Lobbying environnemental

Fédération Environnement Durable
rédigé le Lundi 21 Avril 2025
Vie des associations - A.D.D.O.O.E. - Lobbying environnemental - Désultoirement vôtre ! - Pouvoirs publics, élus locaux - Economie
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Climat : la finance verte prend l’eau, les banques sautent du navire

La prétendue mobilisation de la finance mondiale pour “sauver le climat” tourne au fiasco. En quelques semaines, une vague de défections sans précédent a frappé les principales coalitions bancaires, assurantielles et de gestion d’actifs engagées pour la neutralité carbone.

Les banques américaines les plus puissantes — Goldman Sachs, JPMorgan, Bank of America, Citigroup, Wells Fargo, Morgan Stanley — ont claqué la porte de la Net-Zero Banking Alliance (NZBA), une coalition parrainée par l’ONU. Le géant australien Macquarie leur a récemment emboîté le pas, tout comme les principales banques canadiennes. Le départ de BlackRock, numéro un mondial de la gestion d’actifs, de la NZAM (Net Zero Asset Managers), sonne comme un coup de grâce pour la finance “climato-compatible”.

Des "coalitions climatiques" en ruine

Ce ne sont plus des cas isolés : c’est l’effondrement en chaîne d’un storytelling financier soit disant « écolo et moralisteur » bâti depuis 2021, autour de promesses nettes zéro, de placements “verts” et de milliards engagés pour “sauver la planète”.

Même les assureurs lâchent prise. AXA, Allianz, SCOR et d’autres ont quitté la Net-Zero Insurance Alliance (NZIA), pourtant fondée et présidée par AXA. Leur crainte ? Des poursuites judiciaires aux États-Unis, où les organisations dénoncent des ententes contraires aux règles de la concurrence.

Un mythe s’effondre : la finance n’a jamais été verte

Ce désengagement brutal confirme ce que la FED dénonce depuis des années :
L’écologie est une réalité qu’il faut sauver, mais un programme par exemple comme celui de la transition énergétique du gouvernement français baptisé Programmation Pluriannuelle de l’énergie ( PPE3) n’est pas un projet écologique, mais un montage spéculatif, construit autour de subventions, de dérives idéologiques, de calculs politiques, d’engagement bilatéraux secrets et d’effets d’annonce.

Les subventions aux éoliennes ou au solaire à grande échelle, les obligations vertes ou les portefeuilles climat sont autant de produits financiers conçus pour nourrir des acteurs privés, non pour servir l’intérêt général ou la vraie lutte pour sauver le climat.

La FED appelle à un réveil politique

Face à cet écroulement :

La Fédération Environnement Durable appelle à suspendre immédiatement la PPE3 et les subventions publiques aux opérateurs financiers et énergétiques s’étant engagés via ces alliances.
Elle demande une évaluation indépendante du coût réel pour les citoyens et pour la souveraineté nationale de cette fuite en avant idéologique.

Alors que la Programmation Pluriannuelle de l’Énergie (PPE3) s’apprête à engager des centaines de milliards d’euros sur des modèles industriels erronés , il est urgent d’ouvrir les yeux : même les acteurs de la finance quittent la scène.

Ce que l’on présentait comme “l’engagement historique de la finance pour la planète” révèle sa vraie nature : un simulacre de transition au service d’intérêts privés.


Le greenwashing n’est plus un soupçon : c’est désormais un fait.
Et même ceux qui en ont profité prennent la fuite.


Contact presse :
JL Butré
06 80 99 38 08
Fédération Environnement Durable
environnementdurable.org
contact@environnementdurable.net
tel 06 80 99 38 08
Transitions et Energies (via "BNE")
rédigé le Jeudi 1er Mai 2025
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PPE, François Bayrou siffle la fin de la récréation

Le Premier ministre, François Bayrou, a finalement tenu compte des critiques virulentes et nombreuses contre la Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) troisième version, le texte censé être la feuille de route de la transition énergétique dans les dix prochaines années. Une PPE dogmatique, militante, incohérente, irréaliste qui élude des problèmes majeurs comme le fait que l’électrification des usages (transports, chauffage et climatisation, industrie) est aujourd’hui une vue de l’esprit et que l’intermittence de production des renouvelables éolien et solaire déstabilise les réseaux électriques et fait s’envoler les prix.

François Bayrou a donc proposé une révision en profondeur de la stratégie énergétique française d’ici à la fin de l’été. « Nous devons juger chaque technologie à l'aune de quatre critères essentiels : souveraineté, abondance, compétitivité, décarbonation », a déclaré le Premier ministre. Un sursaut de lucidité inattendu, sans doute lié en partie à la crainte d'une censure.

N.D.L.R. : Il n'était que temps.
Dans "Le Publicateur Libre" du 1er mai dernier :


Ainsi, dans le secteur aussi, la connerie a encore de beaux jours devant elle.

A l'affût derrière le "banc de tir" (d'intérêt régional, voire national, et méritant d'être subventionné comme tel) du manoir favori, nous sommes tous en alerte et prêts à faire barrage, une nouvelle fois, aux hérétiques !
(Début de citation)

De : Pierre-Paul Fourcade <penadomf@msn.com>
Envoyé : jeudi 22 mai 2025 16:35
À : vdcenpb@yahoo.fr <vdcenpb@yahoo.fr>
Objet : TR: dans Paris Match, appartenant maintenant à Bernard Arnault : forte chute de la production éolienne allemande

Il vaut mieux qu'une telle courge se taise enfin !

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De : hervé texier <vdcenpb@yahoo.fr>
Envoyé : jeudi 22 mai 2025 15:41
À : Association BNE <asso.bne@gmail.com>
Objet : Fw: dans Paris Match, appartenant maintenant à Bernard Arnault : forte chute de la production éolienne allemande


Pas de vents, pas de nucléaire, plus de gaz russe... plus de courant !

Quand je pense à notre ancienne ministre Cécile Duflot, EELV du premier carré, qui nous vantait l'exemple énergétique allemand, nous chantait les merveilleuses éoliennes,
que dit elle aujourd'hui ?

Hervé

(Fin de citation)
«Aucun propriétaire ne peut se dire à l’abri» : sur terre ou en mer, ces projets éoliens qui révoltent les amoureux du patrimoine

RÉCIT - Des plages du Débarquement à la roche de Solutré, pétitions et recours judiciaires se multiplient pour tenter d’empêcher leur installation.


