Journal du chantier

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le Vendredi 5 Janvier 2018
Journal du chantier - Architecture-M.O. - Administration - Maçonnerie-carrelage - Logis
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Eh bien non, pas de découverte mirifique aujourd'hui. Notamment pas la trace du conduit de cheminée que j'espérais trouver à cet endroit :

5 janvier 2017.

Igor m'apprend seulement que le mur Nord de cette pièce est très humide, l'humidité ayant été emprisonnée longtemps par ce ciment imbécile. Et la fissure est ancienne, elle avait déjà été bricolée avant la précédente campagne de travaux à cet endroit, vers 1960, lors de la pose de tout ce ciment (...).
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le Vendredi 5 Janvier 2018
Journal du chantier - Architecture-M.O. - Administration - Maçonnerie-carrelage - Logis - Bâtiment Nord
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Cédrick COOS, de l'entreprise BODIN, passera me voir dans deux semaines. Je lui ai demandé de préparer un devis pour :
- remplacer les horribles dalles de granit de l'âtre de la cheminée de la salle-à-manger du logis ; je ne peux plus les voir en peinture ;
- comme il l'avait fait l'an dernier entre le salon et la tour Sud-Ouest, surélever les linteaux du passage entre la salle-à-manger et la future cuisine...

8 janvier 2018.

... et de celui vers mon futur bureau-bibliothèque (dans le bâtiment Nord) ; faire de même à l'étage, au niveau du passage entre la future chambre des parents et la future salle-de-bains ;
- faire disparaître toute trace de ciment de la cheminée de la salle-à-manger (il faut là un travail particulièrement soigné pour ne pas risquer d'abîmer le granit) ;
- faire sauter l'encapsulage en béton et les joints en ciment qui empêchent, dans la chaufferie, le cul du four de la salle-à-manger de respirer...

8 janvier 2018.

8 janvier 2018.

... ceci sans endommager la voûte en briques de cet édicule fragile ;
- achever le percement, qu'Igor aura, je l'espère, eu le temps de commencer, d'un passage entre la future cuisine et la future arrière-cuisine (actuelle chaufferie du bâtiment Nord) ;
- poser un enduit à la chaux sur les murs, au moins de la salle-à-manger.
Franck LIEGEAS a tout de suite accepté de repasser à la Chaslerie ce lundi et j'en suis très heureux car j'apprécie beaucoup ce garçon qui vient de prendre le relais de son beau-père, Roland BOUSSIN, à la tête d'une excellente entreprise de charpente-couverture.

Nous examinerons les travaux de charpente nécessaires dans les deux tours du logis afin, notamment, d'en renforcer, si possible, les planchers des étages qui auront un jour plus ou moins proche à supporter des salles-de-bains.

Dans les combles de la tour Louis XIII, il convient de réparer la lucarne Ouest qui laisse désormais entrer l'eau, avec des risques de mérule. La récente tempête a encore montré qu'on ne peut plus attendre :

5 janvier 2018.


Au niveau de l'"aile de la belle-mère", la tâche de tanin sur la façade Ouest s'élargit et fonce. Il y a nécessairement un problème d'infiltration d'eau que nous essaierons de comprendre.

Nous aurons à passer l'inspection de la charpente et de la couverture du fournil du manoir qui sont en risque puisque j'avais eu la mauvaise idée, il y a une vingtaine d'années, de préférer couvrir cette dépendance de tuiles de récupération.

Enfin, au niveau de la ferme, la gouttière Est en cuivre a mal vieilli, ce qui se traduit, chaque fois qu'il pleut, par des tâches très déplaisantes en façade, signe avant-coureur d'infiltrations susceptibles d'être lourdes de conséquence.

5 janvier 2018.

De même, un arbalétrier d'une ferme au-dessus du futur salon de cette dépendance continue à m'inquiéter et devrait être changé dès que possible. Il faudrait également faire sauter la charpente moche au Sud du bâtiment afin de redonner à ce dernier son aspect de longère, ce qui n'est pas qu'un problème esthétique puisque, à cet endroit, la charpente avait été soufflée par la tempête de 1999. Mais, là, je n'aurais pas les moyens financiers nécessaires.

