Logis

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le 10 Décembre 2010
Journal du chantier - Maçonnerie-carrelage - Peinture - Logis - Généalogie et sagas familiales
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Pauvre grand-oncle Paul, une fois de plus, il est le témoin de tristes événements !

Ce matin, en quittant ma chambre et en descendant le grand escalier du manoir, je me suis en effet aperçu qu'il y avait des fissures dans le mur, derrière son buste :

10 décembre 2010, les suites du dégât des eaux.

De même, au niveau du rez-de-chaussée, la peinture se détache du mur dès qu'on le touche :

10 décembre 2010, un autre conséquence du dégât des eaux.

Avant-hier, lorsque j'ai téléphoné à mon assureur, Groupama, mon interlocutrice m'a rappelé que mon assurance comportait une franchise de 732 € en matière de dégât des eaux. Je lui ai dit que je ne pensais pas que les dégâts sur le mobilier atteindraient ce montant mais j'ai réservé mes droits pour ce qui concerne le contenu des meubles et le mur. Carole n'a pas encore vérifié le contenu des meubles car, en cette saison, elle ne vient plus à la Chaslerie. Mais on dirait bien que, pour les murs, j'ai eu raison d'être prudent.

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le 11 Décembre 2010
Journal du chantier - Maçonnerie-carrelage - Plomberie-chauffage - Menuiserie - Logis
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Pour la première fois depuis le dégât des eaux du dernier week-end, j'ai eu l'idée d'aller voir si la façade Est du logis avait été touchée.

Hélas, la réponse est positive : 6 jours après, on discerne nettement les traces d'humidité sur les joints, juste au-dessous de l'endroit où la canalisation avait cédé :

11 décembre 2010, la façade Est du logis.

Même les menuiseries de cette façade portent la marque de l'eau :

11 décembre 2010, coulure de tanin sur la partie récemment restaurée de la porte Est du logis.

Je ne sais pas comment tout cela va évoluer avec le gel.

En tout cas, j'avais rendez-vous mardi prochain (le 14) chez Groupama. Cette fois-ci, on n'échappera pas à l'expertise et, franchise ou pas, l'indemnisation pourrait être salée pour l'assureur !

N.D.L.R. du 17 juillet 2012 : Groupama ayant, malgré des primes très élevées, décidé de ne rien indemniser (à part les dégâts sur des bouquins), j'ai résolu de changer d'assureur. Il ne faut quand même pas se moquer du monde !

Guy HEDOUIN
rédigé le 11 Décembre 2010
Journal du chantier - Maçonnerie-carrelage - Menuiserie - Logis
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Bonsoir,

C'est inquiétant de voir toute cette humidité, est-ce que les fissures de l'escalier correspondent à cette partie de mur?

Je pense que votre assurance va dépêcher un expert.
Il faudrait une grande période de beau temps pour assécher tout cela.

Cette porte est très jolie, beau travail.

N.D.L.R. du 17 juillet 2012 : A l'évidence, Guy HEDOUIN évoque ici la seule porte Est du logis.

Voici dans quel état Henri LEVEQUE, avocat parisien et conseiller général de l'Orne, dut trouver la Chaslerie lorsqu'à peu près à l'époque où je naissais, il hérita de sa tante Marie :

La Chaslerie à la fin de la première moitié du siècle dernier.

A l'évidence, cette propriété était alors "dans son jus" et il y avait un gros travail de remise en ordre à entreprendre.

Certainement, si l'électrification des campagnes avait déjà atteint la Chaslerie, de bonnes évacuations des eaux usées étaient à prévoir. On peut imaginer que le confort intérieur était des plus spartiates. Le colombier était encore, à la couverture récemment refaite près, dans son état du XVIIIème siècle, avec un logement sur les deux premiers niveaux et les trous de boulins dans les murs au-dessus de ce logement. L'écurie était encore utilisée comme telle. La tour Louis XIII venait de s'écrouler à la suite de trop longues négligences des propriétaires. Les portes de la cour étaient, l'une disparue, l'autre mal en point. L'enduit des murs du logis finissait de se décomposer par manque total de soins. Il y avait encore une mare dans l'avant-cour du manoir où plongeaient les canards, et un bâtiment en colombages, à côté de cette mare, où ferrer les chevaux. L'avenue arrivant du Tertre Linot s'incurvait devant la chapelle pour contourner la mare, ainsi que le pressoir.

Bref, un siècle et demi à peine après la vente de la Chaslerie comme Bien National, les nouveaux propriétaires n'avaient, à l'évidence, pas su se montrer à la hauteur de leur facile acquisition.

Le logis ayant brûlé une soixantaine d'années plus tôt, on peut comprendre qu'Henri LEVEQUE et son épouse jetèrent leur dévolu sur le colombier et l'écurie afin d'y implanter leur nouvelle résidence secondaire. Mais c'est la façon dont ce "chef d'orchestre" (comme il décrivait son rôle) conçut ce chantier et le mena à bien (si l'on peut dire...) qui pose encore problème. C'est ce que nous allons maintenant étudier, bien entendu pièces en mains.

