Journal du chantier

Pascal a continué cette semaine à remonter, non sans une certaine lenteur, le mur de refend de la ferme. Pour les linteaux, il a, comme je le lui avais demandé, utilisé de vieilles poutres de chêne de récupération. Pour pouvoir travailler plus commodément, il a, avec mon autorisation, scié des solives de sapin qui ne présentaient aucun intérêt.

Ce matin, M. DUVEAU, le menuisier "meilleur ouvrier de France" recommandé par Patrice CAHART, est venu prendre les mesures de l'ouverture où il devra installer des portes coulissantes :

29 janvier 2011, réunion de chantier avec M. DUVEAU et Pascal.

Avec M. DUVEAU, nous avons évoqué la forme de la future porte d'entrée du bâtiment Nord. Comme je ne suis pas sûr de mes aptitudes pour décider "a priori" dans un tel domaine, je lui ai demandé d'aller prendre ses instructions en la matière auprès de Lucyna GAUTIER, au Mans, c'est-à-dire près de chez lui.

Dans la foulée, je me suis rendu chez mon voisin Hubert GAHERY où j'ai finalisé l'accord complexe sur les bases dont j'avais rendu compte ici le 29 décembre dernier, sous l'onglet "Sujets divers". Le géomètre viendra dans une semaine délimiter les nouvelles parcelles aux frais de mon voisin.

Hubert GAHERY est satisfait de notre accord. Il m'a donc présenté un de ses parents, m'indiquant que ce dernier serait vendeur de deux lots de pierres, l'un à Saint-Gilles-des-Marais, l'autre à Saint-Mars d'Egrenne. Il s'agit, dans les deux cas, de grès domfrontais, ce que l'on appelle ici de la "pierre froide" (Pascal m'avait fait remarquer, à l'occasion du remontage du puits de la ferme, l'été dernier, une différence, sensible au toucher, de température entre la "pierre froide" et le grès d'ici même quand les deux matériaux sont également exposés aux rayons du soleil) ; autrement dit, ce n'est pas exactement la qualité que je recherche mais cela pourrait toujours servir pour les restaurations de la ferme ou pour les soubassements de sa grange. J'ai donc topé avec le vendeur. Les pierres sont à terre, recouvertes de mousses, les bâtiments correspondants ayant été démontés il y a plus de vingt ans. Dès que Bernard pourra l'y aider, Pascal ira donc prendre livraison de ces deux lots, avec le tracteur Valtra et la remorque ; il faudra un certain nombre de rotations.

Roland BOUSSIN m'avait promis de revenir avant la fin janvier replacer la charpente restaurée du fournil de la ferme mais il n'est toujours pas à pied d'œuvre et me parle désormais de la première quinzaine de février.

Quant à Roland FORNARI, j'attends toujours qu'il installe les grilles de la façade Est du logis et qu'il me fournisse enfin les dessins demandés pour les lanternes de la cour et la grande grille aux armes des LEDIN destinée à parachever la restauration du mur entre la chapelle et le manoir.

Dans le bâtiment Nord, M. DELTA m'a promis d'installer la semaine prochaine le circuit de tuyauterie nécessaire pour le chauffage par le sol. Vivement qu'on puisse enfin avancer dans nos travaux dans ce bâtiment !

C'est Roland FORNARI qui a restauré récemment la grande grille du château de Flers, endommagée par un camion trop volumineux.

La grande grille du château de Flers tristement émasculée de l'écu des la Motte-Ango de Flers.

Comme lui, je déplore que la municipalité de Flers, maître d'ouvrage, se soit refusée à rétablir les armes des Ango de la Motte-Ango de Flers qui ne manquaient pas de surmonter cette grille autrefois (il reste cependant la couronne comtale). Cela aurait pourtant eu de l'allure. Je trouve que, deux siècles après la Révolution, il serait temps que certains rengainent leurs piques et leurs fauçilles et remisent leurs bonnets phrygiens.

On ne se privera pas d'un tel plaisir à la Chaslerie en l'honneur des LEDIN, du moins je l'espère, si Roland FORNARI veut bien réaliser ma commande.

P.S. : En remontant dans l'arbre généalogique des ANGO, je m'aperçois que René ANGO, décédé en 1595, avait épousé une GOUPIL (et accessoirement, son fils une COCHON). D'où ma question : serions-nous cernés ? ;-))

Les services des affaires culturelles ont accepté, cette semaine, le principe d'une subvention de l'Etat, au taux de 40 %, destinée à financer l'"étude préalable" que je vais confier à Lucyna GAUTIER.

Les "études préalables" sont un travail d'architecte qui vise à éclairer les réflexions des différents intervenants décisionnels en matière de restauration d'un monument historique. Ces intervenants sont notamment le propriétaire et les fonctionnaires de la D.R.A.C.

Une fois qu'une "étude préalable" a défini l'ampleur des travaux à programmer, il est plus facile pour les différents intervenants de faire avancer les chantiers, tant en ce qui concerne les permis de construire que la recherche de financements.

