Journal du chantier

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le 09 Mai 2010
Journal du chantier - Maçonnerie-carrelage - Charpente-couverture - Charretterie
Pascal achève le rempannage de la charretterie (Rempannage : (n.m.) En maçonnerie, action de remplir les redents d'un pignon et de l'araser au niveau du dessus des pannes ou des chevrons).

L'équipe de Roland BOUSSIN a en effet quitté le chantier il y a deux semaines. Elle reviendra dès que Pascal aura assuré la parfaite jonction des pièces de bois de la charpente avec la maçonnerie.

Et, puisque les échafaudages sont en place sur ce bâtiment, Claude MARTIN s'occupe de son rejointoiement (Rejointoiement , rejointoyage : (n.m.) Action de refaire les joints d'une maçonnerie). Comme toujours, je suis frappé par l'impression de gaieté qui émane d'un bâtiment fraîchement rejointoyé.

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le 10 Mai 2010
Journal du chantier - Arboriculture-horticulture - Abords, Avenue, terrasse - Transmission du patrimoine - Nature (hors géologie)
Un de mes vieux amis, le préfet Paul C., me demandait récemment quelle trace je laisserais sur cette Terre. Je lui ai immédiatement répondu "la restauration d'un monument historique", non sans ajouter "ce n'est peut-être pas considérable mais, au moins, ça ne fait de mal à personne".

En fait, nous venons de planter sur la parcelle au Nord du manoir et au centre du grand calendrier celtique, le plus à l'Est, un "Sequoia sempervirens" de 2 mètres de haut à ce stade mais dont un cousin a déjà atteint 115 mètres de haut quelque part en Californie.

Au centre de l'autre calendrier celtique, le plus proche de la D22, nous avons de même planté un "cèdre du Liban" ; un tel arbre peut vivre plusieurs milliers d'années.

Tout cela laisse rêveur. Quand je vous disais (voir un échange dans le Livre d'Or, à la date du 19 novembre dernier) qu'il faut être un peu fou pour entreprendre la restauration d'un monument historique...

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le 12 Mai 2010
Journal du chantier - Architecture-M.O. - Transmission du patrimoine
Le jeune Louis-Marie S., venu servir la messe en latin à la chapelle de la Chaslerie selon le rite tridentin, m'a posé une très bonne question. Si je résume, il m'a demandé pourquoi je restaurais autant de bâtiments qui, malgré d'importants travaux, restaient vides ou, pire, inachevés. Manifestement, il trouvait mon attitude quelque peu compulsive et ne comprenait pas que j'ouvre autant de chantiers en même temps.

Pour faire simple, j'ai répondu à cet enfant d'une famille nombreuse que je destinais la cave à mon fils aîné et la ferme à mon cadet. Je ne suis pas sûr de l'avoir convaincu. A son âge, les problèmes de transmission de patrimoine lui sont assurément étrangers.

J'aurais aussi pu invoquer le temps nécessaire pour mener à bien un programme de travaux aussi vaste. Du haut de sa dizaine d'années, je ne suis pas persuadé qu'il aurait mieux compris. Pourtant, la Terre a près de 5 milliards d'années, les arbres les plus vieux peuvent avoir 5000 ans, le logis de la Chaslerie a été construit il y a 412 ans et je ne m'en occupe que depuis 20.

En fait, par quelque bout que je retourne le problème, c'est ce que j'appelle, faute de mieux, la "logique du chantier" qui résume le moins mal mon attitude. C'est d'ailleurs l'argument que je mets en avant lorsque des adultes me posent la même question que le jeune Louis-Marie.

Est-ce que je les convaincs davantage ? A dire vrai, je n'en suis pas sûr.

A propos de ma façon de diriger les travaux, j'ai déjà parlé ici de "despotisme éclairé". On ne voudrait quand même pas que j'avoue me fier beaucoup à "mon bon plaisir" ? On sait que, par cette formule de lettres de chancellerie, le roi marquait sa volonté dans les édits. Donc problème : après Catherine II et, ici, François 1er, ne vais-je pas finir par me prendre pour Napoléon ?

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le 25 Mai 2010
Journal du chantier - Maçonnerie-carrelage - Charpente-couverture - Logis - Tour Louis XIII - Aile "de la belle-mère" - Ferme et son fournil - Murs divers
Jérôme TRAVERT, avec qui j'ai pris contact virtuellement grâce au site (il y était intervenu le 13 mai dernier, dans la rubrique "Sujets divers"), vient de me transmettre par courriel une photo aérienne de la Chaslerie qu'il a prise ce matin-même. Je l'en remercie beaucoup.