Le château du village de Chanzeaux et le clocher de l'église sont des monuments historiques classés. A ce titre ils sont protégés par des règles de construction strictes dans un rayon de 500m... En dépit de ces règles strictes, la construction d'éoliennes de plus de 100 m de haut dénaturant le paysage est validée par les autorités locales. Gilles BASSIGNAC/Divergence

C’est un département qui compte parmi les moins ventés de France… Et qui voit, depuis plusieurs années, se multiplier les projets éoliens. De plus en plus démesurés. « La Saône-et-Loire, qui dispose d’un patrimoine bâti, paysager et culturel exceptionnel, bénéficiant de quatre labels « Villes et Pays d’art et d’histoire », va-t-elle bientôt accueillir les plus hautes éoliennes de France ? », s’alarment les associations de lutte contre ces projets, réunies en une fédération départementale, Vent de Sottise. Alors que le décret définissant la programmation pluriannuelle de l’énergie 2025-2035 (PPE-3) en France devrait être publié cet été, de nombreuses alertes se font entendre de la part de la société civile, inquiète d’un « saccage paysager » et d’une « perte d’attractivité » des campagnes. « Sous couvert de « transition », s’effare Julien Lacaze, président de l’association Sites & Monuments, la PPE-3 prépare, en seulement dix ans, la transformation de nos territoires ruraux en zones semi-industrielles ! »

L’« évaluation environnementale stratégique » de cette PPE-3 l’admet : « Les éoliennes modifient le paysage dans lequel elles s’insèrent par leur hauteur, leur envergure, leur positionnement et leur nombre, souligne le rapport gouvernemental. À long terme, le développement de l’énergie éolienne présente des risques de saturation du territoire. Une fois que les sites les plus propices auront été exploités, les développeurs de nouveaux projets pourraient se tourner vers des sites moins consensuels ».

« Comment, après un tel constat, considérer que le doublement de la production d’énergie éolienne terrestre comme le développement massif de l’éolien en mer - qui pourrait atteindre une vingtaine de structures offshore en 2035 -, prévus dans la PPE-3, auront un "impact neutre" sur les paysages et le patrimoine ? », s’étonne Julien Lacaze. Mêmes interrogations à la Commission supérieure des sites, perspectives et paysages, chargée de conseiller le gouvernement sur ces questions, qui s’en est émue auprès des ministres de la Transition écologique et de l’Industrie. « La question des conséquences paysagères de l’industrialisation de nouveaux espaces jusqu’à présent essentiellement ruraux reste ainsi posée, souligne-t-elle auprès du Figaro. Les membres de la Commission demandent une stratégie ambitieuse d’accroissement de la protection paysagère. »

Des implantations de plus en plus proches de sites d’exception

Selon Sites & Monuments, « les opérateurs éoliens proposent des implantations de plus en plus proches de sites exceptionnels : biens Unesco, Grands Sites de France, zones de biodiversité exceptionnelle ou au large de paysages littoraux ou montagnards précieux ». « De nombreux paysages remarquables sont, malgré la présence de monuments historiques, retenus pour l’implantation de nouveaux projets, créant une forme de conflit d’usage, précise Julien Lacaze. Pour défendre ces lieux, d’interminables recours judiciaires sont engagés, alors qu’il serait judicieux de les protéger clairement en amont, de façon opposable. Nous proposons des zones d’exclusion définitive de l’éolien. »

Au large des îles vendéennes d’Yeu et de Noirmoutier, la première des 61 éoliennes vient d’être installée, avec une mise en service prévue pour la fin de l’année. Un peu plus au nord, entre Groix et Belle-Île, ce sont deux ensembles de 13 et de 35 mâts flottants de plus de 300 mètres de haut, qui pourraient « barbeler l’horizon », à 19 kilomètres des côtes. « Des monstres aussi hauts que la tour Eiffel !, s’épouvante Éric Guillot, de l’association Préserver l’identité environnementale de Bretagne-Sud et des îles contre l’éolien en mer. Les vues sur les célèbres aiguilles de Port-Coton, peintes par Monet, seraient irrémédiablement saccagées. »

En attendant, dans le Var, près du sommet de la montagne Sainte-Victoire, les 22 éoliennes implantées depuis 2020 continuent de narguer les amoureux des paysages magnifiés par Cézanne. « L’ancienne autorisation a finalement été jugée valide par le Conseil d’État, malgré nos deux victoires devant le tribunal administratif et la cour administrative d’appel, rapporte le président de Sites & Monuments. Nous allons relancer le contentieux sur la question des espèces protégées… »


Le château de Saint-Point, où a vécu Alphonse de Lamartine. Le Figaro

Car, pour l’instant, devant la justice, ce sont plutôt les enjeux de biodiversité qui l’emportent. Pour la première fois en France, en avril, deux parcs éoliens ont été mis à l’arrêt, et leurs exploitants, lourdement condamnés pour destruction d’oiseaux protégés. La même semaine, le tribunal correctionnel de Montpellier a ordonné l’immobilisation des 31 mâts du parc d’Aumelas, dans le centre de l’Hérault, pour quatre mois - soit la période de présence sur le site du faucon crécerellette. Puis l’arrêt, pour un an, du parc éolien de Bernagues, après la mort d’un aigle royal.

Même si la défense de sites remarquables a déjà fait capoter des projets. Le 3 avril, la cour d’appel administrative de Nancy annulait l’autorisation de construction d’un parc de 63 éoliennes dans les Ardennes, le plus grand projet terrestre en France. Jugeant notamment que « les seuils d’alerte admis pour apprécier le phénomène de saturation visuelle sont largement dépassés » pour les riverains. En 2023, le Conseil d’État avait tranché : pas d’éoliennes du côté de chez Proust ! Estimant que le projet près d’Illiers-Combray (Eure-et-Loir) « risquerait de porter une atteinte significative » à des paysages « étroitement liés à la vie et à l’œuvre de l’écrivain », il l’avait définitivement enterré. Il y a un mois, c’est la proximité de sites inscrits ou classés, et notamment du menhir dit la pierre du Diable, à Lécluse (Nord), qui a motivé le rejet, par le Conseil d’État, d’un projet d’installation de six éoliennes dans le Pas-de-Calais.

Une distance minimale de 500 mètres

L’Hexagone compte environ 11.000 éoliennes, réparties entre quelque 2 650 parcs. « C’est devenu un souci constant pour nous, soupire le vice-président de La Demeure historique* Patrice Cahart, dont le manoir de la Fresnaye, le seul du Perche à avoir survécu à la guerre de Cent Ans, est aujourd’hui menacé par deux projets éoliens. Aucun propriétaire ne peut se dire à l’abri, à part peut-être sur la Côte d’Azur. Les monuments historiques sont très mal protégés, puisque la loi de 2010 leur accorde la même distance minimale que pour une habitation classique, 500 mètres. Déjà bien trop court ! Or, depuis 2010, la taille des éoliennes a doublé, leur puissance a triplé, l’aire balayée par une pale a quadruplé. Et les 500 mètres n’ont toujours pas été révisés… »

Président du Syndicat des énergies renouvelables, Jules Nyssen fait valoir que « la question de l’esthétique, c’est subjectif ». Et que « les espaces disponibles sont de plus en plus restreints ». « On a fait beaucoup de progrès technologiques ces dernières années, qui permettent d’implanter un plus petit nombre d’éoliennes, mais plus puissantes, développe-t-il. Elles sont de plus en plus hautes, mais aussi de plus en plus silencieuses. Chez nous, on ne voit pas les dégâts occasionnés, dans plein d’autres pays, par les puits de pétrole ou les techniques d’extraction du gaz de schiste ! Tout le monde est bien content d’avoir accès à l’énergie, mais avoir les infrastructures près de chez soi, c’est plus compliqué… C’est pour cela que cela nécessite beaucoup de dialogue pour impliquer la population et les élus locaux. »

« Cinq “tours Montparnasse” sur la crête dominant le château ! »

