Journal du chantier

Il faut battre le fer tant qu'il est chaud. Je viens donc d'appeler Régis FOUILLEUL, le plombier que j'ai sélectionné, afin qu'il se tienne prêt à passer sans délai les fourreaux d'aquathermie dans les tranchées qu'aura creusées le terrassier.

Avec un peu de chance, malgré les très fortes contraintes qui pèsent sur le chantier et dont nous entendons respecter les plus légitimes, j'ai bon espoir qu'on ait vivement progressé dans les réalisations d'ici quelques semaines, en pensant toujours, prioritairement, à l'intérêt du monument.

Pour autant, je ne reste pas inactif sur les aspects formels puisque, sur les recommandations d'un ami dont j'ai déjà parlé et qui connaît ma problématique, j'ai contacté ce matin un nouvel architecte du patrimoine.

Touchons du bois !
Bonjour,
Durant mes recherches sur l'utilisation de la chaux je suis tombé sur cet article.
Peut-être une piste pour vos infiltrations.

N.D.L.R : Merci beaucoup. Je regarderai votre lien à mon retour. D’ici là, mon problème est plutôt inverse et j’essaye, de l'étranger, de faire rétablir la distribution d’eau aux robinets de notre manoir favori et ce n’est pas aisé, d’autant que je ne rappelle pas qui est mon fournisseur. Bref, à mon retour, je risque de devoir pratiquer, pendant quelques jours, une forme de camping assez frugale. On avisera.

N.D.L.R. 2 (du 17 mai 2019 à 4 heures) : L'article que vous me communiquez donne les bonnes informations. C'est bien ainsi que nous entendons procéder.
Une heure, de 8 à 9 ce matin, au téléphone avec "Véolia". Ils ont reconnu que toutes mes factures ont bien été payées et m'ont demandé de vérifier si les robinets à côté des deux compteurs étaient bien ouverts.

200 m à pied, vérifications. Réponse affirmative. Ils m'ont donc promis le passage rapide de leur technicien.

Entretemps, j'ai appelé mon plombier qui m'a appris que, lorsqu'il les avait joints mercredi dernier, après une attente qui, elle aussi, avait duré une heure, ils avaient prétendu avoir dû résilier mon abonnement mais avaient refusé de lui préciser pourquoi, cette information étant réservée au propriétaire qui devait donc les rappeler. Donc ils ont alors raconté n'importe quoi.

Après mes vérifications aux compteurs, j'ai essayé, à tout hasard, de faire couler l'eau aux robinets.
Bizarrement, elle coulait de nouveau. Normalement, sauf à une chasse d'eau.

Là dessus, le technicien de "Véolia" m'a appelé pour me dire que, de son côté, tout était clair et que, par conséquent, j'avais dû subir les inconvénients d'un réducteur de pression (situé à côté d'un compteur) H.S. et qu'il me faudrait donc le changer rapidement.

Nouveau coup de fil au plombier. Il me fait valoir que la panne ayant été générale à la Chaslerie, on ne peut l'attribuer à un réducteur de pression connecté à la seule ferme.

Je rappelle le technicien de "Véolia". Pour se dédouaner, celui-ci m'indique qu'il y a eu une coupure générale d'eau hier à La Haute Chapelle. Quand je lui apprends que ma panne a été détectée il y a une semaine, il rétropédale et déclare sans s'émouvoir qu'il y a également eu un souci technique chez "Véolia" la semaine dernière.

Bref, "Véolia" ment comme un arracheur de dents et est prêt à raconter n'importe quoi pour tâcher de dissimuler ses propres erreurs.

Cette fois-ci, c'est raté mais on se souviendra que ce sont des charlots.
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Igor finit de piqueter les murs du 1er étage du colombier. A cette occasion, il vient de mettre à jour, à l'angle Nord-Est de la pièce, un assemblage de maçonnerie...

17 mai 2019.

... qui me paraît susceptible de relancer le débat sur la présence ancienne de trous de colombes aux deux étages inférieurs de ce bâtiment. On en reparlera.