On y voit la nette différence entre les couvertures, neuves du logis et usagées des écuries et du colombier. On y aperçoit également Claude MARTIN, à qui j'avais demandé de pulvériser du produit hydrofuge sur le mur de la chapelle au manoir (côté cour).

En revanche, on n'y voit pas Pascal, car le fournil de la ferme où il posait les linteaux intérieurs de bois de la porte et des fenêtres est hors des limites de l'image. On n'y voit pas non plus Bernard, qui devait entretenir le John Deere dans l'écurie, ni Gisèle qui devait repasser mes chemises au rez-de-chaussée du colombier, dans la cuisine provisoire. Quant à moi, j'étais, au moment où la photo a été prise, dans mon bureau de la tour Louis XIII ; j'y écrivais pour le site sur ma généalogie ; autant dire que j'étais très absorbé et que je n'ai nullement aperçu ni entendu le petit aéronef de Jérôme TRAVERT.

Enfin, Roland BOUSSIN qui aurait dû être là pour reprendre le chantier de restauration de la charretterie était absent. J'espère le revoir bientôt.

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le 26 Mai 2010
Journal du chantier - Maçonnerie-carrelage - Charpente-couverture - Arboriculture-horticulture - Abords, Avenue, terrasse - Bâtiment Nord - Fournil du manoir - Charretterie - Nature (hors géologie)
Ce matin, Bernard a, comme chaque année, planté des cosmos ("Cosmos bipinnatus") de part et d'autre des entrées de la cour, dans les plates-bandes qu'il avait méticuleusement nettoyées. Je lui ai ensuite demandé d'essayer d'occire au round-up les bambous qui prolifèrent au Sud du mur Sud de la charretterie.

Puis Bernard, Claude et Pascal ont ressorti les bancs et mobiliers de jardin entreposés dans le fournil.

En ce moment, Claude rejointoye le mur Nord du bâtiment Nord et Pascal sort des écuries où elles étaient stockées, des tuiles nécessaires pour les couvertures de la charretterie.

Sur la charretterie, 5 employés de Roland BOUSSIN clouent les chevrons et s'apprêtent à poser les planches et le tissu de protection convenus. Ils sont placés sous la direction de Thierry qui a une longue expérience de la Chaslerie, puisqu'il y était déjà intervenu sur la voûte de la chapelle et le dôme à l'impériale ainsi que sur la couverture du logis et de la tour Nord-Est.

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le Mardi 02 Juin 2010
Journal du chantier - Maçonnerie-carrelage - Charpente-couverture - Terrassement - Charretterie
La gestion des divas est un art difficile, j'en sais quelque chose, ayant dû m'y colleter dans le monde de la finance, il y a pas mal d'années déjà.

L'entreprise BOUSSIN ne déroge pas à la règle. En effet, l'équipe de Thierry n'arrive pas sur le chantier avant 10 heures du matin et elle le quitte avant 16 heures, en prenant bien entendu le temps d'un déjeuner au restaurant. Il paraît que ces gentlemen ont besoin de rentrer tous les soirs auprès de leurs chéries, à l'autre bout du département (soit 3 heures de route par jour), qui pour des problèmes de nounou (n'est-ce pas touchant tout plein ?), qui pour des histoires de piqûres (comme si, dans le Domfrontais, nous n'avions pas d'infirmières gentilles et jolies).

Pas étonnant dans ces conditions que la tranche de travaux (pose des planches et des bâches) qui, aux dires de Thierry il y a à peine huit jours, devait être terminée avant la fête des mères, ne le soit toujours pas.

Et devinez qui supporte les surcoûts de cette démagogie galopante ?

De plus, Roland BOUSSIN m'a appris aujourd'hui qu'il a trop de chantiers en même temps et qu'il a besoin de me retirer ses gars pendant quelques semaines, de manière à alléger la pression d'autres clients.

Je ne lui règlerai donc pas cette tranche-ci de travaux tant que son équipe n'aura pas réappararu pour achever la couverture. De plus, je lui ai demandé de dégager ses échafaudages pendant l'interlude, afin de ne pas gêner Pascal dans la réalisation des sols de la charretterie, y compris les drainages extérieurs, ni dans la pose à la charretterie des anciennes portes charretières de la ferme.

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le Dimanche 07 Juin 2010
Journal du chantier - Maçonnerie-carrelage - Charpente-couverture - Menuiserie - Terrassement - Abords, Avenue, terrasse - Charretterie
Roland BOUSSIN vient de décider de laisser son équipe sur le chantier de la charretterie jusqu'à la fin des travaux de couverture.