En Saône-et-Loire, au pays de Lamartine, « on a découvert le projet l’été dernier ». « Au début, devant les discours rassurants, j’étais plutôt favorable, se souvient Étienne de Baecque, propriétaire de Saint-Point, château des XIIe et XIVe siècles devenu, à partir de 1820, la demeure familiale du poète. Puis j’ai débusqué un projet démentiel : cinq “tours Montparnasse” sur la crête dominant le village et le château ! Car, dans des régions peu ventées comme la nôtre, pour être efficaces, les éoliennes doivent atteindre de 230 à 250 mètres. » Pendant les Journées du patrimoine, les visiteurs signent la pétition « en masse », et une association se monte, qui compte rapidement près de 500 membres. « J’ai compris qu’une grande partie de la population tenait énormément à ses paysages et à ses monuments, indique Olivier Lorne, président du collectif Nature et horizons. Mais ce projet a complètement cassé l’unité de notre intercommunalité, désormais divisée entre ceux qui sont culpabilisés par le réchauffement climatique, et les autres, diabolisés en réfractaires au progrès. »

À la Direction régionale des affaires culturelles (Drac), on nous a dit que les monuments historiques n’avaient pas beaucoup de poids dans la décision…
Gérard Pradelle, secrétaire de l’Association de sauvegarde de l’environnement Marigny-Saint-Micaud (ASEM-StM)


« À aucun moment, dans les jolies plaquettes des promoteurs, le patrimoine n’était évoqué, rapporte Étienne de Baecque. Mais quand on a appris aux élus que ça se verrait de la roche de Solutré, ça a été déterminant. L’opposition des villageois a ébranlé un des trois maires participant au projet, qui s’est désisté. On a gagné une première manche, même si cela n’est pas fini… »

Un peu plus au nord, c’est un autre projet gigantesque qui pointe le bout de ses pales. Sur une commune, Saint-Micaud, où se dresse l’un des plus beaux menhirs de Bourgogne, dit la pierre aux Fées, classé aux monuments historiques et haut de plus de 6 mètres : « Face à lui, ce serait des éoliennes de 247 mètres !, s’écrie Gérard Pradelle, secrétaire de l’Association de sauvegarde de l’environnement Marigny-Saint-Micaud (ASEM-StM). À la Direction régionale des affaires culturelles (Drac), on nous a dit que les monuments historiques n’avaient pas beaucoup de poids dans la décision… Heureusement, nous avons des espèces rares d’oiseaux, qui ont fait ajourner le projet. » En attendant, « toute économie basée sur l’activité touristique est compromise, et nos villages deviennent des repoussoirs », s’emporte Vent de Sottise.

Une histoire de gros sous qui pollue tout

Dans le Calvados, au bord de la Dives, « c’est une vallée patrimoniale remarquable qui risque d’être saccagée, avec l’abbaye de Saint-Pierre-sur-Dives, les châteaux de Vendeuvre, Grisy, Carel, tous classés ou inscrits et ouverts au public !, s’insurge Jérôme Serrat, propriétaire de Carel, belle demeure de la fin du XVIIe s., entourée de douves. Six projets dans un rayon de 6 km autour de notre château ! C’est une histoire de gros sous qui pollue tout. Rendez-vous compte que l’un des maires a été contacté par 16 promoteurs éoliens ! Ni les propriétaires ni les communes ne s’intéressent aux tonnes de CO2 économisées ; mais les ressources pour les communes, communautés de communes et département sont considérables. Un propriétaire terrien, à Vendeuvre, se serait vu proposer 27 000 euros par an pour une éolienne. “La fourchette basse”, m’a précisé un négociateur ».

Édouard Héry, qui vient d’acquérir le domaine de Grisy, bâti entre le XVIe et le XVIIIe siècles, est tout aussi amer : « Devant l’ampleur des travaux, nous avons décidé de louer la ferme et le château quelques semaines par an, explique-t-il. Est-ce que la vue d’éoliennes de 220 mètres de haut séduira nos futurs clients ? J’en doute et ce sera alors la fin de l’aventure. La mairie nous remercie chaleureusement pour ce que l’on fait, mais lorsque l’on sait que le maire et (ou) ses enfants sont propriétaires de parcelles, sur lesquelles seraient implantées des éoliennes, on ne peut qu’être très en colère. »

À quelques kilomètres de là, le châtelain de Vendeuvre, demeure XVIIIe s. entourée d’un parc labellisé « jardin remarquable », devrait voir « trois mâts juste en face, à 1 500 mètres, en covisibilité directe ». « La préfecture me dit qu’il n’y a que là qu’on peut en mettre !, s’étrangle Alexandre de Vendeuvre. C’est un objectif politique, et, même si le conseil municipal a voté contre, la préfecture respecte les procédures. » Les oiseaux rares et les chauves-souris vont-ils sauver le château ? Le propriétaire l’espère, qui a saisi l’architecte des bâtiments de France, la Drac, l’Office français de la biodiversité…

«Un monument historique tous les un ou deux kilomètres»

Dans un avis de mai 2020 concernant un projet sur les communes de Barou-en-Auge et de Norrey-en-Auge, l’architecte des Bâtiments de France (ABF), notant que « le cours de la Dives compte quasiment un monument historique tous les un ou deux kilomètres », avait estimé que « les impacts par rapport à l’équilibre existant entre les éléments patrimoniaux repères et le paysage seront forts ». Citant « le cas le plus significatif » de l’abbaye de Saint-Pierre-sur-Dives, consacrée en 1067 en présence de Guillaume le Conquérant, avec laquelle les éoliennes, « plus de deux fois plus hautes que ses tours », « seront en concurrence visuelle directe », il avait donné un avis défavorable. Pas suffisant, cependant, pour émouvoir le Conseil d’État qui, après trois ans de bataille judiciaire, vient de valider le projet.

Les promoteurs pensent qu’en subventionnant ici un musée, là une commune, ils peuvent tout acheter.
Un administrateur de l’association Libre Horizon


Sur la côte du Bessin, l’ambiance n’est guère plus paisible. Au large de Courseulles-sur-Mer, les travaux de construction d’un parc de 64 éoliennes sont en cours. À deux pas des plages du Débarquement, qui font l’objet d’un projet de classement au Patrimoine mondial de l’Unesco. « À plus de 10 km des côtes », insiste EDF Renouvelables, qui souligne que « l’engagement du parc sur le devoir de mémoire s’est matérialisé par la création du groupe de travail composé de représentants des communes du littoral, d’historiens, d’associations d’anciens combattants, de représentants de musées et d’acteurs de la mémoire de la Seconde Guerre mondiale ». Pour rendre hommage aux 156 000 soldats ayant participé au débarquement, en 1944, chaque éolienne portera le nom d’un navire emblématique.

« On veut profaner un cimetière marin, et on considère que nommer ces machines honore les morts !, s’offusque un administrateur de l’association Libre Horizon. C’est une réponse indécente. Les promoteurs pensent qu’en subventionnant ici un musée, là une commune, ils peuvent tout acheter. Pourquoi ne pas fusionner ce projet avec celui prévu à Barfleur, implanté, par le même opérateur, à une quarantaine de kilomètres des côtes ? Sur les plages du Débarquement, le très fort impact visuel compromet gravement le classement à l’Unesco. Alors qu’un tel classement permettrait de rappeler le caractère sacré de ces lieux, afin de les préserver à tout jamais ».