Je dispose depuis quelques années d'une étude préalable à la restauration des charpentes et des couvertures du colombier et de l'écurie du manoir. Elle avait été effectuée par Dominique RONSSERAY, A.C.M.H.

Grâce à l'étude qui va être menée par Lucyna GAUTIER, nous pourrons bientôt replacer dans une bonne perpective pour y réfléchir les derniers travaux de gros-oeuvre à mener à bien sur le manoir de la Chaslerie, ses dépendances et ses abords (travaux que j'avais évoqués ici, pour l'essentiel, dans un message sous cet onglet, en date du 30 décembre dernier).

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le 30 Janvier 2011
Journal du chantier
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@ Véronique FRANCE :

Exact, l'élève FOURCADE le copiera 100 fois !

J'observe la poursuite d'un phénomène qui me déplaît : l'avancement du mur de refend ne témoigne pas, à mes yeux, de plus de trois demi-journées de travail de Pascal au cours de la dernière semaine.

5 février 2011, course de lenteur dans la ferme.

Par ailleurs, si E.J.S. a bien rétabli l'électricité dans la cage d'escalier du logis, ils ont omis de remédier à un problème au rez-de-chaussée du colombier.

Le plombier M. DELTA n'a pas encore installé le circuit de chauffage prévu dans le bâtiment Nord.

Et si Roland FORNARI prétend toujours qu'"il n'y a pas de lézard", je ne vois rien venir de son côté.

Bref, quand le chat n'est pas là, les souris dansent. Je vais devoir y mettre bon ordre rapidement.

Seule note positive de la semaine, Thierry BURIN des ROZIERS est venu visiter la Chaslerie en vue de préparer son rapport sur les combustibles à privilégier pour le chauffage des différents corps de bâtiment. Il me fera des recommandations sur 4 lots indépendants, les bâtiments sur cour, la cave, la ferme et le fournil de la ferme.

5 février 2011, Thierry BURIN des ROZIERS à la Chaslerie (ici entre la ferme et son fournil).

Arrivé sans prévenir à la Chaslerie, je constate que le chantier n'avance pas bien.

Pascal a pris la mauvaise initiative de déposer derrière le fournil de la ferme les premières bennes de pierres récupérées chez le frère d'Hubert GAHERY, à Saint-Gilles-des-Marais et Saint-Mars-d'Egrenne.

7 février 2011, le lot de pierres achetées à Saint-Gilles-des-Marais nous attend sous ce tas.

Il s'agit de pierres trop grosses pour être maçonnées à la ferme. Donc, à l'évidence, elles n'ont rien à faire à cet endroit. De plus, elles ne sont pas triées. Cela permettra à Pascal de me facturer de nouvelles heures de travail pour convoyer ces pierres soit à l'ancienne carrière de la Chaslerie, soit le long de la départementale, et pour les y trier enfin. Bernard devait l'aider ce matin pour conduire le tracteur et la benne à remplir mais il est absent.

Dans le bâtiment Nord, le plombier, M. DELTA, s'est borné à ce stade à sceller le dispositif d'accrochage du futur w.-c. du rez-de-chaussée. Il me semble que, compte tenu de la taille exigüe de la pièce, il a, malgré ma demande, implanté ce socle trop loin du mur, de sorte que l'espace devant le lavabo sera très réduit.

9 février 2011, dans le futur cabinet de toilettes du rez-de-chaussée du bâtiment Nord.

Roland BOUSSIN m'a téléphoné dimanche pour me communiquer son estimation du coût de restauration de la charpente du fournil de la ferme. Heureusement, j'étais assis. Après m'être concerté avec Carole, j'ai rappelé Roland BOUSSIN ce matin pour lui déclarer que je ne pouvais bien entendu donner suite à des propositions qui me paraissaient délirantes. Cela n'a pas eu l'air de l'émouvoir ; en tout cas, il m'a indiqué que ses prix unitaires étaient les mêmes que ceux appliqués l'an dernier pour la charretterie ainsi que, par ailleurs, pour l'écurie (qui n'en est qu'au début de sa restauration). J'attends de recevoir enfin le devis du fournil de Roland BOUSSIN pour l'étudier point par point. Le fait que ni Mr T., ni W.F. ne manifestent de hâte pour prendre mon relais rend moins urgente la mise à leur disposition d'un local confortable destiné à les abriter les week-ends où ils seraient venus contrôler l'avancement de leurs propres travaux. Quant au fournil, il a déjà passé un hiver sans couverture ; mais il faudra que j'avise, au moins pour assurer la protection du cul du four.

Thierry BURIN des ROZIERS m'a transmis, dès lundi, le résultat de son étude. Il distingue, comme demandé, selon les bâtiments ainsi qu'entre dépenses d'investissement et coûts de fonctionnement. Les montants sont croquignolets. J'ai communiqué ce travail à Carole, Mr T. et W.F. afin qu'ils me fassent part de leurs remarques. Je reprendrai ensuite l'attache de Thierry BURIN des ROZIERS pour me faire expliquer ce que je ne comprendrais pas. Pour le manoir, il envisage un mode de chauffage qui nécessite en tout état de cause une étude complémentaire, afin de déterminer si le débit d'eau dans le puits est suffisant.

