Lobbying

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le Samedi 9 Octobre 2021
Vie de l'association - Animation, fêtes, visites - Lobbying - SVAADE - SVAADE (anecdotes)
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(Début de citation)

De : Pierre-Paul Fourcade
Envoyé : samedi 9 octobre 2021 07:42
À : Claude Trianon
Cc : Jean Paul Leroy-Tullie ; Hugues HOURDIN
Objet : SVAADE et Chaslerie

Cher Monsieur,

Je tiens à vous remercier pour votre visite d'hier à la Chaslerie, au titre de la Fondation du Patrimoine.

Vous avez pu vous rendre compte de l'ampleur, à mon échelle, du chantier à venir.

Je pense que vous avez également senti toute l'énergie que, les uns ou les autres, nous mettons pour rendre ce monument utile à la collectivité.

L'intervention de l'association est pour moi un choix lourd. Celle-ci m'a déjà conduit à réviser de fond en comble (travail toujours en cours) le site www.chaslerie.fr. A ce seul titre, sa contribution a déjà été très précieuse.
Il nous revient, à ce stade de la "période de transition", de trouver la bonne distance entre les bénévoles et le propriétaire.
Ce n'est pas la tâche la plus facile pour moi, tant je suis investi dans ce dossier et tant il est complexe. En plus, j'ai de fait un niveau d'exigence en termes de qualité, notamment des travaux donc de la maîtrise d'œuvre, qui ne facilitent sans doute pas les choses.

J'aurais grand plaisir, compte tenu de cette compréhension humaine que j'ai sentie en vous, de dialoguer avec vous à ces sujets.

Comme je l'ai dit hier, Jean Paul a eu - je crois que c'était fin juin - avec moi une conversation qui m'a ouvert les yeux. Mi-juillet, une réunion avec Jérôme NURY a eu le même rôle "séminal" (comme disent les universitaires) pour m'amener à changer de perspective. J'ai alors entrevu une possibilité me permettant de surmonter la déception de n'avoir pas, du moins pas encore, trouvé dans mon entourage, malgré de sincères efforts - je vous prie de le croire -, une réponse au besoin de me relayer à mon âge dans la maîtrise d'ouvrage.

Si Jean Paul le veut bien, je serais heureux de continuer à recueillir également auprès de lui des conseils judicieux qui, comme vous le voyez, font leur chemin dans mon esprit.

Bien cordialement,

PPF

(Fin de citation)
« Pour faire face à la pénurie d’énergie, une seule solution : développer le nucléaire ! », Le Figaro, le 24 octobre 2021
Par Patrice Cahart


TRIBUNE - La hausse des prix de l’électricité s’explique par une pénurie qui a des causes en partie structurelles. Pour se préparer à la hausse spectaculaire de la consommation d’énergie, il faut conserver les réacteurs nucléaires actuellement en activité, rouvrir la centrale de Fessenheim et limiter de façon drastique les éoliennes, énergie intermittente peu fiable, démontre Patrice Cahart, inspecteur général des finances honoraire.

L’Europe vit une pénurie d’énergie. Les causes en sont multiples et, pour partie, extérieures. L’économie mondiale est brusquement repartie. La Chine méridionale a été privée d’hydroélectricité durant une période de sécheresse. Dans l’ensemble de la Chine, la production de charbon a reculé du fait d’un règlement de sécurité destiné à éviter les trop nombreux accidents. L’hiver européen de 2020-2021, assez long, a fait baisser les stocks de gaz, que les industriels cherchent à reconstituer malgré des manipulations russes. En Grande-Bretagne et en Allemagne, une carence de vent, au premier semestre de cette année, a fait tomber la production éolienne. Quelle imprudence d’avoir misé massivement sur cette ressource aléatoire! Et pourtant, la France veut imiter cette erreur.

Chaque fois, la déficience d’une source d’énergie a provoqué un report de demande sur les autres. La spéculation s’en est mêlée. Sur le marché français au comptant, le mégawattheure d’électricité (soit mille kWh) a atteint 260 euros et oscille encore aux environs de 85 euros - à comparer aux 50 euros moyens de 2019, dernière année avant la pandémie. Par ses interconnexions avec ses voisins, dont il était si fier, notre pays est en proie aux mêmes difficultés qu’eux, alors que l’importance de son parc nucléaire devait lui assurer une meilleure situation

Parmi les facteurs de hausse de prix de l’électricité, certains cesseront de jouer, mais d’autres perdureront ou se répéteront. À terme, le développement du numérique, celui des véhicules électriques, la préférence donnée au chauffage électrique pour les logements neufs, la substitution de l’électricité au gaz ou au charbon comme combustible pour diverses productions industrielles vont continuer de tirer la demande vers le haut. RTE Réseau de transport d’électricité s’attend à une hausse de 40 % à 50 % de la consommation française d’ici à 2050. Certains experts estiment ces pourcentages trop faibles...

Comment faire face?

Tout d’abord, il devrait être possible, au niveau européen, d’infléchir la tendance par des mesures de sagesse: interdiction des SUV, électriques ou thermiques, car la planète ne peut plus se permettre ce luxe ; prohibition des bitcoins, cette dangereuse monnaie non régulée, gourmande en électricité. Au niveau national, il conviendrait de favoriser la récupération de chaleur, laquelle a sur l’électricité l’avantage de pouvoir se conserver durant plusieurs jours (pompes à chaleur, capteurs thermiques préférables aux capteurs photovoltaïques, récupération de la chaleur des centres de données et de celle des égouts).