*auteur de La Peste éolienne (Hugo Publishing, 2021)
Fédération Environnement Durable
rédigé le Lundi 16 Juin 2025
Vie des associations - A.D.D.O.O.E. - Lobbying environnemental
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La Fédération Environnement Durable rejoint le mouvement des “gueux” contre la PPE3

Paris, le 16 juin 2025

La Fédération Environnement Durable (FED) annonce son ralliement officiel au mouvement des “gueux”, initié par l’écrivain et militant Alexandre Jardin, pour dénoncer la Programmation Pluriannuelle de l’Énergie (PPE3).

Ce mouvement citoyen appelle à un moratoire immédiat sur une PPE, qui prévoit d’ici 2035 :
- Le doublement de l’éolien terrestre,
- La création de 50 parcs éoliens en mer,
- Le triplement du photovoltaïque,
le tout au mépris des territoires, de la démocratie locale et des réalités sociales.

« Ce que nous réclamons ? Une PPE du réel, pas du délire technocratique :une “PPE des gueux” – sobre, réaliste, débattue. Le contraire d’un hold-up énergétique », déclare Alexandre Jardin.

Le mouvement est soutenu par des acteurs de terrain tels que :
- Les pêcheurs artisans, opposés aux éoliennes offshore,
- La Coordination Rurale, mobilisée pour défendre les terres agricoles,
- Et des milliers d’associations locales, dont celles de nombreux maires en résistance.

La FED s’engage à soutenir des actions juridiques, médiatiques, institutionnelles et de terrain, tout en informant l’ensemble des élus locaux et nationaux afin d’enrayer une trajectoire énergétiquement inefficace et socialement explosive.

« Comme les ZFE, la PPE3 frappera les plus modestes : 40 % des Français pourraient voir leur mobilité entravée et leur facture d’électricité doubler pour financer un modèle ruineux », ajoute Jean-Louis Butré, président de la Fédération Environnement Durable.

Contact :
Fédération Environnement Durable
contact@environnementdurable.net

N.D.L.R. : Très bien ! Nous soutenons !
«Regardez vos enfants en face !»: la grosse colère de Sandrine Rousseau après l’approbation de la suspension des installations éoliennes et photovoltaïques

L’Assemblée nationale a approuvé jeudi un moratoire sur le développement de nouvelles installations éoliennes et photovoltaïques. Une décision vivement critiquée de la gauche jusqu’au sein du gouvernement.

Profitant du sous-effectif de leurs opposants, la droite et l’extrême droite ont voté conjointement face au reste de l’hémicycle pour la suspension de ces infrastructures. Cet amendement du député de l’Orne Jérôme Nury (LR) a été adopté lors de l’examen de la proposition de loi «Gremillet» sur le futur énergétique de la France, qui se poursuit jusqu’à vendredi.

N.D.L.R. : Un grand coup de chapeau à Jérôme NURY qui ose appeler un chat un chat. Cette Sandrine ROUSSEAU est juste une hystérique et ce gouvernement comporte trop d'incompétents notoires, solidaires de tous les abrutis qui ont miné la politique énergétique française. Il est temps de se réveiller !
(Début de citation)

De : Pierre-Paul Fourcade <penadomf@msn.com>
Envoyé : vendredi 20 juin 2025 07:59
À : Jérôme nury Wanadoo <jerome.nury@wanadoo.fr>
Cc : (...)
Objet : RE: Amendement : un grand bravo !

On est bien d'accord.

Depuis le début, le "en même temps" est une immense couillonnade, et ceci en tous domaines hélas.

Amicalement,

PPF

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De : Jérôme nury Wanadoo <jerome.nury@wanadoo.fr>
Envoyé : vendredi 20 juin 2025 07:57
À : Pierre-Paul Fourcade <penadomf@msn.com>
Objet : Re: Amendement : un grand bravo !

Effectivement mon amendement a fait l’effet d’une bombe hier après midi. Le bloc central est en crise ! Mais cette façon d’aborder les énergies n’est pas acceptable. Le en même temps énergétique est mortifère pour le réseau, les paysages et la facture d’électricité des français.


Envoyé de mon iPhone

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Le 20 juin 2025 à 07:51, Pierre-Paul Fourcade <penadomf@msn.com> a écrit :


Pour info : https://www.chaslerie.fr/blog/message/60179

Amicalement,

PPF

(Fin de citation)

P.S. (à 11 heures) : Voici le texte de cet impeccable "amendement NURY" :

I. – À compter de la promulgation de la présente loi, il est instauré un moratoire sur l’instruction, l’autorisation et la mise en service de tout nouveau projet d’installation de production d’électricité utilisant l’énergie mécanique du vent éolien, terrestre ou maritime, ainsi que l’énergie solaire photovoltaïque, à l’exception des projets ayant déjà reçu une autorisation administrative préalable à cette date. Ce moratoire restera en vigueur pendant toute la durée nécessaire à la réalisation d’une étude objective et indépendante visant à déterminer le mix énergétique optimal pour la France, sur les plans économique et environnemental.

II. – En conséquence, aucune nouvelle demande d’autorisation, de permis ou de raccordement concernant de telles installations ne pourra être déposée ni instruite par les autorités compétentes pendant la durée du moratoire.

III. – Les installations existantes restent soumises à la réglementation en vigueur et peuvent continuer à fonctionner jusqu’à la fin de leur durée d’exploitation autorisée, sans possibilité de renouvellement ou d’extension au-delà de cette échéance.
Moratoire contre l’éolien industriel: Une victoire majeure

Paris, le 21 juin 2025 – La Fédération Environnement Durable se félicite de l’adoption, jeudi 19 juin par l'Assemblée nationale, d’un moratoire sur les éoliennes et les panneaux solaires dans le cadre de la Planification énergétique (PPE3).

Ce vote constitue une victoire politique majeure contre une filière inefficace, dispendieuse et lourdement nuisible pour l’environnement, l’économie et la cohésion sociale du pays.

Ce succès résulte de la mobilisation constante de la FED, de ses adhérents, ainsi que de fédérations régionales exemplaires, telles que Belle-Normandie Environnement et ses associations locales de l’Orne, particulièrement exposées aux projets éoliens. Engagé dans ce même combat, le député Philippe Nury (LR) a porté l’amendement décisif, convaincu, comme ces associations, de la nécessité de stopper l’expansion de l’éolien industriel.

Face à cette avancée, les écologistes radicaux, dont Sandrine Rousseau en tête, se déchaînent dans les médias, sans être en mesure de fournir le moindre argument technique ou économique sérieux. Leur réaction indigente illustre l’aveuglement idéologique d’un courant devenu incapable de répondre aux enjeux concrets des Français.

Pris de court, les promoteurs de l’éolien s’empressent de défendre leur “système”, fondé sur des transferts financiers massifs imposés aux consommateurs.
Derrière le vernis “vert”, c’est un modèle de rente qui génère des profits considérables pour quelques-uns, au détriment de millions de foyers déjà fragilisés.