P.S. (du 27 octobre 2019) : Je constate qu'un visiteur du site a lu hier ce message. Je précise, à toutes fins utiles, qu'à ce jour, Franck LIEGEAS n'a donné aucune suite à cette visite. Ce n'est pas faute de l'avoir relancé.
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le Lundi 8 Janvier 2018
Journal du chantier - Architecture-M.O. - Administration - Maçonnerie-carrelage - Logis
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Igor vient aujourd'hui poursuivre son travail d'élimination des enduits en ciment de la tour Nord-Est. Afin de faciliter le diagnostic de Cédrick COOS dans deux semaines et puisque Igor m'apprend qu'il ne pourra guère revenir avant la mi-février, je lui demande de donner la priorité à l'entourage du passage entre la future cuisine que l'on sait et la salle-à-manger :

8 janvier 2018.

8 janvier 2018.

Si les choses avancent bien, je lui demanderai ensuite de terminer de gratter le mur Nord : autant ne pas attendre davantage pour permettre à ce dernier de sécher enfin !
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le Lundi 8 Janvier 2018
Journal du chantier - Architecture-M.O. - Administration - Maçonnerie-carrelage - Logis
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Il y avait bien eu un enduit à la chaux sur ces murs, mais recouvert d'une pellicule de ciment qu'il n'est pas possible d'enlever sans faire tomber la chaux :

8 janvier 2018.

8 janvier 2018.

Vraiment, quels crétins !

Le bon côté de la chose est que toute (...) se retire facilement :

8 janvier 2018.

8 janvier 2018.

8 janvier 2018.

8 janvier 2018.

8 janvier 2018.

Encore un dégât des eaux, cette fois dans le fournil du manoir. J'avais pourtant pris la précaution de confier à un plombier ayant pignon sur rue le soin de couper l'eau avant la période des gelées. Voici le résultat, signalé par Franck LIEGEAS lors de sa tournée ce matin :

8 janvier 2018.

8 janvier 2018.

8 janvier 2018.

8 janvier 2018.

8 janvier 2018.

Espérons que ce plombier soit bien assuré.
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le Lundi 8 Janvier 2018
Journal du chantier - Architecture-M.O. - Administration - Maçonnerie-carrelage - Logis
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Cette session de l'intervention d'Igor, commencée jeudi dernier, se termine dès ce lundi. Elle a permis d'établir que les meurtrières ont été modifiées (réduites en hauteur) et qu'elles étaient donc, à l'origine, identiques à trois des quatre de la tour Sud-Ouest (la quatrième de cette tour ayant sans doute été élargie lors de la fermeture de la cour, donc au début du XVIIIème siècle)...

8 janvier 2018.

... mais que les linteaux de fenêtre sont anciens, peut-être d'origine :

8 janvier 2018.

En revanche, nous n'avons pas retrouvé à ce stade de conduit de cheminée, ce qui ne manque pas de m'étonner ; il est vrai que le mur où, d'après moi, cette dernière devait se trouver est le mur Nord, très humide et qui a certainement été modifié au fil des siècles.

Il y a une question que je n'ai pas encore regardée, celle de la raison pour laquelle une ancienne sortie d'évier fait saillie à l'extérieur de la tour Nord-Est :

8 janvier 2018.

Curieusement, cette "sortie d'évier", ainsi que je l'appelle, me paraît, à première vue, située non loin du niveau du sol de la "future cuisine". Nous n'avons pas encore commencé à casser le sol moche de cette pièce, ce qui permettrait, je l'espère, de répondre à cette question.

Igor m'ayant appris aujourd'hui, alors que je le payais, qu'il pourrait consacrer à notre chantier favori une petite quinzaine de jours en février prochain, nous n'aurons pas trop longtemps à attendre pour découvrir, peut-être, le fin mot de cette histoire.
(Début de citation)

De : Pierre-Paul Fourcade
Envoyé : lundi 8 janvier 2018 17:47
À : (...)
Cc : Th.F.
Objet : RE: Chaslerie - Programme 2018 de travaux subventionnés

Cher Monsieur,

Je vous remercie pour votre célérité remarquable après mon appel de tout à l'heure mais me déclare particulièrement étonné par ce que vous m'écrivez.

En effet, selon le seul document en ma possession à ce jour, au timbre de la préfète de Région, que m'a communiqué mon aîné hier (...), je suis bien le "bénéficiaire" de la subvention. Il est en outre précisé, à l'article 1er de ladite "convention", que celle-ci porte sur les "menuiseries du 1er étage du logis et de la tour attenante".

