Journal du chantier

O'Gustin a repris son poste d'observation du côté du colombier :

5 mai 2020.

Il peut de nouveau boulotter la sciure, ce qui semble un régal pour lui...

Christian travaille sur le dernier angle du terrasson Nord :

5 mai 2020.

Il aura bientôt terminé la tâche prévue :

5 mai 2020.

Il lui manque toutefois un outil pour gratter certaines pièces de bois. Cela devra donc attendre le déconfinement.

P.S. (à la fin de l'intervention de Christian pour aujourd'hui) : Il ne reste qu'un petit coin à terminer dans l'angle le plus difficile d'accès :

5 mai 2020.

Il faut parfois faire des choix dans la vie.

Par exemple, doit-on passer son temps à, selon la position qu'on occupe dans la chaîne :
- exiger toujours plus de paperasses,
- produire toujours plus de paperasses,
- ou bien s'occuper des problèmes réels ?

Depuis combien de temps demandai-je qu'on s'occupe enfin de la restauration de la porte extérieure du premier étage de la tour Louis XIII ? Combien d'architectes en chef des monuments historiques et combien d'architectes du patrimoine m'auront-ils dit qu'ils s'en chargent sans jamais, pour autant, bouger ne serait-ce que le petit doigt ?

Je l'ai dit et je le redis : cette porte est une merde des années 1970, posée là - d'ailleurs mal - à la demande d'un prédécesseur dont l'épouse se divertissait, semble-t-il, en ayant quelques activités de brocanteuse. D'où ce truc bricolé, mal foutu, dont j'ai déjà prolongé la vie plusieurs fois, notamment grâce à Sébastien LEBOISNE, mais qui, cette fois-ci, tombe en ruine.

La voici en effet en début d'après-midi aujourd'hui...

5 mai 2020.

... lorsque Joffrey a ouvert cette porte pour y poursuivre son ménage...

5 mai 2020.

... et la voici un peu plus tard, quand il l'a refermée, ménage fait :

5 mai 2020.

5 mai 2020.

5 mai 2020.


Mais que l'on se rassure : heureusement pour moi, le ménage, lui au moins, est bien fait :

5 mai 2020.


Pourtant il n'existe pas, que je sache, de monopole légal en la matière. Ni, surtout, d'administraaaâââtion pour veiller à sa perpétuation...

Et je ne vous reparle pas encore d'une autre menuiserie qui présente un problème de sécurité marqué, signalé maintes fois comme tel, et depuis fort longtemps, à tous mes interlocuteurs imposés...
Longue discussion téléphonique avec l'architecte du patrimoine. Toujours un excellent climat entre nous même si mon souci de bien répondre à ses demandes d'infos me pèse (comme on a pu le comprendre à la lecture de ma prose récente). Elle me suggère de marquer une pause dans mon approche trop perfectionniste et souligne qu'elle ne me demande pas de tout relire de mes archives mais seulement, si possible, de retrouver les numéros des permis de construire obtenus. Elle a néanmoins le souci d'achever la rédaction de son rapport avant la fin du confinement.

Sur le fond qui me préoccupe, elle me confirme que :
- la restauration des trois portes signalées, dont celle du 1er étage de la tour Louis XIII, est bien prévue dans sa "mission EXE", déjà signée ;
- toutes demandes d'autorisations ou de régularisations administraaaâââtives évoquées le 7 février dernier sont prévues dans sa "mission n°2", y compris relatives à la cuisine et au cabinet de toilettes du rez-de-chaussée du bâtiment Nord.

Sur ces bases, j'ai signé le contrat n°2.

