Journal du chantier

Hier et aujourd'hui, Sébastien a travaillé à la surélévation du linteau du passage entre la salle-à-manger du logis et le bâtiment Nord.

Comme on l'avait déjà observé en faisant tomber une partie de l'enduit débile au ciment (il y a déjà plusieurs années), le propriétaire des années 1950, tout à sa lésine bien connue de nos services, n'avait pas pris le soin de remplacer une pièce de bois brûlée, à l'évidence, par l'incendie de 1884 :

5 juin 2018.

Or, en faisant tomber une plaque de fibro-ciment censée dissimuler ce forfait, Sébastien s'est aperçu que le plafond du passage était tout entier (au linteau actuellement dans la future cuisine près) en bois :

5 juin 2018.

Il s'est naturellement attaché à desceller d'abord ces pièces de bois :

5 juin 2018.

5 juin 2018.

5 juin 2018.

5 juin 2018.

En réalité, lesdites pièces de bois étaient bel et bien cramées et caramélisées, ainsi que le montrent les photos suivantes qui prouvent qu'il s'agissait déjà, au moment de leur pose, de pièces de récupération et qu'elles étaient en outre devenues, derrière ce fibro-ciment de merde, profondément vermoulues :

5 juin 2018.

5 juin 2018.

Il est ainsi démontré que l'incompétent et radin notoire des années 1950 était de surcroît un type dangereux puisque les pierres (montées à la terre, faut-il le rappeler ?) qui surplombaient ces linteaux H.S. étaient susceptibles à tout moment de s'ébouler sur la tête du premier pékin venu.

De ce passé déplorable, nous avons légitimement fait table rase :

5 juin 2018.

5 juin 2018.

Et du côté du bâtiment Nord, me demanderez-vous, qu'en est-il du linteau de ce dernier passage ?

Là, c'est Yasin qui est à l'ouvrage...

5 juin 2018.

... sous le contrôle de Sébastien...

5 juin 2018.

5 juin 2018.

... ce qui ne l'empêche pas de nous divertir en faisant le clown :

5 juin 2018.

En fouillant l'assemblage de pierres, il a découvert que des souris l'ont précédé, qui avaient su se faufiler entre ces pierres et pièces de bois montées à la terre :

5 juin 2018.

Trêve de plaisanterie, observez le linteau de granit, tel qu'il avait été mal restauré par un artisan médiocre, intervenu pour mon compte il doit y avoir quelque chose comme une douzaine d'années :

5 juin 2018.

Ce démontage en règle a montré qu'en fait de linteau de granit, avait été utilisé un avaloir de récupération de cheminée...

5 juin 2018.

... ce qui établit que le père de mon vendeur n'était sans doute pas le premier de cette lignée à travailler comme un cochon.

Quoi qu'il en soit, Sébastien bosse aussi sur ce côté du passage puisque c'est lui qui taille les granits nécessaires :

5 juin 2018.

5 juin 2018.

A noter qu'il a récupéré dans mes stocks un morceau d'un ancien pont de Lonlay que mon prédécesseur ou son père (rendons-lui en grâce) avait su acheter en temps utile...

5 juin 2018.

6 juin 2018.

6 juin 2018.

6 juin 2018.

... morceau d'une série dont j'ai déjà utilisé deux exemplaires pour doter notre avant-cour favorite de deux marches bienvenues, lorsque, du temps de Claude MARTIN, on a restauré le mur de la chapelle au manoir :

6 juin 2018.

Toujours aussi exigeant (ce qui ne contribue pas qu'un peu à mon charme ô combien dévastateur), j'ai retoqué une première mouture d'une pierre d'exhaussement qu'en lumière rasante, je trouvais trop lisse et trop géométrique :

6 juin 2018.

Sébastien a su corriger tout de suite...

6 juin 2018.

... ce qui confirme tout l'intérêt qu'il y a à confier des travaux délicats à un artisan aussi compétent que l'entreprise BODIN (publicité non payée mais bien méritée selon moi) :

6 juin 2018.