L'entreprise S.O.S. Sécurité, filiale de Groupama, est venue ce matin changer le système d'alarme du manoir. Le précédent, pourtant récent, avait déjà des défaillances. J'espère que celui-ci sera de meilleure qualité. J'en ai profité pour le renforcer.

Dans l'après-midi, un maçon recommandé par Lucyna GAUTIER doit venir constater les conséquences du dégât des eaux de cet hiver dans la cage d'escalier du logis. Son devis sera, entre autres, transmis à Groupama aux fins d'indemnisation.

Difficile de rêver, comme pourtant j'en ai besoin, face à de tels projets et devant de telles difficultés pratiques de suivi du chantier.

Heureusement, ce matin, je trouve dans la boîte aux lettres les dessins tant attendus de Roland FORNARI, pour la grille du mur entre la chapelle et le manoir, ainsi que pour les deux lanternes destinées à flanquer l'entrée principale du logis, dans la cour. Les voici ; d'abord la grille :

9 février 2011, le projet de grille de Roland FORNARI.

9 février 2011, le couronnement du projet de grille de Roland FORNARI.

... puis les lanternes :

9 février 2011, le projet de Roland FORNARI pour la paire de grandes lanternes.

J'aime beaucoup la taille prévue (1,20 m, c'est un sacré morceau !) ainsi que cette idée de corde pour soutenir la lanterne mais j'opterais plutôt pour un éclairage électrique (concession vulgaire à la mollesse de notre époque, je le reconnais bien volontiers !).

9 février 2011, détail des lanternes de Roland FORNARI.

Tout ceci me paraît témoigner d'une "manorialitude" de bon aloi. Reste à se procurer le devis avant de décider...

P.S. 1 : Dès ce matin, j'ai téléphoné à Roland FORNARI et lui ai donné mon accord pour la réalisation immédiate de la grille et des deux lanternes. Je lui ai juste demandé de prévoir une protection de la corde (ou plutôt du fil électrique) contre la chute d'eau puisque les bâtiments de la Chaslerie (tous, sauf la ferme) sont dépourvus de gouttières. Roland FORNARI m'a précisé à quel type de verres il pensait ; il choisira des verres à l'ancienne bien entendu. Nous avons également évoqué d'autres aspects pratiques : l'aération pour que la chaleur de l'ampoule n'amollisse pas le plomb et l'accès à l'ampoule pour pouvoir en changer.

P.S. 2 : Puisque Bernard ne peut venir aider Pascal à déménager les pierres du frère d'Hubert GAHERY, j'ai demandé à Pascal de se remettre à remonter le mur de refend de la ferme. Le plombier a, pour sa part, installé la tuyauterie requise pour les pièces d'eau prévues, sur son permis, par Lucyna GAUTIER.

9 février 2011, les réservations sont faites au niveau du 1er étage du mur de refend de la ferme.

Comme W.F. n'a toujours pas émis d'observation à propos de la restauration de la ferme, je poursuis la mise en œuvre du projet de Lucyna. Ajouterai-je que j'apprécierais toutefois que ce ne soit pas un autre "one man show" de ma part, la profondeur de mes poches n'étant hélas pas infinie ?

Pascal a terminé la semaine en continuant à maçonner à l'intérieur de la ferme :

11 février 2011, poursuite de la restauration du mur de refend de la ferme.

Ce matin, j'attends la visite de M. DELTA, le plombier, de M. PRUNIER, le carreleur, et de Pascal. Nous devons nous mettre d'accord sur les travaux au sol des deux pièces du bâtiment Nord critiques à ce stade du chantier, soit l'entrée et la chambre du rez-de-chaussée (avec son cabinet de toilettes et son dressing). J'en profiterai pour voir avec M. DELTA s'il peut déplacer la fixation de la future cuvette de w.-c.

P.S. 1 : La réunion de ce matin s'est très bien passée. M. DELTA a accepté, sans difficulté, de déplacer le socle de la cuvette. Ces Messieurs ont parlé des épaisseurs des matériaux qu'ils vont superposer sur le sol. Mon intention est enfin d'avancer prioritairement dans la restauration intérieure du bâtiment Nord ; cette fois, Carole m'en a en effet convaincu. Cela se fera par étapes. Je ne sais encore combien de temps cela prendra.

P.S. 2 : J'ai croisé Bernard dans l'après-midi. Il souffre du dos, ce qui explique son absence ces derniers jours. Je lui souhaite un prompt rétablissement.

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le 12 Février 2011
Administraaaâââtion - Désultoirement vôtre ! - Archives, histoire, documentation
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Longue visite, ce soir à la Chaslerie, de Pierre BOULLE, l'ancien directeur du "Publicateur Libre", venu m'offrir un ouvrage qui vient de sortir, "Châteaux de Normandie" par Hélène LEFEBVRE, aux éditions Patrimoines et médias. Cet ouvrage présente une centaine de "châteaux" de Haute et Basse-Normandie. Au titre de l'Orne, il y en a 17, dont deux sur le territoire de la commune de La Haute Chapelle, à savoir la Saucerie et la Chaslerie :

12 février 2011, Pierre Boullé en train de me lire la page 64 de l'ouvrage qu'il vient de m'offrir.

