Lobbying environnemental

Fédération Environnement Durable
rédigé le Mardi 24 Février 2026
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PPE 3 : l’accélération massive de l’éolien et du solaire affaiblit le nucléaire et renchérit l’électricité

Une nouvelle analyse démonte le mythe de la “modulation rentable”.


Paris, le 23/02/2026

La Fédération Environnement Durable (FED) prend acte de la publication de l’analyse du blog Sens Politique intitulée « La modulation nucléaire fait-elle gagner de l'argent à EDF ? – Autopsie d’un mythe » , fondée sur le document officiel d’EDF « Rapport sur la modulation du parc de production », publié le 16 février 2026.

Ce rapport technique de 60 pages, rédigé par les équipes d’EDF et rendu public après la promulgation de la PPE 3, a confirmé ce sur quoi la FED alerte depuis des années : la trajectoire énergétique imposée par la PPE 3, fondée sur l’augmentation massive des capacités éoliennes et solaires intermittentes, fragilise économiquement le parc nucléaire français.
Sur les conseils d'"Enedis" et de Julien ROBVEILLE, je viens de demander que la puissance de l'installation électrique du manoir favori soit portée de 15 à 18 kVA.

Pour aller au-delà, il faudra changer un câble, ce qui ne sera pas des plus aisés. Mais je compte bien donner suite à mon souhait de passer à 30 kVA, d'une manière qui reste à déterminer.

P.S. (du 17 mars 2026 à 6 heures 30) : J'ai reçu hier l'avenant correspondant :


J'y lis que l'abonnement TTC est de 34,6 % plus onéreux que le HT et que l'écart en question est de 46,2 % pour le tarif heures pleines et, carrément, de 56,8 % pour le tarif heures creuses.

Sauf erreur de ma part, c'est encore un effet de l'incompétence la plus crasse des abrutis notoires qui nous gouvernent.

Et remarquons la grande hypocrisie de la présentation de ces chiffres. Certes, ils sont fournis mais sans la moindre explication des invraisemblables écarts qu'ils ne font apparaître qu'au lecteur un petit peu plus attentif que la moyenne...
Nucléaire : la volte-face spectaculaire d’Ursula von der Leyen

Mardi dernier se tint à la Seine Musicale (Boulogne-Billancourt) un sommet sur l’énergie nucléaire. À cette occasion, la présidente de la Commission européenne a stupéfié l’assistance : « Alors qu’en 1990, un tiers de l’électricité européenne provenait du nucléaire, aujourd’hui cette part est tombée à environ 15 %. Cette réduction de la part du nucléaire était un choix» commença-t-elle : «Je pense que c’était une erreur stratégique». Les ministres, anciens ministres, hauts fonctionnaires et industriels de la filière n’en revenaient point.

Demi-tour, droite ! Qu’est-ce qui a pu pousser Ursula von der Leyen à faire son mea culpa en public ? Trois grandes étapes : l’invasion de l’Ukraine par la Russie (2022), la coupure géante en Espagne (2025) et le blocus actuel du détroit d’Ormuz. Ajoutons, même s’il n’y a pas de date précise, l’écroulement du modèle industriel allemand.

Si madame von der Leyen reconnaît l’erreur allemande la mort dans l’âme, ne nous appesantissons pas : il s’agit désormais d’agir. En premier lieu, Bruxelles doit enlever tous les bâtons sciemment mis dans les roues de l’atome par Berlin dans la réglementation européenne. Ensuite, l’UE devra accélérer sur le développement du nucléaire en investissant, pour offrir à ses citoyens une électricité abondante, pilotée et décarbonnée.

Profitons de l’occasion pour faire un petit inventaire des revirements opérés par la Commission européenne depuis 2024, non pour enfoncer le clou, mais pour éviter de reproduire ces erreurs. La réglementation outrancière sur l’automobile commence à être allégée. Le dogme du libre-échange absolu a été rectifié par des doses de protectionnisme pour faire face à des compétiteurs déloyaux comme la Chine. L’immigration de masse commence à être jugulée, sous pression des électorats. Le monde de la campagne électorale d’Ursula von der Leyen en 2020 semble dater d’un autre siècle !

« Ce constat partagé (le chancelier Merz déplore lui aussi la sortie de l’Allemagne du nucléaire), il n’y a plus de temps à perdre pour renforcer d’urgence les capacités européennes » alerte Gaëtan de Capèle dans son éditorial.

N.D.L.R. : Ce serait bien d'arrêter également de nous pourrir les paysages avec des éoliennes qui ne servent qu'à enrichir une poignée d'affairistes au détriment de tout le reste de la population, particuliers comme entreprises.
Fédération Environnement Durable
rédigé le Samedi 14 Mars 2026
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Après vingt ans de sabotage énergétique, l’Europe reconnaît enfin son erreur… tout en poursuivant la même politique

La Commission européenne, l’Allemagne et la France admettent aujourd’hui que la réduction du nucléaire a été une « erreur stratégique », alors même que les politiques énergétiques actuelles continuent de privilégier les énergies intermittentes au détriment du nucléaire.

Au sommet international consacré au nucléaire civil, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, et le président français Emmanuel Macron ont finalement reconnu que la réduction du nucléaire en Europe avait constitué « une erreur stratégique », après plus de vingt ans de politiques ayant contribué à l’affaiblir.

Cet aveu tardif est saisissant. Car cette erreur n’est pas une simple mauvaise appréciation : elle est le résultat de plus de deux décennies de décisions politiques qui ont méthodiquement affaibli l’une des rares sources d’énergie capable de produire une électricité abondante, stable, décarbonée et compétitive, tout en garantissant l’indépendance énergétique de l’Europe.