Par conséquent, je vous prie, dans le prolongement de ma demande de communication de pièces du 26 décembre dernier, de bien vouloir me transmettre l'ensemble des pièces du dossier sur lesquelles vous pensez pouvoir vous fonder. Vous avez compris, je pense, que, dans les circonstances particulières que je vous ai dites, je cherche à éviter les conséquences très préjudiciables pour un monument classé ouvert au public d'une interprétation comme celle dont vous avez bien voulu me tenir informé.

En outre, j'appelle votre attention sur le fait qu'en liaison avec l'architecte du patrimoine qu'il avait mandaté, mon fils, qui agissait "par délégation" de ma part ainsi qu'il est précisé sur la convention préparée par vos services et qu'il avait signée, avait changé d'artisan pour un volet du dossier (ainsi que cela était arrivé précédemment, pour d'autres dossiers, sans que cela ne pose jamais de problème à la D.R.A.C.). Je vous prie donc de bien vouloir me confirmer que vous ne désavouez pas le travail ainsi effectué par l'architecte du patrimoine en cause. Vous savez que j'ai déjà réglé, à titre d'acompte et avec votre accord téléphonique, une fraction importante du devis de l'artisan ainsi préféré comme des deux autres et je ne voudrais pas qu'un revirement de la doctrine administrative rende impossible la poursuite du chantier.

Bien cordialement,

PPF

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De : (...) <(...)@culture.gouv.fr>
Envoyé : lundi 8 janvier 2018 16:30
À : Pierre-Paul Fourcade
Cc : (...) ; (...)
Objet : Re: Chaslerie - Programme 2018 de travaux subventionnés

Monsieur,

Pour faire suite à votre message et à notre entretien de ce jour, j'ai le regret de vous informer que le bénéficiaire de la subvention ne peut être modifié au profit d'un autre. De la même façon, l'objet comme le contenu de votre programme subventionné ne peuvent être changés.

La seule solution serait d'annuler la subvention prise, mais vous ne pourriez prétendre ensuite à une autre subvention sur ces mêmes travaux. De plus, les crédits mobilisés seraient perdus pour la DRAC (nous ne pouvons récupérer les crédits une fois l'exercice budgétaire clos) et nous ne pouvons reprogrammer une nouvelle subvention cette année au manoir de la Chaslerie, les dossiers en attente étant trop nombreux.

Je vous rappelle que le bénéficiaire de la subvention a deux ans pour commencer les travaux. Il serait sans doute préférable de maintenir cette subvention et de rechercher une solution avec le bénéficiaire pour mettre en oeuvre les travaux dans un délai raisonnable.

Pour plus de détails sur le volet administratif de ce dossier, vous pouvez contacter Mme (...), responsable de la cellule programmation.

Je reste à votre disposition pour toute autre question.

Bien cordialement

(...)

__________________________________________________

Pierre-Paul Fourcade a écrit le 26 décembre 2017 :

Cher Monsieur,

D'après ce que je comprends, mon aîné, suivant en cela mes recommandations, avait prévu que le programme subventionné de travaux sur les menuiseries extérieures du logis de la Chaslerie concerne :
- les deux fenêtres de la tour Sud-Ouest,
- les quatre fenêtres de la pièce du 1er étage du logis au-dessus du salon (que j'appelle "la pièce dévastée", sous-entendu par l'incendie de 1884),
- les fenêtres et la porte principale de la cage d'escalier (j'ai un doute sur l'inclusion de la porte d'entrée en question dans son programme).

Est-ce que, en l'état de l'arrêté de subvention (dont je vous serais reconnaissant de bien vouloir m'adresser une copie), il serait possible de modifier ce programme :
- en substituant à la tour Sud-Ouest les deux fenêtres du rez-de-chaussée de la tour Nord-Est (il y en a une troisième, à l'étage de cette dernière tour, qui ne serait pas englobée dans le programme 2018 révisé) ;
- en conservant dans la "salle dévastée" la fenêtre Sud (qui est la plus délabrée) mais en substituant aux trois autres les trois de la salle-manger du logis ?

Le programme 2018 subventionné de restauration de menuiseries couvrirait ainsi, si vous le permettez, les pièces suivantes du logis :
- le rez-de-chaussée de la tour Nord-Est,
- la fenêtre Sud de la pièce du 1er étage au-dessus du salon,
- la salle-à-manger,
- la cage d'escalier (sans changement).