P.S. (à 20 h 30) : Je note, pour ne pas l'oublier, que nous avons également parlé de deux autres sujets :
- les plans de la future cuisine du bâtiment Nord : elle est soucieuse de mettre en avant l'attrait du cul du four (tel que je l'ai restauré à mes frais exclusifs, sans autorisation et sans architecte...) ; elle évoque d'abord l'idée d'une fenêtre sur le mur du fond de la cuisine (celui en parpaings des années 1950 ou 1970 et peint en ce bleu que je n'aime pas) ; puis elle suggère de faire tomber ce mur. J'observe qu'on reviendrait ainsi à quelque chose de proche du projet étudié par Benoît MAFFRE à la demande de mon aîné et de son épouse. Rigolo ;
- les plans d'Arnaud PAQUIN pour l'aile Ouest ; elle me recommande de garder une salle de bains au niveau du futur "bureau-bibliothèque-de-mes-rêves", faisant notamment valoir que celle de l'étage au-dessus est exiguë et que mes successeurs voudront peut-être avoir une activité de chambres d'hôtes ; on a également parlé du monte-plats et de l'emplacement de sa machinerie.
A propos du chauffage de la chapelle à partir d'une pompe à chaleur fonctionnant par aquathermie :

(Début de citation)

De : Pierre-Paul Fourcade <penadomf@msn.com>
Envoyé : jeudi 7 mai 2020 17:22
À : Grégory Vannobel Bee+ <gregory@beeplus.fr>; (...)architecte@gmail.com
Cc : C.F. ; T.F. ; fouilleul.energie@gmail.com <fouilleul.energie@gmail.com>
Objet : RE: Projet M. Fourcade : Etude faisa aquathermique actualisée + Compte-rendu réunion 10 mars

Sous réserve de l'avis de Mme (...), tout cela me paraît tout-à-fait envisageable et, à ce stade de mes réflexions, fournir une solution parmi les meilleures.

Bien cordialement,

PPF

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De : Grégory Vannobel Bee+ <gregory@beeplus.fr>
Envoyé : jeudi 7 mai 2020 17:19
À : Pierre-Paul Fourcade <penadomf@msn.com>; (...)architecte@gmail.com
Cc : C.F. ; T.F. ; fouilleul.energie@gmail.com <fouilleul.energie@gmail.com>
Objet : Re: Projet M. Fourcade : Etude faisa aquathermique actualisée + Compte-rendu réunion 10 mars

Probablement pas simple à réaliser, mais l'aérotherme est adaptable pour une prise de l'air intérieur par le dessous (voir schéma ci-dessous) :


La difficulté est donc de canaliser l'air depuis la grille dans la contre-marche jusque sous l'autel.

L'aérotherme ne s'entendra pas de l'extérieur.
Mais il peut être bruyant, surtout si vous prévoyez des moments de recceuillement dans la Chapelle.
Pour éviter cet inconvénient, nous installerons un interrupteur (bouton-poussoir) qui désactivera pour un certain temps (1/2h, 1h ? à déterminer) l'aérotherme.

Bonne fin de journée,

Grégory Vannobel
Agence Bee+ Louvigné de Bais
06 37 98 62 69
gregory@beeplus.fr

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De : Pierre-Paul Fourcade <penadomf@msn.com>
Envoyé : jeudi 7 mai 2020 15:41
À : (...)architecte@gmail.com
Cc : Grégory Vannobel Bee+ <gregory@beeplus.fr>; C.F. ; T.F. ; fouilleul.energie@gmail.com <fouilleul.energie@gmail.com>
Objet : RE: Projet M. Fourcade : Etude faisa aquathermique actualisée + Compte-rendu réunion 10 mars

Madame,

Je fais suite à notre conversation téléphonique de cette après-midi au cours de laquelle vous m'avez dit qu'une bonne solution pour dissimuler cette quincaillerie serait d'utiliser un vieux meuble.

A la réflexion, il me semble qu'il pourrait y avoir beaucoup d'avantages à ce que ce vieux meuble soit le meuble d'autel. D'autant que cette chapelle est déjà abondamment meublée et que l'espace y est limité. Ci-joint des photos pour vous remettre cet autel en tête :

7 mai 2020.

