Journal du chantier

J'avais, à mon habitude, roulé au milieu de la nuit. Je voulais ne pas perdre des heures dans les bouchons des "gilets jaunes" et être présent, ce matin, pour le début des forages.

Mais, une fois arrivé sur place, j'ai appris que celui-ci serait repoussé de 24 heures.

Demain également, l'entreprise "Netto-Décor-Propreté" reviendra, quant à elle, répandre des produits chimiques à triple dose dans la tour Louis XIII et la chapelle car j'en ai plus qu'assez de devoir aspirer des tombereaux de cadavres de mouches dans ces bâtiments.
La journée devait se traduire par la réalisation du 1er des 19 forages à 100 m de profondeur dont j'avais, il y a quelques semaines, signé le devis préparé par David BREBANT.

La journée a commencé normalement :

6 décembre 2018 à 9 h 51.

6 décembre 2018 à 9 h 52.

Le trépan a été placé au-dessus de la 1ère marque que David BREBANT avait apposée dans l'herbe, au coin Nord-Est de la pièce de terre qui jouxte la charretterie au Sud...

6 décembre 2018 à 9 h 52.

... puis le forage a commencé, à 9 h 53 précisément :

6 décembre 2018 à 9 h 53.

Des tubes de 3 mètres de long chacun ont été vissés bout à bout au fur et à mesure que le trépan descendait :

6 décembre 2018 à 9 h 54.

6 décembre 2018 à 9 h 54.

Le décompte décroissant de ces tubes, placés sur le côté du derrick, permet de comprendre à quelle profondeur le trépan est descendu :

6 décembre 2018 à 9 h 56.

6 décembre 2018 à 9 h 57.

Très rapidement, on a rencontré du schiste en décomposition :

6 décembre 2018 à 9 h 58.

6 décembre 2018 à 9 h 58.

6 décembre 2018 à 10 h.

6 décembre 2018 à 10 h.

6 décembre 2018 à 10 h.

Sur le côté de cette photo, on dénombre 35 tubes ; il y en a assez pour descendre par conséquent à 105 mètres sous la surface du terrain. Ici, tous ont réintégré le côté de l'engin car on retire le premier trépan, celui destiné aux sols meubles, d'une largeur de 254 mm, après qu'il a percé les 12 premiers mètres :

6 décembre 2018 à 10 h 05.

6 décembre 2018 à 10 h 06.

Voici les machoires de ce premier trépan :

6 décembre 2018 à 10 h 06.

Il faut alors tuber ces 12 premiers mètres de manière à empêcher les terrains meubles d'obstruer le trou ; ce tubage s'effectue avec ces tubes bleus, de 4 mètres chacun :

6 décembre 2018 à 10 h 06.

6 décembre 2018 à 10 h 07.

6 décembre 2018 à 10 h 07.

6 décembre 2018 à 10 h 08.

Le second trépan, de 165 mm de diamètre celui-ci, peut alors entrer en action dans la pierre au niveau de laquelle nous venons de parvenir :

6 décembre 2018 à 10 h 08.

6 décembre 2018 à 10 h 09.

6 décembre 2018 à 10 h 09.

6 décembre 2018 à 10 h 09.

6 décembre 2018 à 10 h 11.

6 décembre 2018 à 10 h 11.

6 décembre 2018 à 10 h 12.

6 décembre 2018 à 10 h 13.

A 10 h 13, de l'eau ressort du tube. C'est, paraît-il, de l'eau de surface, sans intérêt pour la géothermie :

6 décembre 2018 à 10 h 13.

6 décembre 2018 à 10 h 14.

6 décembre 2018 à 10 h 15.

A 10 h 23, nous sommes interrompus par le livreur des sondes destinées à être enfilées dans les trous qu'il est prévu de creuser jusqu'à 100 mètres de profondeur. Le conducteur du poids-lourd est habile. Donc, jusque là, tout va bien et suit son cours normal :

6 décembre 2018 à 10 h 23.


