Journal du chantier

J'ai expliqué hier matin qu'à la condition qu'un individu ayant un taux d'imposition marginal de 45 % sur ses revenus porte le chantier, alors, pour 100 € que je lui prêterais, il pourrait, sans même prendre en compte les subventions imaginables, financer 181 € de travaux. J'ai ajouté que ceci résulte d'un calcul de l'effet direct mais qu'il y aurait lieu de tenir compte également de retombées indirectes éventuelles. Il convient de donner une idée de cet effet de composition. Procédons à ce calcul.

En première approche, les 181 € de travaux coûtent, nets d'IR, 100 € à l'individu en question. Autrement dit, la première année, l'individu en question peut, pour 100 € que je lui prête, envisager raisonnablement d'engager 181 € de travaux.

La deuxième année, l'individu paye 81 € de moins d'IR que ce à quoi il serait tenu sans ces travaux. Il peut réinvestir en travaux ces 81 €. A ce stade, il a donc engagé 181 + 81 = 262 € de travaux pour 100 que je lui ai prêtés et les 81 qu'il a bien voulu mettre au pot. Ces 81 € de travaux de l'année 2 lui procureront 81*0,45 = 36 € d'économie d'IR l'année 3.

La troisième année, l'individu récupère 36 € au titre de l'impôt, somme qu'il peut réinvestir en travaux.

Et ainsi de suite.

Au total, pour 100 € que je lui prête et 81 € qu'il finance d'une autre façon, ledit individu rend possible la réalisation de 100*1,81*1,81 = 327 € de travaux. Soit quatre fois sa propre mise, ce qui n'est pas rien !

Certes, me dira l'individu, il pourrait être tenu, avant mon décès, de me rembourser la moitié des 100 € prêtés (l'autre moitié étant susceptible de lui revenir au titre de l'héritage, modulo les droits de succession). Et il aurait dû trouver par ailleurs les 81 € nécessaires l'année 1.

En effet. Ceci dit, pour être en droit de procéder à ces déductions, l'individu devrait détenir à tout le moins la nue-propriété des parties du manoir faisant l'objet des travaux considérés. Or celle-ci a un prix. A mon âge (68 ans) et selon les barèmes officiels, ce prix est de 50 % de la valeur du bien libre (dès le 1/1/23, il n'en sera plus, dans le cas d'espèce, que de 40 %).

Quant à la valeur du bien libre, je dispose d'une évaluation argumentée du cabinet LE NAIL à ce sujet, évaluation qui avait permis de répondre utilement au fisc il y a quelques années, lors d'un contrôle dont j'avais fait l'objet. Depuis cette époque, les prix de ce genre de propriétés ont baissé. En outre, à la Chaslerie, l'état actuel du chantier justifierait une dépréciation supplémentaire. Enfin, la conclusion d'un bail emphytéotique en faveur de la S.V.A.A.D.E., telle qu'envisagée pour avoir une chance d'attirer la manne régionale, ne manquerait pas de réduire une nouvelle fois la valeur marchande du bien.

Tout cela pour dire que, vu de ma fenêtre, il faudrait être assez obtus pour ne pas chercher à tirer, d'une manière ou d'une autre, parti de mon raisonnement, quitte à le compléter à la marge.

Je laisse l'individu en question méditer ces considérations. D'autant que j'ai cru comprendre que sa mère aurait accepté, à la demande de l'épouse d'icelui, qu'il repointe le bout de son nez (un nez du genre développé, tradition familiale oblige) dans quelques semaines au manoir favori, en compagnie des petits croutons (détail qui me réjouit tout particulièrement).
Une troisième offre spontanée en quelques jours, celle-ci payante, de modéliser notre manoir favori. Et avant que j'aie formulé le moindre souhait, du moins de ce type-ci, en la matière, soit dit en passant :

(Début de citation)

De : Juliette Terreaux <juliette.terreaux@hotmail.fr>
Envoyé : jeudi 8 octobre 2020 16:58
À : penadomf@msn.com <penadomf@msn.com>
Objet : Maquette du Manoir de la Chaslerie

Bonjour Monsieur,

Je vous écris de la part d’H(...) C(...), qui m’a communiqué votre souhait d’avoir une maquette du Manoir de la Chaslerie dont vous êtes le propriétaire.

Je suis scénographe et maquettiste pour l’Opéra, le théâtre et la publicité, et développe une démarche artistique autour de la mémoire des lieux.