Les conséquences apparaissent aujourd’hui clairement. L’Allemagne a fermé ses centrales nucléaires et prévoit désormais la construction d’environ 50 centrales à gaz pour compenser l’intermittence de l’éolien et du solaire. Quant à la France, pourtant première puissance nucléaire d’Europe, elle a elle-même fragilisé son modèle énergétique.

En 2018, Emmanuel Macron décidait la fermeture de la Centrale nucléaire de Fessenheim et annonçait la fermeture programmée de 14 centrales nucléaires en France (1). "...Concrètement, 14 réacteurs de 900 mégawatts seront arrêtés d'ici à 2035. Ce mouvement commencera avant l'été 2020, avec l'arrêt définitif des 2 réacteurs de Fessenheim. Restera alors à organiser la fermeture de 12 réacteurs entre 2025 et 2035. 4 à 6 réacteurs d'ici 2030, le reste entre 2030 et 2035...."

Aujourd’hui, il affirme le contraire et il déclare que cette énergie est indispensable à la souveraineté et à la décarbonation.

Mais fidèle au célèbre “en même temps”, la PPE3 — adoptée par décret — organise simultanément l’accélération massive de l’éolien et du solaire, sources d’électricité intermittentes qui déstabilisent les réseaux et condamnent le parc nucléaire existant.
Autrement dit, tout en proclamant le retour du nucléaire, la politique énergétique française organise sciemment aujourd'hui sa marginalisation. Cette politique conduit à une spoliation de l'outil industriel nucléaire civil national et détruit de la richesse économique spécifique propre à la France.

Partout en Europe, les conséquences de ces choix apparaissent désormais : explosion des prix de l’électricité, dépendance accrue aux importations de gaz et fragilisation industrielle du continent. Dans le même temps, des centaines de milliards d’euros d’argent public ont été orientés vers des filières intermittentes dont la production dépend du vent et du soleil et qui nécessitent, pour fonctionner, des moyens thermiques pilotables.

Pendant vingt ans, cette stratégie a été soutenue par une technocratie énergétique - agences publiques, autorités administratives et organismes d’expertise - qui a construit des scénarios reposant sur des hypothèses contestables et des promesses qui ne se sont jamais réalisées.

Aujourd’hui, les responsables politiques admettent enfin cette faute stratégique
Mais reconnaître une telle faute tout en poursuivant les mêmes politiques revient à condamner durablement l’Europe à l’impasse énergétique.

Dans toute démocratie, une faute stratégique de cette ampleur devrait conduire ses auteurs à assumer leurs responsabilités.


Réf:
(1) Discours prononcé par E.Macron le 27 novembre 2018 lors d'une réunion sur la "transition écologique"

N.D.L.R. : Les gens qui y ont élu et réélu ce fou furieux et manifestement dangereux sont tellement bêtes qu'une fois de plus, ils ne comprendront rien et le laisseront pérorer sans limite à la moindre occasion et toujours tout bousiller.
Pour votre information, la requête déposée hier au CE pour le CEREME et PNC-France.
Bien à vous,
Hugues

Hugues HOURDIN
Avocat Associé
Mob : +33 6 31 21 97 90
Tel : +33 1 53 96 20 00
hhourdin@simonassocies.com

Paris
47, rue de Monceau
75008 Paris, France
Tél. : +33 1 53 96 20 00
Fax : +33 1 53 96 20 01


N.D.L.R. : Très bien.
Nous avons assisté hier à l'assemblée générale de "Belle Normandie Environnement", très dynamique association de lutte anti-éolienne dont je suis, avec l'A.D.D.O.O.E., membre depuis 2012.

J'ai remarqué la grande qualité des débats, témoignant des progrès faits par cette association depuis la précédente A.G. à laquelle j'avais participé. J'en ai félicité Hervé TEXIER.

Parmi les intervenants :
- Fabien BOUGLE, dont les propos géopolitiques sont remarquablement intéressants ;
- deux marins-pêcheurs bien en peine avec les éoliennes en mer ; leurs propos sages mais tristes suscitent une grande sympathie.

Je m'étais préparé à parler de "notre" dossier du Sud-Manche, ce qui m'avait empêché de dormir la nuit précédente car, toujours aussi procrastinateur et ayant oublié de demander à notre hôte son mot de passe, j'avais essayé de lire sur mon téléphone portable les près de 200 messages consacrés à cet important sujet par le site favori. Il ne m'a finalement pas été demandé de m'exprimer mais j'ai ainsi pu vérifier qu'au moins à ce propos, notre site favori est toujours aussi intéressant à consulter.
Fédération Environnement Durable
rédigé le Samedi 4 Avril 2026
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Éolien offshore : le grand mensonge d’État sur l’équivalence nucléaire


« Alors que le gouvernement lance aujourd’hui même l’appel d’offres AO10 pour 10 GW d’éolien en mer – présenté comme l’équivalent de six réacteurs EPR –, sa précipitation trahit une fébrilité extrême.(1)
Pourquoi une telle hâte ? Parce que l’exécutif sait que les nombreux recours contre la Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE3) menacent de faire annuler ses arbitrages. Il fonce tête baissée, imposant des choix erronés et reportant la facture sur les Français.
Résultat : une explosion des prix de l’électricité, une production instable, et des ménages qui paieront une fois de plus les conséquences d’une transition mal pensée et imposée dans la panique. »


Derrière les annonces triomphales de Maud Bregeon et Roland Lescure se cache une tromperie organisée. Leur objectif ? Faire avaler aux Français une politique énergétique aussi coûteuse qu’inefficace. Pourtant, la Cour des comptes, les experts et de nombreuses personnalités du monde économique et scientifique tirent la sonnette d’alarme : les coûts explosent, les retards s’accumulent, et les promesses d’emplois locaux restent des vœux pieux.