Je préfère pour ma part réserver le nom de château à des bâtisses ostentatoires, même s'il est vrai que, dans le cas de la Chaslerie, cette appellation se rencontre dans l'usage local. Il me semble que le vocable de manoir, plus modeste, plus lié à la ruralité, convient mieux ici ; c'est en tout cas celui que j'utilise toujours.

Avec toute la verve qu'on lui connaît, Pierre BOULLE a bien sûr évoqué nombre de figures de l'Ouest, notamment Robert de GOULAINE, Raymond GUESDON et certaine illustre famille de défenseurs des bouilleurs de cru. Il a d'ailleurs laissé également à ma disposition le dernier numéro de "L'avenir du bouilleur", organe de la "Fédération des bouilleurs et des récoltants de l'Ouest" dont il est le directeur convaincu.

A ce propos, en ma qualité de fonctionnaire du ministère des finances, je suis heureux de me faire ici l'écho d'informations réglementaires sur cet intéressant sujet, émanant de mes distingués collègues des Droits indirects :

La page 10 du numéro de 2011 de

P.S. 1 : Je précise que je ne me rappelle pas avoir été informé de la préparation ni de la parution de l'ouvrage dont Pierre BOULLE m'a offert un exemplaire. Le texte sur la Chaslerie me semble relativement bienveillant et objectif mais la photo est antérieure à la tempête de 1999, ce qui est un peu surprenant pour qui apprécie les efforts iconographiques de ce site internet...

Compte tenu des caractéristiques des autres monuments cités, je me demande si les services des affaires culturelles n'ont pas participé à l'élaboration de leur liste. Dans celle-ci figurent en effet des bâtiments qui ont fait l'objet de travaux de restauration au long cours comme Vauvineux, appartenant aux PICQ. Manquent en revanche, selon moi, le logis de Sainte-Marie-la-Robert que vient de vendre Marc CHALUFOUR ou encore le remarquable château du Repas, appartenant à un M. DEWAVRIN qui a cédé la chaîne de distribution "Surcouf". Je retrouve toutefois la Fresnaye de Patrice CAHART, ainsi reconnu comme emblématique du Perche, ou bien encore les Feugerets qui appartiennent à un cousin de mon ancien collègue Augustin de ROMANET.

Je calcule que, si la Chaslerie se trouve ainsi retenue dans une liste de cent châteaux répartis sur deux régions, cela signifie qu'elle doit appartenir aux 1 000 "premiers" châteaux de France, mais sans doute, selon moi, à la seconde moitié de cet ensemble, si l'on classe les monuments par leur "standing". Je considère que c'est là un très bon score. Dans l'Orne, les châteaux qui me paraissent mériter d'être classés parmi les 500 premiers français sont, par ordre alphabétique, le Bourg-Saint-Léonard (appartenant à la commune), Carrouges (qui est resté privé jusqu'à 1936, date à laquelle la famille LE VENEUR l'a vendu à l'Etat), le château d'Ô (ancienne propriété de Jacques de LACRETELLE, désormais propriété du consultant Dominique MARS), le haras du Pin (propriété du département qui fait de gros efforts pour en assurer la promotion) ou encore Sassy, propriété de la famille d'AUDIFFRET-PASQUIER (un duc de cette famille présidait le Sénat quelques décennies après que le grand-oncle Paul a présidé la Chambre des députés). Par la vertu des L.B.O., le château de Médavy tangente extérieurement ce premier groupe car il fait l'objet, ces années-ci, de travaux colossaux que je trouverais volontiers disproportionnés par rapport à la qualité intrinsèque du monument.

P.S. 2 : Le texte de l'ouvrage que je viens de citer me paraissant familier, j'ai eu l'idée de me replonger dans ma bibliothèque (celle qui s'est trouvée sous la douche lors du dégât des eaux de cet hiver). Et là, bonne pioche, j'ai retrouvé le même laïus avec la même photo, sous une autre couverture mais avec le même titre, le même auteur et le même éditeur. Seuls diffèrent la date de parution, ici 1997 et, surtout, le nombre de monuments présentés, ici 160. Un bon tiers de châteaux ont donc disparu de la liste en 13 ans ; pour l'Orne, il s'agit d'Argentan (transformé en tribunal), de la Bonelière (appartenant à nos voisins MEYER), de Bonvouloir (aux ACHARD de BONVOULOIR, parents des LEDIN et dont le nom figure sur une sablière de la chapelle de la Chaslerie), de Cerisy-Belle-Etoile, de Chambois, de Commeaux (très beau manoir, remarquablement restauré par les WARESQUIEL-BURRUS), de Domfront et de Pontgirard. Bref, le nouvel ouvrage n'est qu'une réédition allégée de l'ancien (comme je m'aperçois que n'oublie pas de l'indiquer, enfin, la quatrième de couverture). Huit monuments de l'Orne ont donc disparu de la liste, pas toujours à bon escient à mon avis. Je me dis que, des 17 qui restent dans l'édition actuelle, quelques-uns pourraient sortir de la liste avant que ce ne soit le tour de la Chaslerie. D'autant que les travaux de restauration en cours ne peuvent au demeurant qu'améliorer encore le classement de notre manoir-vedette !

