Logis

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le samedi 14 juillet 2018
Journal du chantier - Architecture-M.O. - Administraaaâââtion - Maçonnerie-carrelage - Logis
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Au travail dès 7 heures du matin, le courageux Igor commence par dégager des briques creuses qui l'obstruaient la meurtrière Ouest au 1er étage de la tour Nord-Est :

14 juillet 2018.

14 juillet 2018.

Du fenestrou de mon cabinet de toilettes (au 1er étage du bâtiment Nord), j'observe la scène :

14 juillet 2018.

14 juillet 2018.

Victoire, la voie est libre !

Revenons dans la tour :

14 juillet 2018.

14 juillet 2018.

A la réflexion, je me dis que cette ouverture est bien suffisante pour l'usage que nous en aurons, agrémenter un peu une future salle de bains, et qu'il ne sera pas nécessaire de substituer là des granits taillés aux grès de la fente du parement extérieur. Après tout, il faut, pour observer cette meurtrière-ci de l'extérieur, se tordre le cou au fenestrou de mon cabinet de toilettes. Pas besoin, donc, de jeter l'argent par la fenêtre, concentrons nos efforts sur les trois autres meurtrières de la même pièce.
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le samedi 14 juillet 2018
Journal du chantier - Architecture-M.O. - Administraaaâââtion - Maçonnerie-carrelage - Logis
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Pour la 2ème meurtrière du 1er étage de la tour Nord-Est, celle orientée au Sud, la pioche a également été bonne :

14 juillet 2018.

14 juillet 2018.

14 juillet 2018.

Extérieurement, cette intervention du jour n'apparaît guère :

14 juillet 2018.

14 juillet 2018.

Igor me dit que ce que, sur le parement extérieur de cette meurtrière, je prenais pour du granit, à droite du trou, n'est que du grès.

Quant aux deux dernières meurtrières supposées, elles ont bel et bien disparu, selon moi lors du remontage de la tour, aussi bien à l'Est...

14 juillet 2018.

... qu'au Nord :

14 juillet 2018.

La suite lundi, en dialoguant avec Cédrick COOS.

Par ailleurs, Igor s'étant aperçu que je manquais de chaux à badigeonner et de cire, a arrêté là, donc tôt, ses interventions pour ce week-end. Rendez-vous est pris pour samedi prochain.
Arrivée de Paris vers une heure du matin, Carole a souhaité que je lui montre les travaux en cours.

Je lui ai fait admirer le nouveau linteau du passage entre la future cuisine et la salle-à-manger (elle a aimé) mais impossible d'aller plus loin car le terrain est plein d'obstacles et l'éclairage électrique déglingué ou démantibulé un peu partout.

Elle aura bien le temps de découvrir tout cela demain, y compris la poussière du chantier, notamment dans le salon ou sur une maquette en bois de bateau que Sébastien et Benoît n'ont pas pris la précaution d'éloigner ou de protéger lorsqu'ils ont travaillé au rez-de-jardin de l'entrée du logis. Je sens que, dans quelques heures, dès que le jour se sera levé, je serai accusé d'être le responsable de tout ce capharnaüm alors que, si cela n'avait tenu qu'à moi, je n'aurais pas gardé dans le logis la moindre trace d'une vie sociale possible au cours de quelques prochains semestres.

Pour être précis, j'espère encore que mon épouse, dont le moins que je puisse dire est que sa présence ne m'aura guère entravé dans mes travaux depuis un certain nombre de mois, ne se remettra pas, dès la prochaine aube, à me bombarder d'ordres dans l'espoir, que j'imagine être encore le sien, de réintroduire, en véritable Pénélope, un minimum d'équilibre bourgeois dans mon binz habituel et favori.
Quand je parlais de capharnaüm et de poussière, je n'exagérais pas.

15 juillet 2018.

15 juillet 2018.

15 juillet 2018.

15 juillet 2018.

15 juillet 2018.

15 juillet 2018.

15 juillet 2018.

D'ailleurs c'est bon connu, je suis un modèle de mesure dans mes propos et de tempérance itou.

P.S. (à 13 h 30) : Carole, à qui je viens de montrer tout cela, réagit bien.

J'ai même fait passer, comme une lettre à la poste, l'idée que c'était une connerie de vouloir conserver un salon pendant les travaux du logis. Dont acte.