7 mai 2020.

7 mai 2020.

7 mai 2020.

7 mai 2020.

7 mai 2020.

Il a les bonnes dimensions (plus de L:175 x l:72 x h:88 pour l'intérieur de la boîte). Sébastien LEBOISNE, qui a déjà restauré le tabernacle (d'une autre origine, donc il s'agissait d'harmoniser les deux parties) saurait en adapter le plateau au niveau des deux candélabres. Toutefois deux questions :
- est-ce que ce bazar ne sera pas trop bruyant ?
- pour ce qui concerne l'entrée d'air, ne pourrait-on l'insérer sur la contre-marche de l'estrade, au milieu de celle-ci, donc entre l'autel et les deux prie-Dieu ?

Il semble que les dalles de pierre de cette estrade puissent être démontées sans trop de casse (le gel y est déjà arrivé pour partie)...

Bien cordialement,

PPF

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De : Grégory Vannobel Bee+ <gregory@beeplus.fr>
Envoyé : jeudi 7 mai 2020 12:35
À : Pierre-Paul Fourcade <penadomf@msn.com>; (...)architecte@gmail.com
Cc : C.F. ; T.F. ; fouilleul.energie@gmail.com <fouilleul.energie@gmail.com>
Objet : Re: Projet M. Fourcade : Etude faisa aquathermique actualisée + Compte-rendu réunion 10 mars

Bonjour,

Suite à discussion avec Mme (...), je vous communique ma prescription d'aérotherme pour La Chapelle.
Modèle CIAT Major Line Non Carrossé 602D

Le produit mesure 1612 mm de largeur, côte A. Il nécessite une hauteur d'implantation de 656 mm et une profondeur de 245 mm (voir schémas ci-dessous).
Prise d'air par le bas et soufflage air chaud par le dessus.
Afin de favoriser la déshumidification de la Chapelle, on y associe une prise d'air neuf extérieur : dimension hauteur x longueur 90 x 1315 mm

Il sera nécessaire d'avoir accès à l'aérotherme par sa face avant verticale (l'habillage doit être démontable).

Ci-dessous les schémas d'implantation :


Aperçu de la grille extérieure (notée h sur le schéma de droite) :


Cordialement,

Grégory Vannobel
Agence Bee+ Louvigné de Bais
06 37 98 62 69
gregory@beeplus.fr

(Fin de citation)
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le 8 Mai 2020
Journal du chantier - Architecture-M.O. - Administraaaâââtion - Chapelle
0
Je viens de relire les deux tomes du dossier contenant tous les échanges écrits avec la première architecte en chef des monuments historiques intervenue, sous ma maîtrise d'ouvrage, à la Chaslerie. Mon premier fax, la mettant en copie d'une lettre à la conservation régionale des monuments historiques, date du 10 avril 1997.

Ce dossier est affligeant, même s'il ne porte en fait que sur la restauration intérieure de la chapelle, mes autres demandes de support étant restées lettre morte.

L'intervenante obligée, que j'avais fini par surnommer "la pétroleuse" en mon for intérieur, n'aura pas que peu contribué à abaisser encore un peu plus ma confiance dans le système bureaucratique boursouflé qui échafaudait et complexifiait (je parle délibérément au passé pour ne pas ouvrir ici un autre débat), sans préoccupation évidente d'efficacité, des usines à gaz réglementaires.