Le malheureux est actuellement en dépôt à Notre-Dame-sur-l'Eau, à Domfront.

Il serait beaucoup mieux dans la chapelle de la Chaslerie où il pourrait être restauré à mes frais, continuer à être montré au public et, surtout, être mis hors d'atteinte des vandales qui le détériorent beaucoup trop souvent.

Quel élu aura l'intelligence de décider ce transfert ?

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le 18 Février 2011
Journal du chantier - Ferronnerie - Logis
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En matière de bâtiment, et notamment de restauration de monuments historiques, Roland FORNARI a coutume de dire qu'"une erreur répétée est un parti architectural". J'aime assez cette façon optimiste de canaliser la critique quand elle s'exprime une fois le travail réalisé.

De mon côté, je rassure parfois mes artisans en leur disant, beaucoup plus prosaïquement, qu'"il faut savoir accepter les petites conneries car ainsi, lorsqu'il y en a une grosse, elle se voit moins". Comme on le constate ici, mes artisans et moi, nous n'hésitons pas à théoriser nos travaux ; on appelle d'ailleurs la dernière remarque la "loi de FOURCADE" ; elle me paraît encore plus accommodante que la "loi de FORNARI", dans la mesure où elle n'impose pas de réitérer les âneries pour les rendre acceptables.

Observons au passage que mon goût pour la Haute Epoque rend l'application de ma "loi" beaucoup moins déplacée ou dangereuse que s'il s'agissait pour nous de restaurer des bâtiments du siècle de Louis XIV ou du XVIIIème siècle.

L'intervention des équipes de Roland FORNARI à la Chaslerie montre cependant que cette "loi" a des limites. Mais, je m'empresse de le dire, tout finit bien et Roland FORNARI s'est comporté comme un "gentleman" en acceptant sans rechigner le moins du monde mes remarques sur ses dernières livraisons.

A première vue, les nouvelles grilles de la façade Est du logis (deux petites au rez-de-chaussée de la tour Nord-Est et une grande à la fenêtre de la salle-à-manger), telles qu'elles ont été reposées cette semaine, complétaient très bien cette façade. Voici une vue d'ensemble prise ce matin dans la brume :

18 février 2011, les trois nouvelles grilles à l'Est du logis de la Chaslerie.

Voici le détail de l'une des deux nouvelles grilles de la tour :

18 février 2011, l'une des deux grilles du rez-de-chaussée de la tour Nord-Est.

On se souvient peut-être que Roland FORNARI avait déjà livré et installé ces deux grilles pour les dernières "Journées du patrimoine", à la mi-septembre 2010, mais je lui avais alors demandé de les redéposer pour pouvoir en allonger les barreaux horizontaux. J'avais en effet commandé des grilles avec ce que j'appelle à tort un "aspect de moucharabieh", c'est-à-dire avec des retours du métal jusqu'à la pierre ; je demande en effet que le plan de la grille ne se confonde pas avec le plan de la paroi extérieure du mur mais en décolle d'une dizaine de centimètres ; je trouve que cela donne "plus de vie" à la grille (accessoirement, cela empêche les pigeons de décorer les fenêtres car ils en sont alors trop éloignés...).

Depuis septembre dernier, la correction a bien été faite mais, cette fois-ci, j'observe que les barreaux verticaux ne reposent pas sur l'appui de la fenêtre, comme demandé, ce qui est regrettable.

18 février 2011, le motif de refus des petites grilles.

La grande grille, quant à elle, est, dans l'ensemble, satisfaisante à mes yeux :

18 février 2011, la grande grille de la fenêtre Est de la salle-à-manger du logis.

J'aime bien, en particulier, les fleurs en haut des barreaux verticaux...

18 février 2011, les fleurs en haut de la grande grille.

... ainsi que les rondelles de métal en bas des deux barreaux verticaux extérieurs inspirées d'une grille du manoir de Lambosne à Clairefougère (à côté de Cerisy-Belle-Etoile) signalée à Roland FORNARI par notre ami François POUGHEOL. Mais j'observe que l'"aspect moucharabieh" que je souhaitais est raté puisque les barreaux horizontaux sont, de part et d'autre, trop courts de 5 bons centimètres. Surtout, je suis très déçu que, pour implanter les œillets nécessaires à la fixation de la grille au mur, les compagnons de Roland FORNERI aient osé percer des granits séculaires ; ils ont même négligé de réutiliser une paire d'œillets d'origine qui restent donc inemployés.

J'ai donc refusé ces travaux en l'état. Les grilles ont dû être une nouvelle fois déposées.

Il sera facile de remédier au défaut des petites grilles. En revanche, pour la grande, il conviendra de décaler légèrement vers l'intérieur de la grille les deux barreaux extérieurs, de manière à pouvoir en cintrer différemment les extrémités.