(J'espère que vous appréciez mon sens du suspense.)
Le livreur est une entreprise de Laval. Il m'a l'air plus malin que son confrère "Normatrans" qui fait toujours des difficultés quoi qu'il ait à livrer à notre manoir favori.

Ici, la livraison porte sur une belle collection de sondes pour géothermie profonde :

6 décembre 2018 à 10 h 25.

6 décembre 2018 à 10 h 26.

6 décembre 2018 à 10 h 28.

6 décembre 2018 à 10 h 40.

6 décembre 2018 à 10 h 45.

J'encourage ce chauffeur à repartir en remontant l'allée historique, en direction du bourg de La Haute Chapelle :

6 décembre 2018.

6 décembre 2018.

Manque de chance, ses roues patineront un peu plus loin et il faudra l'intervention amicale de mon voisin Claude FAVERIS, que j'en remercie, et de son tracteur pour désembourber cet équipage.
Le forage se poursuit, sans difficulté particulière, jusqu'à l'heure de la pause pour le déjeuner. On rencontre deux types principaux de roches, un schiste noir et une pierre blanche qui, d'après moi, doit être du grès armoricain (la "pierre de Domfront"). La pierre est réduite en poussière par le trépan, d'où ces fumées :

6 décembre 2018 à 11 h 31.

6 décembre 2018 à 11 h 32.

6 décembre 2018 à 11 h 32.

6 décembre 2018 à 11 h 35.

6 décembre 2018 à 11 h 35.

6 décembre 2018 à 11 h 39.

6 décembre 2018 à 11 h 41.

6 décembre 2018 à 11 h 56.

6 décembre 2018 à 11 h 58.

A l'heure où je reviens de mon déjeuner à ma cantine favorite, j'ai la surprise de constater que l'eau coule à flot du forage :

6 décembre 2018 à 13 h 11.

6 décembre 2018 à 13 h 30.

6 décembre 2018 à 13 h 34.

Je note ici mes observations dans l'ordre chronologique :

6 décembre 2018 à 13 h 36.

6 décembre 2018 à 13 h 39.

6 décembre 2018 à 13 h 39.

Dès que le forage reprend, l'eau sort en geyser à près de 10 mètres de hauteur et éclabousse abondamment les alentours :

6 décembre 2018 à 13 h 43.

6 décembre 2018 à 13 h 43.

6 décembre 2018 à 13 h 45.

6 décembre 2018 à 13 h 47.

6 décembre 2018 à 13 h 47.

6 décembre 2018 à 13 h 47.

6 décembre 2018 à 13 h 47.

6 décembre 2018 à 13 h 47.

6 décembre 2018 à 13 h 50.

6 décembre 2018 à 13 h 51.

6 décembre 2018 à 13 h 52.

6 décembre 2018 à 13 h 53.

6 décembre 2018 à 13 h 56.

6 décembre 2018 à 13 h 57.

6 décembre 2018 à 13 h 58.

6 décembre 2018 à 14 h 04.

6 décembre 2018 à 14 h 08.

6 décembre 2018 à 14 h 24.

6 décembre 2018 à 14 h 35.

Christophe PRUDENCE me montre un résidu de schiste issu des 12 premiers mètres de forage :

6 décembre 2018 à 14 h 38.

6 décembre 2018 à 14 h 45.

6 décembre 2018 à 14 h 49.

Le trépan de 165 mm a été remonté du fond et va être retiré :

6 décembre 2018 à 14 h 50.

6 décembre 2018 à 14 h 51.

6 décembre 2018 à 14 h 51.

Voici le trépan de 165 mm :

6 décembre 2018 à 14 h 51.

L'eau sort à gros bouillons du trou foré ...

6 décembre 2018 à 14 h 51.

... et coule vers les douves selon des chemins divers :

6 décembre 2018 à 16 h 28.

6 décembre 2018 à 16 h 28.

6 décembre 2018 à 16 h 29.

6 décembre 2018 à 16 h 30.

6 décembre 2018 à 16 h 30.