P.S. (du 18 mai 2019 à 5 heures du matin) : En fait, à la réflexion, ça ne relance rien du tout. Au contraire. Car on voit que la fenêtre, installée là au XVIIIème siècle, est postérieure au mur voisin (mur Nord) dont une campagne de travaux d'il y a quelques mois (les travaux en béton au rez-de-chaussée du colombier) a montré qu'il ne comportait pas, dans son épaisseur, de reprise de maçonnerie. Or tel aurait bien été le cas si le parement intérieur avait été changé au XVIIIème, afin de rendre habitables les deux niveaux inférieurs du colombier (au moins celui de son 1er étage).
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Au 2ème étage du colombier, Igor a commencé à restaurer un par un les trous de colombes, de manière à ce que chacun puisse, avec sa forme de "L" dans l'épaisseur du mur, constituer un nid douillet pour une paire de tourterelles si jamais reprenait à celles-ci l'envie d'y gîter :

17 mai 2019.

17 mai 2019.

17 mai 2019.

Du coup, je me dis qu'il ne serait pas déraisonnable, poussant en cela une idée d'Arnaud PAQUIN, d'appeler cette pièce la "chambre des tourtereaux".
J'étais en train de discuter au téléphone avec Arnaud PAQUIN, de façon très détendue, lorsque je suis entré dans la salle des ventes de Vire. Juste à temps pour enchérir sur le lot 30 ("Exceptionnel heurtoir en fer forgé à boule, platine à coquillage stylisé. Epoque 17ème siècle") que j'ai emporté à un prix environ six fois moins cher qu'un heurtoir neuf de taille et motifs comparables :

Cet achat m'a-t-il mis de trop bonne humeur ? Le fait est que je me suis laissé aller à enchérir sur le lot 34 ("Paire de très grandes targettes découpées à motifs de fleurons. Epoque 18ème siècle)...

... dont, pour vous parler franchement, je ne suis pas sûr de trouver l'usage à notre manoir favori (avis aux amateurs) :

Peut-être pour la porte qui reste encore à dessiner entre le bâtiment Nord et l'arrière-cour ? A voir...

Je note qu'au moment où je récupérais ma pièce d'identité auprès de sa collaboratrice, Me Gilles TOUTAIN m'a tenu des propos fort aimables sur les monuments historiques à vendre dans le secteur ainsi que sur mes travaux de restauration. Je retiens que cet officier ministériel, qui fait à l'évidence partie de notre fan-club favori, n'est pas rancunier et je l'en félicite.
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le samedi 18 mai 2019
Journal du chantier - Architecture-M.O. - Administraaaâââtion - Logis
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Ma première conversation du jour avec Arnaud PAQUIN portait sur une suggestion de relais qu'il m'a faite, ce dont je lui suis très reconnaissant. J'ai toujours dit que je trouvais cet architecte du patrimoine extrêmement sympathique et très compétent dans la partie "noble" de sa fonction. Dommage que notre relation ait buté, à mes yeux du moins, sur de vulgaires problèmes d'organisation. Nous avons en particulier évoqué l'"étude préalable" de Benoît MAFFRE sur les menuiseries extérieures du logis, puis les autorisations administratives d'ores et déjà reçues sur la base de dessins inapplicables (comme Arnaud PAQUIN nous en a convaincus, Sébastien LEBOISNE et moi), enfin la nécessité de sortir de l'ornière où se trouve le dossier à ce titre.

Lors d'une seconde conversation téléphonique avec Arnaud PAQUIN, celui-ci, faisant état de ses échanges avec Yves LESCROART dans le cadre de la mission de maîtrise d'ouvrage déléguée confiée à ce dernier, m'a dit partager pleinement l'opinion de son interlocuteur sur l'opportunité que la porte principale du logis comporte, après restauration, un seul battant. Je suis d'avis que cela vaudrait mieux, en effet, si toutefois c'est possible compte tenu de la proximité de la porte d'entrée dans le salon. Car le dossier, tel qu'engagé par Benoît MAFFRE à ce sujet, ne m'avait convaincu qu'à l'usure et j'ai toujours regretté, par exemple, que l'étude préalable de ce dernier ne fasse aucun état de diverses pistes de réflexion substantielles que je lui avais signalées, notamment, mais pas seulement (loin de là), au sujet de cette porte. Pour cette raison, je serais d'avis que la messe n'est pas dite à ce sujet et serais prêt à plaider cette thèse, si nécessaire, auprès de nos interlocuteurs favoris à la D.R.A.C.

