour prendre les dimensions des châssis de fenêtres ou de portes que je désirerais remplacer prioritairement en raison de leur vétusté ou de leur inadéquation. Il s'agit des 4 fenêtres de la "pièce dévastée" (au 1er étage du logis), de la fenêtre de la pièce qui se trouve dans la tour attenante, ainsi que des 4 fenêtres et des 2 portes extérieures de la cage d'escalier du logis.

Afin de préparer cette réunion, je vais me replonger dans le passionnant site d'Arnaud TIERCELIN. Le modèle auquel je pense serait inspiré d'un châssis du manoir de la Cour à Sainte-Croix-sur-Orne. Il me paraît en effet de la bonne époque et bien coller avec des ouvertures de la Chaslerie qui comportaient autrefois des meneaux de pierre dont il reste les cicatrices.

Bien entendu, ma famille va lever les bras au ciel et protester vigoureusement quand elle connaîtra ces projets. Mais je prends des vitamines pour affronter la tempête prévisible.

P.S. : Maintenant que je connais M. TIERCELIN, il faudrait que je lui montre les vestiges d'anciens châssis de fenêtres de la Chaslerie qui ont servi pour la restitution de la lucarne du logis. Le problème est que je ne sais plus où je les a mis. Mes prédécesseurs, toujours aussi doués, les avaient peints en orange ; donc ils devraient se voir...

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le 11 Juillet 2012
Journal du chantier - Maçonnerie-carrelage - Logis - Par corps de métier - Par lieu
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Il faut des aptitudes de funambule pour aller chercher une photo comme celle-ci (en effet, j'ai failli me rompre le cou) :

11 juillet 2012, Jonathan et Igor au travail dans la

Igor complète les coffrages de Jonathan en juxtaposant du contreplaqué, de manière à dégager la place pour un enduit de chaux :

11 juillet 2012, Igor peaufine les coffrages du rampannage.

Bonjour,

Celui-ci n'est pas mal non plus.

Il n' y pas de quoi lever les bras au ciel, cela a existé et ce n'est pas plus laid que les cochonneries que l'on fait maintenant.

A part cela, le relooking du site prend forme.

A la Bézirie, c'est le déluge, de plus en plus difficile de faire l'entretien extérieur.

Bonne journée !

N.D.L.R. : A la Chaslerie aussi, il pleut comme vache qui pisse. Impossible de travailler dehors à la maçonnerie ou d'entretenir les charmilles. Vous me trouvez donc attelé à ma bécane.

Guy HEDOUIN
rédigé le 11 Juillet 2012
Journal du chantier - Maçonnerie-carrelage - Logis - Par corps de métier - Par lieu
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En regardant attentivement vos photos, vous ne disposez pas de beaucoup de place pour la dalle allégée.

Avez-vous pris les cotes ? Au niveau du seuil de la porte, il ne reste pas grand chose.

N.D.L.R. : On attend le niveau à laser.

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le 11 Juillet 2012
Journal du chantier - Electricité - Logis - Tour Louis XIII - Par corps de métier - Par lieu
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Freddy JARDIN, l'électricien E.J.S., vient de passer à ma demande afin de voir ce qu'il aurait lieu de faire dans la future chaufferie (au rez-de-chaussée de la tour Louis XIII) et dans la "pièce dévastée" (au 1er étage du logis). Il s'agirait, pour l'essentiel et dans l'immédiat, de gainer des fils électriques avant la restauration des sols.

Freddy JARDIN va faire le maximum pour que son intervention ne retarde pas Igor et Jonathan (donc, en particulier, la possibilité pour Carole de recouvrer l'usage du salon et de la salle-à-manger au mois d'août) mais la perspective des congés des ouvriers d'E.J.S. complique la situation.