Je me borne ici à signaler que la situation que je viens d'illustrer est exceptionnelle. On a affaire à un puits artésien et c'est totalement inattendu. David BREBANT m'expliquera un peu plus tard dans l'après-midi qu'en 28 ans de carrière, il a foré 6 000 à 7 000 puits et n'est tombé sur des puits artésiens qu'en une vingtaine d'occasions. Celui-ci est le plus puissant qu'il ait jamais rencontré.

Inutile de dire que cette découverte risque fort de rebattre totalement les cartes de l'installation de chauffage central projetée. Il ne serait plus question de forer 19 puits de 100 mètres comme prévu ce matin encore. Il semble bien que nous devrions basculer dans un système d'aquathermie.

J'en expliquerai les conséquences et les risques dans un prochain message.
Je suis encore sous le choc de la découverte, totalement inattendue, de cette après-midi. Rappelons-nous qu'il y a quelques mois à peine, un mesurage bâclé nous avait donné à penser que l'aquathermie serait sans avenir ici.

Récapitulons les enseignements du jour :
- nous avons trouvé de l'eau de surface vers 8 à 10 mètres de profondeur mais il n'y a rien d'utile à en tirer pour notre problème de chauffage ;
- nous nous sommes heurtés au roc vers 10 mètres de profondeur et jusqu'au bout du forage ;
- nous avons rencontré une grande quantité d'eau à partir de 52 mètres de profondeur et jusqu'à 68 où nous avons arrêté de forer en considérant que nous ne trouverions pas de faille de sortie de l'eau par en-dessous ;
- le dessus de cette réserve d'eau coule à un débit de 25 à 30 m3/h, ce qui est très élevé et devrait permettre l'aquathermie dans d'excellentes conditions ; en particulier, nul besoin de consommer de l'électricité pour pomper cette eau ;
- l'eau en question est tiède, ce qui est également excellent pour l'aquathermie ;
- alors qu'un chauffage par géothermie profonde (ou "par sondes") nécessiterait ici 1 900 mètres de forages à 33 € H.T./m, on devrait pouvoir se contenter, pour alimenter un chauffage par aquathermie, de 2 (ou 4 si on est très prudents) puits de 60 mètres à 46 € H.T./m ;
- alors qu'il aurait fallu, pour un chauffage par sondes de l'ensemble du manoir, trois pompes à chaleur du "modèle T130 de Lemasson", on pourrait se contenter ici de 2 d'entre elles, soit une économie de l'ordre de 14 000 € H.T. au seul titre de la pompe, sans même évoquer tous ses zakouskis ;
- les terrassements pour raccorder les puits à la chaufferie seront très fortement réduits.

Bref, je devrais pouvoir éviter beaucoup de dépenses grâce à la découverte du jour ; en particulier, les arrhes que j'ai d'ores et déjà réglées pour les 1 900 mètres de forage couvrent largement le coût de 4 puits pour aquathermie ; au mieux, je n'aurais donc plus de souci à me faire pour boucler avant la fin de l'année mon plan de financement 2018. Et celui envisagé pour 2019 et au-delà devrait pouvoir être libéré d'une bonne part de l'hypothèque que faisait peser sur mes épaules le poste "plomberie". Ce serait donc de nouveaux, et totalement inattendus, degrés de liberté qui s'offriraient ainsi à moi, c'est-à-dire en fait à notre chantier favori.

Mais ne nous emballons pas. Car il reste toutefois quelques questions techniques complexes à étudier et à traiter :
- la qualité de l'eau trouvée ; si elle est trop ferrugineuse, cela renchérira l'entretien de l'installation et réduira la durée de vie des pompes à chaleur ;
- la possibilité de chemiser au ciment le puits foré : la pression du puits artésien ne sera-t-elle pas trop forte pour empêcher l'assèchement temporaire nécessité par le chemisage ? Si on n'arrive pas à contrôler le puits artésien, cela pourrait être très dommageable ;
- la possibilité de rejeter dans la nappe phréatique l'eau tirée du puits, de manière à ne pas affaiblir cette nappe précieuse : là aussi, ce sera un problème de pression, donc de pompe.