C'est, de mon point de vue, une très bonne décision qui permettra de ne pas bousculer l'enchaînement des tâches avec Pascal. Je rappelle que, pour ce qui concerne la charretterie, ce dernier est en charge de la réalisation des sols et de la pose des portes de récupération.

Donc, de l'utilité des sites internet pour faire passer certains messages...

Dans l'immédiat, l'équipe de couvreurs passe un produit, pour en occire la mousse et les lichens, sur les tuiles de la partie de la charretterie qui avait été restaurée suite à la tempête de 1999. J'ai demandé que, cette pulvérisation achevée, ces tuiles soient déposées pour être panachées avec les tuiles neuves, de manière à ce que la couleur de la toiture soit homogène une fois la restauration achevée. Comme indiqué ici le 12 décembre dernier, un coyotage est en cours de pose, de manière à suppléer à l'absence délibérée de gouttière. Un traitement devra par ailleurs être appliqué sur les maçonneries car le chêne de certaines pièces de charpente, beaucoup trop vert, a commencé à baver son tanin sur les joints refaits, ce qui est laid.

De son côté, Pascal est absorbé par d'autres travaux. La semaine dernière, il a créé deux plateformes en dallage de pierres pour y installer des bancs de jardin. L'une se situe entre les rosiers replantés le mois dernier, le long du mur de la chapelle au manoir. L'autre est en limite du Pournouët, près de la chapelle.

Ces plateformes me donnant satisfaction, j'ai d'abord pensé demander à Pascal de poursuivre par le dallage d'une terrasse devant la façade Est du logis. Puis je me suis ravisé en me rappelant les remarques récentes de Carole qui, à juste titre, ne trouvait pas heureux le choix d'un bitume concassé, utilisé naguère par le terrassier JARRY pour revêtir le sol devant la façade Sud du manoir. J'ai donc demandé à Pascal de remplacer ce revêtement laid par un dallage analogue à celui du parvis de la chapelle ou des deux plateformes de la semaine dernière.

Le problème est qu'il est délicat de décider quelle extension donner à ce dallage Sud. Dans un sens, il n'y a pas de problème : nous nous calerons sur toute la largeur du manoir. C'est dans l'autre que les choses sont plus complexes : doit-on daller la surface devant la porte charrettière de la cour ou laisser le passage en gravillons ? N'y a-t-il pas lieu de faire quelque chose pour délimiter l'herbe le long de l'allée (donc dans le sens Nord-Sud) et, si oui, comment ? C'est à cela que nous devons réfléchir rapidement.

Sans attendre le résultat de ces cogitations auxquelles il participe, Pascal, au commandes de la mini-pelleteuse, décape ladite couche de bitume concassé. Les gravats servent à boucher les ornières de l'allée principale, au Sud du manoir, au moins pour sa moitié gauche (vue du manoir), puisque cette moitié a vocation à rester en place même si nous devions décider de recentrer prochainement cette allée, ce à quoi l'inertie persistante de l'agriculteur voisin nous obligera certainement.

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le 11 Juin 2010
Journal du chantier - Charpente-couverture - Sculpture - Chapelle - Charretterie
C'est la semaine prochaine que devrait être installée en hauteur, sur le mur Nord de la chapelle, la statue de Sainte Anne que termine de sculpter Pascal POIRIER, dans son atelier de La Ferté-Macé.

Ce dernier a eu beaucoup de mal à finir sa tâche. C'était la première fois qu'il sculptait du granit et le matériau lui est apparu particulièrement compact et difficile à travailler. En outre, les composants du granit, mica, feldspath et quartz, ne réagissaient pas de façon homogène sous ses burins et leur mélange de couleurs rendait délicate la vision précise de la surface de la pierre quand il s'agissait de faire apparaître les formes recherchées.

D'ailleurs, les anciens ne s'y trompaient pas et rares sont les statues en granit. Par exemple, pour les calvaires bretons, les personnages sont généralement taillés dans la kersantite, une roche basaltique noire beaucoup plus tendre.

J'avais essayé de fournir à Pascal POIRIER un bloc de kersantite et je m'étais en particulier rendu au fin fond de la Bretagne bretonnante, au lieu-dit de Kersanton. Mais la carrière est fermée depuis longtemps. Il est cependant possible de se procurer des blocs extraits de longue date du sol mais ils sont de ce fait beaucoup plus difficiles à travailler. Dans ces conditions, j'avais conclu qu'il valait mieux s'en tenir à un matériau extrait plus près de la Chaslerie et Pascal POIRIER m'avait recommandé le granit de Louvigné que nous avons finalement retenu.

