Lobbying

Bonjour

Un article à lire absolument publié par le journal "Reporterre" qui défend tous ceux qui croient en une vraie écologie et non pas "les industriels qui ont comme seul but de faire de l’écolo business au mépris de l’environnement dans le seul but de verdir leur image et de faire des profits".

La FED remercie Reporterre d'avoir publié ce texte magnifique de Blandine Vue, lauréate de la Fondation Nicolas Hulot.

N.D.L.R. : En espérant que le vent finisse par tourner.
Fédération Environnement Durable
rédigé le jeudi 28 novembre 2019
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LETTRE D'INFORMATION : 28 novembre 2019
Communiqué de presse de l'association ASEN de nos villages (dont le Pdt Christophe Grizard est administrateur FED)
Déplacement d'Emmanuel Macron dans les hauts de France

Dans le cadre du déplacement d’Emmanuel MACRON à Nesle, et avec le soutien de Xavier BERTRAND, une délégation de 4 représentants des associations ASEN, VENT DEBOUT et VENTS LIBRES DE NOTRE VILLAGE s'opposant au développement anarchique de l'éolien dans la SOMME ont été reçues ce vendredi 22 novembre 2019 à la mairie de NESLE par Mme Elisabeth BORNE, Ministre de la Transition Ecologique et Solidaire et Mme Sophie BROCAS, sa conseillère nommée le 09/11/2019 (ex-préfète d’Eure et Loire).

Notre objectif était de dénoncer la saturation de l'éolien dans les Hauts de France, connaitre sa justification et alerter sur la colère forte et croissante de la population.

Mme la Ministre n'est restée qu'un petit quart d'heure avant de s'éclipser et nous laisser avec sa conseillère.

Nous avons rappelé que l’éolien n’apporte aucune contribution à la lutte contre le réchauffement climatique. Nous n’avons pas été contredis.

Mme la Ministre justifie le déploiement de l'éolien par la seule volonté de ramener de 75 à 50% la part du nucléaire dans le mix électrique de la France.

Nous lui avons rappelé qu’à ce jour, la puissance éolienne totale raccordée est de 15800 MW, soit l'équivalent du quart de la capacité nucléaire et aucune centrale nucléaire n'est fermée comme on nous l’a tant fait croire!

Que l’exemple de la transition énergétique Allemande a démontré l’incapacité de l’éolien à se substituer à une autre source d’énergie.

Pas de réponse de la Mme la Ministre sur ces points. Seul l’objectif des 50% de nucléaire nous a été répété.

Mme la Ministre reconnait qu’il y a beaucoup d’éoliennes dans les Hauts de France Elle veut encourager les promoteurs à coloniser les autres régions, elle cite par exemple l'AQUITAINE. Cet encouragement pourrait prendre la forme d’un bonus.

Nous lui faisons remarquer que l’éolien coute déjà assez cher aux citoyens.

Que si elle conçoit que les Hauts de France sont saturés elle doit déclarer un moratoire. Elle le refuse.

Qu’étendre le déploiement aux autres régions, c’est étendre le problème.

La conseillère reconnaît qu'avec les permis déjà accordés, le nombre de machines va encore doubler dans notre région.

Alors que nous dénonçons l’impuissance des citoyens à se défendre devant les promoteurs et l’iniquité des procédures, nous sommes stupéfaits de la méconnaissance de la conseillère du Ministre sur l'éolien. Peut-être est-ce dû à son arrivée récente (d'une dizaine de jours) au sein du Ministère!

Elle ne connait pas l’existence des décrets LECORNU - DE RUGY de novembre et décembre 2018 s'appliquant aux régions HDF et BRETAGNE.

Ces décrets concernent :
· la suppression des enquêtes publiques avec leurs commissaires enquêteurs, remplaçées par des consultations électroniques,
· la suppression des tribunaux administratifs pour les recours relatifs aux contentieux éoliens.