Dans le cadre de mon studio « cinq.bis », je réalise des doubles miniatures / sculptures de lieu patrimoniaux, publics ou privés. Réaliser une miniature de votre manoir m’intéresse donc tout particulièrement.

Avant de vous fournir un devis, j’aurai besoin de discuter avec vous de vos attentes : taille, reconstitution intérieur et/ou extérieur ; si la miniature doit s’ouvrir, être manipulée ; et la date de livraison.

Nous pouvons en parler au téléphone demain matin ou ce week-end.

En attendant, vous pouvez consulter mes sites ci-dessous.

Ainsi que mon portfolio en pièce-jointe montrant une sélection de mon travail artistique.

Bien cordialement.

Juliette Terreaux

+33(0)674585458 /
https://julietteterreaux.com
https://cinqbis.fr

Ménagerie de verre
12 rue Léchevin, 75011 Paris

62 rue Saint-Louis-en-l'Île, 75004 Paris

(Fin de citation)
Hier et aujourd'hui, j'ai encore discuté le bout de gras avec mon vendeur de tomettes anciennes :

8 octobre 2020.

8 octobre 2020.

8 octobre 2020.

8 octobre 2020.

(C'est la même, recto et verso, qui est présentée ci-dessus sous deux angles différents).

Mon interlocuteur continue de rêver en refusant de tenir un juste compte des réalités suivantes :
- l'écroulement des valeurs des antiquités de ce type,
- les aléas de ces objets, tant en termes de surface totale (aucune certitude sur celle qui pourrait être couverte par le lot en cause) que d'usure (quelle est la proportion de celles qui sont trop usées pour être réutilisées ?) ou encore de dimensions individuelles (ces tomettes sont très irrégulières donc nécessiteront, pour leur pose, un carreleur particulièrement soigneux).

Je lui ai dit que je ne serai plus intéressé après le 20 octobre prochain, date à laquelle je pourrais procéder à un autre achat (d'un objet qui n'a rien à voir avec des tomettes mais "such is life"). Lui me demande d'attendre le 10 novembre (facile à retenir pour moi, c'est la date-anniversaire de ma sœur). On verra bien. Je suis toujours disponible quand on me présente des objets intéressants. Mais il ne faut quand même pas trop s'illusionner, je ne suis pas disposé à accepter n'importe quoi à n'importe quelles conditions.

Le fan club a-t-il un avis sur la valeur de telles tomettes vernissées, sachant qu'elles ont une dizaine de centimètres de côté et, selon toute vraisemblance, plus de 250 ans ?

En ces temps de pandémie, serais-je hors-sol de me poser ce type de questions ? Après avoir évoqué ce soir, avec mon cadet, de tout autres sujets, j'en arrive à me le demander.
L'opérateur de "Mouvipress"...

10 octobre 2020.

... se souvenait parfaitement de moi, de l'endroit où j'avais fait presser mes pommes l'an dernier et de leur qualité. Il m'a même fait la remarque que j'avais changé de voiture. Etonnant donc. Il a trouvé que les fruits que je lui ai apportés cette année étaient de bien meilleure qualité (merci à Francis et Gérard, et aussi à mon idée de faire ramasser les pommes juste avant de les presser, sans leur laisser le temps de se gâter sous l'arbre). Et le fait est que pour la même quantité de pommes transportées, soit 500 kg, je me retrouve cette année avec 124 "pouch-up" de 3 litres au lieu de 80 :

10 octobre 2020.

Arrivé au manoir favori, je les ai stockés de la même façon que l'an dernier :

10 octobre 2020.


Voici, pour mémoire, le document remis par mon opérateur favori :

10 octobre 2020.

10 octobre 2020.

Sur un plan général, il paraît pourtant que, cette année, il y a moins de pommes que l'an dernier.
A propos de la "mission n°2" :

(Début de citation)

De : Pierre-Paul Fourcade <penadomf@msn.com>
Envoyé : lundi 12 octobre 2020 08:18
À : (...)architecte@gmail.com>
Objet : RE: Demande signature contrat

Faites des contrats beaucoup moins longs et beaucoup moins compliqués et ça m'encouragera à en prendre connaissance. Ceux de Benoît MAFFRE, par exemple, tenaient en 4 pages. Je pourrais vous retrouver ceux de ses prédécesseurs, qui de mémoire, n'étaient pas plus longs.