Alors que les compagnons de Roland FORNARI étaient revenus ce matin pour poser les deux autres grandes grilles de la façade Est (celles du salon), je leur ai dit qu'ils pouvaient les remporter à l'atelier, avec les trois autres, de manière à ce que l'ensemble corresponde à ma commande. Ils ont donc soigneusement mesuré les granits des deux fenêtres du salon afin de ne pas recommencer l'erreur de la fenêtre de la salle-à-manger.

Comme Roland FORNARI, joint par téléphone, et eux n'ont fait aucune difficulté pour obtempérer, je leur ai dit que, pour la fenêtre de la salle-à-manger, je renonçais à leur faire restaurer les granits malmenés ; les œillets y resteront tels qu'ils les ont posés et ce loupé fera partie de l'histoire de la restauration de la Chaslerie. Je me dis en effet qu'après tout, la fenêtre en question avait déjà été "bidouillée" au XVIIIème siècle, de manière à en abaisser l'appui ; on peut donc admettre que les fixations de la grille y aient une "histoire particulière à raconter".

Roland FORNARI m'a assuré que l'ensemble des grilles aura été modifié et pourra être reposé avant la fin de la semaine prochaine ; je l'en remercie.

P.S. : Je reste songeur. Nous vivons dans une époque barbare. Armés de perceuses électriques à la pointe de tungstène, les compagnons de Roland FORNARI n'ont pas réfléchi deux secondes avant de porter une atteinte pratiquement irrémédiable à des granits sculptés il y a plusieurs siècles. Au lieu d'insérer leurs œillets au niveau des joints entre les granits (comme cela se faisait traditionnellement et comme ils en avaient plusieurs exemples sous les yeux), ils n'ont pas hésité à perforer n'importe où ces pierres vénérables. Ils se sont ainsi comportés là comme des automates dépourvus de sensibilité. C'est tout à fait navrant. Surtout, cela me démontre une fois de plus que ma présence est indispensable pour suivre chaque étape délicate du chantier.

Donc, si, dans le cadre de mes nouvelles occupations professionnelles, je ne pouvais me libérer assez, il se pourrait bien qu'un jour prochain je me résolve à prendre des décisions pénibles sur le contenu du programme de travaux et sur les moyens que j'y consacre.

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le 18 Février 2011
Journal du chantier - Arboriculture-horticulture - Références culturelles
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Je devais aller à une réunion d'information sur l'élagage des arbres organisée par le C.R.P.F.N. Mais celle-ci était prévue à Rémalard, c'est-à-dire à l'autre bout du département. Et elle portait sur des essences différentes des miennes.

Pas envie de reprendre encore le volant. Je reste donc à la Chaslerie pour bouquiner au chaud (chaud relatif, bien sûr). Bouquiner du TOCQUEVILLE, c'est toujours passionnant, quoi que cet illustre auteur ait osé écrire sur le grand-oncle Paul.

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le 19 Février 2011
Journal du chantier - Maçonnerie-carrelage - Ferronnerie - Terrassement - Logis - Ferme et son fournil
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Cette semaine, les tâches de Pascal ont été variées.

Les deux premiers jours, il a continué à charrier les lots de pierres achetés au frère d'Hubert GAHERY. Il me dit qu'au total, il y en avait 25 m3, en particulier des pierres de fondation car le terrain humide les avait nécessitées lors de la construction du bâtiment démonté. Voici la place dégagée des pierres que l'on apercevait du même angle, sous forme d'un gros tas envahi de lierre, sur la photo mise en ligne ici le 9 février dernier :

14 février 2011, le terrain chez le frère d'Hubert GAHERY a changé d'allure.

Mercedi, il a aidé l'équipe de Roland FORNARI à poser les grilles que j'ai refusées hier :

16 février 2011, une petite grille est fixée à la tour ; la grande attend au bout du Valtra.

On voit ici un compagnon de Roland FORNARI en train de fixer la grande grille à la fenêtre de la salle-à-manger :

16 février 2011, la grande grille de la salle-à-manger en cours de pose.

Les deux derniers jours de la semaine ont été consacrés à la poursuite de la maçonnerie dans la ferme...

18 février 2011, le mur de refend de la ferme.

... et à la redépose des grilles hier :

18 février 2011,

Pascal envisageait, après avoir terminé d'œuvrer au mur de refend de la ferme, d'attaquer la restauration du mur Ouest de la douve Nord. Je lui ai demandé d'attendre encore quelque temps. En effet, je souhaite recueillir l'avis de Lucyna GAUTIER sur cette tranche de travaux pour laquelle il est d'ailleurs attendu une subvention de l'Etat dont la préparation du dossier n'a pas encore commencé.

Comme le plombier n'est pas revenu à la Chaslerie, les travaux dans le bâtiment Nord sont, une fois de plus, gelés. J'attends de M. DELTA qu'il déplace le support du w.-c., me transmette une documentation sur le matériel sanitaire à choisir et, surtout, fasse le nécessaire pour implanter un circuit de chauffage par le sol. Il m'a expliqué qu'une fois ce circuit posé par lui et la nouvelle chape coulée par Pascal, il faudrait encore qu'il chauffe cette dernière avant que le carreleur ne puisse intervenir.

