Logis

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le jeudi 12 février 2015
Journal du chantier - Administraaaâââtion - Logis - Bâtiment Nord
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Incroyable mais vrai, je me suis également planté dans le calcul de ma demande de subvention au conseil général.

Trois explications, d'ailleurs liées, à ceci :
1 - Il est particulièrement enquiquinant de remplir ces dossiers ; il faut retrouver des factures, les photocopier, ne pas mélanger les différents taux de T.V.A. applicables, ne pas oublier de débiter les comptes d'"aléas de chantier", ne pas se méprendre dans la ventilation des honoraires d'architecte entre parties classées et parties inscrites, etc...
2 - Je suis, résolument et de plus en plus, procrastinateur, par fuite devant tous les enquiquinements administraaaâââtifs dont la vie nous comble "aujourd'hui plus qu'hier et bien moins que demain", comme dit la poétesse.
3 - J'avais attendu l'avant-veille de Noël pour préparer mes dernières demandes et les envoyer dans les tuyaux. Il faut croire que j'avais la tête ailleurs.

Donc, cette fois-ci, je recevrai moins que je n'avais anticipé. Mais, en fait, tout cela se traduira pour l'essentiel par de simples décalages de trésorerie. Tout rentrera dans l'ordre un peu plus tard.

En attendant, peignons la girafe de bon cœur puisque c'est ce que le système attend de nous ! Il va en effet falloir que je prépare de nouvelles demandes de subventions pour d'autres tranches de travaux.

Mais surtout ne nous plaignons pas tant que ces oasis ne sont pas encore desséchées.

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le vendredi 20 février 2015
Journal du chantier - Maçonnerie-carrelage - Logis
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Cette fois-ci, on dirait bien qu'Igor en a assez de travailler sous la pluie dans les plantations. Il est venu ce matin me demander si je n'avais pas de travail pour lui à l'intérieur de bâtiments. Je lui ai proposé de prendre le relais de Jonathan pour finir de cicatriser une saignée due aux précédents propriétaires, située au niveau du premier demi-palier du grand escalier du logis :

20 février 2015.

20 février 2015.

Il faudrait également qu'il grimpe dans les combles du colombier et de la tour Louis XIII car j'entends que des volatiles s'y sont encore réfugiés, en passant par je ne sais où, et y mènent grand train.

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le lundi 23 février 2015
Journal du chantier - Plomberie-chauffage - Logis - Liens divers
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Tiens, un sujet qui, par exception, va passionner le rustaud borné, c'est de son niveau :

Hier matin, Carole m'a entraîné dans une promenade à pied, de la maison à la Place de la Concorde et retour. Le tout par les quais et ex-voies express rendues aux piétons le week-end. Il faisait un temps superbe, digne de grands-parents en goguette.

A l'aller, à hauteur du pont Alexandre III, nous avons fait étape chez "Faust", élégant bistrot à l'ancienne installé sous la pile de la rive gauche du pont.

Et là, j'ai admiré les gogues. Notons-en donc les coordonnées pour ce gugusse :

22 février 2015.

22 février 2015.

Très bel urinoir aussi, de marque Roca :

22 février 2015.

Dommage que je n'aie pas actionné le flash.

Il y avait également un carrelage intéressant dans la salle du bistrot. Il paraît qu'il vient du Portugal. J'ai laissé mon adresse mail au serveur ; j'espère qu'il pourra nous donner les coordonnées du fournisseur.

Un nouveau coup de fil au S.T.A.P. d'Alençon m'apprend que ma demande, datée du 23 décembre dernier, de paiement d'une subvention n'a toujours pas été instruite. Lors d'un précédent appel pour m'assurer du bon avancement du dossier, j'avais découvert que, celui-ci s'étant "égaré" (c'est le terme technique), je devais en fournir un nouvel exemplaire. Ceci fut fait séance tenante.

De même, ma demande d'autorisation de plantations qui, aux précédentes nouvelles, allait être traitée "immédiatement" par le même correspondant, serait désormais en errance entre Alençon et Caen sans que mon interlocuteur n'ait encore compris, a-t-il la courtoisie de me préciser (c'est une chance, il est toujours d'une exquise courtoisie), qui devrait la traiter.

On bat donc les précédents records de lenteur. Mais, comme l'on sait, tous les records sont faits pour être battus.

En attendant, je me trouve contraint, bien contre mon gré, de continuer à bloquer le lancement de nouvelles tranches de travaux.

Si au moins il y avait une quelconque valeur ajoutée, fût-elle minime, dans l'intervention de cette administraaaâââtion dans ce type de dossiers...

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le jeudi 5 mars 2015
Journal du chantier - Administraaaâââtion - Logis - Bâtiment Nord - Désultoirement vôtre ! - Météo
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Gelée blanche ce matin autour de notre manoir favori. Mais le ciel est d'un bleu réjouissant :

5 mars 2015.