M. BREBANT, qui est passé me voir en fin d'après-midi recommande une démarche empirique, réglant ces difficultés une par une. Cela me semble raisonnable.

Je vais toutefois solliciter l'avis de notre voisin et ami Gontran ACHARD de la VENTE, dont Carole me dit qu'il se chauffe par aquathermie, et de Thierry BURIN des ROZIERS, un professionnel que j'ai toujours trouvé d'excellent conseil.

P.S. : Gontran, que je viens d'appeler ce soir, se chauffe par sondes et non par aquathermie. Quant à Thierry BURIN des ROZIERS, il est toujours aussi aimable et compétent ; il pense que 2 puits d'aquathermie devraient me suffire.
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le Vendredi 7 Décembre 2018
Journal du chantier - Architecture-M.O. - Administraaaâââtion - Plomberie-chauffage - Terrassement - Abords, Avenue, terrasse
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Au réveil ce matin, je me dis qu'il est heureux qu'on ait changé récemment de zone projetée pour les forages. Jusqu'à il y a quelques jours à peine, on prévoyait de forer le terrain jouxtant à l'Ouest l'"aile de la belle-mère". Avec le mur poreux que l'on sait, c'est toute la cour, donc tout le rez-de-chaussée du logis également, et aussi du bâtiment Nord, qui auraient risqué de se retrouver sous l'eau ce matin. A ce seul titre, on a sans doute évité une grosse catastrophe.

De même, je me rappelle la restauration par Claude MARTIN du mur Ouest de la douve Sud. C'était il y a douze ans déjà. Sans l'énorme semelle en béton, les drainages maousse costauds et les chantepleures généreuses dont il avait doté ce mur, où en serions-nous aujourd'hui ?

De même, je me dis que j'ai très bien fait de faire appel à un artisan spécialisé et chevronné comme David BREBANT pour lui confier ces forages. Sans lui, ce serait la panique à bord. Lui reste calme, seulement soucieux de se procurer rapidement une pompe au débit suffisant.
Avec toute cette agitation, j'ai oublié de rendre compte du passage de "Netto-Décor-Propreté" hier après-midi.

6 décembre 2018 à 13 h 46.

6 décembre 2018 à 13 h 48.

L'intervention a duré 75 minutes et a permis de pulvériser sous pression, dans la chapelle puis dans les deux étages supérieurs de la tour Louis XIII, cet insecticide :

6 décembre 2018 à 14 h 21.

Mon intention est de ne pas rouvrir ces bâtiments avant plusieurs jours afin de laisser ce produit faire effet.
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le Vendredi 7 Décembre 2018
Journal du chantier - Architecture-M.O. - Administraaaâââtion - Plomberie-chauffage - Terrassement - Abords, Avenue, terrasse
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Je peux maintenant vous avouer que, ce matin encore, je me demandais si nous arriverions à prendre le contrôle du puits artésien. Celui-ci avait coulé toute la nuit :

7 décembre 2018 à 8 h 57.

Les opérateurs, dument briefés par David BREBANT, se sont attelés à la tâche en fin de matinée :

7 décembre 2018 à 11 h 27.

Ils ont inséré sous mes yeux, dans le trou du forage, un tube bleu...

7 décembre 2018 à 11 h 28.

... que voici :

7 décembre 2018 à 11 h 29.

Le temps que je m'absente pour déjeuner, ils avaient réussi leur opération :

7 décembre 2018 à 13 h 13.

Voici ces champions...

7 décembre 2018 à 13 h 19.

... et voici comment se trouve provisoirement canalisée l'eau...

7 décembre 2018 à 13 h 20.

... et comment elle se déverse dans la douve Sud :

7 décembre 2018 à 13 h 20.

Les chantepleures n'ont donc plus à pleurer :

7 décembre 2018.