A ce stade, ma crainte est que le granit du pont de Lonlay soit trop bleu pour le linteau en question. Sébastien m'assure que non. On verra ça à mon retour de Paris où je dois déposer demain les pièces justificatives de mon dossier fiscal 2017 (je fais ça chaque année, bien que ce ne soit pas requis par les textes, pour couper court, si possible, à des débats qui me casseraient les pieds si, d'aventure, il reprenait aux gabelous l'envie de me chercher des poux).
Je suis reconnaissant à Christian d'avoir su monter le fauteuil de geek dont j'ai fait l'emplette avant-hier à Caen :

5 juin 2018.

De ce fait, ma chambrette monacalo-monastique où j'ai dû me réfugier à ce stade de nos travaux favoris...

6 juin 2018.

... a pris - pour combien de temps ? - un p'tit air très pro, en tout cas de nature à calmer ma scoliose d'enfance, désormais douloureuse :

6 juin 2018.

Par ailleurs, quand il ne déménage pas des meubles, Christian, vigueur de la nature oblige, tond l'herbe...

6 juin 2018.

... ou taille quelques charmilles favorites :

6 juin 2018.

6 juin 2018.

Il faut que je note, avant que je ne les oublie, les enseignements de la visite, cette après-midi, du plombier Régis FOUILLEUL, de Saint Quentin les Chardonnets. Il était accompagné de Michel ENOND, gérant de l'agence de Rennes de la firme "HARGASSNER", fabricant de chaudières à bois.

Je souhaitais me renseigner sur les coûts relatifs, pour chauffer notre manoir favori, du bois déchiqueté et des granulés, par comparaison avec la géothermie profonde qui, à ce stade de mes investigations, m'a paru, comme on le sait, la plus appropriée.

Voici ce que j'ai retenu :
- 1 m3 de fuel produit 10 000 kWh, comme 3 m3 de granulés ou 10 m3 de bois déchiqueté ;
- en l'état du marché, 1 kWh de fuel coûterait 12 cents, 1 kWh de granulés 6 cents et 1 kWh de bois déchiqueté 3 cents s'il est acheté à un professionnel et moitié moins si je le produis à partir de mes plantations ;
- pour chauffer notre manoir favori, j'aurais besoin de 17 m3 de fuel par an, ce qui me coûterait, en combustible, 20 000 € ; les coûts correspondants seraient de 10 000 € avec les granulés et de 5 000 € avec du bois déchiqueté ;
- que j'utilise des granulés ou du bois déchiqueté, j'aurais besoin ici d'une chaudière de 90 kW (et, bien sûr, d'une cheminée) ;
- une telle chaudière fonctionnant aux granulés me coûterait, en investissement, 28 k€ H.T. ; il faudrait alors me doter d'un silo de 7,5 tonnes, soit environ 10 m3 (soit un cube de 2,5 mètres de côté ai-je noté mais le calcul est faux), en prévoyant 5 chargements par an ;
- avec du bois déchiqueté, la chaudière coûterait 31 k€ H.T., de sorte que le supplément de prix serait amorti en un an ; le silo d'une trentaine de m3 devrait être chargé 6 fois par an ; la partie de la charretterie où l'on gare habituellement le "Valtra" suffirait à abriter une telle chaudière et un tel silo ; mais il faudrait en faciliter l'accès en disposant à son entrée une plate-forme en béton de manière à pouvoir y déposer puis y pousser ou y soulever vers le silo le bois déchiqueté en question ;
- le devis total de l'installation au bois déchiqueté serait de l'ordre de 100 k€, soit très sensiblement moins qu'en géothermie (du fait des forages). En outre, la géothermie nécessiterait ici 54 A d'électricité, donc le passage au "tarif jaune" d'EdF, ce qui coûterait beaucoup plus cher que les 10 A requis par une chaudière à bois ;
- installer la chaufferie dans la charretterie ne poserait pas, en l'état de la technique, de problème de déperdition de la chaleur vers le manoir puisqu'on compte une perte de 1° C par 100 m de canalisation "ad-hoc".

Constatant mes réticences devant tant de manipulations à assurer et de capacités de stockage à fournir, Régis FOUILLEUL et Michel ENOND m'ont emmené à Chaunu voir l'installation au bois déchiqueté d'un de leurs clients, dont les volumes à chauffer m'ont paru nettement moins importants que ceux à quoi je réfléchis (rêve ?) pour notre manoir favori. Voici ce que j'ai observé :

- en matière de stockage :

6 juin 2018.