Parmi les sources d’électricité, seules devraient être encouragées celles qui ne sont pas intermittentes, et ne nécessitent donc pas un complément gazier polluant. Quelques possibilités existent encore du côté de l’hydroélectricité. La méthanisation des déchets agricoles bénéficie d’un engouement politique, mais doit être considérée avec prudence, en raison de son coût élevé et du risque que des quantités de maïs ou d’autres vivres n’y soient englouties.

La principale réponse au défi de la consommation électrique ne peut donc être trouvée que du côté du nucléaire, seule source capable de fournir des quantités de courant à la fois massives et régulières. Le stockage en profondeur offre une solution raisonnable au problème des déchets. Le président de la République nous laisse espérer, outre Flamanville 3, six nouveaux réacteurs de grande taille, plus des petits réacteurs modulaires.

Barbara Pompili, ministre de la Transition écologique, tient néanmoins le raisonnement suivant: même si ce programme encore incertain est lancé dès maintenant, les nouveaux réacteurs n’entreront pas en service avant une quinzaine d’années (ou plutôt une dizaine) ; d’ici là, il faut donc poursuivre à marche forcée, et malgré les protestations des habitants, les implantations d’éoliennes et de capteurs photovoltaïques.

Ce raisonnement est pernicieux.

Une éolienne terrestre ne fonctionne, en moyenne, dans notre pays, qu’à 24 % de sa puissance. Un capteur photovoltaïque, moitié moins. Où trouver le complément d’électricité nécessaire? Nos voisins, qui veulent supprimer à la fois leurs réacteurs et leurs centrales à charbon, seront tous en difficulté. Peut-on alors admettre, comme certains le proposent, que le nucléaire devienne l’accessoire des renouvelables, et que les réacteurs, équipements lourds, soient éteints et rallumés en fonction inverse du vent et du soleil? Le besoin grandissant d’électricité rend cette idée absurde. Les réacteurs, anciens ou nouveaux, devront fonctionner de façon continue - sous réserve des pauses pour entretien et des visites de sécurité.

Pour compenser l’intermittence des renouvelables, il ne reste plus que le gaz, affecté de trois défauts: il est devenu coûteux pour une durée difficile à prévoir, il est de plus en plus russe, ce qui nous mettrait dans la dépendance de Moscou, et il est polluant. Par conséquent, au lieu de bénéficier au climat, la prolifération des éoliennes et des capteurs photovoltaïques lui nuirait.

Si des raisons politiques la rendaient néanmoins inévitable, il faudrait la limiter de façon stricte: le photovoltaïque ne pourrait s’installer que sur les friches industrielles (150.000 hectares) ; l’éolien terrestre ne pourrait se développer qu’en remplacement des engins anciens par d’autres plus puissants mais pas plus hauts, au même endroit.

S’ajoutant aux différentes solutions évoquées, les nouveaux réacteurs devraient normalement couvrir les besoins de la quinzaine d’années qui viennent. Mais à une condition: qu’ils s’ajoutent aux réacteurs en place, au lieu de s’y substituer. Barbara Pompili évoque l’arrivée de ceux-ci en fin de vie, et déjà les experts commencent à discuter des modalités de leur démantèlement. Or, aux États-Unis, six réacteurs ont été autorisés à fonctionner jusqu’à leur quatre-vingtième anniversaire: deux en Floride, deux en Virginie, deux en Pennsylvanie. Leur technique est similaire à la nôtre. L’âge moyen de notre parc est inférieur à 40 ans. Cela lui laisse donc, logiquement, une espérance de vie d’une quarantaine d’années.

Les deux réacteurs de Fessenheim ont été arrêtés à l’âge de 43 ans, alors qu’ils fonctionnaient parfaitement. D’après l’exemple américain, trente-sept années supplémentaires étaient possibles. Sur cette durée, et en retenant un prix de vente modéré de 50 euros le mégawattheure, EDF aura perdu, du fait de la fermeture du site, la bagatelle de 22 milliards d’euros de recettes. Le début des opérations matérielles de démantèlement n’est prévu que pour 2025. Vite, rouvrons Fessenheim!

Les réacteurs à neutrons rapides, qui créent plus de combustible qu’ils n’en consomment, ont de bonnes chances de parvenir à un stade commercial nettement avant 2050. La France s’est mise hors jeu deux fois, en abandonnant Superphénix (1997) puis le projet Astrid (2019). Elle sera trop heureuse, le moment venu, d’acheter cette technique aux États-Unis, à la Russie ou à la Chine. Puis viendra sans doute la fusion nucléaire, qui résoudra presque tous les problèmes d’énergie.
Voici quelques photos qui témoignent de l'état présent de dévastation de l'intérieur des bâtiments sur cour (autres que le "bâtiment Nord") de la Chaslerie.

Les cinq premières montrent l'intérieur du logis...

22 novembre 2021 - Salle à manger.

22 novembre 2021 - Chambre Nord du logis.

22 novembre 2021 - 1er étage Sud du logis..

22 novembre 2021 - Comble Nord du logis.

22 novembre 2021 - Tour Nord-Est.


... les cinq suivantes, l'intérieur de l'aile Ouest :

22 novembre 2021 - Rez-de-chaussée du colombier.