A la suite de l'intervention réussie de ses ouvriers, j'ai échangé avec l'impeccable David BREBANT. Nous avons évoqué l'opportunité de 4 puits et j'ai décidé que, dès lundi prochain, un second puits pourra être foré, pour le rejet des eaux dans la nappe phréatique, mais que nous attendrons les avis motivés de Ludovic ANTOINE et, s'il le veut bien, de Thierry BURIN des ROZIERS avant de doubler la mise ou non.

David BREBANT m'a informé qu'un échantillon de l'eau du puits artésien avait été prélevé et envoyé au laboratoire d'analyse de LEMASSON. Le résultat nous parviendra d'ici une dizaine de jours.

J'ai demandé des explications sur les interventions du jour. David BREBANT m'a alors (re)communiqué les schémas très clairs suivants :

(Début de citation)

De : - M- BREBANT DAVID <brebant.forage@orange.fr>
Envoyé : vendredi 7 décembre 2018 15:14
À : penadomf
Objet : BREBANT FORAGE : EXEMPLE DE COUPE TECHNIQUE

Bonjour,

Suite à notre entretien téléphonique, veuillez trouver en pièces jointes des exemples de coupe technique théorique avec un forage et avec deux forages.

Restant à votre disposition pour tous renseignements complémentaires.

NOTA : NOTRE NOUVEAU SITE INTERNET EST EN LIGNE

Bonne journée et bonne réception.

Bien cordialement

David BREBANT

BREBANT FORAGE
ZA 8 Rue du Courtil
50510 CERENCES
TEL : 02.33.61.61.19
MOBIL : 06.78.64.09.96
Mail : brebant.forage@orange.fr
Site : www.brebant-forage.fr

(Fin de citation)

Je suis alors revenu à l'attaque :

(Début de citation)

De : Pierre-Paul Fourcade <penadomf@msn.com>
Envoyé : vendredi 7 décembre 2018 15:23
À : - M- BREBANT DAVID
Objet : RE: BREBANT FORAGE : EXEMPLE DE COUPE TECHNIQUE

Cher Monsieur,

Il y a cette protection de tête du forage qui me pose problème (esthétique), d'autant que, pour le 1er puits au moins, nous nous trouvons à proximité immédiate de la chapelle classée MH et de la charretterie ainsi que de l'allée, toutes deux inscrites à l'I.S.M.H., en pleine "covisibilité".

N'y a-t-il pas un moyen de limiter très fortement l'impact visuel de ce bazar ? Quid du (ou des) prochain(s) forage(s) à ce titre ?

Bien cordialement,

PPF

(Fin de citation)

David BREBANT m'a ensuite rappelé pour m'indiquer que le nécessaire serait fait pour limiter au maximum cet impact visuel, ainsi que cela se pratique souvent à proximité des monuments historiques.

Sur ces bases, nous sommes convenus que tout paraît désormais pleinement sous contrôle. J'en ai vivement félicité David BREBANT.
(Début de citation)

De : Arnaud PAQUIN <arnaudpaquin.architecte@gmail.com>
Envoyé : samedi 8 décembre 2018 20:31
À : Pierre-Paul Fourcade
Objet : Re: Chaslerie - Fin de la géothermie profonde, début de l'aquathermie

Formidable !
C'est une chance.
Je vois lundi matin avec Sébastien Leboisne et vous-même pour le rendez-vous avec le ferronnier.
Très cordialement

Arnaud PAQUIN

__________________________________________________________________

De : Pierre-Paul Fourcade
Envoyé : samedi 8 décembre 2018 01:44
À : Arnaud Paquin Architecte
Cc : C.F. ; T.F.
Objet : Chaslerie - Fin de la géothermie profonde, début de l'aquathermie

Cher Monsieur,

En raison de la découverte, totalement inattendue, d'une très importante réserve d'eau tiède sous la Chaslerie, j'ai décidé d'abandonner l'idée de nous chauffer ici par géothermie profonde (dite aussi "par sondes") et d'opter pour l'aquathermie.

Ceci va me permettre d'abaisser très fortement les coûts de cette installation. L'inconvénient sera la nécessité d'assurer un entretien régulier du dispositif.