Ce changement de programme résulte de la modification de perspectives qu'induit pour moi le retrait de mon fils dont je vous ai informé. Puisque mes ressources sont limitées à mes moyens de retraité, il me paraît en effet nécessaire de donner la priorité, toutes choses égales par ailleurs, aux menuiseries extérieures des pièces à la restauration intérieure desquelles j'entends donner la priorité.

Pour autant, je ne renonce pas à la restauration des autres menuiseries extérieures. Je me réserve donc de solliciter pour celle-ci une nouvelle subvention le moment venu, idéalement au titre de 2019, sous réserve de vérification que j'aurais les moyens, sans doute par emprunt à long terme, de couvrir le solde.

Bien cordialement,

PPF

(Fin de citation)

A la réflexion, je me dis que la dernière phrase de mon courriel de ce jour (le 8 janvier 2018) est ambigüe en ce sens qu'elle pourrait donner à penser que, lors de la conversation téléphonique dont il est question, soit le 22 décembre 2017, j'avais donné les noms des artisans mandatés, dont celui de l'artisan changé, ce qui n'est pas le cas, notre conversation étant restée à ce sujet sur un plan général dans le contexte de l'instauration du prélèvement à la source alors, à ma connaissance, toujours pas promulgué.

Je voudrais ajouter une question que la communication des documents éclairera sans doute, à propos de la formulation que j'ai citée, à l'article 1er de la convention : pourquoi, par exemple, n'y est-il pas fait mention des menuiseries extérieures de la cage d'escalier, alors qu'il est rappelé qu'un reliquat de subventions pour les enduits de cette cage d'escalier reste à consommer, les raisons de cet état de fait ayant été exposées et admises, à ma connaissance, de longue date ? Le simple fait que soit cité en annexe de la Convention un devis du forgeron prouve pourtant que ces menuiseries doivent bien figurer dans le champ de la subvention de cette "1ère tranche de restauration des menuiseries extérieures du logis de la Chaslerie", formulation qui avait cours lorsque j'avais suivi ce dossier.
Vincent PICAULT, entrepreneur de Domfront, est passé hier après-midi à notre manoir favori. Je lui ai demandé de préparer des devis pour, notamment :
- dans le logis, relever les 3 linteaux de porte que l'on sait,
- dans le logis également, enduire les murs de chaux selon le modèle que je lui ai montré, choisi par l'architecte du patrimoine
- dans la ferme, restaurer une gouttière de cuivre et un arbalétrier.

Vincent m'a réclamé les plans intérieurs du logis. Je profite de mon insomnie pour les rechercher dans les pages "Logis" de notre site favori.

Je viens ainsi de retrouver un message du 3 mai 2014 sur la géothermie, un sujet dont je vais devoir également me préoccuper. Si, comme le dit l'article, il faut, pour enterrer les tuyaux extérieurs, prévoir un terrain de deux fois la surface intérieure à chauffer, je me dis que la terrasse de notre manoir favori pourrait y suffire, complétée, si nécessaire, par une partie du "Pournouët", choisie à un endroit où ne seraient jamais plantés d'arbres et où n'auraient plus à circuler des poids lourds.

De même, je retrouve des messages du 13 septembre 2016 et du 12 octobre 2016 indiquant quel produit utiliser pour l'entretien des cache-radiateurs du bâtiment Nord ; je vais en avoir besoin car les verrous n'ayant pas été poussés à la fenêtre de ma chambrette par un ou une maniaque de l'aération, les récentes tempêtes ont ouvert cette fenêtre en mon absence et la pluie a nettement tâché cette menuiserie cirée.

Ah, après 3 heures de recherche, voici un plan qui pourrait aider, mis en ligne ici pour la première fois le 7 avril 2017 :

Mon aîné, qui se trouve à 5 000 km d'ici, a néanmoins réussi à me transmettre ce matin le fichier "Excel" relatif aux travaux de la "1ère tranche de restauration des menuiseries extérieures du logis", ainsi que je l'appelle. La D.R.A.C. avait reçu communication de ce fichier à sa demande car, pour une raison qui tend à m'échapper, elle aurait voulu modifier des taux de T.V.A.