Le nucléaire produit de l’électricité quand on en a besoin. L’éolien offshore, lui, ne produit que quand le vent souffle.
Comparer ces deux moyens de production relève soit de l’incompétence, soit de la malhonnêteté intellectuelle. Le nucléaire est pilotable : il fournit une électricité stable, prévisible et adaptée à la demande. L’éolien offshore, lui, dépend des caprices du vent. Il impose des surcoûts massifs pour compenser son intermittence, fragilise le réseau et oblige les Français à payer pour une énergie qui n’est même pas disponible quand ils en ont besoin. Affirmer qu’ils sont équivalents, c’est prendre les citoyens pour des imbéciles.

Une confusion volontaire
Quand Maud Bregeon et Roland Lescure osent affirmer que 10 GW d’éolien offshore équivaudraient à six réacteurs nucléaires, ils ne se contentent pas d’une approximation : ils mentent. Sciemment. Cette comparaison repose sur une escroquerie intellectuelle : confondre puissance installée et production réelle. Un réacteur nucléaire produit de l’électricité 80 % du temps, tandis qu’une éolienne en mer, même dans les scénarios les plus optimistes, plafonne à 35 % — et souvent bien moins. À puissance égale, la production réelle est donc deux à trois fois inférieure.

Des lignes à haute tension, des pylônes et des transformateurs
De plus, la construction de ces parcs impose un gigantesque réseau électrique de raccordement, estimé par la Cour des comptes à plus de 50 milliards d’euros.

Pourquoi ce mensonge ?
Parce que l’exécutif doit justifier une politique énergétique idéologique, dispendieuse et inefficace. En brandissant cette fausse équivalence, il cherche à endormir les élus, berner les citoyens et légitimer des investissements pharaoniques (37 milliards d’euros annoncés) sans aucune garantie de résultat. Pourtant, les industriels alertent : les coûts des turbines ont augmenté de 30 % depuis la crise énergétique, et ceux de l’installation ont doublé.

Un choix lourd de conséquences
Cette supercherie n’est pas anodine. Elle intervient alors que la France engage des milliards d’euros publics et des transformations irréversibles du système électrique. Structurer des choix stratégiques sur des bases aussi fragiles, c’est jouer avec le feu. À force de brouiller les repères, l’État ne clarifie pas le débat énergétique : il le sabote.
Crédibilité des choix publics : Sapée.
Stabilité du réseau électrique : Menacée.
Indépendance énergétique : Compromise.

Un pari risqué
L’éolien offshore n’est pas une solution miracle — c’est un pari risqué, subventionné à coups de dizaines de milliards, et dont la rentabilité réelle reste à prouver. Pendant ce temps, le nucléaire, pratiquement abandonné depuis 20 ans, produit massivement, en continu, et sans dépendre des caprices du vent.

Jusqu’où ira-t-on dans la mystification ?
Quand les responsables politiques préfèrent les effets d’annonce aux réalités physiques, ils trahissent leur mission. La transition énergétique mérite mieux qu’un coup de poker financé par les contribuables. Elle exige de la rigueur, de la transparence — et surtout, un débat honnête.

Résultat garanti :
une explosion des prix de l’électricité, une production instable, et des factures qui s’envoleront pour les ménages. Les Français paieront, encore une fois, les pots cassés d’une transition falsifiée.

Référence:
https://www.lesechos.fr/industrie-services/energie-environnement/pleins-feux-sur-leolien-en-mer-made-in-france-le-gouvernement-devoile-son-nouveau-cap-sur-les-energies-renouvelables-2224320

N.D.L.R. : Là aussi, un gouvernement de champions.
Énergie : la patronne d'Engie charge le RN et ses «idées mauvaises pour la France»

La dirigeante d'Engie, Catherine MacGregor, a confirmé mardi avoir assisté début avril à un dîner de grands patrons avec Marine Le Pen, mais affirme l'avoir fait pour défendre les intérêts de son groupe contre des idées du RN «mauvaises pour la France» en matière d'énergie. «Nous ne pouvons pas laisser ces idées qui sont mauvaises pour la France, pour la sécurité énergétique du pays, pour les prix de l'électricité et pour la décarbonation, se cristalliser et prendre forme», a justifié Catherine MacGregor, interrogée à sa participation à ce dîner, lors d'un événement organisé par l'AJEF mardi.

N.D.L.R. : Honte à cette dirigeante du CAC 40 qui fait du fric sur la base de la politique énergétique débile mise en œuvre par les pouvoirs publics depuis des lustres ! Le RN n'est pas en cause ici, mais plutôt des dirigeants de rencontre comme cette illuminée directement intéressée à la dilapidation des fonds publics.

"Sécurité énergétique du pays", "prix de l'électricité", voici exactement ce sur quoi de tels salopards s'assoient.
Raymond Béchet, maire pendant 30 ans de Saint-Georges-de-Rouelley est décédé, les réactions pleuvent

Il a été maire de Saint-Georges-de-Rouelley pendant 30 ans, Raymond Béchet est décédé mercredi 6 mai. À l’annonce de son décès, les réactions sont nombreuses.