6 juin 2018.

- en matière de chaufferie :

6 juin 2018.

6 juin 2018.

6 juin 2018.

6 juin 2018.

- au niveau de la cheminée :

6 juin 2018.

Vous avouerai-je qu'à vue de nez, tout cela ne m'emballe guère ?

J'ai néanmoins demandé à Régis FOUILLEUL de me préparer un devis que je puisse comparer, en investissement comme en fonctionnement, à ses devis de géothermie.
Au bord de la D 22, la charmille a enfin été taillée. Quand on descend vers le manoir, l'herbe des bermes est nickel. Christian a bien travaillé. Deux chevreuils m'attendaient mais ont détalé à l'approche de ma "Twingo".

En chemin de retour de Paris, j'avais appelé mon aîné. Il trouve que l'idée d'installer mon bureau-bibliothèque à la place du salon de l'"aile de la belle-mère" est excellente. Idem pour une cuisine sur deux travées dans le bâtiment Nord, suivie d'une arrière-cuisine sur la 3ème. Il regrette un peu que je n'envisage pas de percer, dans cette cuisine, une porte d'accès à l'arrière-cour ; en fait, il ignore que cette dernière est impraticable car trop mouillée les deux tiers de l'année.

Bref, j'ai la chance de vivre dans un bel endroit et le débat familial progresse petit à petit.

Lorsque je dois m'éloigner de notre chantier favori alors que des travaux délicats y sont en cours, j'ai toujours des appréhensions, craignant qu'en mon absence, il se produise des loupés que j'aurais pu prévenir.

Hier matin, quand j'ai quitté notre manoir favori, Sébastien était en train de tailler le granit issu du pont de Lonlay, de manière à le transformer en linteau :

7 juin 2018.

Voici quel était alors l'état du chantier, vu de la salle-à-manger...

7 juin 2018.

... ou de la future (et ancienne) cuisine :

7 juin 2018.

7 juin 2018.

Quand je suis rentré de Paris, hier soir, j'ai eu un doute mais il était trop tard pour que j'y voie clair.

Ce matin, je confirme mon impression que Sébastien a eu la main un peu trop lourde en écornant le haut de la pierre :

8 juin 2018.

8 juin 2018.

Cela risque de faire tâche à côté des autres pierres dont les angles sont plus nets.

Il a taillé dans le linteau la feuillure nécessaire pour la future porte :

8 juin 2018.

Je vois également que, comme je le lui avais demandé, il a dégagé le pied du four du béton qui l'étouffait, de manière à pouvoir en rejointoyer correctement les pierres:

8 juin 2018.

Mais il n'a pas osé enlever l'étayage qui aurait servi si, entre temps, je n'avais pas décidé de garder le mur bleu du fond de la cuisine. Je lui en donnerai le feu vert ce matin.

P.S. : A la reprise du chantier ce matin, j'ai fait part de mes remarques à Sébastien. Il m'a expliqué qu'il avait voulu éviter d'enlever deux pierres particulières du mur, d'où la forme du haut du linteau, calculée pour faciliter le glissement dans la loge prévue à cet effet.

Il paraît que ce linteau pèse 350 kg et que le déplacer pour l'amener à poste a pris deux heures et a cassé un anneau métallique vissé sur le côté :

8 juin 2018.

On devrait avoir moins de mal avec l'autre pierre que Sébastien a trouvée dans mes stocks, pour servir de linteau du côté de la salle-à-manger :

8 juin 2018.

Celle-ci, je ne me rappelle plus où je l'avais récupérée mais je me souvenais de sa forme, avec son angle inférieur à 90°.
Finalement, le linteau prévu du côté de la cuisine semble coller :

8 juin 2018.

8 juin 2018.

8 juin 2018.

Les feuillures sont à leur place :

8 juin 2018.

8 juin 2018.

Sébastien a fini de retailler le linteau du côté de la salle-à-manger :

8 juin 2018.

8 juin 2018.

8 juin 2018.

Entre les deux linteaux, nous ne reposerons pas de pièces de bois mais des dalles de granit d'épaisseur suffisante pour soutenir la maçonnerie à la terre du dessus :

8 juin 2018.