Bien cordialement,

PPF

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De : (...)architecte@gmail.com>
Envoyé : lundi 12 octobre 2020 08:00
À : Pierre-Paul Fourcade <penadomf@msn.com>
Objet : Demande signature contrat

Bonjour,

Pour information, j'attend les contrats signés pour transmettre les documents à Bee+.

Merci de me les faire parvenir rapidement,

Bien cordialement,

(...)

(Fin de citation)
Importante réunion ce matin, au manoir favori, avec Eric FAUCONNIER, directeur du "Pays du bocage", syndicat mixte regroupant trois communautés de communes (Putanges-Val d'Orne, Andaines-Passais et Domfront-Tinchebay Interco) et une communauté d'agglo (Flers Agglo). Le "Pays du bocage" agit comme "Pôle d'équilibre territorial et rural" (P.E.T.R.) et intervient notamment dans la préparation et le suivi (dans le cadre de la "clause de revoyure") du "contrat d'aménagement" avec la Région Normandie.

Il s'agissait pour moi de présenter sommairement le manoir, son programme de travaux et ses projets d'animation (dans le cadre de la S.V.A.A.D.E.) et de m'informer sur les aides envisageables du côté de la Région.

Des dossiers précis devront être préparés, pour lesquels les travaux actuels de l'architecte du patrimoine seront des plus utiles.

Accessoirement, j'ai montré les derniers plans reçus de l'architecte et Eric FAUCONNIER a bien voulu se charger de les scanner pour les transformer en "fichiers pdf", ce qui me permettra de ne pas retarder leur transformation en image 3D grâce à Jean THUAUDET que je remercie encore pour son initiative remarquable et ses contributions.

P.S. (à 18 h 30) : Dès ce soir, Eric FAUCONNIER m'a fait parvenir la version "pdf" des plans de l'architecte du patrimoine, reçus sous forme-papier le 5 octobre dernier. J'ai pu transmettre immédiatement ces fichiers à Jean THUAUDET afin de lui permettre de perfectionner encore sa simulation 3-D du manoir favori.
A l'intention de Jean THUAUDET, j'ai fait numériser hier, chez le photographe de La Ferté-Macé, un certain nombre de plans, dessinés au début de ma campagne de travaux :

- le plan, par un géomètre, des abords immédiats du manoir ; le mur de terrasse est désormais rectiligne, on a ajouté le mur Ouest de la douve Nord et effectué divers terrassements, notamment à l'Ouest du manoir et dans l'arrière-cour :


- les plans de la chapelle,


- les plans du projet de Nicolas GAUTIER, A.B.F., relatifs à la cave ; je n'ai pas percé les ouvertures qu'il avait prévues pour la façade Sud mais, en revanche, ai ajouté deux fenestrous au pignon Est :


- la charretterie ; au niveau des toitures, j'ai introduit quelques différences (voir photothèque) :


- le fournil du manoir :


- la ferme ; depuis ces plans de Lucyna GAUTIER, j'ai modifié des ouvertures et supprimé une cheminée (voir photothèque) :

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le Vendredi 23 Octobre 2020
Journal du chantier - Architecture-M.O. - Administraaaâââtion - Menuiserie - Aile "de la belle-mère"
0
Sébastien LEBOISNE vient d'apporter les finitions demandées aux volets intérieurs des lucarnes de l'"aile de la bonne-mère".

Dans le colombier, ces fils qui pendouillent pour ouvrir les volets ne sont pas top :

23 octobre 2020.


Dans les écuries, ces volets cassés sont disgracieux :

23 octobre 2020.


Voici ce qui arrive quand un architecte du patrimoine chouchou de la D.R.A.C. fait valider par celle-ci un projet présentant diverses faiblesses et quand l'architecte du patrimoine qui succède au premier attache trop d'importance à l'opinion de telles "sommités".

Qu'elle sache qu'à la Chaslerie, les arguments d'autorité n'ont pas leur place en tant que tels et qu'il lui revient de savoir s'en abstraire pour maintenir, comme demandé, une qualité de travaux digne du label "qualité FOURCADE".

Ici, on n'y est pas du tout. Ce qui signifie qu'il va falloir rechercher de meilleures solutions, celles-ci ne me convenant guère.

P.S. : Selon Carole, ces réalisations sont acceptables, notamment dans la perspective des travaux interrompus à ce stade entre les chevrons. Elle est moins exigeante que moi. On le savait déjà.

Quant à Sébastien, il me dit ne pas voir de meilleures solutions que celles retenues.