En outre, ce fichier démontre qu'en plus des travaux indiqués à l'article 1er de la "Convention" au timbre de la préfète de région ou encore en titre de l'Annexe 1 qui sous-tend cette convention, l'ensemble des travaux relatifs à la cage d'escalier du logis, y compris la porte d'entrée principale, a bien été inclus dans les travaux sommairement récapitulés à l'Annexe I. Le libellé de cet article 1er et celui du titre de cette annexe sont donc, à tout le moins, incomplets.

Il est possible que des informations importantes sur les pièces qui ont servi à étayer le dossier, tel qu'il paraît avoir été instruit, ne me soient pas encore connues. On sait que je n'ai pas manqué de réclamer ces dernières.
Mais, à ce stade du débat, et tout en restant ouvert à tous les arguments valables qui pourraient être invoqués, j'avoue que j'aurais plutôt tendance à en douter.

Le fait est que ce type de dossier est toujours complexe à maîtriser sous toutes ses facettes, de sorte que même des personnes dotées de la meilleure volonté pourraient y commettre des erreurs ou des abus d'interprétation. Donc, bien que me sentant fort de l'expérience qui est la mienne, je me garderai de jeter la moindre pierre à quiconque, soucieux que je suis que ce dossier avance dans l'ordre et la sérénité.
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le Mardi 9 Janvier 2018
Journal du chantier - Administration - Arboriculture-horticulture - Abords, Avenue, terrasse
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Afin de regarnir nos plantations, Benjamin vient, avec mon accord, de passer aux "Pépinières Lemonnier" commande de 300 plants de hêtre et de 50 pins laricio.

Je vais de ce pas voir comment il prépare le terrain. Cela me donnera l'occasion d'une promenade bienvenue.

P.S. : J'avais vu hier Benjamin partir avec la mini-pelleteuse et il m'avait dit qu'il allait creuser des trous pour les nouveaux plants. En fait, il s'est borné à dégager la piste puisqu'il a eu la bonne idée de commander de jeunes plants, 30 fois moins chers que les arbrisseaux qui auraient eu besoin de telles excavations :

9 janvier 2018.

En effet, à quoi bon payer cher quand on a devant soi l'éternité, ou presque, pour voir pousser les arbres ?
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le Jeudi 11 Janvier 2018
Journal du chantier - Electricité - Aile "de la belle-mère"
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L'entreprise E.J.S. avait dû emporter les lanternes à son atelier pour les électrifier. Elle est revenue aujourd'hui les poser :

11 janvier 2018.

Nous profitons de son passage pour lui faire installer un coffret électrique dans l'écurie :

11 janvier 2018.

Il paraît que la précédente installation, vétuste, était dangereuse.
L'une des contre-propositions que j'avais imaginées et que mon aîné n'a jamais voulu entendre à ce jour consistait à rechercher un compromis entre la "priorité aux casseroles", telle qu'elle sous-tend une réflexion (isolation thermique incluse...) dont on avait bien voulu me fournir un avant-projet, ...

... et mes propres desiderata, tels que pris en compte par un excellent artisan :


Cette piste envisageable pour un compromis m'est apparue plus nettement lorsque je me suis penché sur un vieux plan :

Voyez-vous ce à quoi je pense ?

Peut-être pas si je ne vous explique pas comment lire les trois plans ci-dessus :

- le premier est orienté de façon telle que le Nord soit en haut ; il montre toute l'extension qu'aurait la cuisine pour mon aîné ; sur cet avant-projet, l'espace dévolu à la cuisine irait de l'entrée actuelle du bâtiment Nord à la chaufferie actuelle, soit une longueur de 2,5 travées entre les poutres du plafond ; il y aurait ainsi au Nord de cette pièce 2 fenêtres et un fenestrou (qu'aux dernières nouvelles il était question de transformer en 3ème fenêtre) ;

- sur le deuxième, le Nord est en bas du document ; le projet s'étend sur 2 travées et comporte deux fenêtres au Nord ; il correspond au volume d'une ancienne cuisine (celle de mes prédécesseurs immédiats) et va de l'entrée du bâtiment Nord à la chaufferie actuelle ; ce "projet pro-books" comporte des rayonnages sur trois côtés de la pièce mais aucun au Sud ;

- le troisième montre, si je comprends bien, l'état des lieux vers 1960 ; le Nord est à gauche ; l'intérêt de ce plan, du moins à mes yeux, consiste en la séparation qui y figure entre le volume dénommé "office" (en haut à gauche du plan) et celui qualifié de "cuisine salle de séjour du personnel agricole".