Je vais néanmoins consacrer l'essentiel de la journée à des corvées :

- remettre à flot la comptabilité de Pontorson ;
- aller y faire un tour pour régler un problème et faire visiter le lot disponible à la location ;
- et, s'il me reste beaucoup de courage, m'atteler enfin à la rédaction d'une demande de subvention au conseil général pour les travaux intérieurs de la "tranche 2014".

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le jeudi 5 mars 2015
Journal du chantier - Maçonnerie-carrelage - Menuiserie - Logis - Bâtiment Nord
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Il demeure assez difficile de rendre compatibles un chantier de restauration de monument historique et une vie sociale minimale. Carole aura de nouveau l'occasion de le vérifier quand, les beaux jours aidant, elle reviendra à la Chaslerie.

En attendant, j'ai demandé à Igor de démonter le plancher provisoire qu'en vue du mariage, il avait fallu installer à grands frais dans l'ancienne cuisine afin de la transformer en dortoir. Je crois qu'en tout et pour tout, 4 bambins y auront dormi quelques heures le 26 juillet dernier. Bien, n'insistons pas sur cet épisode qui avait, comme vous pouvez vous en douter, entraîné divers débats familiaux...

Voici l'aspect de cette ancienne cuisine ce matin, presque prête à recevoir une future bibliothèque, par exemple :

5 mars 2015.

5 mars 2015.

Mais où sont passés tous les lits que Carole avait voulu installer là ?

Les voici, dans la salle-à-manger du logis, elle aussi en attente de travaux :

5 mars 2015.

Vous voyez bien que je n'exagérais pas quand je prétendais que, cette année encore, nous devrions vivre à peu près comme des ours.

D'ailleurs, c'est bien connu, je n'exagère jamais. Hum...

Je vous présente le père de Content III :

Content était mon cheval de bois en Tunisie et à Saint-Céré ; il m'avait été offert par ma grand-mère Julietotte pour la Noël 1955 :

Noël 1955, PPF sur Content à Sousse.

Noël 1955 à Sousse.

Content II était le cheval à bascule, en peluche et à roulettes, de mes fils :

Début 1980, Thibaud et Content II.

Début 1980, Thibaud et Content II.

Je destine Content III à mes petits-enfants.
Manorial, isn't it ?

Le père de Content III est un authentique cheval de petit lord du XIXème siècle que Sébastien LEBOISNE avait restauré il y a quelques années pour une antiquaire anglaise et que j'avais repéré dans son atelier.

J'ai passé à Sébastien commande du même, neuf. Il devrait être sculpté dans du chêne et mesurer hors tout 2 bons mètres de long. Je compte charger Ryszard ZUREK de Mortain des peintures et le fils de Mme RIVARD de Rânes (membre fondatrice de l'"association pour la restauration et l'animation du manoir de la Chaslerie") de la sellerie.

Il me reste à sélectionner l'artisan qui se chargerait de trouver le crin et d'implanter la crinière et la queue. Pour les yeux, j'envisage de m'adresser à un taxidermiste, en espérant que Sébastien puisse les arrimer solidement ; sinon, ils seront peints.

Vous avez compris que nous ferons en sorte que Content III soit plus beau que le zèbre à bascule de Prince George.

Si un visiteur de notre site favori souhaite commander le jumeau de Content III, autant nous regrouper pour négocier des rabais...

P.S. : Ayant pris connaissance de mon projet, le père de Garance m'écrit :

(début de citation)

C'est magnifique!
Il doit basculer très fort cet animal à en juger par la courbure des patins.
Tu crois qu'il tient 95kg sur son dos ?

(fin de citation)

Je vois qu'à 36 ans révolus, mon aîné se croit toujours dans une cour de récréation...

Mais non, mon grand, pas plus tes 95 kg que mes 106, il vaut mieux ne pas essayer.

Ce matin, en revenant de Paris, j'ai fait étape chez M. MAFFRE, notre excellent architecte, pour un point sur les dossiers de travaux en cours ou prévus.

Pour la restauration de la charpente et de la couverture du colombier, on attend toujours que Roland BOUSSIN veuille bien émettre un calendrier auquel il se tienne enfin.

Pour la fin du "programme 2014" de travaux :
- je suis prêt à passer commande à Roland FORNARI des grilles du premier étage du logis. J'attends qu'il me confirme qu'il se sent capable de les réaliser ;
- en ce qui concerne la cage d'escalier du logis, M. BRESSON est prêt à poser certaines menuiseries intérieures ; j'ai néanmoins freiné le retour de l'entreprise BODIN dans l'attente du règlement des subventions réclamé depuis le 23 décembre dernier ; en outre, il reste quelques menus travaux de plomberie ou d'électricité à terminer avant que le maçon ne puisse utilement revenir ; troisièmement, je m'interroge sur l'opportunité de restaurer les enduits avant que des nouveaux châssis de portes et fenêtres ne soient posés ; enfin, je me dis qu'il serait préférable d'attendre que la restauration de mon ex-chambre au 1er étage du logis soit bien avancée avant de risquer d'exposer des enduits frais au passage d'ouvriers.