Il a été maire pendant 30 ans, et conseiller municipal avant cela. Raymond Béchet est décédé mercredi 6 mai, à l’âge de 88 ans, à la suite d’une maladie.
Né le 29 octobre 1937, ses parents, agriculteurs à Barenton, viennent s’installer à Saint-Georges-de-Rouelley, dans le Sud Manche en 1942. Après avoir obtenu son certificat d’études, il part exercer différentes activités et effectuer son service militaire. Il reviendra pour se lancer dans le négoce de bestiaux. Son engagement dans la commune démarre en 1983, lorsqu’il est élu conseiller municipal. Il sera élu maire en 1995. Il remporte les élections suivantes en 2001, 2008, 2014 et 2020. Pendant toutes ses années, il a œuvré pour le développement et le rayonnement de sa commune. Il s’est notamment toujours opposé aux projets de fusion des communes.

Malade, il avait quitté ses fonctions en octobre 2025.

De nombreuses réactions

À l’annonce de son décès, les réactions pleuvent. Le maire de la commune, Loïc Lechevalier, parle « d’une grande personne pour Saint-Georges-de-Rouelley qui a toujours travaillé pour la commune, avec un héritage pas toujours évident à porter. » Sur Facebook, les réactions sont nombreuses. Le député Bertrand Sorre témoigne d’un « infatigable et exemplaire défenseur de la ruralité et de ses habitants ». Il lui avait remis la médaille de l’Assemblée nationale en février.

Lors des vœux de la commune, il avait également reçu la médaille du Sénat et avait été fait maire honoraire. Angélique Ferreira se souvient d’un « vieux maire comme on dit, qui ne tournait pas autour du pot et [était] très bienveillant avec des jeunes comme moi qui avons tant à apprendre ». La sénatrice Béatrice Gosselin met en avant le « défenseur de la ruralité pendant de longues années. Il n’a eu de cesse de développer son territoire, d’y apporter, de conforter des services et de fédérer les habitants ». De nombreux habitants de la commune ont aussi témoigné leur tristesse.

Une cérémonie religieuse sera célébrée mardi 12 mai à 14 h 30 à l’église de Saint-Georges-de-Rouelley.

N.D.L.R. : Ce remarquable entrepreneur, fondateur autodidacte des "Viandes fermières", fut pour moi, dans l'affaire des éoliennes de Ger et Saint-Georges-de-Rouelley qui dura une dizaine d'années, un adversaire tout particulièrement coriace.

Je présente mes condoléances à sa fille et à son gendre, mes voisins à La Haute-Chapelle.


Chers amis, chers lecteurs,

La guerre en Iran nous rappelle une triste réalité : rien n’a été anticipé pour assurer un confort énergétique au français, rien n’a été préparé pour limiter les conséquences de cette guerre mondiale de l'énergie.

Et pourtant voilà des années que nous vous alertons sur le mauvais choix de nos gouvernants qui contribue à l’augmentation des factures d’électricité et de votre essence dans les stations-services.

Pire, sous couvert d’écologie, des élus acteurs de cette politique énergétique ont mené pendant des années de véritables actes de trahison pour déstabiliser notre souveraineté énergétique.

Et aujourd’hui les Français réalisent ébahis qu’on leur a menti, qu’on les a dupés, qu'on les a trahis !  

C’est pourquoi, afin de mieux comprendre cette guerre de l’énergie et les conséquences pour nos concitoyens, toute l’équipe de Transitions et Energies est heureuse de vous présenter son nouveau numéro choc : 

Guerre de l’énergie Les ennemis de l’intérieur


qui sortira en kiosque le 28 mai prochain.

Pour soutenir nos actions découvrez et diffusez à vos proches notre vidéo de présentation et abonnez vous au magazine. 

Et pour ceux qui le peuvent financez l'envoi du magazine aux dirigeants et élus à en souscrivant un abonnement action  pour participer aux côtés de l'équipe de Transition et Energie à cet important travail de réinformation. 

Ensemble on ne lâche rien pour la résistance énergétique

Fabien Bouglé
Directeur de publication
Expert en politique énergétique
Essayiste
06 82 86 22 14

N.D.L.R. : À verser dans la série "Ces incapables (pourris, si vous préférez) qui nous gouvernent".
Fédération Environnement Durable
rédigé le Mercredi 20 Mai 2026
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Pendant deux décennies, la presse française a traité le nucléaire par la défiance et les énergies renouvelables par l'enthousiasme. Un déséquilibre documenté, aux conséquences bien réelles sur les choix politiques du pays.

Jean-Louis Butré

La France produit près de 70 % de son électricité grâce au nucléaire. L'éolien et le solaire n'en fournissent encore que 15 %. Pourtant, à s'en tenir à la couverture médiatique des vingt dernières années, c'est presque l'inverse : l'atome a été traité comme un fardeau, les énergies renouvelables comme une promesse. Ce paradoxe n'est pas une impression subjective. Il est désormais mesuré.

Une asymétrie documentée sur 34 000 articles

Une étude portant sur 34 000 articles publiés entre 2005 et 2022 dans Le Monde, Le Figaro, Les Échos et Libération révèle un écart frappant : entre 75 % et 90 % des articles consacrés au nucléaire adoptent un ton négatif ou, au mieux, neutre. Dans le même temps, 40 % à 70 % de ceux traitant des énergies renouvelables sont résolument positifs.
Le résultat est contre-intuitif : plus une technologie est centrale dans le mix électrique français, plus elle est dénigrée ; plus elle est marginale, plus elle est célébrée. La hiérarchie médiatique est à l'inverse de la hiérarchie énergétique.

