Journal du chantier

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le mardi 10 juillet 2018
Journal du chantier - Architecture-M.O. - Administraaaâââtion - Menuiserie - Logis
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Puisque Roland FORNARI avait reposé ses grilles ce matin, Sébastien LEBOISNE a pu démonter cette après-midi les menuiseries H.S. correspondantes :

10 juillet 2018.

A l'étage est ainsi apparu un autre bidouillage des années 1950, à savoir l'absence de feuillure en haut des fenêtres :

10 juillet 2018.

Donc encore un travail à la con du prédécesseur en question... Quand donc pourra-t-on en clôturer la liste ?

En fin de journée, la vue sur la campagne est un peu brouillée :

10 juillet 2018.

A noter qu'en accord avec Sébastien DUVAL, Sébastien LEBOISNE n'a pas démonté la porte principale du logis. Puisqu'on y passe tous les jours, autant garder là quelque chose d'à peu près solide tant qu'on ne la remplace pas par de la "qualité FOURCADE".
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le mardi 10 juillet 2018
Journal du chantier - Architecture-M.O. - Administraaaâââtion - Maçonnerie-carrelage - Logis
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J'étais dehors pour prendre des photos de notre chantier favori. J'en ai profité pour aller faire un tour du côté de la tour Nord-Est, afin d'observer si l'on retrouve, sur son parement extérieur, la trace des deux meurtrières découvertes par Igor, il y a une dizaine de jours, à l'étage.

Eh bien, bingo !

Au-dessus de la meurtrière Sud du rez-de-chaussée...

10 juillet 2018.

... je crois distinguer la partie droite de la meurtrière de l'étage, plus le fait que, dans l'angle, la maçonnerie a été reprise, ce qui doit sans doute être mis en relation avec le récent constat, fait par Arnaud PAQUIN, d'un déchirement au premier étage de la tour :

10 juillet 2018.

Rien de tel du côté Est :

10 juillet 2018.

Rien non plus n'apparaît au Nord mais, là aussi, mon hypothèse est que le haut de la tour a été fortement remanié après l'incendie de 1884 ; donc pas étonnant qu'ait disparu toute trace des deux meurtrières qui, par analogie avec l'autre tour, ont dû se trouver là :

10 juillet 2018.

Pour voir ce qu'il en est à l'Ouest, il ne suffit pas de se poster dans l'arrière-cour :

10 juillet 2018.

Voici en revanche ce que j'ai distingué à travers le fenestrou Est de mon cabinet de toilettes, au 1er étage du bâtiment Nord :

10 juillet 2018.

Je discerne là (au milieu de la photo) une trace de meurtrière mais, pour une raison que j'ignore encore, le granit y aurait été remplacé par du grès.

Affaire à suivre !

Bien entendu, avec la coupe du monde de foot, ce n'est pas encore le prochain week-end qu'Igor nous permettra de donner la langue au chat...

Je me demande cependant si je ne devrais pas charger l'entreprise BODIN de restaurer ou de restituer ces quatre meurtrières du premier étage de cette tour. On va y réfléchir.
Au courrier de ce jour, une excellente nouvelle, relative à la 2ème tranche de restauration des menuiseries extérieures du logis :

Il vaudrait donc mieux ne pas traîner pour répondre utilement à cette invitation.

Il va d'abord falloir que je choisisse quelles sont les fenêtres que je retiendrai pour cette 2ème tranche. Il y aurait une certaine logique à ce que j'inclue prioritairement dans le lot les fenêtres du rez-de-chaussée du logis restant à restaurer, c'est-à-dire celles du salon (ce qui entraînerait la restauration des boiseries de cette pièce), celles de la salle-à-manger et celles de la pièce attenante dans la tour Nord-Est.

C'est dire que resteraient, pour une troisième tranche de restauration des menuiseries extérieures du logis, par hypothèse en 2010, les fenêtres de mon ancienne chambre du 1er étage (restauration à mener en même temps que celle des poutres du plafond de cette pièce) ainsi que celles de la pièce attenante dans la tour Nord-Est.