Terminons-en avec cette promenade parmi les anciennes dépendances de la Chaslerie, ici celles de la ferme. En ce qui concerne ces dernières, nous avons déjà évoqué les trois granges (dans des messages, sous cet onglet, en dates des 31 décembre et 2 janvier derniers) ainsi que le garage (dans un message du 3 octobre dernier ; j'ai alors expliqué pourquoi j'avais supprimé cette adjonction de parpaings et de schingle). De même, depuis le 6 février 2010, j'ai rendu compte ici de la restauration des maçonneries du fournil de la ferme ; comme Roland BOUSSIN m'a promis d'en reposer la charpente dès ce mois-ci, on reparlera très prochainement de ce bâtiment.

Pour que le tour soit complet, il me reste à évoquer les trois anciens poulaillers de la ferme. Ils étaient contigus et avaient été implantés au Sud et à proximité immédiate de ce bâtiment. Voici comment ils se présentaient vus du Sud-Ouest :

Septembre 1993, les poulaillers de la fermes, vus du Sud-Ouest.

et les voici vus du Sud-Est (avec, au premier plan, le fournil dans l'état qui était le sien avant le début de la restauration en cours) :

2 mai 1998, les poulaillers de la ferme derrière le fournil, vus du Sud-Est.

Ils furent démontés en 1999...

Juin 1999, début du démontage des poulaillers.

ce qui fit vite apparaître que rien ne pouvait en être conservé :

Juin 1999, démontage des trois poulaillers.

Juin 1999, démontage des trois poulaillers.

Juin 1999, démontage des trois poulaillers.

Pour finir cette promenade, récapitulons ce que nous avons vu ici depuis le 29 décembre 2010 :

- dans la cour et à proximité immédiate du manoir, 7 dépendances aujourd'hui démontées et que je n'envisage pas de remonter après restauration ;

- dans la descente de la départementale au manoir, une grange en trois tronçons, démontée et que je ne remonterai pas davantage ;

- à proximité de la cave, deux dépendances, un poulailler devenu appentis et la "maison de Toutou" déplacée de la ferme, tous deux en cours de restauration ;

- à proximité de la ferme, trois granges désormais démontées (dont l'une dont je n'exclus pas une prochaine seconde restauration après que la tempête de 1999 l'a abattue), un garage supprimé, trois poulaillers démontés et un fournil en cours de restauration.

Au total, ceci représentait donc, dans l'environnement immédiat du manoir, 18 dépendances construites légèrement. Seules 3 ou 4 seront donc conservées au terme de la campagne de restauration en cours. Pour bien faire, j'aurais dû citer également les vestiges d'un fournil à proximité de la cave (dont les dernières traces ont disparu lors du débroussaillage de l'été 1991) et, à 500 mètres au Sud du manoir, une dernière grange qui ne tient plus debout que grâce aux bûches qu'elle abrite et que je devrais démonter si j'entends poursuivre l'exploitation de l'ancienne carrière qui se trouve là. Cela fait donc un total général de 20 constructions légères.

Certes, toutes ces anciennes dépendances étaient disparates dans leurs formes ou leurs usages mais elles arrivaient encore, malgré le poids des ans et leur décrépitude avancée, à démontrer le charme de volumes très simples, même bricolés, dès lors qu'ils avaient été bâtis avec des matériaux du terroir, grès, chêne, torchis et tuiles.

A l'époque en effet, les Lafarge, Saint Gobain, Lapeyre et autres multinationales de la laideur n'avaient pas encore atteint nos campagnes ni poussé au hideux champignonnage de lotissements vulgairement disparates qui tendent à envahir artificiellement des pans entiers de l'horizon. Mais on a compris que ceci est une autre histoire...

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le 8 Janvier 2011
Journal du chantier - Electricité - Logis - Météo
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Le brutal réchauffement de la température a provoqué une condensation exceptionnelle sur les granites de la Chaslerie. On dirait que le grand-oncle Paul est sous la douche quand on regarde du rez-de-chaussée la première travée du grand escalier...

8 janvier 2011, condensation dans le grand escalier.

... ou bien la seconde à partir du palier intermédiaire où trône son buste :

8 janvier 2011, condensation dans le grand escalier.

Du coup, l'électricité est en panne dans ce volume...

J'ai pu me rendre compte ce matin de la bonne progression du chantier.

Pascal avance dans la restauration du mur de refend de la ferme. Il m'a par ailleurs trouvé, dans le secteur, un second lot de grès à acheter, plus important que le précédent ; je lui ai donné mon accord de principe ; il semble que le fait que j'achète de tels lots commence à être connu par ici, sans doute grâce à ce site internet, et c'est une très bonne chose.

12 janvier 2011, le mur de refend de la ferme.

Marc CHALUFOUR, que je souhaiterais voir nous enseigner comment fabriquer et poser le torchis des colombages, est toujours très occupé à ses propres travaux. La vente de son logis de Ste-Marie-la-Robert a été réalisée ; il restaure désormais les bâtiments du "demi-acre" à Chênedouit.

Par ailleurs, j'ai constaté que la condensation avait disparu de la cage d'escalier du logis de la Chaslerie ; mais l'électricité n'est pas revenue pour autant ; E.J.S. doit donc me changer un interrupteur au moins.

Roland BOUSSIN m'a confirmé son retour pour la fin janvier ; il commencera alors à poser la charpente restaurée du fournil de la ferme.

M. DELTA, le plombier, désire m'entretenir d'un problème d'isolation pour le chauffage par le sol du rez-de-chaussée du bâtiment Nord. On se rencontrera donc sur place samedi prochain.