L'installation de la statue dans la niche prévue à cet effet promet d'être une opération très délicate, en raison notamment de son poids. Sept hommes (Pascal POIRIER, Pascal MAIZERAY, Bernard et les 4 couvreurs qui travaillent actuellement sur la charretterie) ne suffiraient pas pour la bouger, "a fortiori" pour l'installer en hauteur. Il va donc falloir que Roland BOUSSIN ou bien un agriculteur voisin nous prête un Manitou. Pascal POIRIER devrait livrer sa Sainte-Anne lundi ou mardi prochain et le simple fait de la faire descendre de la remorque promet d'être très sportif.

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le 17 Juin 2010
Journal du chantier - Charpente-couverture - Sculpture - Chapelle - Animation, fêtes, visites
"Habemus Annam !" La statue d'Anne est enfin installée. Tout s'est très bien passé. Nous avons fêté l'évènement avec Pascal POIRIER et tous ceux qui ont prêté main forte lors de la dernière étape, notamment Pascal MAIZERAY, Bernard CORBIERE, Roland BOUSSIN et son équipe, sans oublier Claude MARTIN.

Il reste donc à l'inaugurer. C'est prévu pour la prochaine fête de Sainte Anne, c'est-à-dire lundi 26 juillet prochain à partir de 11 heures du matin. Il y aura des trompes de chasse, des chants grégoriens et, peut-être, une cornemuse. La cérémonie sera suivie d'un pique-nique sur place, selon la formule du vide-paniers.

Tous ceux qui souhaitent en être sont invités de bon coeur ! Je leur demande seulement de me prévenir quelques jours avant, afin que je puisse adapter l'installation.

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le 18 Juin 2010
Journal du chantier - Electricité - Terrassement - Abords, Avenue, terrasse - Charretterie - Murs divers
Un regret : ne pas avoir pensé, lorsque nous remontions le mur de la chapelle au manoir, ou bien la charretterie, à inclure dans la maçonnerie des tubes pour le passage des fils électriques.

Maintenant que la première plateforme au Sud du manoir est presque terminée, je me dis aussi qu'on aurait dû prévoir, dès ce stade des travaux, la possibilité d'éclairer la façade d'arrivée avec des projecteurs enterrés.

Car, pour le reste, l'avant-cour commence à avoir désormais grande allure. Du haut des échafaudages de la charretterie, Roland BOUSSIN nous dit que la première plateforme met bien en valeur le manoir.

Pascal MAIZERAY a entamé hier les travaux pour la seconde. Une nouvelle fois, la mini-pelleteuse s'est révélée précieuse pour dégager les remblais sur 20 cm d'épaisseur, afin de substituer un dallage en grès au bitume concassé précédent. Avec la minutie qu'on lui connaît, Pascal va commencer ce matin à poser les premières dalles à droite de la porte piétonnière.

J'avais dit que nous mettions en délibéré le positionnement de l'allée principale du manoir devant celui-ci. C'est Pascal qui a eu l'idée d'élargir l'allée devant le manoir de manière à ce qu'elle débouche non seulement sur la porte charrettière mais aussi sur la piétonnière. Ce choix va permettre de lancer bientôt la restauration de cette allée à travers l'avant-cour du manoir (en particulier, il va falloir se renseigner sur les fournisseurs de topiaires).

Sur cette base, la restauration du reste de cette allée, du moins les 500 mètres suivants en direction du bourg de La Haute Chapelle (c'est-à-dire la ligne droite avant le premier virage), pourra suivre logiquement. Le hic, c'est que l'architecte des bâtiments de France me dit qu'il faut un permis de construire avant de commencer cette tranche de travaux. Absurdité des textes administratifs, manifestement inutiles en l'occurence ! Encore de la paperasse à remplir... Bien sûr, on le fera si l'on ne peut faire autrement.

Ne vaudrait-il pas mieux imaginer un système où des maîtres d'ouvrage responsables pourraient travailler en prise directe avec des artisans compétents et éprouvés au fil des années ? On peut toujours rêver...

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le 27 Juin 2010
Journal du chantier - Maçonnerie-carrelage - Charpente-couverture - Ferronnerie - Terrassement - Abords, Avenue, terrasse - Charretterie - Cave - Animation, fêtes, visites - Météo
Je cherche toujours à donner un certain rythme aux travaux de la Chaslerie. C'est un bon moyen pour entretenir une saine émulation entre les artisans et mes employés.