Comme l’a rappelé Alexandre Jardin, ce sont “les gueux”, soit près de 40 % de la population, qui paient le prix fort de cette politique : hausse continue des factures, précarité énergétique et exclusion croissante du système.

La PPE3, si elle était appliquée, entraînerait un doublement du prix de l’électricité, aggravant encore cette fracture.

Ce moratoire est une victoire à la fois stratégique et psychologique. Il fragilise profondément la légitimité de l’éolien industriel.

Ce n’est qu’une étape. La FED appelle toutes ses associations à rester mobilisées. La dynamique est enclenchée, mais le combat continue.


Interview du Président de la FED sur BFM TV (20 juin 2025) :
👉 https://youtu.be/9V99e6C6Hw8

Contact presse :
Jean-Louis Butré
06 80 99 38 08
contact@environnementdurable.net

N.D.L.R. : L'A.D.D.O.O.E. est heureuse d'avoir contribué quelque peu, à sa modeste échelle, à ce très encourageant succès et félicite chaleureusement Jérôme NURY, député de l'Orne, d'avoir réussi à faire voter son amendement, si légitimement fondé et si parfaitement ajusté !
Bernard Accoyer et Xavier Moreno: «Combien de Français savent que l’éolien et le solaire ont fait doubler leur facture d’électricité depuis dix ans ?»

TRIBUNE - Une proposition de loi visant à instaurer un moratoire sur le développement de nouvelles installations photovoltaïques et éoliennes sera votée ce mardi 24 juin à l’Assemblée nationale. L’ancien président de l’Assemblée nationale et le président du Cérémé (think-tank) soutiennent cette initiative.

Ancien président de l’Assemblée nationale, Bernard Accoyer est président de PNC France. Xavier Moreno est président du Cérémé, un think-tank sur les questions énergétiques.

Les réactions au vote d’un amendement à la proposition de loi Gremillet suspendant temporairement les nouvelles autorisations de champs éoliens ou photovoltaïques, montrent à quel point la France est incapable de mener un débat démocratique rationnel sur un sujet certes technique mais qui touche directement le quotidien de chaque Français.

Les invectives les plus violentes sont échangées, comme dans une guerre de religion, sans le début d’une réflexion sérieuse.

Or combien de nos concitoyens et de nos responsables politiques savent que le parc déjà installé d’éoliennes et de panneaux photovoltaïques a atteint en France une puissance de 50 GW, et atteindra dans deux à trois ans une puissance de 95 GW avec la seule addition des projets déjà autorisés et en cours de déploiement ?

Combien savent que le parc nucléaire en activité a une puissance de 63 GW, et donc que l’éolien et le solaire vont dépasser le nucléaire, sans besoin d’autorisations nouvelles, jusqu’à atteindre 1,5 fois sa puissance ? Cela veut dire qu’aux heures où il y a du vent et du soleil on devra mettre à l’arrêt non seulement les barrages, mais aussi la quasi-totalité des centrales nucléaires, tout en continuant à payer pour ces dernières 90 % de leur coût, puisque l’uranium en représente moins de 10 %. Avec l’alternative d’exporter de l’électricité à un prix de plus en plus souvent négatif !

Prix garanti par le contribuable

Combien savent que cette politique énergétique, calquée sur celle de l’Allemagne, leur fait payer le coût de deux systèmes électriques, nucléaire et renouvelables intermittentes non pilotables, a fait doubler leur facture depuis dix ans, et n’a pas eu d’effet positif sur le climat puisque, à la différence de l’Allemagne, on remplace en France une électricité nucléaire déjà décarbonée par une autre ?

Combien savent que les producteurs éoliens ou solaires sont payés à un prix garanti par le contribuable, même quand on n’a pas besoin de leur électricité, et sont indemnisés quand on leur demande d’arrêter de produire pour protéger l’équilibre du réseau, tandis qu’EDF n’a pas d’autre choix que de répercuter sur le prix de l’électricité nucléaire les pertes subies quand les réacteurs sont ralentis, ou doivent être arrêtés, pour les mêmes raisons d’équilibre du réseau ?

Combien savent que l’électricité est très peu stockable à grande échelle, et donc qu’un réseau alimenté en forte proportion d’électricité intermittente est très coûteux à stabiliser, et court plus de risques de black-out ?

À l’inverse, beaucoup de nos concitoyens savent qu’une électricité plus chère les dissuade d’abandonner leur chaudière à fioul ou à gaz. Beaucoup se doutent que couvrir la France et nos côtes d’éoliennes ou nos champs de panneaux solaires n’est pas une voie évidente pour protéger le climat et l’environnement. Beaucoup constatent que l’administration de l’énergie, si elle lance de grandes consultations publiques, se garde bien de donner des études comparatives d’impact, social, environnemental, et économique, des différentes politiques énergétiques possibles.

Beaucoup ont compris que derrière les slogans écologiques se cachent de puissants intérêts industriels et financiers, et qu’à la fin ce sont les Français qui paient, que ce soit à travers la fiscalité ou leurs factures d’énergie.

Étude de situation énergétique

Beaucoup, enfin, par simple bon sens, se demandent si les grandes publicités pour ces énergies renouvelables, dépendant du soleil et de la météo, qui « vont fournir l’électricité nécessaire pour la consommation d’une ville de centaines de milliers d’habitants », suffiront à assurer leur éclairage et leur chauffage les soirs de grand froid sans vent !

En réponse à ces indignations devant un amendement parlementaire qui demande seulement de prendre le temps d’une étude sérieuse de la situation énergétique avant de poursuivre la fuite en avant aveugle qu’encouragent l’administration de l’énergie et son ministre, qui souhaitent voir publier sans délai le décret qui leur donnera les mains libres pour signer des dizaines de milliards d’euros de chèques tirés sur l’argent des Français, au seul bénéfice d’un lobby industriel privé, dans une totale impunité et irresponsabilité, est-il scandaleux de demander, comme l’Académie des sciences, une pause provisoire de douze à vingt-quatre mois ?

C’est au contraire un prérequis essentiel pour donner à nos concitoyens la matière nécessaire à tout débat démocratique : une étude indépendante, conduite par le haut-commissariat à la Stratégie et au Plan, sous le regard de l’Académie des sciences, comparant l’impact de plusieurs scénarios pour répondre aux besoins de la France en électricité, et incluant aussi les autres énergies renouvelables, décarbonées, non intermittentes et pilotables, si nécessaires pour atteindre la neutralité carbone en 2050.

Loin d’être un scandale, cette suspension temporaire est une nécessité démocratique.

N.D.L.R. : On ne saurait mieux dire. Il est plus que grand temps de se réveiller et d'arrêter de se comporter comme des crétins !
Moratoire sur les énergies renouvelables : la loi Gremillet, largement remaniée par le RN et LR, retoquée à l’Assemblée

Les modifications apportées par LR et le RN ont conduit une très grande partie des députés du socle gouvernemental à se ranger du côté de la gauche pour s’opposer à ce texte sur la programmation énergétique.

