Logis

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le mardi 7 mai 2019
Journal du chantier - Architecture-M.O. - Administraaaâââtion - Maçonnerie-carrelage - Logis
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Cette fois-ci, Sébastien a terminé la présente session de travaux confiée à l'entreprise BODIN. Ce matin, il y travaillait encore :

7 mai 2019.

Ce soir, les échafaudages ont disparu...

7 mai 2019.

... et le résultat me paraît très réussi (si ce n'est que j'aurais préféré qu'il fasse un peu plus "fondre le sucre") :

7 mai 2019.

7 mai 2019.

Les granits du petit passage vers l'entrée ont également meilleure mine :

7 mai 2019.

7 mai 2019.

Il est entendu que de nouveaux joints seront réalisés à la chaux lorsqu'on en sera arrivés à l'enduit des murs.

Autrement dit, les préalables sont ici (1) la réalisation d'un sol approprié, si possible incorporant le chauffage, (2) la remise en état du plafond avec des poutres plus importantes, reposant sur des corbeaux de granit, avec des solives "tant pleins que vides", si possible peintes à bon escient, (3) l'installation, là où c'est indispensable et possible, de canalisations pour les fluides divers.

En l'état des menus problèmes de maîtrise d’œuvre rencontrés, il ne paraît pas évident qu'on puisse rapidement remettre les pieds sous une table à cet endroit. Armons-nous de patience, en nous disant que le pire n'est jamais sûr.

Séance de travail très positive avec Philippe JARRY :

11 mai 2019.


1 - il n'y aura pas besoin de modifier le système de collecte des eaux pluviales à l'angle Sud-Ouest du bâtiment Ouest. En effet, les arrivées et les sorties d'eau dans ce regard sont à des profondeurs parfaitement adaptées au programme envisagé, consistant à drainer le pied du mur Ouest et à assurer l'évacuation des eaux vers la douve Sud. La pente du terrain, du Nord au Sud, à l'Ouest du bâtiment Ouest, est tout à fait compatible avec le projet. Quant à la profondeur du drainage, elle ne posera aucun problème par rapport à celle des fondations du bâtiment ni par rapport au niveau de l'eau actuellement constaté au rez-de-chaussée du colombier ;

2 - un drainage au pied Nord de la tour Louis XIII est, de même, parfaitement envisageable sans difficultés particulières en termes de terrassement ; là aussi, j'aurais tout intérêt à profiter de la présence d'Igor pour lancer rapidement ces travaux :

11 mai 2019.


3 - un curetage du drainage Nord du bâtiment Nord sera le bienvenu et ne devrait pas, lui non plus, poser de problème pratique :

11 mai 2019.

11 mai 2019.

J'ai profité de cette visite pour observer les circuits d'eau sous la dalle de béton qu'avait implantée Claude MARTIN à l'angle Nord-Est du bâtiment Nord. C'est du solide, tout y est en ordre :

11 mai 2019.

11 mai 2019.

11 mai 2019.

4 - Tant qu'à faire intervenir un terrassier, autant lui demander d'installer un drainage au pied Est du talus Ouest de l'arrière-cour :

11 mai 2019.

5 - Enfin, j'ai demandé à Philippe JARRY de me préparer un devis pour un drainage de surface au pied du mur Sud du bâtiment Nord et au pied du mur Ouest du logis, y compris le quart de la tour Sud-Ouest qui se trouve dans la cour. Là aussi, Igor pourra intervenir utilement. Quant aux roses des parterres de Carole, il paraît qu'elles ne devraient pas trop souffrir de l'opération.
Il faut battre le fer tant qu'il est chaud. Je viens donc d'appeler Régis FOUILLEUL, le plombier que j'ai sélectionné, afin qu'il se tienne prêt à passer sans délai les fourreaux d'aquathermie dans les tranchées qu'aura creusées le terrassier.

Avec un peu de chance, malgré les très fortes contraintes qui pèsent sur le chantier et dont nous entendons respecter les plus légitimes, j'ai bon espoir qu'on ait vivement progressé dans les réalisations d'ici quelques semaines, en pensant toujours, prioritairement, à l'intérêt du monument.