Ainsi, dans la perspective de la venue de TF 1 dont on a été avisés (comme raconté dans la rubrique "Sujets divers") avec un très bref préavis, j'avais demandé à Pascal MAIZERAY de "mettre le paquet" pour avancer dans le dallage des plateformes en cours, et à l'équipe de Roland BOUSSIN de réviser les couvertures non encore restaurées et dont les ardoises se détachent lors des coups de vent. Ils ont fait le nécessaire. En particulier, Pascal est arrivé deux jours de suite sur le chantier aux premières lueurs de l'aube, pour profiter de la température encore fraîche. De son côté, Bernard a coupé l'herbe aux abords immédiats du manoir et aussi en bordure de la départementale. C'était nickel. Je les en remercie.

La prochaine grande étape que je leur ai signalée sera assurément le 26 juillet prochain, en vue de la fête qu'on commence à organiser (voir "Vie de l'association"). Il faudrait alors que l'équipe de Roland BOUSSIN ait achevé son intervention sur la charretterie et que le sol de cette dernière ait pu être restauré par Pascal. Ceci pose la question de la date de réalisation du drainage de la cave, puisque ce dernier débouchera dans le drainage à prévoir de la charretterie. J'ai le souci de ne pas défoncer la pelouse avant le pique-nique du 26 juillet.

L'étape suivante sera le dimanche des "journées du patrimoine" de 2010. J'ai demandé à Roland FORNARI d'avoir fabriqué et installé à cette date les grilles que je lui ai commandées pour la façade Est du manoir. Il est actuellement débordé et tarde à me soumettre ses plans pour la grille qui sera implantée sur le mur entre la chapelle et le manoir, au passage entre l'avant-cour et la terrasse. J'ai souhaité quelque chose de beau et qui mette en évidence l'écu des LEDIN. Il y réfléchit encore.

D'ores et déjà, je pense à planifier les travaux à venir sans omettre mes perspectives fiscales, sujet qui pourrait être mouvant dans le contexte d'austérité qui se développe actuellement. Pour les journées du patrimoine de 2011, j'aimerais avoir restauré (terrassements et plantations), l'allée principale de la Chaslerie. Je viens d'étudier les textes et je n'y ai vu nulle part l'obligation de déposer une demande de permis pour une restauration d'allée. J'interroge donc les experts de "la Demeure Historique" pour en avoir le coeur net. Il y aura peut-être lieu que je demande à Anne CHEVILLON, l'architecte des bâtiments de France, ce qui précisément lui a fait me recommander de me soumettre à cette formalité. Je vais devoir aussi collationner des devis pour ces travaux afin de monter un dossier de subvention, s'il reste encore des crédits dans les comptes de l'Etat.

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le Samedi 06 Juillet 2010
Journal du chantier - Charpente-couverture - Aile "de la belle-mère" - Liens divers - Archives, histoire, documentation - Nature (hors géologie)
Très mauvaise nouvelle : lors de sa dernière visite ici (pour l'enregistrement de TF 1), Roland BOUSSIN m'a signalé l'apparition d'un champignon suspect à l'intérieur de la pièce qui nous sert actuellement de cuisine, c'est-à-dire au rez-de-chaussée du colombier. Je n'y avais pas prêté attention jusque là. J'ai envoyé ce matin un mail, avec photos, à Anne-Marie RUSIG, mon professeur de mycologie à Caen, en lui demandant son avis. Voici sa réponse : "C'est de manière malheureusement bien particulière que vous continuez à vous intéresser à la mycologie car d'après les photos, je pense reconnaître la mérule (Serpula lacrimans) qui est un champignon lignivore redoutable qui se nourrit de la cellulose du bois. Il se développe rapidement jusqu'à 10 cm par semaine dans des conditions favorables : humidité associée à l'obscurité et à une mauvaise ventilation. Il s'attaque aux bois et aussi aux maçonneries. Sans vouloir être trop alarmiste, cela peut devenir dramatique pour votre habitation. En principe, l"éradication de ce champignon est réglementée. Seules des sociétés spécialisées ("diagnostics et expertises" souvent également spécialisées dans la lutte contre les termites) peuvent intervenir. Dans un premier temps, vous pouvez tenter de ralentir sa prolifération en assurant une ventilation suffisante dans le bâtiment. Sur Internet vous trouverez les références sur ces sociétés qui utilisent des traitements à base de fongicides. Le site du CTBA est intéressant. Il y a également beaucoup d'informations diverses sur la mérule."