Deux catastrophes comme horizon mental

La trajectoire est en grande partie lisible dans l'histoire récente. Depuis Tchernobyl en 1986, et plus encore depuis Fukushima en 2011, le nucléaire a été réduit, dans l'imaginaire collectif, à ses risques extrêmes. Chaque panne, chaque retard de chantier — comme ceux des réacteurs EPR de Flamanville ou d'Olkiluoto — a fait l'objet d'une couverture ample, tandis que les atouts du parc passaient systématiquement au second plan.

Or ces atouts sont substantiels, et les chiffres récents les attestent. En 2025, selon RTE, la France a produit 95,2 % de son électricité à partir de sources bas-carbone, atteignant un record historique. Ses exportations d'électricité — 92 TWh en 2025, un niveau record — ont permis d'éviter l'émission de 27 millions de tonnes de CO₂ chez ses voisins européens, principalement l'Italie et l'Allemagne. L'intensité carbone de la production électrique française est désormais l'une des plus faibles au monde, à 19,6 grammes de CO₂ par kilowattheure. Des chiffres rarement mis en avant dans le débat public.

Les renouvelables, exemptés de défauts ?

À l'inverse, les énergies renouvelables ont retenu d'un récit médiatique largement favorable, porté par l'idéal d'une transition écologique vertueuse. Leurs succès — fermes solaires en expansion, parcs éoliens — ont été amplement relayés. Leurs contraintes structurelles, beaucoup moins.

Ces contraintes existent pourtant.

L'intermittence de la production éolienne et solaire impose de maintenir en parallèle des capacités de production pilotables, mobilisables à la demande. En France, cette intermittence conduit à mobiliser des réacteurs nucléaires comme outils d'équilibrage du réseau — une réalité technique peu connue du grand public. Le déploiement massif de ces équipements dispersés sur l'ensemble du territoire suppose par ailleurs un renforcement colossal des réseaux électriques, dont l'ampleur reste largement sous-estimée.
- RTE a présenté en février 2025 un plan stratégique de 100 milliards d'euros d'investissements d'ici 2040 pour moderniser le réseau de transport haute tension — dont 37 milliards consacrés au seul raccordement de l'éolien en mer. :
- Enedis a annoncé un programme de 96 milliards d'euros sur la période 2022-2040 pour adapter le réseau de distribution, en grande partie afin d'absorber l'afflux des énergies renouvelables intermittentes. Au total, c'est donc près de 200 milliards d'euros que RTE et Enedis devront investir dans les réseaux d'ici à 2040 — un montant validé dans ses grandes orientations par la Commission de régulation de l'énergie (CRE).
Une facture gigantesque qui se répercutera inévitablement sur les consommateurs, via la hausse des tarifs d'acheminement.
Enfin, la dépendance industrielle à la Chine, qui contrôle environ 80 % de la production mondiale de panneaux photovoltaïques, et les terres rares matériaux stratégiques pour les turbines d'éoliennes notamment offshores, pose de sérieuses questions de souveraineté que la presse grand public n'évoque que rarement.

2022 : la résilience passée sous silence

La crise énergétique de 2022 a mis ce biais en lumière de façon éclatante. Alors que l'Europe tremblait sous la menace de pénurie de gaz consécutive à la guerre en Ukraine, la France a globalement tenu, en partie grâce à son parc nucléaire. Pourtant, le traitement médiatique de l'épisode a souvent insisté sur les difficultés — arrêts de réacteurs pour maintenance, tensions sur les prix — plutôt que sur la résilience du système électrique.

L'exemple allemand mérite d'être rappelé à cet égard. Berlin a engagé des investissements massifs dans les énergies renouvelables depuis le lancement de l'Energiewende au début des années 2000. Résultat : selon Eurostat, les ménages allemands payaient 0,394 €/kWh en 2024, soit près du double du tarif français (0,195 €/kWh), et les prix les plus élevés d'Europe. Le pays a en outre dû rouvrir et construire des centrales à charbon pour compenser l'intermittence de sa production verte. Un bilan qui reste peu relayé en France, où la « transition à l'allemande » est encore trop souvent citée en exemple.

Des choix politiques orientés par ce récit

Ce déséquilibre médiatique n’est pas sans conséquences. Relayé et amplifié par de puissants lobbys industriels, il a contribué à façonner un débat public biaisé, qui a orienté à son tour les choix stratégiques de l'État. La Programmation pluriannuelle de l'énergie (PPE3), publiée par décret au Journal officiel le 13 février 2026 par le gouvernement Lecornu, en porte la marque.

Le texte affiche des ambitions nucléaires : il mentionne la construction de six nouveaux EPR et marque un coup de frein sur l'éolien terrestre et le photovoltaïque.

Mais cette apparence favorable dissimule un mécanisme pervers.

La PPE3 n'acte aucune décision d'investissement immédiat et contraignante pour le nucléaire — ou construire un réacteur prend quinze à vingt ans. Dans le même temps, le déploiement des énergies renouvelables intermittentes, lui, se poursuit à un rythme soutenu : les parcs éoliens et solaires continuent d'occuper le réseau, d'absorber les financements publics et de structurer les choix d'infrastructure. Si bien que lorsque la France décidera véritablement de relancer le nucléaire à grande échelle, elle risque de se trouver devant un réseau saturé par l'intermittent. Le nucléaire sera une filière industrielle atrophiée faute de commandes continues, et des délais impossibles à compresser. La PPE3 ne ferme pas la porte au nucléaire : elle se contente de la laisser entrouverte, tout en laissant les renouvelables envahir la pièce . C'est moins un choix assumé qu'un rapport indéfini, dont les conséquences se mesureront en décennies.