On n'est jamais trahi que par les siens. Si on les écoutait, je passerais vite pour un emmerdeur, n'est-ce pas ?

P.S. 2 (du 25 octobre 2020 à 8 h 30) : Au petit-déjeuner, Carole m'a dit que je suis trop dur dans mes appréciations, par exemple ici, et rappelé que j'avais donné mon accord sur les modifications apportées aux volets.

Sur le dernier point notamment, je suis d'accord. Il est non moins vrai que j'ai toujours (sauf exception éventuelle qui m'échappe à cette heure) fait corriger les choses sur lesquelles j'avais pu donner un accord de principe mais qui, au vu des réalisations, ne me satisfaisaient plus.

La question se pose actuellement pour les "casts" des anciennes écuries, tels que ces trucs orthopédiques ont été conçus et autorisés, puis dont la réalisation (même si elle a incontestablement été soignée par l'architecte du patrimoine, Benoît MAFFRE, et le charpentier-couvreur, BOUSSIN-LIEGEAS, en charge des travaux) ne m'a jamais satisfait une fois les échafaudages démontés, c'est-à-dire dès que j'ai pu en avoir une vue d'ensemble.

J'ai donc demandé à l'architecte du patrimoine en charge de la "mission n°2" de préparer un dossier en vue de substituer à ces "casts" disgracieux des lucarnes du même modèle que sur cour. Tout ceci se traduira bien sûr par des surcoûts que j'aurais pu éviter si j'avais été plus attentif à l'époque de ces travaux. Et nous aurons peut-être des difficultés à nous approvisionner en ardoises de la bonne qualité.

Mais telle est, depuis trente ans, ma ligne de conduite constante dans ce chantier : toujours faire passer en priorité l'intérêt du monument. Je pense que ceci ne pourra jamais être contesté. A dire vrai, j'en suis fier et tant pis si cela provoque quelques grincements de dents, ces provocations n'étant pas forcément volontaires de ma part. J'estime en effet qu'il faut savoir ce que l'on veut. Pour moi, la route est claire. Donc en avant et en chantant, s'il vous plaît !
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le Vendredi 23 Octobre 2020
Journal du chantier - Architecture-M.O. - Administraaaâââtion - Menuiserie - Logis
0
J'avais demandé à Sébastien LEBOISNE de réparer le revêtement "provisoire-qui-dure" du sol du grand salon du logis. Ces dalles de bois aggloméré avaient été posées là, il y a près de trente ans, par M. DOUCIN, menuisier à Briouze, pour remplacer un parquet de style "Versailles" mais collé et non chevillé et très mal entretenu, installé là, comme les horribles boiseries de cette pièce, par mon prédécesseur des années 50.

A ce propos, il peut être indiqué que la D.R.A.C., par l'intermédiaire de ses "experts", m'a fait savoir qu'il convient de conserver ces boiseries, ce qui montre une fois de plus qu'elle et moi n'avons pas toujours, loin s'en faut, la même échelle de valeurs ; je suis en effet à la disposition de qui le souhaite pour démontrer que ces boiseries, provenant d'un appartement parisien d'époque Troisième République sont une merde à tous égards : matériaux très bas de gamme, découpe bâclée des panneaux muraux, assemblage raté de ceux-ci, volets intérieurs mal intégrés, etc.

Mais revenons aux dalles de bois aggloméré. Certaines n'ont pas supporté, le 12 août dernier, le passage sur roulettes de l'orgue de Sébastien DAUCE. Il en est résulté des bâillements du sol. Peut-être des lambourdes ont-elles bougé. Or la pièce sert de salle de jeux aux petits croutons qui m'arrivent demain, pour une semaine de vacances.

Sébastien m'apprend qu'au niveau de la porte d'entrée dans ce salon, et même ailleurs dans la pièce, le sol est vermoulu :

23 octobre 2020.

Il essaye néanmoins de remédier le mieux possible à cette situation, aux principaux points de fragilité d'ores et déjà constatés :

23 octobre 2020.


P.S. (du 25 octobre 2020 à 9 heures) : En ce qui concerne les boiseries en question, j'ajoute quelques commentaires.

A ma connaissance, l'installation de celles-ci, qui a dû être réalisée dans les funestes (pour la Chaslerie) années 50, n'a jamais été soumise à autorisation des prédécesseurs de la D.R.A.C. Il me semble que ceci devrait rendre mes interlocuteurs contemporains plus réceptifs à mes remarques à propos de cette verrue.