J'ai donc demandé à Pascal de poursuivre son travail sur la ferme, toujours sur la base des plans de Lucyna GAUTIER. Pascal devra déplacer du matériel de Roland BOUSSIN, encore entreposé dans l'extension Sud de ce bâtiment, afin de pouvoir intervenir sur la fenêtre Ouest de cette extension. Ensuite, il devrait travailler sur les ouvertures de la partie de la ferme qui correspond au futur petit salon (l'ancienne salle à vivre). Il a cependant besoin de continuer à mettre à l'abri du matériel de chantier ; il devra donc fermer provisoirement en parpaings l'ouverture du rez-de-chaussée du mur de refend.

Guy HEDOUIN
rédigé le 20 Février 2011
Ferronnerie - Vie de l'association
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Bonjour,

Votre ferronnier au look de byker ferait il également de la quincaillerie forgée ?

Auriez vous des photos de face de ses différents panneaux, ou lui-même possède-t-il un site afin de voir sa production ?

Je vous remercie et vous souhaite une bonne journée.

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le 20 Février 2011
Ferronnerie - Vie de l'association
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@ Guy HEDOUIN :

D'abord, je ne qualifierais pas le "look" de Roland FORNARI de "byker" mais plutôt de "libertaire". Néanmoins ce promoteur historique des radios libres refuse internet, je n'ai toujours pas compris pourquoi.

Bien sûr, il produit de la quincaillerie à l'ancienne comme le montre, sur ce site, une photo à laquelle vous pourrez accéder facilement, maintenant que la navigation du site a été améliorée hier par Thomas TALBOT...

Allez donc au message du 20 décembre dernier de cette page-ci. La 6ème photo de ce message vous donnera un premier aperçu du savoir-faire de Roland FORNARI.

Mais le mieux serait que vous lui rendiez visite dans son atelier du Sap (dans l'Orne, entre Falaise et Argentan). Je vous assure que vous ne perdriez pas votre temps. Vous verriez Vulcain à l'œuvre et le bonhomme ne manque certes pas de bagout ! Dans le genre, c'est ce qui se fait sans doute de mieux, dans l'Orne au moins...

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le 23 Février 2011
Journal du chantier - Maçonnerie-carrelage - Ferme et son fournil
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Pascal a fini de restaurer la maçonnerie du mur de refend de la ferme. Il y travaillait depuis le 8 décembre dernier, ainsi que le rappellent les photos mises en ligne sous cet onglet :

21 février 2011, le mur de refend de la ferme vu du 1er étage.

Comme demandé, il a fermé aujourd'hui, d'une cloison de parpaings, l'ouverture au rez-de-chaussée de ce mur de refend.

23 février 2011, la cloison de séparation entre le futur petit salon et le futur grand salon de la ferme.

Il a ensuite commencé à démonter les horribles briques blanches de la fenêtre Ouest du rez-de-chaussée de l'extension Sud de la ferme :

22 février 2011, la fenêtre Ouest de l'extension Sud de la ferme en cours de démontage.

Comme toujours, la restauration d'une ouverture n'est pas une mince affaire :

23 février 2011, début des travaux sur la façade Ouest de la ferme.

Nous avons également évoqué ce matin l'idée de percer ensuite deux petites ouvertures, comme des meurtrières, dans l'angle Sud-Est de la future cuisine en question, sur le modèle de celles réalisées sur le pignon Ouest du fournil de la ferme.

23 février 2011, les deux ouvertures vers l'Ouest du fournil de la ferme.

Je pense que cela rendrait plus agréable encore le "coin salle-à-manger" de cette future cuisine (ancien salon de la ferme).

23 février 2011, le futur coin salle-à-manger de la ferme.

Observons Pascal travailler sur la fenêtre Ouest de l'extension Sud de la ferme.

Voici dans quel état se trouvait cette ouverture ce matin, à la reprise du chantier, vue de l'extérieur du bâtiment :

25 février 2011, le chantier en début de journée, vu de l'extérieur.

puis vue de l'intérieur :

25 février 2011, le chantier en début de journée, vu de l'intérieur.

Puisqu'il est prévu, sur le plan de Lucyna GAUTIER (consultable sous cet onglet, vers la fin de sa page 5, en date du 17 octobre 2010), d'installer un évier devant cette fenêtre, Pascal a pensé à ménager un renfoncement pour que le plombier y installe ses tuyaux. On peut aussi remarquer que, cette fois-ci, il n'a pas oublié les gaines électriques.

Avant de replacer les pierres, Pascal est parfois obligé d'en tailler certaines à la disqueuse, comme celle-ci, provenant du lot cédé l'an dernier par la mère de Maxime et qui apparaît sous la lame aussi rose qu'un jambon, confirmant ainsi qu'elle contient du fer :

25 février 2011, une pierre taillée et posée en tout début d'après-midi.