Un enjeu démocratique majeur

Depuis la guerre en Ukraine, le nucléaire retrouve progressivement une légitimité dans le débat public. On évoque désormais plus volontiers la souveraineté énergétique, la stabilité du réseau, la faiblesse des émissions de carbone. Des arguments qui, il y a encore cinq ans, peinaient à s'imposer dans l'espace médiatique.

Mais le poids de vingt ans de représentations ne s'efface pas en quelques mois. Et ses effets sont désormais inscrits dans les faits : un parc nucléaire vieillissant faute d'investissements suffisants, un tissu industriel affaibli, une dépendance accumulée aux importations d'équipements étrangers, des coûts de réseau en forte hausse.

La France dispose, avec son parc nucléaire, d'un avantage comparatif exceptionnel en Europe : une électricité abondante, compétitive, stable et parmi les moins carbonées au monde. Cet avantage, progressivement grignoté par des années de politique énergétique mal éclairée, sera long et coûteux à reconstituer. Les décennies perdues d'un débat biaisé nous laisseront une facture durable.

La Programmation Pluriannuelle de l'Energie PPE3, risque de figurer parmi les erreurs énergétiques les plus coûteuses de la Ve République. Elle peut condamner la France à la régression et au déclin.

Sources : RTE, Bilans électriques 2024 et 2025 (intensité carbone, exportations, émissions prévues) ; Eurostat, prix de l'électricité pour les ménages, 1er semestre 2025 ; Commission de régulation de l'énergie (CRE), investissements réseaux à l'horizon 2028 ; Décret n° 2026-76 du 12 février 2026, PPE3, Journal officiel.
Étude de référence sur le traitement médiatique : analyse de 34 000 articles parus dans Le Monde, Le Figaro, Les Échos et Libération
- « Nucléaire, éolien : quelle évolution du discours médiatique en France ? » – La conversation
- Enedis : 96 milliards d'euros d'ici 2040 — le plus gros plan d'investissement de son histoire. Selectra
- Total cumulé : près de 200 milliards d'euros, chiffre issu d'un rapport du Sénat de juillet 2024. Connaissance des Énergies
- RTE : 100 milliards d'euros d'ici 2040, pour moderniser et adapter l'ensemble du réseau de transport électrique français. Connaissance des Énergies
- 37 milliards de ces 100 milliards RTE sont dédiés au seul raccordement de l'éolien en mer, soit 45 % de l'enveloppe totale. Engie

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Jean-louis Butré
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Fédération Environnement Durable
rédigé le Mercredi 27 Mai 2026
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Électricité : enfin le retour du réel… mais qui paiera les milliards déjà engagés ?

‍Les Républicains viennent de publier un programme énergétique qui tranche radicalement avec la fuite en avant actuelle. Nucléaire, souveraineté, explosion des coûts, impasse de la PPE3 : Ce grand parti ose clairement remettre le réel au centre du débat. Mais derrière ce tournant salutaire demeure une question explosive que personne ne veut poser : que fait-on des dizaines de milliards déjà engagés dans l'éolien et le solaire ? Car sans réponse claire à cette question, les discours changeront — pas les factures.

Pendant quinze ans, la France a poursuivi une politique énergétique paradoxale

Fragiliser l'un des systèmes électriques les plus performants du monde — nucléaire et hydraulique — pour investir massivement dans des énergies intermittentes dépendantes du vent et du soleil.
Le résultat est désormais visible partout. Les factures explosent, les coûts de réseau s'envolent, l'industrie perd en compétitivité et les ménages modestes deviennent les premières victimes d'une politique pourtant présentée comme « écologique ».

Car l'électricité n'est pas un luxe. C'est se chauffer, cuisiner, travailler, faire tourner une exploitation agricole, maintenir une petite entreprise ou simplement vivre dignement. Quand les prix flambent, ce sont toujours les classes moyennes et populaires qui payaient en premier — et en dernier.

Un diagnostic courageux

Dans ce contexte, le programme basé sur une analyse rigoureuse, publié, les Républicains marque une étape importante. Ce grand mouvement politique affirme clairement que la France possède déjà un atout stratégique majeur : une électricité abondante, pilotable et largement décarbonée grâce au nucléaire et à l'hydraulique.

Le texte démonte plusieurs tabous. Il rappelle que la PPE3 — la Programmation Pluriannuelle de l'Énergie, autrement dit le plan énergétique actuel du gouvernement — pourrait encore ajouter entre 15 et 20 milliards d'euros de charges annuelles supplémentaires d'ici 2035. Il pointe également les coûts gigantesques des réseaux électriques nécessaires au déploiement des renouvelables : le seul raccordement de l'éolien offshore représente déjà environ 47 milliards d'euros, financés in fine par les consommateurs via le « TURPE » — cette ligne redoutable de la facture que peu de Français savent lire mais que tous paient. Le résultat est désormais visible partout… et les ménages modestes deviennent les premières victimes d'une politique pourtant présentée comme écologique.

Sur le fond, la FED le dit clairement : ce diagnostic est sérieux, documenté, et il était temps après des années de tergiversations, renoncements et reculs.