Néanmoins, je comprends qu'habitué à ouvrir, comme ils disent, plusieurs chantiers en parallèle sans jamais en terminer aucun, je puisse les affoler, de sorte qu'ils puissent se crisper et mettre ma parole en doute.

En fait, tout peut être expliqué, ce que je n'ai pas toujours pris le temps de faire, ne serait-ce que parce que ça me cassait les pieds. Mais je suis sûr que l'architecte du patrimoine en charge de la "mission n°2" saura remettre tout cela en perspective comme il convient. Elle me paraît en effet avoir toutes les qualités requises pour cet exercice diplomatico-pédagogique.
Dans le cadre de sa "mission n°2", l'architecte du patrimoine avait convoqué, pour une réunion avant-hier après-midi, Cédrick COOS (de l'entreprise BODIN, maçon) et Franck LIEGEAS (de l'entreprise BOUSSIN-LIEGEAS, charpentier-couvreur).

Elle leur a montré pour quels travaux elle souhaite leurs devis. Il a en particulier été question :
- dans la moitié Nord du logis, (1) de la "problématique des poutres pourries", (2) de la cheminée de la Julinière à installer, avec sa niche, à la place occupée depuis les années 50 par la cheminée de Mebzon et (3) du cloisonnement intérieur au conduit de cheminée correspondant qui a tendance, à chaque dégel notamment, à s'effriter du haut ;
- dans la tour Sud-Ouest du logis, du désordre d'une sablière intérieure (problème connu mais jamais traité depuis l'époque où un A.C.M.H. alcoolique était censé s'occuper de ce chantier) ;
- dans la cage d'escalier du logis, des enduits muraux (prévus postérieurement à la restauration des menuiseries extérieures et à la réinstallation des radiateurs) ;
- dans l'aile Ouest, (1) du plafond de mon futur "bureau-bibliothèque-de-mes-rêves" dont l'état rustique mal entretenu et les bricolages des années 50 seraient incompatibles avec les boiseries et rayonnages Louis XVI à créer et installer dans cette pièce ; (2) pour la colonne technique à prévoir entre le nouvel "escalier-en-facteur-commun" et le colombier, d'une réalisation en béton ; (3) dans les écuries et l'ancien "salon de la belle-mère" attenant, d'un linçoir à changer à tout le moins, de divers problèmes d'étanchéité sur la façade Ouest et au sol ainsi que d'un mur merdique des années 50 à faire disparaître ;
- dans la chapelle, du dispositif d'assainissement à prévoir pour éviter la propagation du pourrissement d'enduits muraux mal restaurés par une autre A.C.M.H. mal inspirée (celle que, pour résumer mon opinion, je qualifiais de "pétroleuse") ;
- dans la charretterie, du cloisonnement à mettre en place avant l'installation de la future chaufferie centrale ;
- dans la cour, des travaux à mettre en œuvre pour permettre le passage de diverses canalisations et remettre les lieux en état, sous réserve de l'approbation du dossier par la D.R.A.C.

En marge de ces débats, j'ai eu, séparément, deux explications de gravures avec les deux artisans présents, à propos du comportement de certains de leurs collaborateurs intervenus à l'occasion dans le passé. A l'un des deux artisans, le maçon, j'ai demandé s'il pouvait me garantir la même qualité de service en ne recourant plus chez moi à un collaborateur, certes très bon dans sa partie encore nécessaire ici, mais qui s'est montré indélicat et fermé à l'idée de reconnaître la moindre erreur, le succès (largement suscité puis entretenu par moi via des messages antérieurs sur ce site et, s'en vante-t-il, désormais relayé par la D.R.A.C.) lui étant manifestement monté à la tête.

Au terme de la réunion, l'architecte du patrimoine m'a informé qu'elle se préoccupe de convoquer une prochaine réunion avec le bureau d'études "Bee +", maintenant que nous y voyons clair sur l'avant-projet sommaire des travaux, afin qu'ils finalisent leur intervention en définissant les passages des fluides de manière à permettre la préparation de l'avant-projet détaillé. Elle m'a également indiqué qu'elle allait bientôt me transmettre son projet de rapport à la D.R.A.C. explicitant l'état des lieux, les travaux envisagés et toutes les données requises pour obtenir les autorisations ou permis nécessaires. Malgré la lourdeur des procédures, le dossier avance donc à un rythme compatible avec mes propres attentes en la matière (on sait qu'étant en période de "déficits fonciers reportables", je me sens relativement cool à ce sujet).