Il n'y a en fait qu'une société habilitée à traiter la mérule dans la Basse Normandie et les autres départements limitrophes de l'Orne. Elle est basée dans la Manche. Je les ai contactés et ils ont immédiatement répondu. Ils doivent passer très prochainement pour voir ce qu'il en est et préparer un devis.

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le Dimanche 07 Juillet 2010
Journal du chantier - Maçonnerie-carrelage - Charpente-couverture - Charretterie
Thierry et son collègue finissent de poser les tuiles sur la charretterie. Ce sera terminé vers la fin de la semaine.

Ils ont déjà retiré les échafaudages devant le préau, ce qui a permis à Pascal, dès hier, de commencer à recouvrir le sol de 15 bons centimètres d'un béton de terre et de gros gravier. La terre provient des confins de la parcelle Nord de la Chaslerie. C'est Maxime, en congés donc de retour ici, qui l'extrait avec le gros tracteur et qui prépare le mélange à la bétonnière.

Nous devrions donc tenir le délai imparti pour achever le gros-oeuvre de la charretterie avant le pique-nique du 25 juillet prochain. Il y aura cependant un travail de maçonnerie délicat à entreprendre auparavant, pour accompagner les dénivellations du terrain. Mais Pascal ne manque pas de bonnes idées en la matière.

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le 12 Juillet 2010
Journal du chantier - Maçonnerie-carrelage - Charpente-couverture - Abords, Avenue, terrasse - Aile "de la belle-mère" - Charretterie - Cave - Ferme et son fournil - Animation, fêtes, visites - Nature (hors géologie)
1 - Le compte à rebours pour les festivités de la Sainte Anne (dans deux semaines) a commencé.

J'arrose l'herbe brûlée par la sécheresse devant le manoir en espérant qu'elle aura le temps de reverdir pour le 25.

Les couvreurs ayant fini leur tâche sur la charretterie, Pascal en a, sur 15 à 20 centimètres d'épaisseur, recouvert le sol d'un mélange de gros gravier et de terre battue. En séchant, celle-ci craquèle beaucoup mais Pascal me dit que ce n'est pas un problème. Devant le préau, il dalle en ce moment le sol, afin de réaliser une plate-forme, légèrement inclinée vers l'extérieur et de 2 mètres de large. Maxime l'assiste dans ce travail.

Il reste encore à évacuer des matériaux de construction épars derrière ce bâtiment et à aménager un glacis de terre au pied de son pignon Est. On compte sur Bernard pour s'acquitter de ces tâches dès qu'il voudra bien réapparaître ici.

2 - L'expert HUMIDITEC, contacté le 6 juillet dernier (comme relaté ici), est passé dès ce matin à la Chaslerie pour contrôler l'état sanitaire des bois et des maçonneries des bâtiments.

J'ai montré tous les endroits où des champignons lignivores avaient pu apparaître, dans chacun des bâtiments du manoir (à l'exception de la chapelle et de la charretterie où, manifestement, il n'y a pas de problème). Nous sommes montés dans les étages là où il y en a.

Les nouvelles sont très rassurantes. Dans la cave, les traces blanches résultent de fientes du hibou qui y niche, ce qui est sans risque. Dans le colombier, un traitement à base de fongicides est à prévoir ; il pourra être réalisé d'ici deux ou trois semaines. Dans la ferme, un traitement pourra être appliqué mais la situation est d'ores et déjà sous contrôle. Ailleurs, rien n'est à signaler.

Je remercie bien évidemment Roland BOUSSIN et Anne-Marie RUSIG pour m'avoir alerté et conseillé utilement dans la résolution de ce problème.

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le 27 Juillet 2010
Journal du chantier - Maçonnerie-carrelage - Ferronnerie - Terrassement - Arboriculture-horticulture - Cave - Ferme et son fournil - Murs divers - Météo
Après les festivités de la Sainte Anne, la vie reprend son cours normal sur le chantier.

Pascal, qui sera encore aidé par Maxime pendant 4 semaines, a bien l'intention de finir bientôt les maçonneries du fournil de la ferme (achèvement des murs pignons et restauration du four). Il est probable qu'ensuite, il travaillera au drainage extérieur de la cave.