22 novembre 2021 - Rez-de-chaussée de l'aile Ouest.

22 novembre 2021 - Rez-de-chaussée de l'aile Ouest.

22 novembre 2021 - Comble de l'aile Ouest.

22 novembre 2021 - Comble de l'aile Ouest.


Si, après trente ans de travaux menés contre vents et marées, les extérieurs de la Chaslerie présentent un "aspect pimpant" (à la ferme et aux menuiseries extérieures des principaux bâtiments sur cour près), on voit qu'il reste un important programme de travaux à mener à l'intérieur de la quasi-totalité des bâtiments, à commencer par les principaux.

Espérons donc que la SVAADE réussisse dans son projet de se doter, à la Chaslerie, de locaux appropriés à ses remarquables activités culturelles !
(Début de citation)

De : Pierre-Paul Fourcade <penadomf@msn.com>
Envoyé : lundi 3 janvier 2022 17:37
À : Nicolas Delaval - CLAI
Cc : (...)
Objet : RE: Replay du colloque du Cérémé "quel mix électrique pour la France à l'horizon 2050-2060 ?"

Excellent travail.

Je diffuse sur mon site www.chaslerie.fr

Cordialement,

PPF

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De : Nicolas Delaval - CLAI
Envoyé : lundi 3 janvier 2022 17:26
À : CEREME-CLAI
Objet : Replay du colloque du Cérémé "quel mix électrique pour la France à l'horizon 2050-2060 ?"

Bonjour,

Le Cercle d’Étude Réalités Écologiques et Mix Énergétique (Cérémé) a organisé, le 9 décembre dernier, un colloque à l’Assemblée nationale sur le thème « quel mix électrique pour la France à l’horizon 2050-2060 ? », auquel vous vous êtes inscrit.

Nous tenions à vous informer que les captations sonores des tables rondes de ce colloque sont désormais disponibles en replay sur la chaîne Youtube du Cérémé aux liens suivants :

Discours introductif de Xavier Moreno, président du Cérémé - YouTube

Table ronde 1 : programmation pluriannuelle de l'énergie d'avril 2020 : une impasse avérée ? - YouTube
Table ronde 2 : limites et nuisances des énergies renouvelables intermittentes - YouTube
Table ronde 3 : Relance du nucléaire : acceptabilité et enjeux industriels - YouTube
Conclusion de Xavier Moreno, président du Cérémé - YouTube

Vous pouvez également visionner, sur la chaîne Youtube du Cérémé, les interviews vidéo de 12 des intervenants ayant participé à ce colloque :

Colloque du Cérémé - Xavier Moreno - YouTube
Colloque du Cérémé - Bruno Ladsous - YouTube
Colloque du Cérémé - Olivier Appert - YouTube
Colloque du Cérémé - Michel Doneddu - YouTube
Colloque du Cérémé - Valérie Faudon - YouTube
Colloque du Cérémé - Bernard Accoyer - YouTube
Colloque du Cérémé - Louis Gallois - YouTube
Colloque du Cérémé - Jean-Louis Ricaud - YouTube
Colloque du Cérémé - Brigitte Pistre - YouTube
Colloque du Cérémé - Fabien Bouglé - YouTube
Colloque du Cérémé - Yves d'Amécourt - YouTube
Colloque du Cérémé - Jean de Kervasdoué - YouTube

N’hésitez pas à les diffuser largement autour de vous et sur vos réseaux sociaux !

Nous vous souhaitons une très bonne année 2022.

Bien cordialement,

L’équipe du Cérémé.

Nicolas Delaval
Consultant senior

CLAI a déménagé ! Merci de noter notre nouvelle adresse :

CLAI - 63 rue La Boétie, 75008 Paris
+33 6 58 29 21 15
nicolas.delaval@clai2.com
www.clai-communications.com
Membre du réseau international SEC Newgate

(Fin de citation)
(Début de citation)

De : Pierre-Paul Fourcade <penadomf@msn.com>
Envoyé : lundi 3 janvier 2022 16:59
À : Patrice CAHART
Cc : 'Denis de la Burgade' <d.delaburgade@scp-mdlb.fr>
Objet : RE: Dossier SPPEF & AUTRES c/ PREFET DE LA MANCHE - demande n° 442953 - 015490 - DLB / TT

Idem pour moi.

PPF

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De : Patrice CAHART
Envoyé : lundi 3 janvier 2022 16:56
À : 'Pierre-Paul Fourcade' <penadomf@msn.com>
Cc : 'Denis de la Burgade' <d.delaburgade@scp-mdlb.fr>
Objet : RE: Dossier SPPEF & AUTRES c/ PREFET DE LA MANCHE - demande n° 442953 - 015490 - DLB / TT

De mon point de vue, c’est parfait.

Patrice

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De : Denis de la Burgade [mailto:d.delaburgade@scp-mdlb.fr]
Envoyé : lundi 3 janvier 2022 10:14
À : Pierre-Paul Fourcade <penadomf@msn.com>
Cc : Patrice CAHART
Objet : Dossier SPPEF & AUTRES c/ PREFET DE LA MANCHE - demande n° 442953 - 015490 - DLB / TT

Cher Monsieur,

Merci de ce retour et de vos bons vœux. A mon tour, je vous adresse mes meilleurs vœux pour 2022.

Voici dès à présent le texte complété, pour tenir compte de vos remarques et de celles de M. Cahart qui me lit en copie. Les compléments sont en rouge.

