Journal du chantier

La lettre de Hugues HOURDIN aux deux architectes du patrimoine pressentis est partie hier.
En rentrant de chez Philippe MENARD, au Sud d' Alençon, juste avant de traverser Arçonnay, au bord de la nationale, je suis tombé en arrêt devant ces magnifiques et énormes pilastres.

Ils me semblent tout à fait dignes d'inspirer ceux qui auront à orner l'entrée Sud de l'allée historique de la Chaslerie.

Ce sont ceux de l'ancien château de Maleffre, aujourd'hui disparu mais qui devait, j'imagine, avoir très belle allure :

21 octobre 2021.

21 octobre 2021.

21 octobre 2021.

21 octobre 2021.

21 octobre 2021.

21 octobre 2021.

21 octobre 2021.


Près de ces pilastres, j'ai rencontré un chasseur d'escargots qui m'a recommandé d'aller voir le portail d'un manoir de Bellou-en-Houlme.
"Bellou ?" lui ai-je demandé, "connaissez vous S(...), le maçon de B(...) qui est intervenu chez moi dans le passé ?"
"Oui', m'a-t-il répondu sans hésiter, "lui et sa famille, ce ne sont pas gens faciles, car guère prompts à reconnaître leurs défauts ni leurs erreurs, de plus très rancuniers et se donnant toujours le beau rôle..."

Un ange est passé, dans un silence de plomb, que je me suis gardé d'interrompre dans son lourd survol...

Retour aux pilastres. A Bellou, à l'endroit indiqué, je n'ai rien vu qui mérite d'être immortalisé sur le site favori.

Mais, puisque je me trouvais dans le secteur, j'ai poussé jusqu'à Rânes, pour photographier les pilastres du château local :

21 octobre 2021.

Chouette chasse-roue :

21 octobre 2021.


Superbe grille (que m'avait signalée un chantre - mais aussi Roland FORNARI - il y a quelques années) :

21 octobre 2021.

21 octobre 2021.

21 octobre 2021.

21 octobre 2021.

21 octobre 2021.

21 octobre 2021.

21 octobre 2021.

21 octobre 2021.

21 octobre 2021.


Relevons au passage quelques horreurs manifestes de la gestion d'un château par des élus incultes :

21 octobre 2021.

21 octobre 2021.

21 octobre 2021.


Profusion invasive de décors factices à la con (que les censeurs de tout genre me pardonnent ce retour, désormais exceptionnel ici, à mon style naturel) :

21 octobre 2021.


J'ai poussé plus loin encore, jusqu'au château de Flers (autre exemple de gestion municipale d'un monument du même métal, la gestion, pas le monument) mais n'ai pu entrer dans son parc et me suis contenté de ces quelques vues :

21 octobre 2021.

21 octobre 2021.

21 octobre 2021.



En résumé, je retiendrais bien volontiers, pour l'allée historique du manoir favori, un modèle de pilastres copiant, dans leur masse, leurs dimensions et leurs formes, ceux de l'ancien château de Maleffre.
Je pourrais souhaiter les hybrider avec ceux du château de Rânes, dont j'aime beaucoup, outre les chasse-roue, les murets latéraux à la vague baroquisante.
Il me semble que tout cela ne manquerait pas de manorialitude dans les lointains du manoir favori.
Décor trop riche, sans doute, mais, puisqu'on se trouverait là à quelques 534 mètres de la cour dudit manoir, les vues à partir de celui-ci se perdraient sous les frondaisons...

Bref, la messe est dite, affaire conclue !
Prochaine étape : demander son devis à un tailleur de pierre (granit) de qualité...

P.S. (à 2 h 30) : Trouvé via "Google", "Maleffre était un château fortifié, entouré de douves"...
Joseph HUBERT (par S.M.S.)
rédigé le Vendredi 22 Octobre 2021
Livre d'or - Journal du chantier - Architecture-M.O. - Administration - Vie de l'association - SVAADE - Vie du site - Entretien du site
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Cher Monsieur,
J'ai bien reçu votre message et vous en remercie.
Malheureusement, je suis loin de votre région. Je suis toutefois avec intérêt l'évolution faite dernièrement dans la gestion des affaires de la Chaslerie.
Permettez-moi d'émettre un regret à ce sujet : le ton libre de PPF va nous manquer. Cette opération de "purge" du site pour être conforme aux lisses, aux tièdes et aux ennuyeux était insupportable.
Que la Svaade crée un site propre conforme aux normes de l'office du tourisme mais qu'elle ne vous (nous) impose pas le purgatoire public !
L'esprit PPF a fait la Chaslerie.
Des activités culturelles animées par des tièdes, il en existe dans chaque coin. Mais pas des PPF.
Amicalement,
JH