Globalement, c'est une excellente nouvelle, vue d'ici.

Pour plus de détail, cf le site favori : https://www.chaslerie.fr/blog/architecte?p=138#blog-post-45059

Bien cordialement,

PPF

(Fin de citation)
Christian a souhaité me voir à 8 h 30 ce matin alors que nous avions rendez-vous à 10 heures. Portant un pansement à un bout de doigt, il m'a affirmé qu'il devait être considéré en congé de maladie aujourd'hui.

Je lui ai proposé de tenir notre réunion sur le champ. Il l'a accepté et j'ai donc abordé le fond de notre différend en lui demandant une nouvelle fois d'adopter une attitude compatible avec son statut de salarié. Il a confirmé son refus de me communiquer le cahier sur lequel il doit, comme stipulé par son contrat de travail, noter ses heures de travail. Il accepte toutefois de me prévenir désormais en cas d'absence. La conversation a tourné de façon telle que nous n'avons pas évoqué ses menaces.

Je lui ai en effet recommandé de réfléchir une dernière fois à la nécessité de tenir le cahier. Mais il l'a refusé et a déclaré que, puisque, d'après lui, je ne lui fais pas confiance, il arrêtait là notre collaboration. Il m'a ensuite demandé de lui régler son salaire de novembre, calculé sur la base de 35 heures de travail par semaine, ainsi que 19,10 € de frais sur factures. J'ai voulu lui rembourser ces frais mais ai confirmé que, pour le salaire, j'ai besoin du cahier afin de vérifier qu'après ses nombreuses absences sans qu'il m'en ait prévenu, il ne cherche pas à se faire payer des heures non effectuées.

Il est alors parti en refusant le remboursement immédiat des frais et en me disant : "c'est donc la guerre !".
Vérification faite à 9 h 30, Christian paraît bel et bien avoir abandonné le chantier. Il n'a même pas pris la peine de fermer la porte du colombier derrière lui :

10 décembre 2018.

Voici le spectacle sous les combles du colombier. Il a tout laissé en désordre, se bornant à enlever la scie électrique qui lui appartient :

10 décembre 2018.

10 décembre 2018.

10 décembre 2018.

10 décembre 2018.

Il a quasiment achevé son travail au niveau du panneau central du brisis Est...

10 décembre 2018.

... mais, outre les quatre terrassons, le brisis Nord reste à traiter...

10 décembre 2018.

... de même que tous les encadrements de lucarnes et plus de la moitié du brisis Ouest :

10 décembre 2018.

Le rayon de soleil de ce matin fait ressortir que, pour l'entretien des allées et des massifs de fleurs, il a, malgré mes instructions, utilisé du "Round-Up" :

10 décembre 2018.

10 décembre 2018.

Sans vouloir me livrer ici à un inventaire des reproches qui pourraient être formulés (ce n'est pas le lieu de le faire ni, d'ailleurs, mon intention présente), je puis seulement indiquer que, malgré mes multiples demandes, y compris récentes, il n'a toujours pas mis à l'abri diverses pièces de bois peu décoratives...

10 décembre 2018.

10 décembre 2018.

... ni davantage avancé dans son travail sous la charretterie.

Si, comme cela me semble probable, il ne réapparaît plus ici, il faudra que je trouve une solution pour remédier à la désorganisation résultant de son comportement, tant pour les chantiers en cours ou prévus que pour la pérennité-même de l'APIJOMM. Je me verrais mal en particulier entamer une carrière de jardinier ou, encore moins, d'homme toutes mains durant ma 68ème année.
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le Mercredi 12 Décembre 2018
Journal du chantier - Architecture-M.O. - Administraaaâââtion - Plomberie-chauffage - Terrassement - Abords, Avenue, terrasse
0
(Début de citation)

De : Pierre-Paul Fourcade
A : David Brébant
Mer 12/12/2018, 18:18

Cher Monsieur,

Les résultats des deux forages du jour ont été, si j'ai bien compris, beaucoup moins favorables qu'espéré en votre compagnie ce matin encore.