De son côté, Roland FORNARI me dit avoir bientôt terminé les trois grandes grilles de la façade Est du logis. Chacune pèse 280 kg. Pour la pose, il souhaiterait que Pascal, Bernard et peut-être Claude puissent donner un coup de main à sa propre équipe ; j'ai bien sûr donné mon accord. La grille du puits est prête à poser, de même que le lustre de la charretterie. Il reste encore à adapter le système de manivelle du puits. En revanche, il ne m'a toujours pas transmis les dessins de ses projets de lanternes pour la cour ni de la grande grille du mur entre la chapelle et le manoir.

Thierry BURIN des ROZIERS viendra, le 5 février prochain, examiner la question du chauffage sur place, de manière à formuler ses recommandations quant au combustible à privilégier. Vaste problème...

Sur un plan plus administratif, je viens d'appeler l'architecte des bâtiments de France pour solliciter une subvention de l'Etat pour l'"étude préalable" que j'ai confiée à Lucyna GAUTIER en vue de la restauration des douves du manoir.

Enfin, il me reste à demander au conseil général de l'Orne de m'autoriser à reporter la restauration de la couverture de l'écurie du manoir. Je ne voudrais pas perdre leur subvention ; or, il semble qu'en l'état de la doctrine du conseil général, ces travaux devraient être engagés d'ici la fin de 2011. Sur cette question, d'apparence secondaire mais critique en pratique, le département serait ainsi beaucoup plus exigeant que l'Etat. Cette position ne me semble pas sérieusement fondée, donc me paraitrait mériter d'être significativement assouplie, sans que cela ne gêne personne, ainsi qu'il paraît possible.

Pascal a continué cette semaine à remonter, non sans une certaine lenteur, le mur de refend de la ferme. Pour les linteaux, il a, comme je le lui avais demandé, utilisé de vieilles poutres de chêne de récupération. Pour pouvoir travailler plus commodément, il a, avec mon autorisation, scié des solives de sapin qui ne présentaient aucun intérêt.

Ce matin, M. DUVEAU, le menuisier "meilleur ouvrier de France" recommandé par Patrice CAHART, est venu prendre les mesures de l'ouverture où il devra installer des portes coulissantes :

29 janvier 2011, réunion de chantier avec M. DUVEAU et Pascal.

Avec M. DUVEAU, nous avons évoqué la forme de la future porte d'entrée du bâtiment Nord. Comme je ne suis pas sûr de mes aptitudes pour décider "a priori" dans un tel domaine, je lui ai demandé d'aller prendre ses instructions en la matière auprès de Lucyna GAUTIER, au Mans, c'est-à-dire près de chez lui.

Dans la foulée, je me suis rendu chez mon voisin Hubert GAHERY où j'ai finalisé l'accord complexe sur les bases dont j'avais rendu compte ici le 29 décembre dernier, sous l'onglet "Sujets divers". Le géomètre viendra dans une semaine délimiter les nouvelles parcelles aux frais de mon voisin.

Hubert GAHERY est satisfait de notre accord. Il m'a donc présenté un de ses parents, m'indiquant que ce dernier serait vendeur de deux lots de pierres, l'un à Saint-Gilles-des-Marais, l'autre à Saint-Mars d'Egrenne. Il s'agit, dans les deux cas, de grès domfrontais, ce que l'on appelle ici de la "pierre froide" (Pascal m'avait fait remarquer, à l'occasion du remontage du puits de la ferme, l'été dernier, une différence, sensible au toucher, de température entre la "pierre froide" et le grès d'ici même quand les deux matériaux sont également exposés aux rayons du soleil) ; autrement dit, ce n'est pas exactement la qualité que je recherche mais cela pourrait toujours servir pour les restaurations de la ferme ou pour les soubassements de sa grange. J'ai donc topé avec le vendeur. Les pierres sont à terre, recouvertes de mousses, les bâtiments correspondants ayant été démontés il y a plus de vingt ans. Dès que Bernard pourra l'y aider, Pascal ira donc prendre livraison de ces deux lots, avec le tracteur Valtra et la remorque ; il faudra un certain nombre de rotations.

Roland BOUSSIN m'avait promis de revenir avant la fin janvier replacer la charpente restaurée du fournil de la ferme mais il n'est toujours pas à pied d'œuvre et me parle désormais de la première quinzaine de février.

Quant à Roland FORNARI, j'attends toujours qu'il installe les grilles de la façade Est du logis et qu'il me fournisse enfin les dessins demandés pour les lanternes de la cour et la grande grille aux armes des LEDIN destinée à parachever la restauration du mur entre la chapelle et le manoir.

Dans le bâtiment Nord, M. DELTA m'a promis d'installer la semaine prochaine le circuit de tuyauterie nécessaire pour le chauffage par le sol. Vivement qu'on puisse enfin avancer dans nos travaux dans ce bâtiment !

J'observe la poursuite d'un phénomène qui me déplaît : l'avancement du mur de refend ne témoigne pas, à mes yeux, de plus de trois demi-journées de travail de Pascal au cours de la dernière semaine.

5 février 2011, course de lenteur dans la ferme.

Par ailleurs, si E.J.S. a bien rétabli l'électricité dans la cage d'escalier du logis, ils ont omis de remédier à un problème au rez-de-chaussée du colombier.