Pour autant, je ne reste pas inactif sur les aspects formels puisque, sur les recommandations d'un ami dont j'ai déjà parlé et qui connaît ma problématique, j'ai contacté ce matin un nouvel architecte du patrimoine.

Touchons du bois !
Une heure, de 8 à 9 ce matin, au téléphone avec "Véolia". Ils ont reconnu que toutes mes factures ont bien été payées et m'ont demandé de vérifier si les robinets à côté des deux compteurs étaient bien ouverts.

200 m à pied, vérifications. Réponse affirmative. Ils m'ont donc promis le passage rapide de leur technicien.

Entretemps, j'ai appelé mon plombier qui m'a appris que, lorsqu'il les avait joints mercredi dernier, après une attente qui, elle aussi, avait duré une heure, ils avaient prétendu avoir dû résilier mon abonnement mais avaient refusé de lui préciser pourquoi, cette information étant réservée au propriétaire qui devait donc les rappeler. Donc ils ont alors raconté n'importe quoi.

Après mes vérifications aux compteurs, j'ai essayé, à tout hasard, de faire couler l'eau aux robinets.
Bizarrement, elle coulait de nouveau. Normalement, sauf à une chasse d'eau.

Là dessus, le technicien de "Véolia" m'a appelé pour me dire que, de son côté, tout était clair et que, par conséquent, j'avais dû subir les inconvénients d'un réducteur de pression (situé à côté d'un compteur) H.S. et qu'il me faudrait donc le changer rapidement.

Nouveau coup de fil au plombier. Il me fait valoir que la panne ayant été générale à la Chaslerie, on ne peut l'attribuer à un réducteur de pression connecté à la seule ferme.

Je rappelle le technicien de "Véolia". Pour se dédouaner, celui-ci m'indique qu'il y a eu une coupure générale d'eau hier à La Haute Chapelle. Quand je lui apprends que ma panne a été détectée il y a une semaine, il rétropédale et déclare sans s'émouvoir qu'il y a également eu un souci technique chez "Véolia" la semaine dernière.

Bref, "Véolia" ment comme un arracheur de dents et est prêt à raconter n'importe quoi pour tâcher de dissimuler ses propres erreurs.

Cette fois-ci, c'est raté mais on se souviendra que ce sont des charlots.
J'étais en train de discuter au téléphone avec Arnaud PAQUIN, de façon très détendue, lorsque je suis entré dans la salle des ventes de Vire. Juste à temps pour enchérir sur le lot 30 ("Exceptionnel heurtoir en fer forgé à boule, platine à coquillage stylisé. Epoque 17ème siècle") que j'ai emporté à un prix environ six fois moins cher qu'un heurtoir neuf de taille et motifs comparables :

Cet achat m'a-t-il mis de trop bonne humeur ? Le fait est que je me suis laissé aller à enchérir sur le lot 34 ("Paire de très grandes targettes découpées à motifs de fleurons. Epoque 18ème siècle)...

... dont, pour vous parler franchement, je ne suis pas sûr de trouver l'usage à notre manoir favori (avis aux amateurs) :

Peut-être pour la porte qui reste encore à dessiner entre le bâtiment Nord et l'arrière-cour ? A voir...

Je note qu'au moment où je récupérais ma pièce d'identité auprès de sa collaboratrice, Me Gilles TOUTAIN m'a tenu des propos fort aimables sur les monuments historiques à vendre dans le secteur ainsi que sur mes travaux de restauration. Je retiens que cet officier ministériel, qui fait à l'évidence partie de notre fan-club favori, n'est pas rancunier et je l'en félicite.
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le samedi 18 mai 2019
Journal du chantier - Architecture-M.O. - Administraaaâââtion - Logis
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Ma première conversation du jour avec Arnaud PAQUIN portait sur une suggestion de relais qu'il m'a faite, ce dont je lui suis très reconnaissant. J'ai toujours dit que je trouvais cet architecte du patrimoine extrêmement sympathique et très compétent dans la partie "noble" de sa fonction. Dommage que notre relation ait buté, à mes yeux du moins, sur de vulgaires problèmes d'organisation. Nous avons en particulier évoqué l'"étude préalable" de Benoît MAFFRE sur les menuiseries extérieures du logis, puis les autorisations administratives d'ores et déjà reçues sur la base de dessins inapplicables (comme Arnaud PAQUIN nous en a convaincus, Sébastien LEBOISNE et moi), enfin la nécessité de sortir de l'ornière où se trouve le dossier à ce titre.