Les semaines passent et les sujets de division se multiplient au Parlement. Ce mardi après-midi, les députés ont finalement majoritairement voté contre la proposition de loi du sénateur Daniel Gremillet, préalable à la publication de la nouvelle programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE), qui avait pour objectif de décarboner le mix énergétique pour atteindre la neutralité carbone en 2050. Un texte largement remanié durant son examen par les députés RN et LR, qui sont notamment parvenus, grâce à leur forte mobilisation dans l’Hémicycle, à instituer un moratoire sur le développement des énergies photovoltaïques et solaires, à remettre en place les tarifs régulés du gaz, à supprimer les objectifs de développement des biocarburants ou encore à relancer la centrale nucléaire de Fessenheim. Et ce deux semaines après que le président de la République, Emmanuel Macron, a regretté dans la presse régionale la volonté de certains de « détricoter » son bilan, notamment sur le sujet de l’écologie.

Autant de mesures qui ont semé la discorde sur les bancs de l’Assemblée. Raison pour laquelle la proposition de loi a été largement rejetée, à 377 voix contre 142 pour, ce mardi, avec l’opposition des députés de tous les groupes de gauche, mais aussi des macronistes d’Ensemble pour la République (EPR), des philippistes d’Horizons et des bayrouistes du MoDem. Le patron des députés EPR, Gabriel Attal, a même dénoncé dans un message aux élus Renaissance « un axe anti-écologie » qui « s’est formé à l’Assemblée et vote systématiquement contre tout ce qui permet d’œuvrer à la transition écologique », avant de fustiger un vote LR-RN qui acte « l’arrêt complet de tous les projets d’énergie renouvelable en France ».

Même Les Républicains, qui avaient pourtant participé, avec le RN, à largement réécrire le texte durant son examen, ont finalement décidé de s’abstenir « pour ne pas valider certaines modifications portées par LFI ou le RN comme la sortie du système européen ou le statut d’EDF ». « Nous ne devons pas déstabiliser les filières du renouvelable tout en veillant à ne pas alourdir la facture des Français », a jugé le député LR Jérôme Nury, à la tribune de l’Assemblée. Avant de défendre, en visant le RN et LFI, une « approche responsable qui ne cède rien aux démagogues ». « Après avoir planté le texte… », s’étouffe un cadre macroniste, très mécontent de la tournure des événements à l’Assemblée ces derniers jours.

La gauche vent debout

Une attaque également entendue sur les bancs de la gauche. « L’adoption d’un moratoire sur toutes les énergies renouvelables est venue complètement déséquilibrer ce texte et créer beaucoup d’incertitudes. L’urgence climatique nous presse pourtant d’agir », a déploré l’élu communiste Julien Brugerolles. Le député LFI Maxime Laisney a quant à lui regretté « une loi tout nucléaire d’extrême droite » avant de s’en prendre au premier ministre, « plus préoccupé » selon lui « de sauver son poste que la planète ». « La droite a encore copié son extrême (…) et les macronistes ont déserté, laissant comme souvent leurs propres textes être détricotés », a-t-il jugé dans l’Hémicycle.

Le député socialiste Karim Benbrahim s’est de son côté ému que le rapporteur macroniste du texte, Antoine Armand, se soit selon lui « laissé entraîner au sein d’une coalition trumpiste » qui fait « du nucléaire le seul vecteur » de la stratégie énergétique de la France. « Vous avez refusé toutes nos propositions et vous êtes laissé guider dans une impasse. Ce texte n’a désormais ni queue ni tête, il dit à la fois noir et blanc », a-t-il attaqué.

Le RN maintient la pression

Le RN et ses alliés ciottistes, très offensifs ces dernières semaines sur le sujet, ont donc été les seuls à soutenir la proposition de loi remaniée. Ils se sont d’ailleurs largement insurgés du revirement des députés LR. « On n’est jamais déçus, avec eux », raille auprès du Figaro le chef de file du RN sur les sujets énergétiques, Jean-Philippe Tanguy. « La victoire idéologique de Marine Le Pen est à la hauteur de tous nos adversaires défaits », s’est félicité le même Jean-Philippe Tanguy, dans l’Hémicycle, quelques minutes avant le vote. Dénonçant « l’hypocrisie des mouvements de gauche sur les périls environnementaux », le député RN a surtout critiqué le changement de pied des députés LR, à qui il a reproché leur « lâcheté ». « À force de dire tout et le contraire de tout, vous ne dites plus rien du tout. En campagne électorale, vous êtes contre les éoliennes, mais là, vous allez vous abstenir », a-t-il tancé.

Le RN a d’ailleurs décidé de maintenir une forte pression sur l’exécutif, laissant planer le risque d’une censure en cas de publication des décrets sur la programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) sans que la proposition de loi Gremillet n’ait terminé son parcours législatif. « Attention : si on voit que François Bayrou veut publier la PPE par décret, en contournant la représentation nationale, ce sera un casus belli », a prévenu le même Jean-Philippe Tanguy, dans une interview donnée au Journal du dimanche . Avant de poursuivre, incisif : « Parce que ce texte ne se résume pas à une mesure technique. C’est une promesse de ruine énergétique : pour les familles, pour l’industrie, pour l’économie, pour l’agriculture. Une logique de décroissance déguisée, avec des prix qui exploseraient. Ce serait, à nos yeux, un motif de censure très sérieux. »

Que va-t-il donc advenir de ce texte maintenant qu’il a été rejeté à l’Assemblée nationale ? « Il va repartir au Sénat. Il faut que l’on aille assez vite. Ce qui est certain, c’est que le premier ministre s’est engagé à ce que le décret ne soit pris qu’après le parcours législatif de la PPL Gremillet. Ce sera donc le cas », résume, fataliste une source gouvernementale. Avant de regretter : « Un fossé se creuse entre l’Assemblée nationale et le Sénat. Sur la PPL Gremillet, les députés LR ont saccagé le texte qui venait du Sénat pendant que sur la réforme du mode de scrutin Paris-Lyon-Marseille , les sénateurs LR ont dynamité la commission mixte paritaire. »

Mais au sein du socle commun, beaucoup doutent que ce texte puisse aboutir. Certains macronistes anticipent déjà la suite, comme ce cadre du groupe Renaissance : « Je ne vois pas comment on contente tout le monde. Il va falloir publier les décrets… Le Parlement s’est prononcé, mais on ne comprend rien. » Et de conclure : « Je pense que Bayrou va tranquillement attendre la fin de la session extraordinaire, puis il publiera le décret pendant l’été pour ne pas être censuré. »

N.D.L.R. : Tambouille politicienne dans ce qu'elle a de pire. Totalement incompréhensible.

À force de démissions et de fuites en avant, ce pays est devenu parfaitement ingouvernable et ne peut donc qu'aller dans le mur.

N.D.L.R. 2 (à 8 heures 20) :

(Début de citation)

De : Pierre-Paul Fourcade <penadomf@msn.com>
Envoyé : mercredi 25 juin 2025 08:19
À : Jérôme nury Wanadoo <jerome.nury@wanadoo.fr>
Objet : RE: Parlement français de 2025.

Cher Jérôme,

(...) m'explique que ce pataquès est le fait de TANGUY qui voulait rouvrir Fessenheim et transformer EdF en EPIC, choses que vous ne pouviez voter. Me voici un petit peu rassuré. Mais quel lugubre bordel, tout ça !