Le plombier M. DELTA n'a pas encore installé le circuit de chauffage prévu dans le bâtiment Nord.

Et si Roland FORNARI prétend toujours qu'"il n'y a pas de lézard", je ne vois rien venir de son côté.

Bref, quand le chat n'est pas là, les souris dansent. Je vais devoir y mettre bon ordre rapidement.

Seule note positive de la semaine, Thierry BURIN des ROZIERS est venu visiter la Chaslerie en vue de préparer son rapport sur les combustibles à privilégier pour le chauffage des différents corps de bâtiment. Il me fera des recommandations sur 4 lots indépendants, les bâtiments sur cour, la cave, la ferme et le fournil de la ferme.

5 février 2011, Thierry BURIN des ROZIERS à la Chaslerie (ici entre la ferme et son fournil).

Arrivé sans prévenir à la Chaslerie, je constate que le chantier n'avance pas bien.

Pascal a pris la mauvaise initiative de déposer derrière le fournil de la ferme les premières bennes de pierres récupérées chez le frère d'Hubert GAHERY, à Saint-Gilles-des-Marais et Saint-Mars-d'Egrenne.

7 février 2011, le lot de pierres achetées à Saint-Gilles-des-Marais nous attend sous ce tas.

Il s'agit de pierres trop grosses pour être maçonnées à la ferme. Donc, à l'évidence, elles n'ont rien à faire à cet endroit. De plus, elles ne sont pas triées. Cela permettra à Pascal de me facturer de nouvelles heures de travail pour convoyer ces pierres soit à l'ancienne carrière de la Chaslerie, soit le long de la départementale, et pour les y trier enfin. Bernard devait l'aider ce matin pour conduire le tracteur et la benne à remplir mais il est absent.

Dans le bâtiment Nord, le plombier, M. DELTA, s'est borné à ce stade à sceller le dispositif d'accrochage du futur w.-c. du rez-de-chaussée. Il me semble que, compte tenu de la taille exigüe de la pièce, il a, malgré ma demande, implanté ce socle trop loin du mur, de sorte que l'espace devant le lavabo sera très réduit.

9 février 2011, dans le futur cabinet de toilettes du rez-de-chaussée du bâtiment Nord.

Roland BOUSSIN m'a téléphoné dimanche pour me communiquer son estimation du coût de restauration de la charpente du fournil de la ferme. Heureusement, j'étais assis. Après m'être concerté avec Carole, j'ai rappelé Roland BOUSSIN ce matin pour lui déclarer que je ne pouvais bien entendu donner suite à des propositions qui me paraissaient délirantes. Cela n'a pas eu l'air de l'émouvoir ; en tout cas, il m'a indiqué que ses prix unitaires étaient les mêmes que ceux appliqués l'an dernier pour la charretterie ainsi que, par ailleurs, pour l'écurie (qui n'en est qu'au début de sa restauration). J'attends de recevoir enfin le devis du fournil de Roland BOUSSIN pour l'étudier point par point. Le fait que ni Mr T., ni W.F. ne manifestent de hâte pour prendre mon relais rend moins urgente la mise à leur disposition d'un local confortable destiné à les abriter les week-ends où ils seraient venus contrôler l'avancement de leurs propres travaux. Quant au fournil, il a déjà passé un hiver sans couverture ; mais il faudra que j'avise, au moins pour assurer la protection du cul du four.

Thierry BURIN des ROZIERS m'a transmis, dès lundi, le résultat de son étude. Il distingue, comme demandé, selon les bâtiments ainsi qu'entre dépenses d'investissement et coûts de fonctionnement. Les montants sont croquignolets. J'ai communiqué ce travail à Carole, Mr T. et W.F. afin qu'ils me fassent part de leurs remarques. Je reprendrai ensuite l'attache de Thierry BURIN des ROZIERS pour me faire expliquer ce que je ne comprendrais pas. Pour le manoir, il envisage un mode de chauffage qui nécessite en tout état de cause une étude complémentaire, afin de déterminer si le débit d'eau dans le puits est suffisant.

L'entreprise S.O.S. Sécurité, filiale de Groupama, est venue ce matin changer le système d'alarme du manoir. Le précédent, pourtant récent, avait déjà des défaillances. J'espère que celui-ci sera de meilleure qualité. J'en ai profité pour le renforcer.

Dans l'après-midi, un maçon recommandé par Lucyna GAUTIER doit venir constater les conséquences du dégât des eaux de cet hiver dans la cage d'escalier du logis. Son devis sera, entre autres, transmis à Groupama aux fins d'indemnisation.

Difficile de rêver, comme pourtant j'en ai besoin, face à de tels projets et devant de telles difficultés pratiques de suivi du chantier.

Heureusement, ce matin, je trouve dans la boîte aux lettres les dessins tant attendus de Roland FORNARI, pour la grille du mur entre la chapelle et le manoir, ainsi que pour les deux lanternes destinées à flanquer l'entrée principale du logis, dans la cour. Les voici ; d'abord la grille :

9 février 2011, le projet de grille de Roland FORNARI.

9 février 2011, le couronnement du projet de grille de Roland FORNARI.

... puis les lanternes :

9 février 2011, le projet de Roland FORNARI pour la paire de grandes lanternes.