L'angle mort du programme qui coûtera des milliards

Mais ce programme comporte un angle de mort majeur — et c'est là que la FED ne peut pas se taire.
Le texte propose d'arrêter les subventions uniquement pour les nouveaux projets éoliens et solaires. Très bien. Mais les principaux engagements financiers ont déjà été signés. Des contrats prévoient jusqu'à vingt années de revenus aux opérateurs, quels que soient les besoins réels du réseau ou l'évolution future du marché. Le méga appel d'offres AO10 pour l'éolien en mer, signé sous Macron, aboutit à lui seul à un engagement de plusieurs dizaines de milliards que ni une abrogation de la PPE3 demandée par la FED et en cours de jugement par le conseil d'État, ni un changement de gouvernement n'effacera.

Sur ce sujet central, le silence du programme est préoccupant.

Dans ce programme énergétique, on ne trouve aucune stratégie de renégociation des contrats existants, aucune réflexion sur les rentes exorbitantes garanties, aucun plan clair pour limiter les engagements déjà pris au nom de la transition énergétique.

Ce n'est pas la première fois. Avant les dernières élections, le RN avait lui aussi promis d'en finir avec la PPE3 — sans jamais déposer le moindre recours, sans toucher à un seul contrat. Les milliards ont continué à partir. LR s'apprête-t-il à reproduire le même scénario ?

La machine est déjà lancée

Car le problème va bien au-delà des futurs appels d'offres. Les projets renouvelables déjà autorisés, combinés au retour en puissance du nucléaire, conduiront mécaniquement à une surproduction massive d'électricité à l'horizon 2035. Conséquence absurde et coûteuse : EDF est de plus en plus contrainte de ralentir ses centrales nucléaires lorsque le soleil et le vent se produisent simultanément. Ce système dégrade l'économie du nucléaire, utilise les installations et renchérit encore les coûts globaux du système électrique — celui-là même qu'on prétend vouloir assainir. Même RTE — le Réseau de Transport d'Électricité — reconnaît désormais que certains projets renouvelables doivent pouvoir être reportés, faute de besoins réels.

La PPE3 n'acte aucune décision d'investissement immédiate et contraignante pour le nucléaire — alors même que la construction d'un réacteur prend quinze à vingt ans. Dans le même temps, le déploiement des énergies renouvelables intermittentes, lui, continue à un rythme soutenu : les parcs éoliens et solaires occupent le réseau, absorbent les financements publics et structurent les choix d'infrastructures pour des décennies. Si bien que lorsque la France décidera véritablement de relancer le nucléaire à grande échelle, elle risque de se trouver devant un réseau saturé par l'intermittent et une filière industrielle atrophiée faute de commandes continue.

La PPE3 ne ferme pas la porte au nucléaire : elle se contente de la laisser entrouverte, tout en laissant les renouvelables envahir la pièce. C'est moins un choix assumé qu'un renoncement déguisé, dont les conséquences se mesureront sur des décennies.

La vraie question

La vraie question n'est plus de savoir s'il faut « un peu plus » ou « un peu moins » d'éolien et de solaire. La vraie question est désormais simple : pourquoi continuer à empiler des infrastructures intermittentes dans un pays qui possède déjà l'une des électricités les plus décarbonées et pilotables du monde, tout en condamnant les Français à payer toujours davantage ?
Les Républicains ont le mérite d'avoir brisé une partie du tabou. Mais iront-ils jusqu'au bout de leur logique ?

" Car annoncer la fin des subventions futures sans s'attaquer aux dizaines de milliards déjà engagés, c'est dénoncer l'incendie tout en laissant brûler la maison".

La position de la Fédération Environnement Durable

Elle prend acte aujourd'hui qu'après 15 années de dénigrement, le réel fini par rattraper tous ceux qui ne sont pas aveuglés par une obsession idéologique : la saturation des réseaux est une évidence et un risque, l'explosion des coûts est une réalité, la fragilisation du nucléaire est incontestable, la dépendance industrielle et la vulnérabilité à des fournisseurs étrangers est dangereuse, et enfin les factures pour les ménages comme pour les entreprises sont toujours plus insupportables. Et n'oublions pas la biodiversité qui paie un lourd tribut à cette invasion incontrôlée et démesurée du renouvelable intermittente.

Tous les partis qui prétendent vouloir désormais vouloir changer de cap répondront à une question simple : auront-ils réellement le courage d'arrêter la machine - y compris de remettre sur la table les contrats existants - ou se contenteront-ils de nouveaux discours pendant que les Français continueront à payer ? Car il ne s'agit plus d'écologie ni même d'énergie. Il s'agit de vérité.

Et la vérité, en démocratie comme sur une facture d'électricité, finit toujours par arriver.

N.D.L.R. : On progresse mais c'est beaucoup trop lent.
Fédération Environnement Durable
rédigé le Jeudi 28 Mai 2026
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Électrification forcée : après avoir sabordé l’avantage français, Macron veut maintenant nous faire consommer plus


Pendant quinze ans, les Français ont subi le même discours : « Éteignez les lumières, baissez le chauffage, réduisez votre consommation, culpabilisez vos usages. » Aujourd’hui, le même pouvoir, après avoir méthodiquement fragilisé notre système électrique, explique soudain qu’il faudrait au contraire consommer toujours plus d’électricité. Le revirement à 180° serait presque comique s’il n’engageait pas des centaines de milliards d’euros et l’avenir industriel du pays.

‍Hier, l’électricité devait être économisée.