Ce dernier point oblige les citoyens à se faire représenter par un avocat directement à la cour administrative d'appel. Ce qui représente un coût souvent prohibitif pour nos petites associations de défense de l'environnement.[1]

Pire, la conseillère nie cette législation. Elle en recherche l’existence sur son portable et essaie de nous donner tort. Embarrassée elle prend finalement connaissance devant nous du décret du 29 novembre 2018 qui nous donne raison.

Attentive à la souffrance des animaux d'élevage, elle promet un rapport de l'ANSES (Agence Nationale de Sécurité Sanitaire) fin 2020. D'ici là, il n’est pas question d’appliquer le principe de précaution en proclamant un moratoire.

Nous lui faisons remarquer que les animaux ne peuvent pas tricher. Et que si les animaux sont en souffrance les plaintes de riverains sont à prendre au sérieux.

Nous avons abordé les garanties financières insuffisantes pour assurer le démantellement (La loi du 26 août 2011 les fixe à 50 000 euros par éoliennes). Pas de réponse.

L’absence de la prise en compte du démantelement des massifs en béton, du recyclage des pâles. Pas de réponse.[2]

La France était l'un des pays les plus décarbonnés au monde.

Nous avons insisté sur le taux de charge des éoliennes qui n’est que de 24%. Par absence ou excès de vent, les machines sont à l'arrêt et les centrales thermiques du pays doivent prendre le relais. Ces dernières sont fort émettrices de gaz à effet de serre (CO2).

(A titre d'exemple, après avoir misé sur l’éolien pour remplacer le nucléaire, l'Allemagne, est devenue le plus gros émetteur de CO2 d’origine électrique d’Europe).

Le rejet des éoliennes par la population ne cesse de progresser car elles ne luttent pas contre le réchauffement climatique, et elles n’ont pas la faculté de fermer nos centrales nucléaires !

Mme la conseillère nous parle de recherche sur le stockage de cette électricité éolienne. Nous lui répondons qu'on ne peut la stocker à ce jour, et que le rendement s’annonce calamiteux.

Nous demandons à Mme la Ministre quel pourcentage des exploitants d’éoliennes des H de F respecte la loi sur le suivi environnemental de la mortalité des oiseaux[3]. Elle ne sait pas qu’en France, AUCUNE de ces sociétés ne respecte ce décret. Nous lui demandons de faire respecter la loi. Pas de réponse.

Nous informons que les éoliennes qui sont tout près d’ici, à Hombleux, sont portées par une société dont les capitaux propres sont négatifs de 11 millions d’€. Ce cas est fréquent de sociétés qui n’ont plus d’existence morale. Encore une fois nous demandons que soit fait respecter la loi et que ces sociétés soient recapitalisées. Pas de réponse.

Nous évoquons le prix exorbitant de l'éolien pour la France, de machines provenant de l'étranger, du peu de créations d'emplois sur notre territoire.

Nous prenons conscience au cours de l'entretien d'une volonté étatique de développer l'éolien coûte que coûte, sans justification de moyens. Sans limites. Dans nos campagnes et sur nos côtes. Comme s’il s’agissait d’un dogme plutôt qu’une nécessité.

La protection des populations, le principe de précaution, les lois environnementales, l’équité... tout le reste devient accessoire.

Nous avons l'impression d'avoir été écoutés mais pas entendus.

Nous avons été surpris du manque de maîtrise du dossier éolien, par le manque de volonté de faire respecter la loi.

Inquiets des conséquences écologiques, économiques, et sanitaires d’un réveil trop tardif.

Nous n’avons obtenu aucune réponse. Nos inquiétudes en ressortent renforcées et étendues.

Nous continuerons donc d'informer la population, les élus, et de protéger notre cadre de vie.