J'aime beaucoup la taille prévue (1,20 m, c'est un sacré morceau !) ainsi que cette idée de corde pour soutenir la lanterne mais j'opterais plutôt pour un éclairage électrique (concession vulgaire à la mollesse de notre époque, je le reconnais bien volontiers !).

9 février 2011, détail des lanternes de Roland FORNARI.

Tout ceci me paraît témoigner d'une "manorialitude" de bon aloi. Reste à se procurer le devis avant de décider...

P.S. 1 : Dès ce matin, j'ai téléphoné à Roland FORNARI et lui ai donné mon accord pour la réalisation immédiate de la grille et des deux lanternes. Je lui ai juste demandé de prévoir une protection de la corde (ou plutôt du fil électrique) contre la chute d'eau puisque les bâtiments de la Chaslerie (tous, sauf la ferme) sont dépourvus de gouttières. Roland FORNARI m'a précisé à quel type de verres il pensait ; il choisira des verres à l'ancienne bien entendu. Nous avons également évoqué d'autres aspects pratiques : l'aération pour que la chaleur de l'ampoule n'amollisse pas le plomb et l'accès à l'ampoule pour pouvoir en changer.

P.S. 2 : Puisque Bernard ne peut venir aider Pascal à déménager les pierres du frère d'Hubert GAHERY, j'ai demandé à Pascal de se remettre à remonter le mur de refend de la ferme. Le plombier a, pour sa part, installé la tuyauterie requise pour les pièces d'eau prévues, sur son permis, par Lucyna GAUTIER.

9 février 2011, les réservations sont faites au niveau du 1er étage du mur de refend de la ferme.

Comme W.F. n'a toujours pas émis d'observation à propos de la restauration de la ferme, je poursuis la mise en œuvre du projet de Lucyna. Ajouterai-je que j'apprécierais toutefois que ce ne soit pas un autre "one man show" de ma part, la profondeur de mes poches n'étant hélas pas infinie ?

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le 18 Février 2011
Journal du chantier - Ferronnerie - Logis
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En matière de bâtiment, et notamment de restauration de monuments historiques, Roland FORNARI a coutume de dire qu'"une erreur répétée est un parti architectural". J'aime assez cette façon optimiste de canaliser la critique quand elle s'exprime une fois le travail réalisé.

De mon côté, je rassure parfois mes artisans en leur disant, beaucoup plus prosaïquement, qu'"il faut savoir accepter les petites conneries car ainsi, lorsqu'il y en a une grosse, elle se voit moins". Comme on le constate ici, mes artisans et moi, nous n'hésitons pas à théoriser nos travaux ; on appelle d'ailleurs la dernière remarque la "loi de FOURCADE" ; elle me paraît encore plus accommodante que la "loi de FORNARI", dans la mesure où elle n'impose pas de réitérer les âneries pour les rendre acceptables.

Observons au passage que mon goût pour la Haute Epoque rend l'application de ma "loi" beaucoup moins déplacée ou dangereuse que s'il s'agissait pour nous de restaurer des bâtiments du siècle de Louis XIV ou du XVIIIème siècle.

L'intervention des équipes de Roland FORNARI à la Chaslerie montre cependant que cette "loi" a des limites. Mais, je m'empresse de le dire, tout finit bien et Roland FORNARI s'est comporté comme un "gentleman" en acceptant sans rechigner le moins du monde mes remarques sur ses dernières livraisons.

A première vue, les nouvelles grilles de la façade Est du logis (deux petites au rez-de-chaussée de la tour Nord-Est et une grande à la fenêtre de la salle-à-manger), telles qu'elles ont été reposées cette semaine, complétaient très bien cette façade. Voici une vue d'ensemble prise ce matin dans la brume :

18 février 2011, les trois nouvelles grilles à l'Est du logis de la Chaslerie.

Voici le détail de l'une des deux nouvelles grilles de la tour :

18 février 2011, l'une des deux grilles du rez-de-chaussée de la tour Nord-Est.

On se souvient peut-être que Roland FORNARI avait déjà livré et installé ces deux grilles pour les dernières "Journées du patrimoine", à la mi-septembre 2010, mais je lui avais alors demandé de les redéposer pour pouvoir en allonger les barreaux horizontaux. J'avais en effet commandé des grilles avec ce que j'appelle à tort un "aspect de moucharabieh", c'est-à-dire avec des retours du métal jusqu'à la pierre ; je demande en effet que le plan de la grille ne se confonde pas avec le plan de la paroi extérieure du mur mais en décolle d'une dizaine de centimètres ; je trouve que cela donne "plus de vie" à la grille (accessoirement, cela empêche les pigeons de décorer les fenêtres car ils en sont alors trop éloignés...).

Depuis septembre dernier, la correction a bien été faite mais, cette fois-ci, j'observe que les barreaux verticaux ne reposent pas sur l'appui de la fenêtre, comme demandé, ce qui est regrettable.

18 février 2011, le motif de refus des petites grilles.

La grande grille, quant à elle, est, dans l'ensemble, satisfaisante à mes yeux :

18 février 2011, la grande grille de la fenêtre Est de la salle-à-manger du logis.

J'aime bien, en particulier, les fleurs en haut des barreaux verticaux...

18 février 2011, les fleurs en haut de la grande grille.