Bernard aura pour tâche principale, durant les prochaines semaines, d'arroser les arbres qui souffrent le plus de la sécheresse, notamment le jeune séquoïa au centre d'un cadran celtique, les hêtres des allées autour du manoir et les jeunes pommiers proches de la départementale. Pour ce faire, il utilisera la citerne que vient de réparer Maxime et pompera l'eau nécessaire dans le Beaudouët. Il faudra également qu'il coupe les "chardrons" près de la départementale et qu'il commence, notamment si la sécheresse cesse enfin, à couper l'herbe dans les plantations au Sud du manoir.

Quant à Roland FORNARI, le forgeron d'art, il vient de me prévenir que, pour les prochaines Journées du Patrimoine, il ne pourrait avoir posé la grille commandée pour le passage dans le mur entre le manoir et la chapelle. Il a en effet trop de travail en ce moment. Pour moi, ce n'est pas une mauvaise nouvelle pour des raisons fiscales qu'il serait fastidieux d'évoquer ici (tenant au très probable relèvement prochain du taux de la T.V.A. sur les travaux qui y sont soumis, ce qui n'est pas le cas des travaux confiés à cet artisan).

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le 29 Juillet 2010
Journal du chantier - Maçonnerie-carrelage - Charretterie - Ferme et son fournil
Quelques photos valant mieux qu'un long discours, voici l'état du chantier ce matin...

Pascal poursuit la restauration du fournil de la ferme

Il maçonne les pierres dont l'approvisionne, mètre en main, le toujours souriant Maxime...

Claude, notre jeune retraité, est venu, en tenue de baigneur, vérifier si tout allait bien après le pique-nique. Il n'a pu s'empêcher de reprendre les outils pour donner un coup de main et finit le rejointoiement de la charretterie

Voici donc où nous en sommes rendus des travaux sur le fournil de la ferme...

et sur la charretterie...

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le Samedi 06 Aout 2010
Journal du chantier - Maçonnerie-carrelage - Plomberie-chauffage - Ferme et son fournil - Météo
La restauration du fournil de la ferme se poursuit. Le travail est assez lent comme le montre la photo suivante, à comparer à celle du 29/7

Il est vrai que les échafaudages ne facilitent pas la tâche de Pascal et Maxime, d'autant que la maçonnerie comporte un conduit de cheminée qui doit pouvoir rester opérationnel. A cet égard, Carole vient d'avoir la bonne idée de transplanter dans ce fournil l'insert qui ne sert à rien dans mon bureau (au 1er étage de la tour Louis XIII du manoir), pour insuffisance de la longueur du tube d'évacuation des gaz brûlés ; dans le fournil, on pourra l'installer convenablement, d'autant que le four est décentré par rapport au conduit (et même par rapport au bâtiment ainsi que le confirme la photo suivante)


A l'aide des photos dont je dispose par ailleurs, je calcule qu'en 5 jours de chantier où ils n'ont pourtant pas été gênés par une chaleur excessive comme les jours précédents, Pascal et Maxime ont remonté moins de 6 m3 de maçonnerie, certes à double parement et sur une épaisseur de mur de 60 cm, ce qui correspond à un travail soigné.

Au départ, Pascal avait imaginé que la restauration des maçonneries de ce bâtiment prendrait deux mois : il s'était donc bien trompé.

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le 11 Aout 2010
Journal du chantier - Maçonnerie-carrelage - Plomberie-chauffage - Electricité - Arboriculture-horticulture - Sculpture - Abords, Avenue, terrasse - Bâtiment Nord - Ferme et son fournil - Nature (hors géologie) - Météo
Le mauvais temps a gêné Pascal et Maxime dans la poursuite de la restauration du fournil de la ferme. Ils viennent à peine d'en remonter le conduit de cheminée du pignon Ouest.[img:500]2010_08_11_13 bis[/img]Ils ont néanmoins commencé à installer les échafaudages nécessaires pour le pignon Est.

J'ai demandé à Pascal de prévoir, dans ce pignon Est, une niche de manière à ce que nous puissions y installer la statue non identifiée qui, jusqu'à l'arrivée de la Sainte Anne en juin dernier, trônait dans la niche extérieure de la chapelle du manoir. Cette statue de calcaire étant en mauvais état, c'est Morgane POIRIER, la fille aînée du sculpteur de la Sainte Anne, qui doit la restaurer (elle vient d'être admise à un difficile concours administratif de restauratrice de statues pour les musées) :

Si le mauvais temps devait continuer, il faudrait néanmoins que Pascal et Maxime aient de quoi s'occuper, puisque je les paye à l'heure. En l'état du chantier, il n'y a pas de travaux à réaliser à l'abri ; en particulier, la poursuite de la restauration intérieure du bâtiment Nord est conditionnée dans l'immédiat par l'intervention du plombier (qui doit poser le système de chauffage par le sol au rez-de-chaussée et par des radiateurs à l'étage), puis par celle d'un électricien (celui que j'ai contacté semble avoir du mal à organiser son planning - problème connu, c'était déjà le cas de son oncle...-).