Sauf avis contraire de votre part, c’est ce texte que je déposerai mercredi 5 janvier prochain.

Votre bien dévoué,

Denis DE LA BURGADE
Docteur en droit
Avocat associé auprès du Conseil d’Etat et de la Cour de cassation

d.delaburgade@scp-mdlb.fr
SCP MARLANGE-DE LA BURGADE
Avocat au Conseil d’Etat et à la Cour de cassation
5, rue Daunou / 75002 Paris
T : 01 53 63 33 10 / F : 01 45 48 90 09
E : contact@scp-mdlb.fr / W : https://www.scp-mdlb.fr

(Fin de citation)
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le Mercredi 12 Janvier 2022
Lobbying - Désultoirement vôtre ! - Pouvoirs publics, élus locaux - Economie - Vie de l'association
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La lutte contre l'émission de gaz à effet de serre telle que l'Allemagne y oblige la France, en coulant son industrie nucléaire et en polluant ses paysages avec des éoliennes, est une véritable escroquerie intellectuelle !


Honte aux élus qui acceptent de se coucher devant de tels diktats, voire de s'enrichir grâce à de telles inepties !
Front Populaire
rédigé le Samedi 15 Janvier 2022
Lobbying - Désultoirement vôtre ! - Pouvoirs publics, élus locaux - Economie - Vie de l'association
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L’Allemagne veut quadrupler le nombre d’éoliennes sur son territoire d’ici 2030

ARTICLE. Sans grande surprise, l’Allemagne n’a pas su respecter ses engagements en matière d’émission de CO2. Mais le tout nouveau ministre fédéral de l’Économie et du Climat du gouvernement Scholz, Robert Habeck, entend accélérer la transition énergétique de son pays. Sa proposition phare ? Quadrupler le nombre d’éoliennes d’ici 2030…


Le bilan climatique d’Angela Merkel est loin d’être aussi bon que ses promoteurs veulent bien le dire. C’est en substance ce qu’a estimé le tout nouveau ministre fédéral de l’Économie et du Climat, Robert Habeck, en conférence de presse ce mardi 11 janvier. « Même avec un changement de cap immédiat », les objectifs annuels pour 2022 et 2023 seront manqués, a-t-il affirmé. Graphique à l’appui, le vice-chancelier estime que l’Allemagne partait « avec un retard considérable », pour atteindre en 2030 l’objectif fixé de 65 % de diminution des émissions de CO2 par rapport à 1990. Pour combler cet écart, le pays désormais mené par le social-démocrate Olaf Scholz devra tripler sa baisse moyenne actuelle d’émission et passer de 15 à 40 millions la réduction annuelle de tonne de CO2 émise. Une véritable révolution, alors que l’énergie verte issue du nucléaire — à savoir 8,1 GW pour 2020 — est appelée à disparaître outre-Rhin en 2022.

L’Allemagne va donc devoir passer à la vitesse supérieure. Le nucléaire étant devenu industria non grata, le charbon — il en aura fallu du temps ! — également, le ministre écologiste se tourne vers les énergies renouvelables. En 2030, celles-ci devraient couvrir 80 % de la demande d’électricité, soit deux fois plus qu’en 2021 (42 % d’après les premières estimations), avec pour objectif la neutralité carbone en 2045. Alors, Robert Habeck entend s’appuyer massivement sur l’énergie solaire, mais surtout, sur l’éolien terrestre.

Les implantations d’éoliennes allemandes représentent aujourd’hui une surface équivalente à 0,5 % du territoire allemand. Jadis florissant, l’éolien terrestre y stagne. Entre 2018 et 2019, il n’en a été installé que +1,3 % de puissance supplémentaire. Loin, donc, des +18,2 % affiché entre 2016 et 2015. Le ministre fédéral de l’Économie et du Climat entend bien donner un coup de fouet à cette industrie qui devra, d’ici 2030, multiplier par quatre sa surface. En d’autres termes : réserver 2 % du territoire allemand aux éoliennes terrestres, soit 7 147 km2. À titre de comparaison, cela équivaut à passer d’une surface équivalente de 17 à 68 fois Paris en six ans. Ou réserver une surface équivalente en superficie au Maine-et-Loire (15e département le plus étendu de France) aux éoliennes et à ses sols bétonnés.

Paradoxalement, l’écologie politique, particulièrement vigoureuse outre-Rhin, milite donc pour une artificialisation massive des sols et contre l’avis (la santé ?) des habitants. Face à la gronde populaire naissante en Allemagne, la Bavière avait tenu à instaurer une règle stricte : une distance minimale équivalant à 10 fois la hauteur d’une éolienne entre cette dernière et les habitations. Pour imposer son quota de 2 % d’éolienne sur chaque Land, Robert Habeck est partisan d’une ligne ferme : « Partout où des règles de distance préventive sont en place, elles devront disparaître ». Deux lois climats sont prévues pour Pâques et pour cet été, mais une chose paraît sûre : l’avenir de l’Allemagne sera éolien. Quoi qu’il en coûte.

N.D.L.R. : Inquiétant. Pendant ce temps, le gouvernement achève de couler EdF.
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le Vendredi 28 Janvier 2022
Vie de l'association - Lobbying - Autres nouvelles associations
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Me Denis de la BURGADE, avocat auprès du Conseil d'Etat, nous a appris hier que l'affaire pour laquelle il nous représente (à propos des autorisations d'exploiter des éoliennes à Ger et Saint-Georges-de-Rouelley) sera "appelée à une audience publique du Conseil d’Etat le 3 février prochain, à 9h30."