... ainsi que les rondelles de métal en bas des deux barreaux verticaux extérieurs inspirées d'une grille du manoir de Lambosne à Clairefougère (à côté de Cerisy-Belle-Etoile) signalée à Roland FORNARI par notre ami François POUGHEOL. Mais j'observe que l'"aspect moucharabieh" que je souhaitais est raté puisque les barreaux horizontaux sont, de part et d'autre, trop courts de 5 bons centimètres. Surtout, je suis très déçu que, pour implanter les œillets nécessaires à la fixation de la grille au mur, les compagnons de Roland FORNERI aient osé percer des granits séculaires ; ils ont même négligé de réutiliser une paire d'œillets d'origine qui restent donc inemployés.

J'ai donc refusé ces travaux en l'état. Les grilles ont dû être une nouvelle fois déposées.

Il sera facile de remédier au défaut des petites grilles. En revanche, pour la grande, il conviendra de décaler légèrement vers l'intérieur de la grille les deux barreaux extérieurs, de manière à pouvoir en cintrer différemment les extrémités.

Alors que les compagnons de Roland FORNARI étaient revenus ce matin pour poser les deux autres grandes grilles de la façade Est (celles du salon), je leur ai dit qu'ils pouvaient les remporter à l'atelier, avec les trois autres, de manière à ce que l'ensemble corresponde à ma commande. Ils ont donc soigneusement mesuré les granits des deux fenêtres du salon afin de ne pas recommencer l'erreur de la fenêtre de la salle-à-manger.

Comme Roland FORNARI, joint par téléphone, et eux n'ont fait aucune difficulté pour obtempérer, je leur ai dit que, pour la fenêtre de la salle-à-manger, je renonçais à leur faire restaurer les granits malmenés ; les œillets y resteront tels qu'ils les ont posés et ce loupé fera partie de l'histoire de la restauration de la Chaslerie. Je me dis en effet qu'après tout, la fenêtre en question avait déjà été "bidouillée" au XVIIIème siècle, de manière à en abaisser l'appui ; on peut donc admettre que les fixations de la grille y aient une "histoire particulière à raconter".

Roland FORNARI m'a assuré que l'ensemble des grilles aura été modifié et pourra être reposé avant la fin de la semaine prochaine ; je l'en remercie.

P.S. : Je reste songeur. Nous vivons dans une époque barbare. Armés de perceuses électriques à la pointe de tungstène, les compagnons de Roland FORNARI n'ont pas réfléchi deux secondes avant de porter une atteinte pratiquement irrémédiable à des granits sculptés il y a plusieurs siècles. Au lieu d'insérer leurs œillets au niveau des joints entre les granits (comme cela se faisait traditionnellement et comme ils en avaient plusieurs exemples sous les yeux), ils n'ont pas hésité à perforer n'importe où ces pierres vénérables. Ils se sont ainsi comportés là comme des automates dépourvus de sensibilité. C'est tout à fait navrant. Surtout, cela me démontre une fois de plus que ma présence est indispensable pour suivre chaque étape délicate du chantier.

Donc, si, dans le cadre de mes nouvelles occupations professionnelles, je ne pouvais me libérer assez, il se pourrait bien qu'un jour prochain je me résolve à prendre des décisions pénibles sur le contenu du programme de travaux et sur les moyens que j'y consacre.

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le 19 Février 2011
Journal du chantier - Maçonnerie-carrelage - Ferronnerie - Terrassement - Logis - Ferme et son fournil
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Cette semaine, les tâches de Pascal ont été variées.

Les deux premiers jours, il a continué à charrier les lots de pierres achetés au frère d'Hubert GAHERY. Il me dit qu'au total, il y en avait 25 m3, en particulier des pierres de fondation car le terrain humide les avait nécessitées lors de la construction du bâtiment démonté. Voici la place dégagée des pierres que l'on apercevait du même angle, sous forme d'un gros tas envahi de lierre, sur la photo mise en ligne ici le 9 février dernier :

14 février 2011, le terrain chez le frère d'Hubert GAHERY a changé d'allure.

Mercedi, il a aidé l'équipe de Roland FORNARI à poser les grilles que j'ai refusées hier :

16 février 2011, une petite grille est fixée à la tour ; la grande attend au bout du Valtra.

On voit ici un compagnon de Roland FORNARI en train de fixer la grande grille à la fenêtre de la salle-à-manger :

16 février 2011, la grande grille de la salle-à-manger en cours de pose.

Les deux derniers jours de la semaine ont été consacrés à la poursuite de la maçonnerie dans la ferme...

18 février 2011, le mur de refend de la ferme.

... et à la redépose des grilles hier :

18 février 2011,

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le Mercredi 3 Mars 2011
Journal du chantier - Ferronnerie - Logis - Références culturelles - Dans l'Orne
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Roland FORNARI doit revenir ce matin à la Chaslerie pour poser ses cinq grilles, les deux du rez-de-chaussée de la tour Nord-Est et les trois du rez-de-chaussée de la façade Est du logis.

En l'attendant, je suis aller me promener du côté de Tinchebray, au manoir de L... Roland m'avait en effet expliqué s'être inspiré pour moi d'une grille de ce manoir.

L... est un manoir en "L", avec tour d'escalier dans le coin du "L". Il appartient manifestement à deux propriétaires différents. L'un a restauré sa partie, d'ailleurs lourdement selon moi, du moins si je puis en juger de la route voisine. C'est chez l'autre que se trouvent les trois grilles photographiées ce matin.