Retenons l'idée de cette cloison du troisième plan, elle va fonder ma contre-proposition. Avant d'indiquer cette dernière, je dois préciser qu'aujourd'hui, l'espace entre la tour Nord-Est et l'"office" du troisième plan a été couvert et abrite la chaudière actuelle.

Cette contre-proposition consiste à :

- limiter l'espace dévolu à mon bureau-bibliothèque à une travée (au lieu de deux), à savoir la plus proche de l'entrée actuelle du bâtiment Nord ;

- affecter à la "nouvelle cuisine" 1,5 au lieu de 2,5 travées du premier plan, c'est-à-dire tout le volume imaginé, y compris la chaufferie actuelle, jusqu'à la poutre qui barre le plafond au milieu du volume actuel ;

- installer ailleurs (dans la tour Sud-Ouest ?) la chaudière pour pouvoir ménager un passage entre cette "nouvelle cuisine" et la pièce du rez-de-chaussée de la tour Nord-Est où serait installée un petite salle-à-manger utilisable très agréablement pour les petits-déjeuners ou les repas à moins de six convives.

En d'autres termes, dans ma contre-proposition :

- je divise par deux l'espace dévolu à mon bureau-bibliothèque mais je préserve sa position privilégiée juste à côté de l'entrée du bâtiment Nord et sa vue sur ce qui se passe dans la cour ; il conserve ainsi les caractères de tour de garde et de P.-C. central auxquels je suis très attaché ; les inconvénients sont de réduire les panneaux disponibles pour les rayonnages de bouquins et d'empêcher la disposition d'une vraie table de réunion au milieu de la pièce ;

- j'empêche certes la grande perspective intérieure sur une cuisine conçue comme le centre du monde en enlevant l'équivalent d'une travée mais je redonne l'équivalent, sinon en surface, du moins en usage, dans la tour ; c'est beaucoup plus commode pour le maniement de la vaisselle, qui peut être ainsi mise en commun avec la grande salle-à-manger du logis ; je donne un sens à la porte actuelle entre la chaudière et l'arrière-cour qui devient l'accès pratique et discret de la cuisine à l'arrière-cour (on peut imaginer et je recommanderais une porte comportant une partie vitrée pour apporter la lumière du jour au passage) ; point important, le passage entre la cuisine et la grande salle-à-manger deviendrait très commode, dès lors que le linteau en aurait été relevé (comme j'en ai l'intention en tout état de cause).

Bref, la principale difficulté de cette contre-proposition est pour moi de voir comment je peux aménager un bureau-bibliothèque réduit de moitié en surface au sol. Je vais commencer à y réfléchir car, même si ma contre-proposition était rejetée par la jeunesse (je n'ose plus l'appeler la "jeune classe concernée" après ce qu'elle me fait endurer), il me semble qu'elle a tout pour séduire Carole. Et je crois que l'idée d'un coin repas dans la tour, bénéficiant ainsi du soleil du matin, serait particulièrement agréable à vivre pour des retraités désireux d'accueillir leurs petits-enfants.

Isn't it fu-fute ? What you say, what you say ?
D'après les derniers échos recueillis à la meilleure source qui soit, en tout cas la plus accessible (et je l'en remercie), "le bénéficiaire d'une subvention est celui dont le RIB a été entré dans l'ordinateur. Une fois que c'est fait, on ne peut plus rien changer."

Etonnant, non ?

P.S. : Malgré cette intéressante définition de la notion de "bénéficiaire d'une subvention", il est cependant possible que nous arrivions à nous en sortir pour ne pas perdre le bénéfice de cette manne aussi bienvenue que conquise de haute lutte depuis trois ans qu'on y travaille. Touchons du bois !
Dans le prolongement de mon dernier message rédigé pendant la nuit, je tire au réveil quelques conséquences logiques (en termes de ce que j'appelle la "logique de chantier") de l'idée de transférer la chaufferie vers le rez-de-chaussée de la tour Sud-Ouest.

Supposons ce déménagement effectué et ne nous posons pas ici la question du choix du meilleur combustible, ni de l'implantation de son réceptacle (édicule ou cuve enterrée).