Amicalement,

PPF

(Fin de citation)

N.D.L.R. 3 (à 17 heures) :

De : Jérôme nury Wanadoo <jerome.nury@wanadoo.fr>
Envoyé : mercredi 25 juin 2025 15:53
À : Pierre-Paul Fourcade <penadomf@msn.com>
Objet : Re: Parlement français de 2025.

Tout à fait. Mais notre amendement a quand même permis de tirer la sonnette d’alarme sur le sujet.

Envoyé de mon iPhone

(Fin de citation)
Loi Gremillet : de l’Assemblée au Sénat, la droite en ordre dispersé

Dans la nuit de mardi à mercredi, les sénateurs LR ont fait adopter une version du texte prévoyant un essor très important des énergies renouvelables, à rebours de la récente tribune au « Figaro » du ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau.
5 min • Wally Bordas


l est un peu plus de 2 heures du matin, au Palais du Luxembourg, dans la nuit de mardi à mercredi. Les sénateurs LR se congratulent de quelques applaudissements. Ils viennent de faire largement adopter, en seconde lecture, la proposition de loi de leur collègue Daniel Gremillet - par 221 voix contre 24 - en obtenant, notamment, l’abstention remarquée des socialistes. Le texte, qui a pour objectif de fixer la trajectoire énergétique de la France ces prochaines années, prévoit d’une part une relance massive du nucléaire, avec notamment la construction de quatorze nouveaux réacteurs ; et d’autre part l’essor des énergies renouvelables, avec une part d’énergie décarbonée d’au moins 58 % de la consommation d’énergie en France d’ici à 2030, contre environ 40 % actuellement.

Une vision « équilibrée », estiment les élus de la majorité sénatoriale, à rebours de leurs collègues députés LR qui, il y a deux semaines, optaient eux pour un détricotage XXL du texte. Jusqu’à faire adopter, avec le RN, des amendements pour instituer un moratoire sur le développement des énergies photovoltaïques et solaires, mais aussi pour remettre en place les tarifs régulés du gaz, supprimer les objectifs de développement des biocarburants, ou encore relancer la centrale nucléaire de Fessenheim. Autant de mesures dont le rejet final du texte à l’Assemblée a entraîné le rejet, du fait de l’opposition de la gauche et des macronistes… Mais aussi de l’abstention des mêmes députés LR, en désaccord avec quelques autres modifications ajoutées pendant les débats.

Nouvelle étape d’une séquence démarrée il y a plusieurs semaines, le vote des sénateurs s’est déroulé sur fond d’importante crise gouvernementale sur le sujet des énergies renouvelables. Laquelle a été déclenchée par une tribune au Figaro du ministre de l’Intérieur et patron des Républicains, Bruno Retailleau, où il a plaidé pour la fin des « subventions publiques » pour l’éolien et le photovoltaïque. Une sortie condamnée par son collègue de l’Industrie, Marc Ferracci (Renaissance), favorable quant à lui à « un mix énergétique équilibré combinant la puissance du nucléaire et le potentiel des énergies renouvelables ». Soit précisément ce que porte le texte voté au Sénat. « Les sénateurs se sont bien assis sur la tribune de Bruno Retailleau », raille un député LR. Un autre abonde, moqueur : « Ces derniers temps, le Sénat a quand même été assez souvent dans du consensus un peu mou. La loi sur le zéro artificialisation nette (ZAN), les zones à faibles émissions (ZFE)… Ils n’ont quand même pas toujours été très éclairés. »

Meccano parlementaire

Au sein de la majorité sénatoriale, on convoque le Meccano parlementaire pour se défendre d’être en opposition avec la doctrine des Républicains telle que l’a exprimée le patron du parti. « Le principe d’un moratoire sur le photovoltaïque et les éoliennes ou la réouverture de Fessenheim n’auraient pas pu être réintégrés au texte du Sénat puisque nous sommes en seconde lecture. Nous sommes donc contraints par la règle de l’entonnoir », défend, auprès du Figaro, Daniel Gremillet, citant la disposition constitutionnelle qui exige que les amendements soient « en relation directe » avec une disposition restant en discussion. « La règle de l’entonnoir, c’est une fausse excuse ! Ils avaient beaucoup de latitude puisqu’ils revenaient à leur texte initial. Ils ont préféré se rapprocher de la position des macronistes que de la nôtre », tance le député LR Jérôme Nury, qui avait justement fait adopter un amendement instaurant le moratoire sur les énergies renouvelables. Et qui promet de refaire la même chose, lors de la seconde lecture à l’Assemblée prévue en septembre. « Il sera déclaré irrecevable, comme l’a été celui de notre collègue LR Stéphane Sautarel, qui a tenté de le déposer au Sénat », anticipe le sénateur Patrick Chauvet (Union centriste).

Chez les sénateurs LR, on insiste sur les « différences d’objectifs » entre la tribune de Bruno Retailleau et le vote de cette loi. « Bruno Retailleau ne parle pas de programmation, il parle des conditions de financement. Mais il est clair que la publication de ce texte vient jeter le trouble, et je le regrette », admet Daniel Gremillet (LR). « La tribune de Bruno, qui était tout de même le troisième signataire de la PPL Gremillet lorsqu’elle a été déposée, nous a déstabilisés, car elle est venue court-circuiter nos travaux », abonde sa collègue Dominique Estrosi-Sassone, qui compte parmi les rapporteurs du texte. Tout en prenant soin de préciser que deux amendements avaient toutefois été déposés et adoptés pour montrer que le Sénat prenait en compte les « remarques » des députés LR et de Bruno Retailleau. Et l’élue de citer celui portant sur l’éolien terrestre, actant « que la priorité sera désormais donnée au renouvellement des implantations existantes au regard d’implantations nouvelles ». « Nous ne travaillons pas de la même manière que nos collègues députés. Nous étions dans l’optique de faire voter un texte équilibré et je pense que nous avons réussi », conclut-elle, laissant entendre qu’une partie de la droite, à l’Assemblée comme au parti, mènerait par ailleurs un combat plus politique. W B

N.D.L.R. : Difficile de comprendre à quoi jouent ces sénateurs LR.
Réponse à un internaute goguenard : "C’est quoi Akuo, au juste ?

Patrice Lucas
Entrepreneur à impact
July 2, 2025


Comme me l'avait résumé un stagiaire 3e à la fin de son immersion entreprise : »finalement, Akuo c’est une bande de copains qui déjeunent ensemble tous les midi et qui rigolent toute la journée … » … c’était pas faux, mais pas que …


N.D.L.R. : Patrice et moi usâmes nos fonds de culotte une année scolaire à la "London Business School", élèves du même "Sloan Program 2002".

Nous étions bons copains. À l'issue de la scolarité, Patrice (que j'appelais Fabrice, prénom qui lui allait bien selon moi et que lui avait donné par erreur l'un de nos profs anglophones) m'invita à fonder "Akuo" à ses côtés ("Perfect Wind" à l'époque). Pour les 50 % du capital de cette "start-up" qu'il me proposait de bon cœur, il m'en aurait coûté une somme de l'ordre de 50 000 FF et je serais aujourd'hui, comme lui, milliardaire en euros (ou peu s'en faut).