Nous devrions donc connaître rapidement le sens des conclusions au fond du rapporteur public.
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le Vendredi 28 Janvier 2022
Vie de l'association - Lobbying - Autres nouvelles associations
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(Début de citation)

De : hervé texier <vdcenpb@yahoo.fr>
Envoyé : vendredi 28 janvier 2022 18:42
À : (...) ; Pierre-Paul Fourcade <penadomf@msn.com>
Objet : Re: Dossier SPPEF & AUTRES c/ PREFET DE LA MANCHE - demande n° 442953 - 015490 - DLB / TT

Super
Touchons du bois comme tu dis et du meilleur

Hervé Texier
Président BNE
Vice président FED
06 89 58 70 27
vdcenpb@yahoo.fr

BNE, avec vous sur le terrain

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De : Pierre-Paul Fourcade <penadomf@msn.com>
Envoyé : vendredi 28 janvier 2022 17:51
À : (...)
Objet : RE: Dossier SPPEF & AUTRES c/ PREFET DE LA MANCHE - demande n° 442953 - 015490 - DLB / TT

Important !

D'après ce que nous avait indiqué Hugues HOURDIN, ce n'était pas une bonne nouvelle pour nous que l'affaire passe en audience jeudi prochain, donc devant une seule chambre, car cela donnait à penser que le Conseil d'Etat ne nous suivrait pas.

Ainsi, d'après ce dont Me de la BURGADE vient de nous informer, l'affaire ne paraît pas aussi vite pliée.

Touchons du bois !

PPF
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De : Denis de la Burgade <d.delaburgade@scp-mdlb.fr>
Envoyé : vendredi 28 janvier 2022 16:19
À : Pierre-Paul Fourcade <penadomf@msn.com>
Cc : Patrice Cahart ; Hugues HOURDIN
Objet : Dossier SPPEF & AUTRES c/ PREFET DE LA MANCHE - demande n° 442953 - 015490 - DLB / TT

Cher Monsieur,

Je reviens vers vous car je viens d’échanger avec le greffe de la chambre.

L’affaire est finalement rayée du rôle de jeudi prochain, et sera rappelée ultérieurement à une audience publique. Apparemment, elle a été appelée à une audience trop précipitamment, alors que son instruction n’était pas achevée.

Je ne manquerai pas de vous aviser de la nouvelle date d’audience dès qu’elle me sera connue, et de la formation de jugement.

Votre bien dévoué,

Denis DE LA BURGADE
Docteur en droit
Avocat associé auprès du Conseil d’Etat et de la Cour de cassation
d.delaburgade@scp-mdlb.fr
SCP MARLANGE-DE LA BURGADE
Avocat au Conseil d’Etat et à la Cour de cassation
5, rue Daunou / 75002 Paris
T : 01 53 63 33 10 / F : 01 45 48 90 09
E : contact@scp-mdlb.fr / W : https://www.scp-mdlb.fr

(Fin de citation)
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le Dimanche 13 Février 2022
Vie de l'association - Lobbying - SVAADE (travaux) - Désultoirement vôtre ! - Pouvoirs publics, élus locaux - SVAADE
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(Début de citation)

De : Pierre-Paul Fourcade
Envoyé : dimanche 13 février 2022 09:12
À : Hugues HOURDIN ; Me Xavier MEYER ; Jean-Aimable LENEGRE ; Jean THUAUDET ; (...) architecte
Cc : C. F. ; T. F. ; (...)@culture.gouv.fr
Objet : TRES SIGNALE - La SVAADE - Visite à la Chaslerie de Me Edouard de LAMAZE, conseiller régional, chargé d'une mission sur la politique régionale du patrimoine

Chers amis,

Vous souvenez-vous que la Chaslerie reçoit vendredi 18 février au matin (à une heure à préciser) la visite de Me de LAMAZE, chargé de redéfinir la politique de la région en matière d'aide au patrimoine privé ? Comme vous le savez, la Chaslerie semble jouer un rôle utile pour éclairer ces réflexions.

Vous y êtes bien entendu invités.

Bon dimanche, amicalement,

PPF

(Fin de citation)
Nous recevrons à dîner demain soir, dans le cadre du pied-à-terre parisien de Carole, un membre de l'Académie française et son épouse, très préoccupés par un projet éolien imminent sous leurs fenêtres.

J'ai invité deux amis à être également des nôtres pour leur donner les conseils que nous inspirent nos expériences en la matière.
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le Vendredi 18 Février 2022
Vie de l'association - Lobbying - SVAADE - SVAADE (animations et visites)
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Sur sa "page Facebook", Catherine MEUNIER, conseillère régionale et départementale, vient de publier un reportage photographique, pris par grand vent, sur la visite qu'elle a effectuée ce matin à la Chaslerie en compagnie de Me Edouard de LAMAZE, conseiller régional chargé par le président Hervé MORIN de redéfinir la politique régionale du patrimoine.