La pièce la plus positive de ce dossier est sans conteste la lettre, en date du 18 octobre 1999, par laquelle cette bénéficiaire d'un monopole légal m'annonçait qu'elle avait, "à sa demande", été "déchargée du département de l'Orne".
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le 8 Mai 2020
Journal du chantier - Architecture-M.O. - Administraaaâââtion
0
Pas moins de cinq tomes de mes archives sont relatifs à mes échanges écrits avec le second architecte en chef des monuments historiques intervenu à la Chaslerie sous ma maîtrise d'ouvrage. Toujours en raison (disons plutôt en application) du même monopole légal. Son premier courrier date du 27 mars 2003 et porte sur "la réparation des dégâts tempêtes" (donc plus de quatre ans après la catastrophe).
(Début de citation)

De : Pierre-Paul Fourcade
Envoyé : vendredi 8 mai 2020 14:33
À : (...)architecte@gmail.com
Objet : Chaslerie - "Cheminée de Mebzon"

Madame,

Comme vous le savez, mon "officier traitant" à la conservation régionale des monuments historiques de Caen s'offusquait, le 7 février dernier, devant son supérieur hiérarchique et devant vous, comme il l'avait déjà fait, déjà avec véhémence, lors de sa visite précédente face à moi, que j'aie pu faire démonter sans autorisation la "cheminée de Mebzon" qui se trouvait, telle une verrue anachronique et incongrue, au 1er étage Nord du logis de la Chaslerie (dans cette pièce qui attend depuis plus de dix ans que la problématique dite "des poutres pourries" soit enfin traitée par tel ou tel des intervenants obligés successifs sans qu'apparemment, jusqu'à votre arrivée, ça ne leur ait fait ni chaud ni froid).

Voici, en vue de rafraîchir la mémoire de M. (...) qui semble en avoir besoin et puisque ma parole ne saurait lui suffire, apparemment, pour que ses dossiers soient dans un ordre qui le satisfasse au regard des importantes responsabilités qui sont les siennes, une preuve de mes affirmations :

Il s'agit d'un courrier officiel de la D.R.A.C., au timbre de la même conservation régionale, faisant état du point de vue de M. (...), alors A.B.F. de l'Orne, parfois mon maître d’œuvre à cette époque où le cumul des casquettes était encore possible pour les A.B.F., et aussi, de mémoire, maître d’œuvre, à cette même époque, de la restauration du manoir protégé de Mebzon, sis à Sept-Forges (Orne).

Vous y lirez que le prédécesseur de M. (...) (si j'ai bien compris l'évolution dans le temps de l'organigramme de cette administraaaâââtion) s'y montrait pour le moins ouvert au retour de la "cheminée de Mebzon" à l'endroit qu'elle n'aurait pas dû quitter, ce qu'elle fit pourtant, dans les années 1950, à une époque où, manifestement, les agents de la conservation régionale se montraient, preuves en mains, moins pointilleux pour le respect de textes qui existaient déjà (il est vrai que le propriétaire d'alors de la Chaslerie avait beaucoup d'entregent, puisqu'il était notamment conseiller général ; par ailleurs, osent encore dire certains, "homme de goût et de culture" : paix à ses cendres !).

Et le fait est que, toujours dans son rôle d'intervenant "à titre privé", M. (...) m'avait écrit à quelque temps de là pour me conseiller de me séparer sans faire plus de difficultés de ladite cheminée. Et, comme à cette dernière époque déjà, j'avais beaucoup de mal à obtenir des subventions (sur le chemin décisionnel desquelles le même correspondant jouait un rôle significatif et pas toujours clair à mes yeux), je l'avais sèchement renvoyé dans ses buts.

Malheureusement, à l'heure où je vous écris, je n'ai toujours pas retrouvé la preuve de ce dernier échange. Je suppose que, si vous interrogiez M. (...), il se ferait un devoir et une joie de vous confirmer la mésaventure. A moins qu'il ne considère qu'elle fait partie de sa "sphère privée", bien sûr.

Quoi qu'il en soit, il me semble que les pièces jointes à ce courriel-ci devraient suffire à clore cet important débat.

Sur le même sujet et sur un autre à beaucoup d'égards comparable ("les granges du château de Lignou", autre monument ornais protégé), je tiens d'autres documents à votre disposition. Ces derniers, je les ai déjà retrouvés avec la satisfaction que vous pouvez imaginer. Est-il besoin que j'ajoute qu'ils éclairent de la même façon des pratiques de la même sorte ?