La plus grande, qui a servi de modèle à Roland, présente des différences avec les miennes : il n'y a pas de retour des barreaux horizontaux vers les murs ; il n'y a pas davantage de fleurs forgées en haut de la grille mais les barreaux verticaux y sont incurvés vers le mur ; en bas de la grille, ces mêmes barreaux enveloppent un très bel appui :

3 mars 2011, la grande grille de L...

Sur cette première photo, on pourra également noter la très belle réalisation d'un arc de décharge en pierres, au-dessus du linteau d'une porte.

Une vue latérale de la même grille permet d'entrevoir la qualité du travail du forgeron :

3 mars 2011, vue latérale de la grande grille de L...

Bravant des ronces qui me rappelaient la Chaslerie en 1991, j'ai observé deux autres grilles sur un pignon de ce manoir :

3 mars 2011, un pignon de L...

Il y a là une grille fort intéressante car elle est bombée. Hélas, une glycine envahissante fait sans doute courir des risques à cette grille :

3 mars 2011, la grille bombée de L...

Je ne comprends pas la raison de cette convexité que je trouve néanmoins élégante et agréable au regard ; je note que la longueur des retours des barreaux verticaux est adaptée à l'écartement de la grille par rapport au mur.

Une troisième grille, nettement plus petite, est également de belle facture, avec ses barreaux carrés :

3 mars 2011, la petite grille de L...

A mon avis, ces trois grilles ont été forgées par trois artisans différents et à des périodes différentes.

Tout ceci me rappelle ces vers d'Antoine Houdart de La Motte :

"C'est un grand agrément que la diversité.
Nous sommes bien comme nous sommes.
Donnez le même esprit aux hommes,
Vous ôtez tout le sel de la société ;
L'ennui naquit un jour de l'uniformité."

(une fois encore pour cette citation, merci Google !)

P.S. : Roland FORNARI m'a expliqué que la partie de L... en cours de restauration avait été rachetée récemment par un membre d'une famille qui a des attaches multi-séculaires avec l'endroit. J'admire l'opiniâtreté de cette personne et lui souhaite bon courage !

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le Mercredi 3 Mars 2011
Journal du chantier - Ferronnerie - Logis - Météo
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Temps sibérien ce matin à la Chaslerie, je suis transi de froid, d'autant que le vent souffle. Mais cela permettra de belles photos, la lumière est pure.

Roland FORNARI est arrivé avec deux compagnons pour poser les grilles. Pascal les aide avec le Valtra :

3 mars 2011, présentation de la grille devant une des fenêtres du salon, Pascal est au volant.

Après avoir conféré avec moi, Roland donne les dernières instructions à ses compagnons dont les têtes d'apache me semblent assez impressionnantes, tout comme la sienne. Les deux grilles du salon seront donc posées avec un système d'épingles, afin d'épargner mes granites :

3 mars 2011, Roland et l'un des compagnons.

Voici d'ailleurs une photo des deux fenêtres du salon, prise de l'Est. Comme on le voit clairement, ces deux fenêtres diffèrent sensiblement : le granit n'a pas la même couleur, il n'est pas taillé de la même façon, la fenêtre de gauche est beaucoup plus ouvragée (voir les chambranles, les appuis, l'arc de décharge), même si les meneaux y ont été supprimés. On peut ainsi penser que la fenêtre de droite est d'environ 200 ans postérieure à celle de gauche.

3 mars 2011, les deux fenêtres du grand salon avant la pose des grilles.

Mon idée avec les grilles est de gommer une bonne part de ces disparités. On verra après coup si j'ai eu une bonne intuition.

En attendant, voici une grille en train d'être soulevée au tracteur. Elle est énorme. Or, une fois installée, elle le paraîtra sans doute beaucoup moins, avalée qu'elle sera par la masse du logis :

3 mars 2011, la masse impressionnante d'une grande grille.

Avant qu'elle ne soit soulevée, j'ai photographié au sol le détail de ses fleurs ornementales : c'est de la belle ouvrage !

3 mars 2011, les fleurs forgées d'une grande grille.

J'ai toutefois fait remarquer à Roland que les pétales de ces fleurs étaient tournés du mauvais côté. Il m'a répondu que c'était normal, pour des raisons tant esthétiques (l'aspect serait moins beau dans l'autre sens) que de conformité au modèle des grilles de Carrouges.

A 14 h 30, incident : j'avais demandé que, dans toute la mesure du possible, les nouveaux œillets de fixation soient implantés à l'emplacement de ceux d'origine. C'était sans compter sur les vestiges de ces derniers, restés dans la maçonnerie lorsque, il y a 200 ans peut-être, les grilles ont été supprimées. De ce fait, le compagnon de Roland chargé de percer les joints pour y fixer les nouveaux œillets a émoussé sa pointe en tungstène et cela va être compliqué de contourner l'obstacle. Décidément, la pose de ces énormes grilles n'est pas de tout repos et je serais bien incapable de donner à ce stade des instructions pertinentes. Donc au maitre de s'exprimer !

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le Mercredi 3 Mars 2011
Journal du chantier - Maçonnerie-carrelage - Ferronnerie - Logis - Ferme et son fournil
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Pendant que Roland FORNARI se débat avec le problème d'arrimage des œillets des grilles dans les joints, revenons à Pascal.