J'avais refusé pour trois raisons :
- j'étais alors investi dans une société cotée dont le cours a beaucoup monté, ce qui a d'ailleurs financé plusieurs années de mon programme de travaux à la Chaslerie et suffisait donc en quelque sorte à mon bonheur ;
- Fabrice m'a toujours semblé très sympathique et doué pour les relations humaines mais je n'avais aucune preuve, suffisante à mes yeux, de son sérieux dans les affaires, ce qui me freinait ; à tort, comme la suite l'a montré ;
- enfin son "business plan" portait sur la commercialisation d'éoliennes (en dupliquant l'expérience d'une autre de nos camarades de promo qui avait déjà gagné pas mal d'argent dans ce "business" au Royaume-Uni) et j'ai toujours pensé que la filière éolienne ne méritait pas d'être développée, fût-ce grâce à mes talents ; hélas, c'était une erreur économique majeure de ma part, la corruption du monde et des décideurs étant ce qu'elle est, point que je minorais encore en 2003 ou 2004, malgré mon expérience ô combien édifiante de la "D2".

"LinkedIn" où j'ai trouvé cet article, sur les conseils d'un autre de nos camarades de promo, fournit de "Fabrice" la photo suivante, montrant que sa prospérité est loin désormais de n'être que financière :

Patrice LUCAS.


Quand, il y a un an ou deux, j'ai recontacté cet "entrepreneur à impact", comme il se présente donc, pour lui proposer d'être mécène de La SVAADE, il m'a répondu qu'il n'avait plus de place pour cela, étant déjà très investi dans d'autres schémas défiscalisants.

Je n'avais certes pas volé cette réponse.
TotalEnergies maintient le cap sur le gaz et les renouvelables

Le groupe a vu son résultat net reculer de 21 % en un an à cause de la baisse des cours des hydrocarbures.
5 min • Elsa Bembaron

C’est peu dire que, tous les trois mois, les résultats de TotalEnergies sont scrutés. Entre les incertitudes géopolitiques qui menacent tantôt la production de gaz ou de pétrole, tantôt leur transport, les décisions aléatoires de Donald Trump sur le commerce mondial, les majors anglo-saxonnes qui se désengagent les unes après les autres des énergies renouvelables, les sujets ne manquent pas. « L’environnement international est instable, tous les marchés sont volatils », a résumé Patrick Pouyanné dans son message de présentation des résultats semestriels de son groupe.

Au deuxième trimestre, les comptes de la compagnie publiés ce jeudi matin reflètent d’abord l’impact de la baisse des prix du brut et du gaz sur ses résultats. Les années fastes 2022-2023, avec des bénéfices records - de l’ordre de 10 milliards par semestre - portés par l’envolée des cours des hydrocarbures, sont révolues. TotalEnergies affiche un résultat trimestriel en baisse de 21 %, à 3,6 milliards de dollars (7,8 milliards pour les six premiers mois de l’année), pour un chiffre d’affaires en recul de 7,6 % sur un an, à 49,6 milliards de dollars. Sa trésorerie disponible affiche un recul de 5 %, à 6,6 milliards de dollars, quand « les prix du brut ont reculé de 10 % », rappelle Patrick Pouyanné, le patron du groupe.

Dans le détail, tous les métiers affichent un repli de leur résultat opérationnel : moins 15 % pour la division exploration-production, moins 57 % pour le raffinage-chimie, qui est l’activité la plus touchée et la plus sensible aux variations des cours. Interrogé sur l’avenir de cette activité en Europe, Patrick Pouyanné a rappelé qu’elle était vouée à un déclin certain, directement lié à la volonté des Vingt-Sept d’arrêter la commercialisation de véhicules thermiques dès 2035. Mais, en attendant, « le narratif européen met en avant la sécurité énergétique. Et pour cela, il faut des raffineries », a souligné le patron, confronté à ces injonctions contradictoires.

L’Europe fait néanmoins figure d’exception dans un monde où la demande en produits pétroliers reste orientée à la hausse. La compagnie maintient une prévision de croissance de sa production d’hydrocarbures de 3 % par an environ, pour accompagner le marché. Un objectif parfaitement atteint au cours des six premiers mois de l’année. Sa production de pétrole a augmenté « de plus de 3 % sur un an » grâce au démarrage du champ de Ballymore, aux États-Unis, dans le golfe du Mexique, ainsi que de celui de Mero-4, au Brésil, avec un trimestre d’avance.

« Préférer la valeur aux volumes »

TotalEnergies a fait de deux autres activités ses relais de croissance. Tout d’abord, le gaz naturel liquéfié (GNL), secteur dans lequel il multiplie les investissements - de l’exploitation aux infrastructures nécessaires à son transport par bateau - depuis l’arrêt des exportations de gaz russe par gazoducs. Il faut mettre en place des usines de liquéfaction (au départ des bateaux) et de gazéification (à l’arrivée). Patrick Pouyanné veut faire du gaz une énergie de transition, trait d’union entre un monde énergétique dominé par le pétrole et le monde d’après, qui sera celui d’une énergie décarbonée. Alors que le ralentissement économique mondial n’épargne aucun segment, les activités GNL du groupe affichent une relative résistance, avec un résultat opérationnel en recul de 2 % « seulement ».

Enfin, la compagnie, qui se définit ­elle-même comme « la plus engagée des majors dans la transition énergétique », a vu sa division « integrated power » (électricité renouvelable) encaisser un recul de 3 % de son résultat opérationnel. Alors que ses concurrents rétropédalent, le groupe français maintient son objectif de rentabilité à 12 % dans les renouvelables - contre 10 % aujourd’hui -, autant que pour le pétrole et le gaz sur la base d’un baril de brut à 60 dollars. La rentabilité dépend d’abord du développement de nouveaux actifs, « j’ai dit à mes équipes de préférer la valeur aux volumes », a précisé le PDG. Et ensuite de la capacité du groupe à céder tout ou partie de ses participations dans les champs éoliens ou solaires pour dégager de substantiels revenus. Aux États-Unis, l’arrivée de Donald Trump à la présidence a perturbé le marché des énergies renouvelables. Le groupe y a mis « en sommeil » tous ses projets de fermes éoliennes en mer. Le développement de l’éolien terrestre et du solaire est moins perturbé. Mieux, les incertitudes politiques ont aiguisé l’appétit des fonds d’investissement pour ces actifs qui dégagent des revenus certains. Pour le plus grand bénéfice de TotalEnergies, qui va donc continuer à réaliser des arbitrages dans son portefeuille. Même si, au final, le groupe maintient son objectif de production de 100 térawattheures d’électricité dans le monde en 2030, quand elle atteint 23 TWh aujourd’hui. Il va donc continuer à développer ses capacités de production de renouvelables pour accompagner la transition énergétique.

Confiant dans sa capacité à tenir ses objectifs, le groupe maintient la distribution d’un deuxième acompte sur dividende de 0,85 euro, en hausse de près de 7,6 % sur un an, et prévoit d’autoriser jusqu’à 2 milliards de rachats d’actions au troisième trimestre. E. B.

N.D.L.R. : Ou quand une politique énergétique absurde et irresponsable menée par des incompétents notoires, des imbéciles ou des vendus flanque la vérole à un autre fleuron du patrimoine industriel français.