Ce reportage, dont j'extrais onze photos, est assorti du commentaire suivant :

Journée domfrontaise avec mon collègue conseiller régional, Edouard de Lamaze en charge du patrimoine et président de l’observatoire du Patrimoine Religieux.
Rencontre passionnante avec Pierre-Paul Fourcade, propriétaire du remarquable manoir de la Chaslerie où nous avons été à l’écoute des nombreux travaux réalisés, des projets culturels et ceux à venir !
Visite de la cité médiévale, de l’enceinte du château et de l’église St Julien, véritable joyau du XXeme de style néo-byzantin et montée au sommet du clocher pour y admirer le magnifique panorama sur le bocage !
Une rénovation en cours accompagnée par la région Normandie dans le cadre du projet touristique médiéval .
Un grand merci à Mr et Mme Fourcade, aux membres de l’association, Bernard Davy, adjoint, les membres de l’office du tourisme, Mr Laurensou, president des Amis de St Julien, et à l’équipe en charge du projet touristique pour leurs explications et pour leur chaleureux accueil !
Et merci Edouard de Lamaze d’avoir répondu à mon invitation 😀
À noter les assises du Patrimoine Normand à Bayeux le jeudi 17 mars .
Vive #La Normandie Conquérante avec Herve Morin et vive Domfront en Poiraie !

18 février 2022.

18 février 2022.

18 février 2022.

18 février 2022.

18 février 2022.

18 février 2022.

18 février 2022.

18 février 2022.

18 février 2022.

18 février 2022.

18 février 2022.


Je remercie Catherine MEUNIER et Me Edouard de LAMAZE pour cette visite qui m'aura notamment permis de mieux comprendre le contexte du prochain colloque organisé à Bayeux sur la politique régionale du patrimoine, où j'aurai l'honneur d'intervenir en qualité de propriétaire privé d'un monument ornais.

Merci également à Me MEYER et à Jean-Aimable LENEGRE d'avoir participé à cette visite et apporté leur témoignage sur la vitalité et les ambitions de la SVAADE et merci à Carole d'avoir ajouté une touche féminine (nécessaire) à notre accueil.
Front Populaire
rédigé le Vendredi 25 Février 2022
Vie de l'association - Lobbying - Désultoirement vôtre ! - Pouvoirs publics, élus locaux - Economie
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Guerre en Ukraine : la France est-elle énergétiquement dépendante de la Russie ?

ARTICLE. Les chars russes ont franchi la frontière ukrainienne ce jeudi 24 février. Cette invasion peut-elle se répercuter sur le marché de l’énergie français ?
Guerre en Ukraine : la France est-elle énergiquement dépendante de la Russie ?



La question énergétique était au cœur des échanges entre l’Europe et l’Ukraine et la Russie, ces derniers jours. En déclarant la guerre à l’Ukraine, sous forme d’une « opération militaire » visant à défendre les séparatistes de l’est du pays, Vladimir Poutine plonge le continent dans l’incertitude de ce que pourrait engendrer un tel conflit. Parmi les questions qui se posent, celles du gaz naturel : l’Europe, et donc la France, vont-ils devoir se passer des énergies fossiles vendues par la Russie, et si tel était le cas, quel manque cela représenterait-il ?

Pour la France, dans l’absolu, pas de crainte de pénurie de grande envergure à avoir. Dans son bilan « Chiffres clés de l’énergie » de 2021, le ministère de la Transition écologique relève que le gaz naturel ne représente « que » 15,8 % de la consommation d’énergie primaire en France, loin derrière le nucléaire (40 %) et le pétrole (28,1 %). Mais la France reste profondément dépendante de ses exportations pour sa consommation de gaz qui concerne tout de même les 11 millions de foyers français qui étaient abonnés au gaz naturel en 2020.

Dans ces 15,8 %, le gaz naturel produit en France ne représente plus qu’une part infime. L’extraction du gaz de mine, présent dans le bassin du Nord–Pas-de-Calais ne génère que 0,2 TWh pouvoir calorifique supérieur (PCS). Il faut y ajouter le biométhane obtenu par épuration de biogaz qui font 3,9 TWh/an. La France a donc produit environ 4,1 PCS de gaz naturel en 2020. Comparé au total du gaz naturel importé par la France en 2020, ça ne représente que 0,76 % de ce qu’elle importe. Une paille.

Des pays européens à 100 % dépendant du gaz naturel russe

L’Hexagone s’approvisionne donc massivement à l’étranger. Son principal fournisseur n’est pas Russe, mais Norvégien. En 2020, le pays scandinave représentait 36 % du total des entrées brutes. Néanmoins, l’apport du pays de Vladimir Poutine n’est pas anodin. Il s’agit de notre deuxième fournisseur, qui pèse pour 17 % de nos importations. Viennent ensuite l’Algérie (8 %), les Pays-Bas (8 %), le Nigeria (7 %) et le Qatar (2 %). Pour autant, 2020 — Covid et confinements obligent — était une année particulière, avec une chute de consommation. La France a moins importé, notamment à la Russie, pays qui représentait 20 % des importations en 2019.

La part russe dans le gaz français est donc non négligeable. Mais elle est loin d’être aussi contraignante qu’elle ne l’est globalement pour l’Union européenne. D’après les derniers relevés d’Eurostat datant de 2019, la Russie représentait 40,4 % des importations de gaz naturel chez l’Europe des 27. Toujours d’après Eurostat, certains pays comme la Tchéquie ou la Lettonie étaient en 2020 à 100 % dépendant de la Russie. D’autres n’étaient guère mieux lotis, comme la Hongrie (95 %), la Finlande (67,4 %) ou bien encore l’Allemagne (66,1 %).