Et il serait alors grand temps de restaurer les menuiseries extérieures du colombier et de la tour Louis XIII, ainsi que celles de mon futur bureau-bibliothèque (dans l'actuel salon de l'"aile de la belle-mère"). Bref, il y aurait là de quoi m'occuper, rien qu'à cela, jusqu'à mes 70 ans au moins.

Et je ne parle pas de la restauration intérieure de la cuisine (enfin !) et de toutes ces pièces, dont le préalable est, comme on le sait, la mise en place d'un chauffage approprié.

Quand j'aurai 80 ans - disons 82 si j'arrive à obtenir un jour le déblocage du crédit que l'on sait - je pourrai peut-être commencer à penser que j'ai fait le plus gros.

Mais il resterait encore à traiter, outre la restauration intérieure du 1er étage du logis, celle des dépendances, c'est-à-dire, pour l'essentiel, de la ferme (très gros travail en perspective) et de la cave (gros travail). Cela, je compte bien le laisser à mes successeurs, de même que la restauration des douves (énorme morceau, du moins à mon échelle), celle de l'allée historique ou encore le relèvement de la toiture du logis.

Dans l'intervalle, j'aurai eu tout le loisir de réfléchir à qui mériteraient d'être ces fameux successeurs, "a priori" (ou plutôt à ce stade de mes élucubrations à ce sujet) pas ceux auxquels j'avais pensé jusqu'à une date récente et qui ont largement démontré dorénavant, à mes yeux de principal décideur en la matière, leur incapacité foncière à relever ce gant.
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le vendredi 13 juillet 2018
Journal du chantier - Architecture-M.O. - Administraaaâââtion - Maçonnerie-carrelage - Logis
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Il y a toujours pour moi quelque chose de miraculeux dans les interventions de Sébastien DUVAL pour reconstituer des granits cassés au fil des siècles. Ainsi de cet appui du fenestrou de l'entrée du logis que j'ai hélas oublié de photographier avant le début de l'intervention chirurgicale en question.

Voici néanmoins les outils de l'artiste et ses matières premières :

13 juillet 2018.

L'état du chantier au début de l'intervention (des morceaux de granit sont collés pour boucher sommairement, car initialement, les trous résultant d'un arrachage très brutal - en quels temps de crise ? ou de bêtise ? - d'anciens barreaux verticaux) :

13 juillet 2018.

L'état du chantier près de sa fin (il y a juste un détail à peaufiner, plus l'ensemble à brosser) :

13 juillet 2018.

13 juillet 2018.

13 juillet 2018.

Etonnant, non ?
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le vendredi 13 juillet 2018
Journal du chantier - Architecture-M.O. - Administraaaâââtion - Maçonnerie-carrelage - Ferronnerie - Menuiserie - Logis
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Long coup de fil d'Arnaud PAQUIN ce soir pour me rendre compte de sa visite du jour à Sébastien LEBOISNE dans son atelier de Virey.

Les deux hommes se sont mis d'accord sur le détail des travaux de restauration des menuiseries extérieures du logis.

Il en est ressorti une série de décisions sur l'option, finalement, d'un double vitrage, sur les choix de ferronneries ou sur le mode d'assemblage des pièces de bois, tous points sur lesquels je m'en remets à ces experts.

J'ai fait part à Arnaud PAQUIN de mes idées de restauration de meurtrières. Il a trouvé que j'avais beaucoup évolué depuis l'époque récente où j'envisageais froidement d'en supprimer une pour percer une porte. J'ai eu beau jeu de faire valoir qu'"il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis".
Il me paraît utile de consigner à part un point important de la conversation avec Arnaud PAQUIN hier soir et qui me revient alors que je me remémore pourquoi j'ai changé d'avis sur cette meurtrière. En fait, tout cela était lié à mon désir d'implanter mon bureau dans le bâtiment Nord. A partir du moment où j'ai envisagé de l'installer dans l'"aile de la belle-mère", cela a, en quelque sorte, rebattu les cartes.