Christophe GRIZARD
Président de ASEN[4] de nos villages
06.13.02.40.18

[1] Ces décrets font l’objet de requêtes au conseil d’Etat par plusieurs associations de défense de l’environnement et du patrimoine.
[2] Ces deux derniers points font l’objet d’une plainte au conseil d’Etat
[3]https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000024507365&categorieLien=id#JORFARTI000024507392
[4] Association de Sauvegarde des Espaces Naturels

Cordialement

Jean-Louis Butré
Président
Fédération Environnement Durable
http://environnementdurable.net
contact@environnementdurable.net
tel 06 80 99 38 08

N.D.L.R. : Voici comment on est gouvernés par des incompétents sectaires. C'est consternant.
Tout comprendre sur la transition énergétique

Pour comprendre pleinement l’inutilité de l’éolien, il faut l’examiner dans le cadre de cette transition énergétique où il prétend se situer.

"Sauvons le climat" est un groupe d’ingénieurs et de scientifiques de haut niveau. C’est aussi une ONG, dont le site internet peut être consulté avec profit. Il vient de publier un petit livre de vulgarisation (120 pages) très clair et très utile, Réchauffement climatique – Bonnes questions et vraies réponses. Sans polémique inutile, nombre de mises au point sont faites, nombre de baudruches sont crevées.

Un exemple : notre pays élabore une programmation pluriannuelle de l’énergie pour ramener de 75 % à 50% la part de son électricité fournie par le nucléaire. L’objectif est de réduire la présence des centrales sur notre sol. Or le livre démontre qu’elles resteront là, mis à part le sacrifice absurde de Fessenheim, pour pallier l’intermittence de l’éolien et du photovoltaïque.

Autre exemple : un engouement se manifeste pour l’isolation des bâtiments. Or, les travaux légers mis à part, elle est impossible à rentabiliser. Mieux vaut, et de loin, recourir aux pompes à chaleur.

Ce livre lumineux ne coûte que 10 euros. Il faut l’offrir aux maires, aux préfets, aux commissaires-enquêteurs impliqués dans les projets éoliens.

Éditions Saint-Léger. À commander chez jean.louis.giard@gmail.com (frais de port offerts à partir de deux exemplaires) ou sur Amazon.
Fédération Environnement Durable
rédigé le lundi 9 décembre 2019
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Communiqué de presse de la Fédération Environnement Durable

Paris le 6 décembre 2019 à 12h

Grève de vent le 5 décembre. Les 8000 éoliennes ont mis en danger la sécurité électrique nationale

Le 5 décembre à 12 heures, les 8000 éoliennes terrestres nationales ont fourni avec 691 MW (mégawatt), moins de 1% de la production instantanée d'électricité de la France. (*)

Pour éviter un blackout, ce sont les barrages au maximum de leurs capacités avec 14 689 MW et les centrales à gaz avec 8 913 MW qui ont dû faire face.

Pour ne pas disjoncter, le réseau électrique français a été contraint d’importer 4 236 MW d’électricité disponibles à cet instant sur le réseau européen.

Ces chiffres montrent le danger pour la sécurité de notre réseau électrique, des éoliennes incapables de produire de l'électricité à des moments cruciaux, par exemple en hiver quand il fait froid ! Leur production intermittente dépend uniquement du vent et non pas de leur hauteur ou de leur nombre. Elles ne pourront jamais faire face avec certitude aux moments où l’électricité devient vitale.

A l’instar de la Commission d’enquête parlementaire qui vient de préconiser un moratoire éolien, la FED demande au gouvernement de stopper dans les plus brefs délais, le programme éolien terrestre actuel considéré par les experts comme une erreur stratégique de la France, bon élève de l’Europe, qui produit une électricité déjà majoritairement décarbonée.

Jean-Louis Butré
contact@environnementdurable.net
06 80 99 38 08
(*) Production d'électricité par filière
https://www.rte-france.com/fr/eco2mix/eco2mix-mix-energetique


N.D.L.R. : Il serait grand temps que nos compatriotes se réveillent !