Notre voisin outre-Rhin, que la politique anti-nucléariste a fait plonger dans une profonde dépendance au charbon et au gaz, risque de payer au prix fort ses décisions sur le domaine de l’énergie depuis le milieu des années 2000. La Russie entend faire payer au prix fort les mesures de sanctions qui seront prises. Le 22 février, en rétorsion face au comportement belliciste russe, le chancelier allemand Olaf Scholz a suspendu Nord Stream 2, le deuxième gazoduc reliant la Russie à l’Allemagne avec une capacité de 55 milliards de m3 de gaz par an. Aussitôt, le Premier ministre russe, Dmitri Medvedev a ironisé sur twitter : « Bienvenue dans un monde nouveau, où les Européens vont bientôt payer 2000 euros pour 1000 M3 de gaz ».

Saturation du marché du gaz naturel ?

Le malheur des Allemands ne fera pas notre bonheur. Les prix de l’électricité étant intimement liés — mécanisme de l’UE oblige — au prix du gaz, si celui-ci augmente fortement, fatalement, les Français en subiront les conséquences. Et le marché mondial du gaz en lui-même risque d’être chamboulé : les pays dépendants de la Russie risquent de vouloir changer de fournisseurs, s’orientant notamment vers la Norvège. Or, sa production de gaz naturel ne cesse de décroître depuis 2017, laissant craindre qu’elle ait passé son pic d’extraction. La France pourrait se retrouver au cœur d’une guerre — économique, cette fois-ci — sur le marché du gaz naturel.

Pour achever le tableau, si l’attention se focalise sur le gaz, il convient de rappeler que la Russie est un fournisseur d’énergie fossile dans son ensemble. 30 % du pétrole brut importé par les Européens vient du pays de Vladimir Poutine. La France n’en importe que 8,7 %, mais dans un contexte de flambée des prix à la pompe, ce ne peut-être qu’une mauvaise nouvelle. Enfin, 42,4 % de la houille importée en Europe est de provenance russe, dont deux millions de tonnes pour la France.

Quelle que soit l’issue du conflit qui oppose la Russie avec l’Ukraine et ses alliés, cette crise aura au moins le mérite de mettre le sujet de la dépendance aux énergies fossiles sur le devant de la scène. La France doit-elle durablement être dépendante d’une énergie qu’elle ne produit pas elle-même et qu’elle importe de pays diplomatiquement instables ? Si sa stratégie de diversification des fournisseurs est récompensée, la crise ukrainienne sonne comme une alerte dont feraient bien de se saisir enfin les candidats à la présidentielle.

N.D.L.R. : Depuis le temps qu'on se tue à répéter ici que la politique pro-éolienne, mise en place pour satisfaire aux appétits économiques de l'Allemagne, est une ânerie sans nom qui devrait déshonorer et suffire à déconsidérer tous les élus français qui l'ont favorisée (le Jupiter-de-mes-deux inclus) ou qui se sont enrichis en en tirant profit (suivez mon regard jeune-et-joli...) !
Fédération Environnement Durable
rédigé le Mercredi 2 Mars 2022
Lobbying - Désultoirement vôtre ! - Pouvoirs publics, élus locaux - Economie - Vie de l'association
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Cyber attaque. Six mille éoliennes hors de contrôle

La sécurité des éoliennes est assurée principalement par des connexions satellite. Elles sont arrêtées notamment lorsque le vent dépasse 80 km/h et a fortiori en cas de tempête ou d’orages. En cas de saute de vent en mode automatique, le danger est l'emballement du rotor et incendie ou détachement d'une pale.

Enercon fabricant allemand d’éoliennes vient de lancer une alerte concernant une perturbation massive de la connexion satellite ayant déjà affecté près de 6000 éoliennes représentant une puissance totale de onze Gigawatts (1).

Cette perturbation fait craindre des cyberattaques plus larges sur tous les sites de production d’électricité éolienne. Compte tenu de leur isolement géographique elles sont le maillon sécuritaire le plus faible du réseau énergétique français. La surveillance physique et logicielle internet des 8.000 machines disséminées sur tout le territoire est quasiment impossible. Ces conditions confèrent à l’éolien le qualificatif de maillon critique du réseau électrique français. Aujourd’hui tout le monde s'accorde à établir que les barrières numériques entre les producteurs d'électricité et les transporteurs sont ténues puisqu'elles communiquent et que l'analyse du trafic internet est de nature à révéler des adresses (IP) et d'en établir des listes complètes.

Les devoirs sécuritaires de l’État définis dans le Code de la Défense à propos des opérateurs de services essentiels, ne semblent pas avoir été mis en œuvre à ce jour dans le domaine des éoliennes. A l'audit effectué des 8 000 éoliennes françaises, le suivi paraît d'autant plus difficile que beaucoup de préfectures ignorent qui est le propriétaire du parc qui change en moyenne tous les trois ans et encore moins qui est son opérateur, la société de service qui gère le parc au quotidien. De plus la plupart du temps la nationalité de leur propriétaire, est inconnue et par voie de conséquence de leur opérateur, les préfectures étant dans l'ignorance des ventes d’électricité des parcs dans leur département.