Le problème est que Sébastien n'a pas trouvé, dans mes stocks, de pierres de dimensions appropriées pour combler ce vide de 60 cm de large. Il faudra donc que Frédéric LEBON nous trouve le nécessaire, en taille et en couleur. En attendant, le chantier de cette porte est suspendu dans l'état suivant :

8 juin 2018.

En l'état du chantier, il n'est pas encore possible d'enlever les étais du passage entre la salle-à-manger et la tour Nord-Est :

8 juin 2018.

J'ai donc demandé à l'entreprise BODIN de déménager le chantier du côté de la "salle dévastée", au premier étage du logis. Ils ont commencé à installer les échafaudages en vue de surélever le linteau du passage vers la tour Sud-Ouest, à l'instar de ce qu'ils ont déjà fait à l'étage au-dessous (et au rez-de-chaussée de la tour Nord-Est) :

8 juin 2018.

8 juin 2018.

Ici, l'appareillage de ce linteau n'a pas trop souffert de l'incendie de 1884 :

8 juin 2018.

8 juin 2018.

Je suppose qu'il en est allé tout autrement du côté du passage de la chambre du 1er étage du logis (mon ancienne chambre jusque vers 2010)...

8 juin 2018.

... vers la tour Nord-Est. :

8 juin 2018.

Là, j'aime beaucoup la forme de selle du linteau, avec ses deux courbures orthogonales, telle qu'elle transparaît sous l'enduit :

8 juin 2018.

8 juin 2018.

Il est prévu qu'Igor vienne dans huit jours faire tomber l'enduit de ciment des murs de la pièce du 1er étage de cette tour. Nous verrons alors à quoi nous en tenir à propos de l'opportunité et de la faisabilité d'une surélévation de ce linteau, d'autant qu'il faut aussi que je pense à mon porte-monnaie.

P.S. (à 17 h 45) : Igor vient de me téléphoner pour me dire que, contrairement à ce qu'il m'avait indiqué ce matin, il ne sera pas disponible dans huit jours. Le rendez-vous a été décalé d'une semaine.

La gestion des divas est un art.
Yasin ne s'est pas présenté ce matin. Il paraît qu'il a envoyé la nuit dernière à la boîte d'intérim qui l'emploie un courriel annonçant qu'il part une semaine en vacances avec sa copine.

Pas belle la vie de tels individus ?

Et dire que c'est pour ça aussi que, dans ce pays-ci, les employeurs supportent autant de charges sociales...
Dans la "pièce dévastée", Sébastien a commencé à démonter le dessus du linteau du passage vers la tour Sud-Ouest, en vue d'en permettre la surélévation d'une trentaine de centimètres :

11 juin 2018.

Il a ainsi découvert une pièce de bois vermoulue qui ne m'inspire guère confiance :

11 juin 2018.

Il en va de même, dans la tour, pour une sablière qui n'est pas restée à sa place :

11 juin 2018.

Je demanderai à Christian d'aller voir de quoi il retourne. Comme la météo est mauvaise pour les prochains jours, il en profitera pour aider Sébastien dans sa tâche.
Etat du chantier en fin de matinée :

11 juin 2018.

11 juin 2018.

Derrière Sébastien, on voit que la pièce du 1er étage de la tour Sud-Ouest n'a pas échappé au rejointoiement stupide des années 1950. Il faudra faire sauter tout ça (une autre fois) :

11 juin 2018.

11 juin 2018.

11 juin 2018.

L'état de certaines pièces de bois laisse pour le moins à désirer. Il faudra élucider tout cela.
Qu'on se le dise, on recherche, pour la salle-à-manger de notre manoir favori, un dallage ancien, en granit du type de celui de la région de La Ferté-Macé (c'est-à-dire tendant à rouiller et incorporant des "crapauds" noirs), pour une surface de l'ordre de 50 m2 !
Je n'ai pas fermé l'oeil de la nuit car j'étais inquiet d'entendre la pluie tomber si abondamment.

Et à 6 heures du matin, la pluie n'a toujours pas cessé et voici le spectacle que je découvre dans le salon de l'"aile de la belle-mère" :

12 juin 2018.

12 juin 2018.