Quant au projet de contrat de ladite "mission n°2" que l'architecte du patrimoine m'a transmis pour signature en août dernier et dont je lui ai signalé le caractère d'absurde étouffe-chrétien, Carole est en train d'en prendre connaissance ces jours-ci pour me donner son avis de juriste. Là aussi, on essaye donc d'avancer dans la joie et la bonne humeur.
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le Samedi 24 Octobre 2020
Journal du chantier - Architecture-M.O. - Administraaaâââtion - Menuiserie - Logis
0
Sébastien LEBOISNE vient de me transmettre les deux photos qu'il a prises hier après-midi, lors de son intervention dans le salon du logis. On voit les lambourdes qu'il a ajoutées et, surtout, que le sol de la pièce est en béton (encore un chouette souvenir du prédécesseur des années 50, à faire disparaître à la première occasion, par exemple quand on foutra enfin en l'air les boiseries à la con de cette pièce) :

23 octobre 2020.

23 octobre 2020.

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le Dimanche 25 Octobre 2020
Journal du chantier - Architecture-M.O. - Administraaaâââtion - Menuiserie - Aile "de la belle-mère"
0
L'homme toutes mains recommandé par Régis FOUILLEUL, le plombier, viendra après-demain mardi voir de quel matériel il aurait besoin. Je compte lui confier la poursuite du travail de menuiserie entre les chevrons des écuries. Il m'a précisé qu'il souhaite être à l'essai pendant deux semaine.

P.S. (du 27 octobre 2020) : Prise de fonctions lundi prochain.
(Début de citation)

De : Pierre-Paul Fourcade <penadomf@msn.com>
Envoyé : jeudi 29 octobre 2020 14:13
À : (...)architecte@gmail.com>
Cc : C.F. ; T.F.
Objet : RE: DEMANDE RESTITUTION CONTRAT SIGNÉ

Je ne vois pas en quoi le respect de la personne, la vôtre ni celle de quiconque, serait le moins du monde en cause dans cette affaire, par quelque bout que je la regarde.

Je demande un peu de bon sens : tous les autres architectes bénéficiant d'un monopole légal auxquels j'ai eu affaire (et ils ont été de plusieurs types et genres) ne m'ont jamais imposé un tel diktat.

Je n'ai pas l'âge non plus de me faire forcer la main sans raison (à supposer que je l'aie jamais eu).

Bien cordialement,

PPF

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De : (...)architecte@gmail.com>
Envoyé : jeudi 29 octobre 2020 14:07
À : Pierre-Paul Fourcade <penadomf@msn.com>
Objet : Re: DEMANDE RESTITUTION CONTRAT SIGNÉ

Bonjour,

Je vous rappelle, pour respect de ma personne, que ce. Contrat ne sera pas rédigé autrement.
Merci de votre compréhension.
Ce n’est pas négociable.
Je suis architecte, architecte du patrimoine avec plus de 16 ans d’expérience professionnelle, pas JURISTE, pas. SECRÉTAIRE, PAs SECRETAIRE ADMINISTRATIVE, ni FISCALISTE.

Bien cordialement,

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De : Pierre-Paul Fourcade <penadomf@msn.com>
Envoyé : jeudi 29 octobre 2020 13:49
À : (...)architecte@gmail.com
Objet : Re: DEMANDE RESTITUTION CONTRAT SIGNÉ

J'ajoute que votre manque total de flexibilité sur le sujet alors que ce projet de contrat est un monstre ne facilite pas les choses.

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Le jeu. 29 oct. 2020 à 13:46, Pierre-Paul Fourcade <penadomf@msn.com> a écrit :

Le confinement va nous donner le temps de regarder tout ça à tête reposée.

Bien cordialement,

PPF

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From: (...)architecte@gmail.com>
Sent: Thursday, October 29, 2020 1:00:56 PM
To: Pierre-Paul Fourcade <penadomf@msn.com>
Subject: DEMANDE RESTITUTION CONTRAT SIGNÉ

Bonjour,

Je suis toujours dans l’attente d’un exemplaires des pièces de contrat signés.
Je vous le demande gentiment une nouvelle fois.
Il faut me les envoyer au :
(...)
Bien cordialement,

(...) Architecte du Patrimoine

(Fin de citation)