Vous paraissent-ils compatibles avec la poursuite du projet d'aquathermie basé sur 2 pompes à chaleur du modèle T130 de Lemasson tel qu'il venait d'être envisagé, dans notre enthousiasme commun, à la suite du 1er forage ? Je serais désireux de connaître en particulier votre analyse en termes de débits de pompage ainsi que de rejet, nécessaires au bon fonctionnement des PAC et calibrés de manière à ne pas pas non plus porter atteinte à la nappe phréatique, et ceci y compris dans le temps.

Merci de bien vouloir m'éclairer sur ces sujets techniques de votre ressort, me semble-t-il.

Bien cordialement,

PPF

(Fin de citation)
0
Même en roulant, je bosse :

(Début de citation)

De : Pierre-Paul Fourcade
Envoyé : Jeu 13/12/2018, 17:47
À : David Brébant
Objet : RE : RE : RE: RE : RE : RE : RE : RE : RE : Forages du jour et suites.

Vous êtes très correct. Je m'inquiète cependant pour le débit du rejet et pour cette histoire de fuite autour du premier puits.

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De : - M- BREBANT DAVID <brebant.forage@orange.fr>
Envoyé : jeudi 13 décembre 2018 17:05:30
À : Pierre-Paul Fourcade
Objet : RE : RE : RE: RE : RE : RE : RE : RE : Forages du jour et suites.

Je vous facturerai le montant du devis ce qui signifie que je vous offre le 2nd sondage ainsi que les 10 mètres de plus sur le 3ème forage (70 mètres de profondeur)

Bien cordialement
David BREBANT

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De : Pierre-Paul Fourcade
Envoyé : Jeu 13/12/2018, 14:27
À : David Brébant
Objet : RE : RE : RE: RE : RE : RE : RE : Forages du jour et suites.

S'agissant du dernier devis, cela aboutit à combien de mètres facturables ?

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De : David Brébant <brebant.forage@icloud.com>
Envoyé : jeudi 13 décembre 2018 13:58:52
À : Pierre-Paul Fourcade
Objet : RE : RE : RE: RE : RE : RE : Forages du jour et suites.

Ça ne change rien même avec 2T 130 car on passe de 10 à 12 m³ heures

Envoyé de mon iPhone

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De : "Pierre-Paul Fourcade" <penadomf@msn.com>
Envoyé : 13 décembre 2018 à 13:44 (GMT +01:00)
À : "- M- BREBANT DAVID" <brebant.forage@orange.fr>
Objet : RE: RE : RE: RE : RE : Forages du jour et suites.

Pouvez-vous répondre avec la bonne PAC ?

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De : Pierre-Paul Fourcade
À : David Brébant
Jeu 13/12/2018, 10:01
Objet : RE: RE : RE: RE : Forages du jour et suites.

Je vous l'enverrai des mon retour.

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De : - M- BREBANT DAVID <brebant.forage@orange.fr>
Envoyé : jeudi 13 décembre 2018 09:16:52
À : Pierre-Paul Fourcade
Objet : RE : RE: RE : Forages du jour et suites.

désolé je n'ai pas reçu de devis signé.

merci

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Le : 13 décembre 2018 à 09:11 (GMT +01:00)
De : "Pierre-Paul Fourcade" <penadomf@msn.com>
À : "- M- BREBANT DAVID" <brebant.forage@orange.fr>
Objet : RE: RE : Forages du jour et suites.

Vu. Ce sont des T130. Prière de corriger.
Je suis à Paris donc mal équipe pour répondre.
J'ai deja donné mon accord au devis par courriel.
Bien cordialement, PPF

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De : - M- BREBANT DAVID <brebant.forage@orange.fr>
Envoyé : jeudi 13 décembre 2018 09:02:37
À : Pierre-Paul Fourcade
Objet : RE : Forages du jour et suites.

Bonjour Monsieur Fourcade,

Comme je vous l'ai dit hier, le plus important est que le forage de pompage fournit entre 30 et 35 m3/heure ce qui couvre amplement les besoins de chauffage du château et annexes. Le débit est suffisant pour le fonctionnement du chauffage.