N.D.L.R. : Cher Monsieur,
Je précise pour les tiers que je ne pense pas vous avoir rencontré dans la "vie réelle". Vous êtes un membre du fan-club, à l'évidence fidèle, qui avez eu l'occasion de rédiger des messages ou des commentaires sur le site favori. C'est pourquoi, connaissant votre adresse de courriel, je vous avais tenu informé factuellement des dernières évolutions.
Je vous remercie sincèrement pour votre message plein d'empathie.
Sachez que j'ai accepté cette "censure" dans le seul "intérêt du monument" qui m'a toujours guidé et parce que j'avais conclu qu'il n'y a personne dans mon entourage qui soit désireux de me succéder dans la maîtrise d'ouvrage de ce chantier de restauration.
J'ai donc favorisé la création de la SVAADE il y a quinze mois, facilité autant que je l'ai pu l'organisation de premiers concerts, spectacles ou expositions dans le cadre du manoir. Et je l'assiste pour que cette délicate transition s'effectue avec ordre et méthode.
Donc je me plie aux règles édictées par la SVAADE (l'office de tourisme n'est pas en cause dans ce débat) et garderai dorénavant, comme elle me l'a demandé, mes états d'âme pour moi.
Longue vie à la SVAADE à qui je souhaite un plein succès dans tous ses efforts pour développer l'intérêt du public pour notre manoir favori !
Amicalement,
PPF
Alors que je m'escrime à essayer de rallumer le chauffage dans le bâtiment Nord, Carole est arrivée hier soir de Paris en prévision de la venue prochaine, pendant les vacances scolaires, des enfants et de leurs familles. Nous vivrons ainsi à douze, pendant une semaine, dans 65 m2 ou peu s'en faut. Carole m'a d'ailleurs suggéré d'aller coucher à l'hôtel pendant cette invasion, ce qui ne me semble pas une mauvaise idée. On sait en effet que je n'aime pas beaucoup que ma chambrette monacale soit traversée par des pieds, grands ou petits, pendant que j'y somnole ou y travaille. Or l'accès à la seule douche du bazar nécessite de traverser le cœur-même de ma thébaïde...

Ce matin, Carole m'entreprend de nouveau sur un autre sujet, celui de la livraison enfin d'une cuisine aménagée et dont elle puisse aisément entretenir le sol, actuellement provisoire en ciment, ceci depuis des lustres.

Cette fois-ci, j'accueille cette suggestion de façon constructive car je me dis que le jeune architecte du patrimoine que la SVAADE a contacté pourrait, parallèlement au chantier principal dont l'association sera le maître d'ouvrage, prendre en mains le chantier de cette cuisine, voire du cabinet de toilettes jouxtant le "petit salon" (M. PARCIANY n'ayant pas répondu à mes dernières sollicitations).

Donc l'idée de Carole est de ne pas attendre que soit mis en route le chauffage par aquathermie que l'on sait mais de substituer à la vieille chaudière au fioul qui n'en peut mais dans l'arrière-cuisine un chauffage par aérothermie dont les superstructures seraient dissimulées aux regards dans un édicule à construire dans l'arrière-cour. Cette idée me paraît brillante à ce stade de mes élucubrations diverses et variées. Et d'autant plus opportune que le jeune architecte du patrimoine en question m'a l'air écolo à beaucoup d'égards (pas les pires, j'espère).

Donc c'est topé pour moi. D'un point de vue administratif, ce jeune homme assurerait deux maîtrises d'ouvrage à la Chaslerie :
- l'une au titre d'une partie du "grand programme" de restauration de la SVAADE (il n'est pas encore habilité à intervenir sur les parties classées) ; pour celui-ci, la SVAADE serait le maître d'ouvrage ;
- l'autre, sur le bâtiment Nord voire sur le fournil du manoir, pour doter ces volumes d'un minimum de confort dans l'air du temps ; pour ce "petit programme", c'est moi qui continuerai à tenir mon rôle favori (si je puis dire), je veux dire celui de maître d'ouvrage.