Logis

Mes idées mûrissent pour sortir notre chantier favori de l'impasse où le bloque de fait un turlupin protégé.

Par ailleurs, je reprendrai le volant cette après-midi pour tenter de convaincre Igor de devenir le salarié de l'APIJOMM. Il vient en effet de m'apprendre que le contrat qu'il a signé hier ne porte que sur 15 jours.

Comme toujours, "La guerre est un art simple et tout d'exécution".
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le mardi 19 mars 2019
Journal du chantier - Architecture-M.O. - Administraaaâââtion - Ferronnerie - Logis
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Je me suis rendu hier à Saint-Aubin-des-Bois, à l'atelier d'Alexandre GURY, "Fer Art Forge".

Il s'agissait pour moi de récupérer la potence de cheminée dont Alexandre vient d'inverser le sens de rotation :

19 mars 2019.

A cette occasion, Alexandre m'a rendu, de la part de Roland FORNARI, le support de girouette qui a longtemps été fiché sur le dôme d'entrée de notre manoir favori :

19 mars 2019.


Alexandre m'a montré sur quoi il travaille en ce moment, notamment la restauration de la très belle grille d'entrée du château de Vendeuvre...

18 mars 2019.

18 mars 2019.

18 mars 2019.

... et la grille du château de Patrick DUMOUSSET dont il me recommande de m'inspirer, le moment venu, pour compléter les pilastres, sur la RD 22, de notre manoir favori :

18 mars 2019.

J'ai reçu ce matin M. Sébastien LORGEOUX, du cabinet "Alidade" de Tinchebray.

Il devrait me faire une proposition pour prendre en charge les études, plans et autres documents nécessaires pour rationaliser la circulation des fluides (y compris wi-fi) dans notre manoir favori.

Il me demande néanmoins de lui fournir d'abord divers plans que je vais devoir rechercher dans mes soutes diverses.
Carole et moi nous sommes rendus ce matin, dans le secteur de La Ferté-Macé, chez l'artisan à qui mon aîné envisage de confier la réalisation de la cuisine de son nouvel appartement.

Cet artisan nous a fait excellente impression. Il est prévu qu'il vienne pour l'Ascension à la Chaslerie en vue de commencer à réfléchir à l'agencement et à l'équipement des cuisines qui seraient réimplantées, l'une dans le bâtiment Nord, l'autre au rez-de-chaussée du colombier de notre manoir favori.

P.S. : Vous avez compris, je suppose, que Carole s'oppose à ce que je diffuse sur notre site favori la photo de la carte de visite de cet artisan. Cette fois, le motif est que cela pourrait l'amener à gonfler ses prix.

Inutile de vous dire que je trouve ce point de vue ridicule. Et, en plus, il signifie qu'on ne me ferait pas confiance pour peser dans l'autre sens.

Bon. Avec le souci de l'apaisement qui me caractérise, je ne vais donc pas diffuser ces coordonnées tout de suite. Mais je n'en pense pas moins.
J'ai expliqué hier soir à Igor à quelles conditions l'APIJOMM serait susceptible de le recruter, pour un C.D.D. de trois mois, afin de la charger, chez ses adhérents, de diverses tâches de maçonnerie et de terrassement.

Maintenant, la balle est dans son camp.
La bonne nouvelle est que, hier soir, Igor m'a téléphoné qu'il étudie mon offre avec un préjugé très favorable.

La mauvaise, que notre chantier favori est toujours bloqué par l'incurie d'un architecte retranché derrière son monopole légal et, de surcroît, incapable d'organiser quoi que ce soit, pour ne rien dire de sa propension à ne jamais tenir parole. Du moins m'a-t-il semblé. Mais j'étais aux premières loges.
Il est, bien entendu, très gênant d'en être toujours à attendre une quelconque réaction utile du dernier architecte du patrimoine avec qui les circonstances m'ont mis en contact.

Or il se trouve qu'on n'a pas besoin de l'intervention d'un tel intervenant pour les travaux intérieurs de notre manoir favori puisque ceux-ci relèvent de la législation applicable aux monuments inscrits, donc peuvent être menés, de la conception à la livraison, sous le contrôle d'un architecte "normal", si j'ose dire.

Ayant eu largement le temps, depuis quelques mois, de mener mon enquête de terrain, j'espère avoir trouvé un architecte digne de ce beau nom, c'est-à-dire apte à mener à bien le chantier intérieur, y compris le traitement professionnel des problèmes posés par la circulation des fluides, problèmes ô combien importants en pratique, et même prioritaires.

Un premier contact devrait pouvoir avoir lieu à notre manoir favori à la mi-avril.
D'aucuns - notamment parmi les visiteurs les plus raisonnables de notre site favori - pourraient penser qu'à force de casser du sucre sur le dos de telle profession jouissant d'un monopole légal, je vais finir par m'y tailler une réputation de pestiféré. On pourrait même se demander si je ne prendrais pas à mes provocations un malin plaisir.

En fait, personne ne me fera jamais dire qu'il fait nuit quand il fait jour, ou vice versa. Du moins vu de ma fenêtre. C'est là mon charme, c'est aussi ma limite.

En d'autres termes, je fais le pari qu'il existe, parmi les architectes du patrimoine, quelqu'un qui soit digne d'estime et dont j'aurais un jour la chance de croiser le chemin.

Sinon, c'est clair, mes subventions, décidées mais pas encore versées ou bien seulement espérées, je peux me les mettre où nous pensons.

C'est cela, n'est-ce pas, la règle du jeu ?
Globalement, on peut dire que je passe ces jours-ci par une phase favorable :

- pour le chantier favori, notamment ses travaux intérieurs, je prends enfin le dossier du bon côté en veillant à régler d'abord la question de la circulation des fluides ; en outre, Sébastien LEBOISNE va pouvoir poursuivre l'isolation des combles et Igor va revenir nous donner un coup de main toujours très apprécié ; le problème de l'entretien des abords semble, quant à lui, résolu dans de bonnes conditions ;

- à Pontorson, il me reste à ce jour deux problèmes sur les bras : un T2 de 50 m2 à louer au rez-de-chaussée mais la locataire sortante a réglé sa dette et ce lot devrait, normalement, trouver rapidement preneur ; surtout, au 1er étage, ce salopard, expert en ficelles face aux tribunaux, qui ne paye pas son loyer depuis 18 mois et contre lequel j'ai hâte de pouvoir obtenir enfin l'exécution de l'expulsion et la retenue sur salaires (vaste programme) ;

- j'ai enfin vendu mes dernières actions, ce qui m'évitera de me lamenter dans mon coin sur ce volet de ma gestion calamiteuse, et c'est très bien ;

- O'Gustin est en pleine forme et me tient sympathiquement compagnie ;

- le retour des beaux jours aidant, Carole m'abandonne un peu moins souvent ; du côté des jeunes classes, j'attends toujours des visites qui tardent un peu trop à mon goût mais je comprends qu'il y ait d'autres priorités ; ma mère est traitée aussi bien qu'on le peut et ne se plaint pas trop ;

- enfin, du côté de ma petite santé, je me détériore gentiment (j'ai remis récemment la main sur des photos de l'an 2010 et ça fait quand même un choc) mais tout cela est suivi.