J'envisage donc de demander à Pascal d'installer un parapluie au-dessus du puits de la ferme, de manière à pouvoir en restaurer confortablement la maçonnerie. Il faudrait rétablir la construction en forme de pain de sucre, typique des puits du secteur. Voici d'ailleurs deux photos d'un puits distant de moins de 500 mètres de la Chaslerie, qui montrent à quoi je pense :

Il va donc falloir retrouver la pierre conique du sommet, ce qui ne va pas être facile dans notre capharnaüm...

Le mauvais temps n'ayant pas que des inconvénients, Bernard a pu cesser d'arroser les hêtres, charmes et fruitiers qui souffraient le plus. Il s'est donc translaté dans une parcelle au Nord du manoir, le long du Beaudouët ; là, il coupe les "doches" et les "chardrons" qui envahissent les plantations d'il y a deux ans.

Ce faisant, Bernard a remarqué le passage fréquent de rongeurs le long de la rive du ruisseau qu'ils ont largement sapée. Il a donc placé son piège, des pommes servant d'appât. En 3 jours, il vient d'attraper 9 bestioles, rats, rats musqués ou ragondins.

Voici le piège en position ce matin ; comme on le voit, un ragondin y était pris :

Et voici ce ragondin aux pieds de Bernard : un gros pépère, assurément, et bien dodu (le ragondin, pas Bernard), ce qui montre à quel point on peut prospérer à la Chaslerie ! Ses longues incisives orange étaient impressionnantes...

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le 12 Aout 2010
Journal du chantier - Abords, Avenue, terrasse - Nature (hors géologie)
A l'heure du petit déjeuner ce matin : "Et un rat musqué, un !"

Attrapé toujours au même endroit, près du petit pont de bois qui, franchissant le Beaudouët, nous permet d'aller directement rendre visite à Mme PHILIPPE, à la Josselinière.

Pendant ce temps-là, les campagnols ("Arvicola terrestris") continuent à s'en donner à coeur joie et transforment mes pelouses en gruyère. Je ne sais encore comment traiter ce problème.

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le 13 Aout 2010
Journal du chantier - Maçonnerie-carrelage - Bâtiment Nord - Ferme et son fournil - Transmission du patrimoine - Nature (hors géologie)
Tôt ce matin, Pascal et Maxime ont démonté l'échafaudage qui se trouvait à l'intérieur du fournil de la ferme, le long du pignon Ouest. Avant cette opération, il fallait en effet que le rejointoiement des parties hautes de ce pignon soit achevé. C'est chose faite, comme le montre la photo suivante qui confirme de plus le caractère bizarrement décentré de l'ouverture du four.

Dans la foulée, Pascal et Maxime ont remonté cet échafaudage, toujours à l'intérieur du bâtiment, cette fois le long du pignon Est. Ils ont replacé sur ce pignon quelques rangs de pierre dès hier et avant-hier et la photo suivante montre qu'en ce vendredi soir, la niche de la statue en calcaire est bientôt terminée, ainsi que je l'avais demandé (c'est la tête de Pascal, casquette à zéro, oeil facétieux et moustache au vent, qu'on aperçoit à cet endroit).

Pour la compréhension par les visiteurs des travaux que je fais réaliser dans ce fournil de la ferme, je précise que mon intention est de mettre rapidement à la disposition de mes fils un local indépendant, aisément chauffable et doté d'un cabinet de toilettes complet, de manière à leur permettre de venir s'y abriter confortablement les week-ends, même à la saison froide, quand ils auront commencé à restaurer l'un l'intérieur de la cave, l'autre la ferme.

Peut-être suis-je d'ailleurs trop optimiste en imaginant une telle évolution du chantier... Je me dis qu'au pire, s'ils ne profitaient pas de cette offre, je pourrais toujours m'installer là pour passer douillettement quelques-uns des prochains hivers, en attendant que les choses avancent sur le bâtiment Nord.

P.S. : Pour la statistique, j'indique qu'un jeune ragondin nous attendait ce matin dans le piège, 11ème rongeur pris en 5 jours, au même endroit et de la même façon. Ces animaux ne sont quand même pas très malins.