Bien cordialement,

PPF

(Fin de citation)
Christian vient de débarrasser de leurs échafaudages les combles du colombier. Le résultat me paraît excellent (c'est-à-dire digne du label "qualité FOURCADE") :

8 mai 2020.

8 mai 2020.

8 mai 2020.


Pour avancer utilement dans la restauration de cette "chambre des tourtereaux", il faudra, à tout le moins, installer de nouvelles menuiseries extérieures (y compris les quatre fenêtres de la partie basse de cette pièce) et un nouveau sol (donc un nouveau plafond à l'étage en-dessous).

J'ai appris hier que mes deux fils ne pourront emmener leurs familles cet été aux destinations prévues, les bailleurs s'étant rétractés. Pourquoi ne viendraient-ils pas étrenner, certes en l'état du chantier, cette chambre ô combien hautement manoriale ?

Quant à Christian, il devrait revenir à sa fin de la semaine prochaine afin qu'on calibre à la tâche, en l’occurrence sous les combles de écuries, sa nouvelle rémunération éventuelle.
En vue d'avancer dans sa "mission n°2" consistant à faire le point de mes autorisations administraaaâââtives, l'architecte du patrimoine m'a questionné, le 4 mai dernier, sur l'ancienne souche de cheminée, autre horreur des années 1950, qui trônait au milieu du faîtage des écuries et que je me suis fait un devoir, comme pour les autres, de faire disparaître au plus tôt du paysage.

Voici la preuve que j'ai agi avec l'accord de la conservation régionale :

Dans un rapport de M. RONSSERAY, architecte en chef des monuments historiques...

... j'ai retrouvé ces photos qui confirment qu'il a toujours fallu avoir le coeur bien accroché pour avancer dans la restauration du manoir favori :


A cette aune, les contrariétés dues à la satisfaction de la demande qui a motivé le "contrat n°2" de l'architecte du patrimoine ne sont que broutilles méprisables et fretin de sansonnet.

D'ailleurs, qui en doutait ?

Accessoirement, la remise en place du clocher et l'aménagement desdits abords ont été effectués à mes frais exclusifs et sans autorisation, alors que la conservation régionale des monuments historiques et l'A.B.F. de l'Orne avaient, peut-on comprendre à la lecture de mes archives bien ordonnées, d'autres priorités que faciliter mon chantier. J'ai par exemple retrouvé d'invraisemblables écrits par lesquels le prédécesseur du conservateur régional actuel avait tenté de fliquer l'ensemble de mes flux de trésorerie. Curieuse conception de son rôle, pour le moins. Je n'avais pas manqué de répliquer à ma façon. Pourtant, à cette époque dont il faudrait espérer qu'elle s'éloigne, je ne disposais pas encore du site favori pour faire valoir mes arguments.
Je viens de me fendre, dans le message 48835 (très facile à retrouver sous le sous-onglet "Florilèges" de l'onglet "Vie du site"), d'une première liste des travaux que j'ai osé - ou plutôt que j'ai dû, en raison des circonstances - effectuer sans autorisation administraaaaaaaaaaaaaâââââââââââââtive formelle...

Honte à moi !

Bien entendu, et puisque la réglementaaaaaaaaaaaaaâââââââââââââtion ose encore imposer, à ma connaissance et avec l'efficacité qui la caractérise, un permis de construire dès qu'on veut planter un clou sur un mur inscrit à l'inventaire supplémentaires des monuments historiques, j'ai dû oublier plein de choses hautement condamnables.