Donc il faudrait que j'achemine la chaleur de cette tour vers le bâtiment Nord.

Cela va nous obliger, pour passer les tuyaux, à défoncer le sol de la grande salle-à-manger du logis. Le revêtement actuel du sol de cette pièce est tellement moche et bas de gamme à mes yeux que je n'aurais aucun regret. Bon débarras !

Mais il faudra aussi que j'arrive à faire passer tous ces conduits à travers le grand salon du logis, sachant que, lors des travaux de 2013-2014, j'ai pensé à faire toutes les réservations utiles sous les dalles de l'entrée, alors restaurées. Dans ce grand salon, le sol est recouvert d'agglos à base de copeaux de bois et simplement ciré, une installation provisoire mais qui dure depuis 25 ans. A l'époque, j'avais dû faire démonter le parquet Versailles de cette pièce, trop abîmé par des dégâts des eaux à répétition, dus au caractère H.S. de la couverture lorsque j'ai acheté notre manoir favori. Après l'avoir fait restaurer, je l'avais finalement disposé dans mon salon parisien, d'égale surface au sol. Tout comme les boiseries actuelles du salon du logis de la Chaslerie, ce parquet provenait, comme je l'avais découvert alors, du quartier du métro "Passy", rue ou square de l'Alboni ou les deux, où l'ancêtre de mon vendeur, fournisseur aux armées impériales, avait investi une partie de son "immense fortune" acquise dans des conditions sans doute pour le moins suspectes.

Bref, tout ça pour dire que j'ai envie depuis toujours de passer à la trappe ces boiseries de qualité fort médiocre, d'une style Troisième République mâtiné de Louis XV (ou vice-versa) et, de plus, fort mal ajustées aux dimensions de la pièce.

En revanche il y a, dans le salon de l'"aile de la belle-mère", une cheminée de bois et une porte anciennes dont tout donne à penser qu'elles ont été recasées là après l'incendie de 1884 et qui pourraient, selon toute vraisemblance, provenir du salon du logis tel qu'il était au XVIIIème, lors de la dernière campagne de travaux menée par un LEDIN (on sait, grâce notamment au granit des encadrements de fenêtres, que la moitié Sud du bâtiment avait été moins touchée par les flammes que sa moitié Nord). J'ai déjà fait disparaître le conduit de cheminée qui salopait la ligne faîtière des écuries, ce qui nous ôtera tout regret préalable au retour au bercail de ces vestiges.

Donc mon idée serait de restaurer les boiseries du grand salon du logis à partir du modèle fourni par ces traces. Une telle restitution aurait en outre l'avantage de mettre en phase ces boiseries avec la porte principale d'accès au logis dont j'ai toujours du mal à accepter le dessin fourni par l'architecte et approuvé par la D.R.A.C.

Il ne reste plus qu'à trouver les sous (problème connu).
Dans le prolongement du dernier prolongement, je me dis que je pourrais passer ansuite le manche à la jeunesse ex-concernée pour qu'elle restaure, en le matelassant d'isolations thermiques aussi épaisses qu'elle en conserverait la lubie, le 1er étage du logis.

Car si ces jeunes font des horreurs là, ce n'est pas trop grave dès lors qu'on peut imaginer qu'un jour ultérieur, un esthète aussi avisé que fortuné ferait sauter ce caparaçon à l'occasion de la restitution à la charpente de ses dimensions et positionnement d'origine.

Bon, en attendant, ces jeunes auront certainement voulu cloisonner la très belle pièce (belle potentiellement, je rappelle que je l'appelle la "salle dévastée", sous-entendu par l'incendie de 1884) qui se trouve au-dessus du salon. Mais l'esthète imaginé saura y remédier en installant là la magnifique chambre de maître de 60 m2 au sol que le bâtiment appelle de toutes ses forces.
Aux dernières nouvelles, Carole, à qui je faisais part de mes dernières suggestions pour l'aménagement de la cuisine, préférerait que celle-ci soit aménagée au rez-de-chaussée de la tour Nord-Est. Elle rejette l'idée d'un transfert de la chaufferie vers la tour Sud-Ouest.

J'observe que cela pourrait permettre de mettre en œuvre un bureau-bibliothèque sur deux travées.

D'ici qu'on en revienne à mes idées de départ, il n'y a donc pas loin.