Enfin, j'ai reçu d'Arnaud PAQUIN la confirmation que mes problèmes de fluides ne sont pas de ceux qui passionnent les architectes du patrimoine. Donc il va falloir que je m'y colle en direct, sans doute face à un bureau d'études.
Au 2ème étage du colombier, Igor a bien avancé aujourd'hui :

18 mai 2019.

Dès que Philippe JARRY interviendra, Igor pourra enchaîner avec les travaux prévus sur les fondations du mur Ouest. D'ici là, il va continuer à jointoyer les parements intérieurs des murs du colombier.

J'ai laissé à Sébastien LEBOISNE un message sur son répondeur, lui demandant pourquoi il n'a pas encore posé la partie intérieure des linteaux des fenêtres du 2ème étage du colombier. J'attends sa réponse. Pour ce qui concerne l'isolation de la couverture, son compagnon Gérald n'a pas dû aimer que je qualifie son travail de trop lent. Ce n'est pas grave puisque, si j'arrive à recruter un architecte du patrimoine, Sébastien pourra mettre en fabrication la 1ère tranche des menuiseries extérieures du logis. Inutile alors d'inventer du boulot pour consommer une part des 50 000 € que j'avais réglés d'avance à Sébastien en fin de 2017 (dans le contexte, alors opaque, de la mise en place du "prélèvement à la source").
Le gyrobroyeur à satellite "Perfect" est vendu. Trois personnes, deux de Basse-Normandie et une du Roussillon, avaient manifesté un vif intérêt à la suite de mon annonce sur "leboncoin.fr". J'ai topé avec le premier à s'être déplacé pour voir la bête. Outre l'entrée de picaillons, cette vente aura l'avantage de libérer de la place sous la charretterie :

19 mai 2019.

Felice GRAZIANO, ce nom me disait quelque chose. Et en effet. Je remercie ce membre du fan-club pour sa fidélité.

Puisqu'il avait eu l'amabilité de former des vœux pour la poursuite de mon chantier, je précise qu'à ce stade, mes deux priorités sont :
- de retrouver un architecte du patrimoine qui puisse rapidement débloquer le chantier pour ses parties classées (en clair, dessiner des fenêtres qui fonctionnent et régler le problème des poutres pourries) ;
- de trouver un bureau d'études apte à organiser la circulation des fluides avant toute intervention rendant plus de 65 m2 habitables dans notre manoir favori.

Pour ce qui concerne la porosité du mur Ouest, je fais mon affaire des travaux qui me semblent nécessaires.

Je considère en effet que deux autres préalables délicats du chantier sont derrière nous :
- le choix du combustible, grâce aux travaux de "Brébant-Forages" ; le choix de l'aquathermie est ainsi définitif ;
- la définition d'un "escalier-en-facteur-commun" dans l'aile Ouest, grâce au projet d'Arnaud PAQUIN qui pourra toutefois être amélioré sur des points secondaires.

Le phasage des travaux a été clarifié autant que possible :
- je donne la priorité à la moitié Nord du logis (y compris la cuisine à aménager dans le bâtiment Nord) ainsi qu'au colombier ;
- le choix plus précis du phasage entre ces deux zones dépendra de facteurs qui me sont extérieurs, comme la nécessité, en l'état des textes, d'autorisations administraaaâââtives.

Quant à la question du financement, j'y travaille :
- en prévoyant de mettre en vente "Pontorson" dès que possible ;
- en préparant la voie à d'autres recettes à horizon de, disons, une petite année.