Si tel est le cas, j'espère que, dans un geste qui les honorerait à mes yeux, sinon à ceux de tous les personnages considéraaaaaaaaaaaaaâââââââââââââbles qui, au moins dans leur esprit, les contrôlent et pourraient donc freiner leurs carrières prometteuses en cas de défaillance dans leur vigilance disciplinée, mes interlocuteurs obligés actuels voudront bien me le pardonner.
Afin de l'aider à préparer son rapport sur mes travaux, l'architecte du patrimoine m'a demandé de rechercher des photos montrant que mes derniers terrassements dans la cour (ceux lors desquels j'ai découvert l'ancien pavement et en ai fait dégager une partie) n'ont pas porté atteinte à ce vestige. Plus précisément, elle m'a demandé des photos prouvant, selon mes dires, qu'il y avait des parterres de fleurs tout autour de la cour.

J'ai trouvé ce jeu de tirages-papier de photos que j'ai prises (si l'on en croit les dates indiquées) dans les années 1996 à 1998. Je les présente ici dans le sens trigonométrique :


Elles me semblent répondre de façon tout à fait claire à la question.

Certes, on pourrait m'objecter que ceci ne prouve pas que ces parterres n'ont pas été créés par mon épouse ou moi.

Je réplique en montrant une des rares photos antérieures à mon achat qui me soient parvenues. Voici l'état de la cour vers 1975 (le portail n'avait pas encore été restauré) :


Cette fois-ci, cette partie du débat me paraît close.
L'architecte du patrimoine m'a demandé de lui transmettre des photos montrant l'ancien carrelage du bâtiment Nord et du logis.

Voici à peu près tout ce qui reste en place de ces contributions des années 1950 ou 1970 ; cela se situe au sol du passage entre le logis et le bâtiment Nord ; les trois photos suivantes ont été prises ce soir :

9 mai 2020.

9 mai 2020.

Tant qu'on y est, voici aussi le dernier témoin de l'ancien enduit mural des mêmes années :

9 mai 2020.


Il est vrai que, il y a une douzaine d'années, dans le bâtiment Nord, ...

... et encore plus récemment, dans le logis, ...

... on a eu l'occasion de faire le ménage à ma façon.
L'après-midi passée à rechercher des autorisations administraaaâââtives n'aura pas été vaine puisque je viens de retrouver un document qui pourrait être utile à l'avenir, notamment pour le bureau d'études chargé de calibrer des installations de fluides divers ou bien pour l'architecte du patrimoine en charge de la "mission n°2" que l'on sait. Il s'agit en effet de l'"Etude de filière d'assainissement autonome" de la Chaslerie (à l'exclusion de la ferme qui a été étudiée et traitée par ailleurs).

En clair, il s'agissait de mettre en place un dispositif de traitement d'eaux usées adapté à la vie d'une quarantaine de personnes en résidence permanente au manoir favori. Une telle hypothèse, imposée par la réglementaaaâââtion si mes souvenirs sont bons, est particulièrement absurde au point que l'on tiendrait, dans l'administraaaâââtion qui a émis de telles normes et si je puis me permettre de faire état de mes connaissances nombreuses et variées en la matière, un candidat me semble-t-il très sérieux à la couronne d'administraaaâââtion la plus débile que l'on puisse imaginer (concours où, certes et pourtant, les candidats valeureux ne manqueraient pas) :



Je signale à toutes fins utiles que les originaux du rapport ci-dessus et du document suivant sont conservés dans le dossier relatif au permis de construire qui va faire l'objet du prochain message :

Voici le dossier du permis de construire n° PC 061 201 13 F0183 relatif à l'aménagement de l'aile Ouest, préparé par Mme Lucyna GAUTIER, architecte du patrimoine, et accordé le 18 avril 2013.

N.B. : (1) Dans les documents suivants, il est question de l' étude d'assainissement que l'on connaît.
(2) A l'heure où je mets ce message-ci en ligne, je n'ai pas retrouvé les dessins relatifs à l'"état projeté" (il est possible que je les aie déjà mis en ligne, il faudrait que je le recherche ; ce sont les plans qui faisaient apparaître les "casts" qui, depuis qu'ils ont été posés, me déplaisent tant).