Aujourd’hui, elle doit envahir tous les usages : transports, chauffage, industrie, agriculture, logistique. Bornes de recharge, pompes à chaleur, véhicules électriques, nouvelles lignes à haute tension, raccordements massifs : tout doit désormais passer à l’électrique, comme si la France était devenue un immense laboratoire technocratique chargé d’absorber coûte que coûte une production devenue incontrôlable résultat d'un politique d'envahissement par des énergies renouvelables "éolien et solaire" .

‍Ce changement de cap n’est pas une stratégie visionnaire.

C’est l’aveu tardif d’un échec monumental. Pendant quatorze ans, la France a affaibli ce qui constituait pourtant l’un des systèmes électriques les plus performants du monde : un mix largement fondé sur le nucléaire et l’hydraulique, capable de produire une électricité abondante, pilotable, décarbonée et compétitive. Fermeture de Fessenheim, sous-investissements, désorganisation de la filière nucléaire, dépendance croissante aux énergies intermittentes, explosion des coûts de réseau : décision après décision, un système robuste a été progressivement déstabilisé.

‍La déclaration d’Emmanuel Macron sur « l’électrification massive » ressemble désormais à la course d’un canard sans tête.

Après le discours de Belfort de 2022 promettant la relance du nucléaire, après les aveux récents d’Ursula von der Leyen et même du dirigeant allemand Friedrich Merz reconnaissant les erreurs stratégiques d’une dépendance excessive aux renouvelables intermittents, voilà maintenant l’exécutif français qui pousse les citoyens à consommer toujours plus d’électricité pour absorber une surproduction devenue ingérable. EDF en est réduite à ralentir certains réacteurs nucléaires afin de faire passer en priorité l’éolien et le solaire subventionnés, parfois rémunérés à des niveaux très supérieurs au coût du mégawatt nucléaire, pendant que les prix deviennent négatifs sur le marché de l’électricité.

‍Et maintenant que l’éolien et le solaire produisent une électricité intermittente difficile à absorber — excédentaire quand le vent souffle et insuffisante lorsqu’il tombe — le pouvoir découvre soudain une nouvelle urgence : pousser les Français à consommer davantage pour écouler la production.

Autrement dit : après avoir expliqué pendant des années aux citoyens qu’ils consommaient trop d’électricité, on leur explique désormais qu’ils n’en consomment pas assez.

‍L’absurde énergétique français atteint ici son point de rupture.

Car derrière les discours sur la « souveraineté », la « transition » ou la « décarbonation », une autre réalité apparaît : cette électrification massive sert aussi à justifier l’expansion gigantesque des réseaux électriques rendue nécessaire par le développement des énergies intermittentes. Plus d’éolien et de solaire dispersés sur le territoire signifie mécaniquement plus de lignes à haute tension, plus de raccordements, plus de pilotage numérique du réseau et des dizaines de milliards d’euros d’investissements supplémentaires.

‍Et comme toujours, ces coûts finiront sur la facture des ménages et des entreprises.

Les prix de l’électricité deviennent parfois négatifs sur les marchés. Mais malgré cela, le gouvernement continue d’accélérer comme si la machine politique était devenue incapable de reconnaître ses propres erreurs.

‍La Fédération Environnement Durable ne conteste évidemment pas l’intérêt de l’électricité dans certains secteurs.

Mais elle refuse que les Français deviennent les variables d’ajustement d’une politique énergétique construite depuis quinze ans à coups de renoncements, d’improvisations et de communication.

‍La vraie question n’est plus technique.

Elle est politique : comment ceux qui ont contribué à fragiliser méthodiquement le système électrique français peuvent-ils aujourd’hui prétendre en devenir les sauveurs sans jamais reconnaître leurs responsabilités ? Le temps des slogans écologiques et des grandes opérations de communication touche à sa fin. Le réel, lui, arrive sur les factures.

N.D.L.R. : Encore onze mois à tirer, dix au mieux, avec ce fou furieux et manifestement dangereux !

Quelle époque avec de tels tarés aux commandes !
Fédération Environnement Durable
rédigé le Mardi 9 Juin 2026
Vie des associations - A.D.D.O.O.E. - Lobbying environnemental - Désultoirement vôtre ! - Pouvoirs publics, élus locaux - Economie
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Le magazine Transitions & Énergies a publié le 5 juin 2026 un article particulièrement documenté consacré à l'affaiblissement progressif de la souveraineté énergétique française.

S'appuyant sur les travaux de la commission d'enquête parlementaire sur la perte d'indépendance énergétique de la France, sur des rapports publics, des auditions officielles et de nombreux documents Éric Leser (1), retrace plus de vingt années de décisions énergétiques qui continuent aujourd'hui de produire leurs effets.

L'originalité de cette enquête est qu'elle ne se réfugie pas derrière des généralités. Elle met des noms, des fonctions et des responsabilités derrière les décisions. Ministres, hauts fonctionnaires, responsables administratifs ou politiques : les principaux acteurs de cette période sont identifiés et leur rôle est examiné à la lumière des faits, des documents publics et des témoignages recueillis par la représentation nationale.
Dans un pays où les responsabilités se dissolvent souvent dans les institutions, cet exercice de transparence mérite d'être souligné.

Jean-Louis Butré

1) Éric Leser est un journaliste économique de premier plan, ancien chef du service économique du journal Le Monde, ancien correspondant du Monde à New York et fondateur de Slate.fr. Il est aujourd'hui rédacteur en chef du magazine Transitions & Énergies

N.D.L.R. : À verser au dossier "Ces incompétents et abrutis qui nous gouvernent".