La Fédération Environnement Durable demande aux associations adhérentes de contacter les préfets pour qu’ils ordonnent la présence d'un technicien sur place jusqu'à ce que tout danger soit écarté et qu’ils prévoient des zones de protection sécurisées autour des éoliennes implantées sur tout le territoire français

Contacts presse

Jean-Louis Butré
06 80 99 38 08
contact@environnementdurable.net

Jean-Louis Rémouit
06 18 40 22 00
jlremouit@gmail.com

Références

(1) CYBER ATTAQUE DES INFRASTRUCTURES DES PARCS EOLIENS ENERCON
Il ne s'agit d'une attaque contre le réseau de satellites KA-SAT qui opère les communications entre le centre de gestion à distance des parcs Enercon, Euroskypark, et certains de ces mêmes parcs. Tous les parcs Enercon ne sont pas reliés par KA-SAT d'autres le sont par fibres.
https://www.spiegel.de/wissenschaft/technik/russland-ukraine-was-der-ausfall-eines-satellitennetzwerks-mit-deutschen-windkraftanlagen-zu-tun-hat-a-22850ad5-dee2-42c4-8c5a-c2b39ac42da4
Le jour de l'invasion russe de l'Ukraine, le 24 février, entre cinq et six heures du matin, la télécommande des éoliennes allemandes a cessé de fonctionner. C’est ainsi qu'il a été décrit par un utilisateur surTwitter
https://twitter.com/dominikbertrams/status/1498220027266404353 ,
qui affirme être responsable de la gestion technique des systèmes.
Les systèmes connectés à Internet via une connexion satellite sont concernés. Ces systèmes – « au moins 3 000 » – continueraient à fonctionner et injecteraient de l'électricité dans le réseau, mais ils ne pourraient plus être contrôlés et régulés à distance. Les éoliennes connectées à Internet par câble ne sont pas concernées.
L'auteur du tweet soupçonne une "attaque de pirate informatique à grande échelle sur l'infrastructure des éoliennes" comme cause. Les infrastructures critiques peuvent être la cible de cyberattaques.
En principe, il n'est pas déraisonnable que des infrastructures dites critiques, dont font également partie les éoliennes, soient la cible de cyberattaques. Leur panne peut avoir des "conséquences dramatiques", comme le dit l' Office fédéral de la sécurité de l'information : Si des producteurs d'énergie tels que des éoliennes tombent en panne, cela peut affecter l'approvisionnement en énergie et ainsi perturber la sécurité publique.

Düsseldorf, Berlin
Une perturbation massive de l'Internet par satellite européen limite le fonctionnement de milliers d'éoliennes en Europe centrale.

Le grand fabricant allemand d'éoliennes Enercon l'a confirmé lundi au Handelsblatt.
La surveillance et le contrôle à distance de 5 800 systèmes d'une puissance totale de onze gigawatts sont concernés. On ne savait toujours pas lundi après-midi si les systèmes d'autres fournisseurs étaient également touchés.
Étant donné que les systèmes font partie de l'infrastructure critique, Enercon a signalé l'incident à l'Office fédéral de la sécurité de l'information (BSI). L'entreprise a déclaré être en contact étroit avec les autorités. Un porte-parole de BSI a déclaré lundi après-midi que l'autorité était au courant de la perturbation et de la maintenance restreinte des éoliennes qui en résultait. "Cependant, en raison des options de communication redondantes des gestionnaires de réseau responsables, aucun effet sur la stabilité du réseau électrique n'est actuellement à prévoir." L'entreprise concernée enquête sur la cause en étroite collaboration avec les autorités.
Enercon a souligné que les systèmes fonctionneraient en mode automatique jusqu'à ce que le problème soit résolu et pourraient « essentiellement se réguler de manière indépendante ». Cependant, l'accès à distance n'est plus possible, c'est pourquoi le fabricant de turbines d'Aurich doit envoyer son personnel de service pour vérifier les différents systèmes en cas de panne. L'entreprise travaille "à toute vitesse" pour résoudre le problème.
Des alertes ont déjà été lancées concernant les mêmes réseaux électriques européens dont on accélère les interconnexions et dont certains, comme ont déjà été hackés.

Le numero1 mondial Vestas avait déjà signalé me 20 novembre 2021 une attaque massive
Vestas touché par un incident de cyber sécurité, ferme certains systèmes informatiques
Vestas hit by cyber security incident, shuts some IT systems
Reuters
Nov 20 (Reuters) - Vestas (VWS.CO) has been hit by a cyber security incident and has shut down its IT systems across multiple business units and locations to contain the issue, the world's largest maker of wind turbines said on Saturday.
The incident occurred on Nov. 19 and customers, employees and other stakeholders could be affected by the shutdown of company's systems, the Danish company said.
The company did not provide details on the nature of the incident.
"We are working together with our internal and external partners to contain the issue fully and recover our systems," Vestas said in a statement.


N.D.L.R. : Rigolo (si on peut encore le dire...).

Il est quand même malheureux qu'il ait fallu attendre une guerre en Europe pour que de telles évidences commencent à faire un début de chemin dans tant d'esprits butés.
Dans l'affaire des éoliennes de Ger et Saint-Georges-de-Rouelley, voici le mémoire final de Me de la BURGADE et son annexe.

Ce dossier sera appelé le 23 mars prochain à 14 heures en audience publique devant le Conseil d’Etat.
Selon l'usage, nous devrions savoir auparavant le sens des conclusions du rapporteur public.