Lors d'une seconde conversation téléphonique avec Arnaud PAQUIN, celui-ci, faisant état de ses échanges avec Yves LESCROART dans le cadre de la mission de maîtrise d'ouvrage déléguée confiée à ce dernier, m'a dit partager pleinement l'opinion de son interlocuteur sur l'opportunité que la porte principale du logis comporte, après restauration, un seul battant. Je suis d'avis que cela vaudrait mieux, en effet, si toutefois c'est possible compte tenu de la proximité de la porte d'entrée dans le salon. Car le dossier, tel qu'engagé par Benoît MAFFRE à ce sujet, ne m'avait convaincu qu'à l'usure et j'ai toujours regretté, par exemple, que l'étude préalable de ce dernier ne fasse aucun état de diverses pistes de réflexion substantielles que je lui avais signalées, notamment, mais pas seulement (loin de là), au sujet de cette porte. Pour cette raison, je serais d'avis que la messe n'est pas dite à ce sujet et serais prêt à plaider cette thèse, si nécessaire, auprès de nos interlocuteurs favoris à la D.R.A.C.

Enfin, j'ai reçu d'Arnaud PAQUIN la confirmation que mes problèmes de fluides ne sont pas de ceux qui passionnent les architectes du patrimoine. Donc il va falloir que je m'y colle en direct, sans doute face à un bureau d'études.
Felice GRAZIANO, ce nom me disait quelque chose. Et en effet. Je remercie ce membre du fan-club pour sa fidélité.

Puisqu'il avait eu l'amabilité de former des vœux pour la poursuite de mon chantier, je précise qu'à ce stade, mes deux priorités sont :
- de retrouver un architecte du patrimoine qui puisse rapidement débloquer le chantier pour ses parties classées (en clair, dessiner des fenêtres qui fonctionnent et régler le problème des poutres pourries) ;
- de trouver un bureau d'études apte à organiser la circulation des fluides avant toute intervention rendant plus de 65 m2 habitables dans notre manoir favori.

Pour ce qui concerne la porosité du mur Ouest, je fais mon affaire des travaux qui me semblent nécessaires.

Je considère en effet que deux autres préalables délicats du chantier sont derrière nous :
- le choix du combustible, grâce aux travaux de "Brébant-Forages" ; le choix de l'aquathermie est ainsi définitif ;
- la définition d'un "escalier-en-facteur-commun" dans l'aile Ouest, grâce au projet d'Arnaud PAQUIN qui pourra toutefois être amélioré sur des points secondaires.

Le phasage des travaux a été clarifié autant que possible :
- je donne la priorité à la moitié Nord du logis (y compris la cuisine à aménager dans le bâtiment Nord) ainsi qu'au colombier ;
- le choix plus précis du phasage entre ces deux zones dépendra de facteurs qui me sont extérieurs, comme la nécessité, en l'état des textes, d'autorisations administraaaâââtives.

Quant à la question du financement, j'y travaille :
- en prévoyant de mettre en vente "Pontorson" dès que possible ;
- en préparant la voie à d'autres recettes à horizon de, disons, une petite année.
Allons bon ! Voilà que, quand on appelle un géomètre de La Ferté-Macé, on tombe sur mon téléphone portable ! Merci "Orange" !

Quoi qu'il en soit, j'ai pris rendez-vous avec Jean de SALABERRY pour le 4 juin prochain. Il viendra s'assurer qu'il peut utiliser ici le scanner qui lui fournit immédiatement toutes les dimensions d'une pièce. Il me dit qu'il faut que la pièce soit vide de meubles. Ce n'est pas ce qui manque par ici.

Ce travail sera un préalable à l'intervention d'un bureau d'études que je chargerai d'optimiser tout ce qui concerne la circulation des fluides (aquathermie, chauffage par le sol, plomberie, électricité, wifi) ainsi que l'isolation thermique.