Pascal me fait observer que les pierres achetées le mois dernier à M. BIDARD sont trop dures pour être travaillées de la sorte. Il pense que cela est dû à leur longue exposition au soleil.

Les photos suivantes, prises en fin de journée, donnent une idée de l'avancement du chantier aujourd'hui.

Sur la première, on aperçoit Claude MARTIN, venu saluer Pascal après un journée de chasse à la Chaslerie avec Blacky, son fidèle Youki.

25 février 2011, apparition de Claude MARTIN en fin de journée.

Claude m'a vanté les derniers exploits de son épagneul, capable d'attraper seul des bécasses ; il m'a aussi conseillé de demander à Thierry BOURRE d'attester des dégâts commis par les chevreuils sur mes plantations (il paraît qu'on peut être indemnisés) ; enfin, il m'a indiqué qu'avec son beau-frère et Bernard, ils viendront très prochainement - la saison de la chasse va bientôt s'achever - débusquer un gros sanglier qui laboure mes terres.

La deuxième photo de ce soir montre Pascal en train de brosser les pierres reposées aujourd'hui :

25 février 2011, Pascal brosse en fin d'après-midi les pierres maçonnées dans la journée.

Pascal m'a fait observer la trace d'une ancienne ouverture qui avait précédé la fenêtre bordée de briques blanches que nous avons connue jusqu'à ces travaux-ci. Voici, à droite, un petit morceau de la feuillure de cette ouverture, sans doute d'origine :

25 février 2011, la trace d'une ancienne ouverture de l'extension Sud de la ferme.

Pascal pense que, d'ici le milieu de la semaine prochaine, il devrait avoir achevé la restauration de cette fenêtre-ci.

Il prévoit de s'attaquer dans la foulée à l'ancienne porte Ouest de l'ancienne salle à vivre de la ferme. Selon les plans de Lucyna, il doit à cet endroit rétablir une fenêtre, en éliminant une nouvelle fois les très laides briques blanches qui dénaturent cette ouverture.

Il récupérera à cette occasion la pierre de seuil en grès qui aura ensuite sa place sur la porte à restaurer sur la façade Est de la ferme.

Pendant que Pascal remonte, comme l'on sait, la fenêtre Ouest du rez-de-chaussée de l'extension Sud de la ferme, Bernard travaille à 2 km de là, au Tertre Linot. Il continue à remettre de l'ordre dans le terrain bahuté qu'il m'a vendu il y a quelques années. Ce terrain va donc redevenir aussi propre qu'un sou neuf. Voici Bernard à l'oeuvre ce matin :

25 février 2011, Bernard en train de récurer le Tertre Linot.

Et voici un lierre que Bernard va faire disparaître, à ma demande. Le diamètre de son tronc montre qu'il est parti à l'assaut du chêne il y a belle lurette :

25 février 2011, un vieux lierre sur un encore plus vieux chêne.

En bas du Tertre Linot, Bernard me fait découvrir un puits qu'il utilisait pour abreuver ses vaches dans le temps. Il est plein jusqu'au niveau du sol exactement, ce qui montre à quel point le terrain est humide à cet endroit.

Cela me donne l'idée de regarder jusqu'où est montée l'eau dans le puits de la ferme de la Chaslerie. Voici la réponse :

25 février 2011, l'intérieur du puits de la ferme.

Elle s'y trouve actuellement à 1 m 45 sous le niveau du sol. Elle est ainsi montée de 2 m 50 depuis l'été (voir le message posté le 31 août 2010 en page 4 sous cet onglet). Pascal me dit qu'il l'a même vue plus haute dans le courant de l'hiver. Autrement dit, la sécheresse n'est pas encore pour demain par ici.

On a donc eu bien raison de drainer les abords des bâtiments alentours fin septembre dernier (voir les messages sous cet onglet à partir de la page 5 et du 25 septembre 2010). Tous ces drains fonctionnent très bien. L'intérieur de la cave est parfaitement assaini désormais, comme l'avait été il y a quelques années l'intérieur de la ferme.

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le 26 Février 2011
Journal du chantier - Maçonnerie-carrelage - Charpente-couverture - Ferme et son fournil
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J'attends ce matin la visite de Roland BOUSSIN qui doit m'expliquer les tenants et les aboutissants de son récent devis de restauration de la charpente et de la couverture du fournil de la ferme.

Je suis allé faire un tour à la ferme, dont j'ai rapporté les deux photos suivantes qui permettront de mieux comprendre où Pascal devrait intervenir prochainement.

La porte Ouest de la ferme, où il devra éliminer les briques blanches et qu'il devra transformer en fenêtre. C'est la pierre de seuil de cette porte qui sera récupérée...

26 février 2011, un bout de la façade Ouest actuelle de la partie la plus ancienne de la ferme.

... pour servir à la porte de la façade Est, dont la largeur sera réduite à l'occasion, de manière à redonner de l'unité au bâtiment. La fenêtre de cette partie de cette façade sera également restaurée :

26 février 2011, un bout de la façade Est actuelle de la partie la plus ancienne de la ferme.