Comme déjà évoqué ensemble, le pompage doit débiter le double du besoin des PAC et le rejet doit avoir un minimum d'eau.

Ludovic Antoine m'a évoqué hier le besoin de 2 T98 soit un besoin global en eau de 2 x 5 = 10 m3/heure.

Nous avons eu la mauvaise surprise de ne pas trouver d'eau sur le second forage, c'est pourquoi nous avons réaliser un troisième forage qui débite 5.5 m3/heure. Un débit inférieur au premier forage, certainement que le premier forage est situé au milieu de la nappe et le troisième forage est situé en périphérie de celle-ci.

Les deux forages étant artésiens, nous savons que le rejet intégral sera difficile.

Je vous ai expliqué hier qu'il faut réaliser une tranchée drainante sur chaque forage vers la douve pour le trop plein de la nappe. Nous avons pu maitriser, grâce aux bride étanche le débordement du forage mais l'eau arrive à ressortir du premier forage entre le terrain et la cimentation ( j'avais évoqué hier cette éventualité qu'une partie de l'eau ressortirait du forage)

Je vous remercie de bien me renvoyer le devis des 2 forages signés qui correspond aux travaux réalisés.

Restant à votre disposition pour tous renseignements complémentaires.

Bien cordialement

David BREBANT

BREBANT FORAGE
ZA 8 Rue du Courtil
50510 CERENCES
TEL : 02.33.61.61.19
MOBIL : 06.78.64.09.96
Mail : brebant.forage@orange.fr
Site : www.brebant-forage.fr

(Fin de citation)

Les messages suivants permettront de mieux comprendre ce qui s'est passé hier.
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le Vendredi 14 Décembre 2018
Journal du chantier - Architecture-M.O. - Administraaaâââtion - Plomberie-chauffage - Terrassement - Abords, Avenue, terrasse
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L'équipe de Brébant-Forage est réapparue sur notre chantier favori ce jeudi matin. Elle était composée de David BREBANT, accompagné du chef d'équipe déjà intervenu ici et d'un compagnon. L'apprenti avait en effet été affecté à un autre forage.

David BREBANT m'a expliqué que les questions à régler sur le premier puits étaient de savoir si le collage allait se faire comme il faut (je n'ai pas compris de quel collage il s'agissait) et si l'on montait beaucoup en pression. S'il y avait trop de pression, cela rendrait impossible le rejet dans un tel puits, sachant que la pompe à chaleur accepte, pour sa part, une pression de 3 à 3,5 bars au maximum. Il avait téléphoné ces derniers jours à ses collègues chez les trois plus grands foreurs de l'Hexagone et avait ainsi appris qu'en Bretagne, au bord de la mer, l'un d'entre eux avait trouvé un puits artésien d'un débit de 100 m3/h à la pression de 3,9 bars ; les deux autres avaient été obligés de reboucher des forages ayant mis à jour des puits artésiens, ce que David BREBANT n'avait jamais fait pour sa part. Il a ajouté qu'en Basse-Normandie, les forages faisaient découvrir en moyenne de l'eau au débit de 6 m3/h et à la profondeur de 40 mètres.

Voici deux photos du matériel fraîchement débarqué de la camionnette de cette équipe, un manomètre à fixer en haut du puits artésien mis à jour lors de la précédente intervention...

12 décembre 2018 à 9 h 10.

... et un ciment spécial pour les puits de forage :

12 décembre 2018 à 9 h 21.

Mais place au spectacle :

12 décembre 2018 à 9 h 22.

12 décembre 2018 à 9 h 22.

12 décembre 2018 à 9 h 24.

Voici donc la bête à dompter dans un premier temps :

12 décembre 2018 à 9 h 25.

Vu de dessus, on dirait l’œil d'un immense poisson qui nous fixe et nous nargue :

12 décembre 2018 à 9 h 25.

Impressionnant, n'est-ce pas ?