Or Arnaud PAQUIN me disait hier sa satisfaction devant le projet d'"escalier-en-facteur-commun" auquel il est parvenu et dont il va bientôt me communiquer les plans. Surtout, il ajoutait qu'il ne voyait pas l'entrée principale de l'"aile de la belle-mère" au niveau de cette cage d'escalier mais bien, comme l'avait préconisé Benoît MAFFRE, au milieu de l'ancienne écurie.

Et pourquoi pas, en effet ? Il y a là ce que j'appelle, sous la future "salle de concert" que j'imagine à l'étage, une sorte de "réserve foncière" qui peut, dans le principe, aider à dénouer certaines des contradictions ou des ambiguïtés de la restauration de l'aile Ouest.

Et c'est ainsi que, petit à petit, cheminent les idées et avance la "conception organique", pourrait-on dire, de l'usage que l'on compte donner à terme aux différents volumes encore vides de vie.
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le samedi 14 juillet 2018
Journal du chantier - Architecture-M.O. - Administraaaâââtion - Menuiserie - Logis - Aile "de la belle-mère"
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Un autre point important du propos d'Arnaud PAQUIN hier soir me revient en mémoire, utile à consigner à part, également. Il s'agit de la porte principale du logis.

On se souvient que j'ai éprouvé beaucoup de difficultés à admettre que la porte qui donne sur l'escalier actuel de l'"aile de la belle-mère" (escalier complètement foireux car réalisé lors de ces années 1950 si funestes pour l'intégrité de notre manoir favori) soit le vestige de la porte principale d'avant l'incendie de 1884. Mais j'y suis parvenu tout récemment. Ce faisant, j'imaginais que la nouvelle porte principale du logis, celle à réaliser au cours de cette 1ère tranche de restauration des menuiseries extérieures du logis, serait entièrement neuve et c'est ainsi, d'ailleurs, que je lisais le devis approuvé par la DRAC.

Or Arnaud PAQUIN a changé hier, là aussi, ma façon de voir. Il trouve qu'il faut conserver, partout où c'est possible, les vestiges du passé. Donc il préconise de remettre à sa place, carrément, ladite porte.

J'ai objecté que tout le bas de cette porte d'origine (du moins qui fut en place durant la période allant de la première moitié du XVIIIè siècle jusqu'à 1884) était vermoulu lorsque j'ai acheté la Chaslerie et que c'est même à Sébastien LEBOISNE que j'avais, il y a déjà quelques lustres, confié le soin de la retaper.

Aucune importance, m'a répondu Arnaud PAQUIN.

Soit. Je note que j'en serai quitte pour financer rapidement deux portes au lieu d'une.
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le dimanche 15 juillet 2018
Journal du chantier - Par corps de métier - Architecture-M.O. - Maçonnerie-carrelage - Logis - Aile "de la belle-mère"
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Arrivée de Paris vers une heure du matin, Carole a souhaité que je lui montre illico les travaux en cours.

Je lui ai fait admirer le nouveau linteau du passage entre la future cuisine et la salle-à-manger (elle a aimé) mais impossible d'aller plus loin car le terrain est plein d'obstacles et l'éclairage électrique déglingué ou démantibulé un peu partout.

Elle aura bien le temps de découvrir tout cela demain, y compris la poussière du chantier, notamment dans le salon ou sur une maquette en bois de bateau que Sébastien et Benoît n'ont pas pris la précaution d'éloigner ou de protéger lorsqu'ils ont travaillé au rez-de-jardin de l'entrée du logis. Je sens que, dans quelques heures, dès que le jour se sera levé, je serai accusé d'être le responsable de tout ce capharnaüm alors que, si cela n'avait tenu qu'à moi, je n'aurais pas gardé dans le logis la moindre trace d'une vie sociale possible au cours de quelques prochains semestres.

Pour être précis, j'espère encore que mon épouse, dont le moins que je puisse dire est que sa présence ne m'aura guère entravé dans mes travaux depuis un certain nombre de mois, ne se remettra pas, dès la prochaine aube, à me bombarder d'ordres dans l'espoir, que j'imagine être encore le sien, de réintroduire, en véritable Pénélope, un minimum d'équilibre bourgeois dans mon binz habituel et favori.