Avant de lancer l'étude préalable sur les châssis des portes et fenêtres, on attend que l'arrêté de subvention soit écrit en termes en phase avec la demande et que le taux de la subvention corresponde au moins aux pratiques habituellement en vigueur en la matière.

Pour l'aménagement intérieur de l'"aile de la belle-mère", M. MAFFRE ne verrait que des avantages à ce que mon aîné fasse enfin part de ses observations sur le schéma envisagé il y a quelques mois. Je sais que ce fiston tient à disposer d'une cheminée dans son salon. De mon côté, j'ai proposé d'englober la tour Louis XIII dans le projet.

Enfin, s'agissant de mon rêve de bibliothèque dans le bâtiment Nord, M. MAFFRE est très réservé sur le principe de cet aménagement à cet endroit. Il m'invite à consacrer les fonds encore disponibles à l'avancement prioritaire de la restauration de la salle-à-manger et de mon ex-chambre dans le logis. Ce faisant, il pousse dans le même sens que Carole et le fiston, ce qui commence à faire beaucoup pour mes résistances de sumotori. Ceci ne m'empêchera pas, en tout état de cause, de traiter rapidement le plancher et de la plafond de cette ancienne cuisine.

On dirait qu'après le mariage et la naissance, la jeune classe concernée se met en ordre de marche vers notre manoir favori.

Mon aîné vient en effet de me communiquer le courriel suivant, adressé à M. MAFFRE :

(début de citation)

Bonjour,

Pour faire suite à notre discussion de ce jour et pour avancer dans notre projet de réhabilitation de l'aile ouest du manoir, je vous propose de nous rencontrer à votre domicile l'un des vendredis suivants (...).

Sans vouloir totalement déflorer le sujet, voici les premières réactions que nous avons eues sur le fond à la lecture des plans :
- l'idée d'une modification radicale des ouvertures en façade est bonne. Nous n'y voyons donc aucun inconvénient tant que la D.R.A.C. est susceptible de donner son accord pour de telles modifications ;
- le schéma directeur est séduisant avec un grand salon dans la partie nord des écuries. Néanmoins, je ne conçois pas à ce stade un tel salon sans une cheminée mais ne souhaite pas non plus créer de nouveau conduit. Il faudrait donc évaluer la possibilité de rattacher la cheminée dans le salon au conduit de la tour Louis XIII (tout en conservant un tirage satisfaisant et un entretien aisé dans la mesure du possible) ;
- il faudrait reprendre les plans en intégrant la tour Louis XIII, à l'exclusion du RdC que je souhaite conserver en accès libre depuis la cour pour le rangement des vélos, du matériel de jardinage et de bricolage (point qui peut être discuté car je comprends que mon père et ma femme ont peut-être un point de vue différent).

Sinon, plus marginalement:
- le colimaçon dans le pigeonnier prend une place démesurée au regard de l'espace disponible. Nous serions donc d'avis de le supprimer et de ménager des accès aux chambres directement à partir du plateau des écuries afin de se laisser davantage de place pour des salles de bain.
- le grand plateau du 1er étage des écuries nous semble trop vide. Sans doute gagnerait-il à être davantage structuré avec des pièces (quitte à réduire légèrement la cage d'escalier).

Dernier point, il me semble que nous devrions trancher rapidement la question du chauffage (i.e. chaudière indépendante pour chaque aile ou mise en commun ? Type de chaudière ?). Comment conseilleriez-vous de procéder sur ce sujet ?

J'espère que nous aurons prochainement l'occasion de nous entretenir plus avant de ce projet.

Cordialement,

(signature)

P.S.: je vous confirme que Monsieur Boussin s'était engagé dans un courrier en date du 23/12/2014 à débuter les travaux d'échafaudage et de charpente le 15 avril.

(fin de citation)

Tout ceci me paraît excellent. Deux remarques :

- je n'ai pas de point de vue arrêté sur le meilleur usage du rez-de-chaussée de la tour Louis XIII ; l'idée du fiston me paraît bonne et cet espace pourrait accueillir une chaudière centrale, desservant l'ensemble des bâtiments sur cour ;

- à propos du chauffage, je pense qu'il y a lieu de lancer enfin l'étude qu'on avait envisagé de confier à un excellent spécialiste, M. Thierry BURIN des ROZIERS. Je ne sais pas s'il serait toujours disponible, compte tenu notamment du temps que nous aurons mis pour arrêter la décision de le mandater. Il faudrait que M. MAFFRE ou le fiston le recontactent. Moi, je n'ose plus.