Il s'agit là du douzième dégât des eaux depuis le début de l'année, le quatrième depuis le début de juin !

(Les formes blanches sont des lits "Tréca Grand Impérial" qu'il n'avait pas été possible de mettre à l'abri à l'étage en raison de l'étroitesse de la trémie de l'escalier.)

P.S. (à 8 heures du matin) :

12 juin 2018.

12 juin 2018.

Heureusement, Christian avait pris la précaution de surélever les literies. Eles ne devraient donc pas avoir été trop touchées (à vérifier).

Malgré les protections qui auraient dû empêcher l'eau de couler dudit salon vers la cuisine-provisoire-qui-dure, celle-ci est également inondée :

12 juin 2018.

12 juin 2018.

Au moins cette fois-ci, les meubles de cette pièce, ayant été surélevés, n'auront pas souffert.
On sait que j'ai dû, ces derniers mois, négocier avec les banques de la place pour m'endetter sur la durée la plus longue possible, afin de m'aider à financer une partie du programme de restauration qui reste à mener à bien.

Compte tenu de mon âge et de ma situation, le montant envisagé pour ce crédit est de 250 000 € et je n'ai pas pu repousser l'échéance finale au-delà de ma 82ème année.

Cette négociation n'a pas été facile sur la place de Domfront, en dépit de la présence de 4 (au moins) établissements bancaires (dont celui qui tient mon compte principal) dans cette localité de moins de 5 000 habitants. Finalement, aucun des 3 consultés dans notre capitale favorite n'a été capable d'articuler quoi que ce soit qui corresponde à mon besoin et c'est avec la Société Générale de Flers que je devrais conclure.

Celle-ci a toutefois conditionné son offre à la présence d'une assurance-vie sur la durée du crédit. Aucune des banques consultées ne disposait dans son catalogue d'une offre d'assurance-vie adaptée. J'ai donc dû me débrouiller pour trouver un assureur-vie qui accepte de couvrir le remboursement du crédit au cas où je décéderais avant 2034. Grâce à mon courtier d'assurances favori, je suis entré en relation avec "Metlife".

Comme il est normal, "Metlife" conditionne à son tour son offre aux réponses à un questionnaire sur mon état de santé que voici :

Au 2(b) de ce questionnaire, je ne peux répondre affirmativement puisque, tous les soirs, le monde étant ce qu'il est, j'avale trois comprimés (un pour la tension, un pour le cholestérol et un pour la prostate).

Donc il fallait que j'aille faire remplir un questionnaire plus détaillé par mon médecin traitant :

En l'absence du Dr SCHONBRODT, je me suis fait ausculter hier par sa remplaçante (un médecin d'origine africaine).

Celle-ci m'a examiné autant que possible mais nous sommes tombés d'accord sur le fait que, sauf à vivre avec moi, elle ne saurait répondre à des questions sur ma consommation d'alcools ou de stupéfiants. En outre, il lui est demandé d'indiquer mon numéro de carte d'identité et elle trouve que ce n'est pas son rôle, ce que je ne saurais contredire. Ce questionnaire est donc bizarre.

Quoi qu'il en soit, j'ai appris que ma taille était tombée de 1 m 87 (mon souvenir) à 1 m 83. Diable !

Surtout, lors de l'examen, ma tension était à 14, y compris après repos. Donc j'excède la limite indiquée en la matière sur le questionnaire. Il paraît que le fait que je n'avais pas fermé l’œil la nuit précédente suffirait à expliquer cet écart.

Il est néanmoins possible que mes soucis habituels, causes de mes insomnies à répétition en général et de celle-ci en particulier, suffisent à ce que "Metlife" retire son offre.

Dans ce cas, je n'aurais guère de solution de rechange puisque je sais, depuis le début de nos débats familiaux de l'hiver dernier, que :
- Carole, qui refuse le principe que je m'endette à mon âge, n'accepterait vraisemblablement pas de s'endetter à mes côtés ou de me cautionner ;
- mon aîné, consulté à l'époque de ma négociation bancaire, avait immédiatement refusé de se porter caution en ma faveur.

On n'est jamais si bien servi que par les siens. La restauration des vieilles pierres prend parfois l'allure d'un chemin de croix.