En trois jours, il a pratiquement terminé la restauration de la fenêtre Ouest du rez-de-chaussée de l'extension Sud de la ferme. Voici le travail, vu de l'extérieur du bâtiment...

3 mars 2011, la fenêtre Ouest de l'extension Sud de la ferme, vue de l'extérieur.

... et vu de l'intérieur :

3 mars 2011, la fenêtre Ouest de l'extension Sud de la ferme, vue de l'intérieur.

Bien sûr, il ne m'échappe pas que, sur la façade extérieure, l'appui et le linteau ont des hauteurs trop dissemblables, nouvel exemple de l'imperfection de nos productions humaines. La prochaine fois, je tâcherai de sensibiliser en temps utile Pascal à ce genre de détail.

Pour le reste de cette fenêtre, il reste juste à compléter le mur intérieur au-dessus du linteau une fois que son béton aura séché.

Comme prévu, Pascal s'est ensuite déplacé vers la porte Ouest de l'ancienne salle à vivre (futur petit salon) de la ferme, qu'il va devoir transformer en fenêtre :

3 mars 2011, la ferme vue du Sud-Ouest.

Une fois encore, il y a de mauvaises surprises : une poutre est pourrie sur dix centimètres et devra être raccourcie d'autant ; le mur est en très mauvais état, bricolé de toutes parts et, de surcroît, farci de divers cables, tubes et tuyaux accumulés là au fil du temps, dorénavant sans objet donc à supprimer :

3 mars 2011, le début de la restauration de la future fenêtre Ouest du salon de la ferme.

Pascal m'a montré l'ampleur des dégâts et je lui ai donné mon accord pour tout démonter et tout reprendre convenablement :

3 mars 2011, l'état actuel du coin Sud-Ouest du futur salon de la ferme.

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le Mercredi 3 Mars 2011
Journal du chantier - Architecture-M.O. - Administraaaâââtion - Ferronnerie - Logis - Météo
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Il est 19 heures. Roland FORNARI et ses deux compagnons viennent tout juste de repartir au Sap. Je ne sais comment ils ont pu, avec Pascal, travailler par un froid pareil.

Voici les deux compagnons en question en train de véhiculer une grille de la tour :

3 mars 2011, les deux compagnons de Roland FORNARI dans le godet de Pascal.

Comme l'on voit, ils ont de bonnes bouilles.

Sur les cinq grilles prévues au programme, trois ont été posées, les deux de la tour qui me donnent cette fois entière satisfaction, et une grande grille du salon dont je ne peux encore me rendre compte de l'effet car elle demeure pour quelques heures harnachée de toutes parts.

Demain après-midi, Roland et ses compagnons reviendront débarrasser cette grille de ses attelles et installer les deux autres. Roland sera donc présent sur le chantier à 16 heures et pourra participer à ma réunion avec Lucyna GAUTIER et Marie FRULEUX, l'architecte des bâtiments de France en charge de la Chaslerie à Alençon.

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le Jeudi 4 Mars 2011
Journal du chantier - Ferronnerie - Logis
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J'ai profité du beau soleil de ce matin pour photographier l'état du chantier des grilles. Voici une vue d'ensemble :

4 mars 2011, la façade Est du logis.

... et voici un détail de la tour Nord-Est ; on y voit que la grille du rez-de-chaussée est d'un modèle légèrement différent de celle de l'étage puisque je cherche désormais à décoller mes grilles des murs :

4 mars 2011, deux des trois grilles de la tour Nord-Est.

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le Jeudi 4 Mars 2011
Journal du chantier - Architecture-M.O. - Administraaaâââtion - Ferronnerie - Logis - Références culturelles
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Saint Laurent périt martyrisé sur un gril :

Le supplice de Saint Laurent sur un gril.

Ce n'est pas le sort que nous réserverons à Roland FORNARI que voici, ce soir, en majesté devant son ouvrage, en train de fraterniser avec Lucyna GAUTIER :

4 mars 2011, Roland FORNARI et Lucyna GAUTIER devant le logis de la Chaslerie.

Je suis extrêmement satisfait du travail de Roland. Je trouve que ses grilles complètent magnifiquement la Chaslerie. Hier et aujourd'hui, j'ai eu le plaisir d'écouter Roland me raconter une partie de sa vie, et c'est un véritable roman picaresque. Voici en particulier un homme qui a eu le loisir, si l'on peut dire, dans sa jeunesse, de lire 5 000 livres en 6 ans, une expérience peu commune à beaucoup d'égards. Et ce n'est qu'un exemple parmi d'autres.

A la Chaslerie, il a fait preuve d'une remarquable ingéniosité pour résoudre le problème que je lui avais posé : arrimer solidement des grilles énormes sans abîmer les granites. Voici la solution qu'il a mise en œuvre :

4 mars 2011, une épingle de fixation d'une grille.

L'épingle, en fait une sorte d'épée, est enfoncée jusqu'à la garde dans deux œillets plantés au niveau de joints entre les granites. Ce faisant, elle plaque au mur les extrémités des attaches rivetées à la grille.

Comme je suis très satisfait de son travail, qui a aussi fait l'admiration de Marie FRULEUX venue inspecter les travaux de la Chaslerie, j'envisage de lui commander d'autres grilles pour lesquelles il a donc pris les mesures.