Journal du chantier

J'ai reçu, il y a quelques jours et aujourd'hui, deux appels téléphoniques de l'architecte du patrimoine en charge de la "Mission n°2" :
- la première fois, elle voulait s'assurer que je confirmais ma commande de mettre en route la demande de permis de construire relative à l'aile Ouest, basée sur l'idée d'y disposer de deux grandes salles de réception. J'ai répondu affirmativement. Elle m'a alors indiqué qu'il faudrait peut-être prévoir un ascenseur pour les handicapés ;
- aujourd'hui, elle voulait savoir si je confirme ma commande d'une bibliothèque de style Louis XVI au 1er étage du colombier. J'ai également répondu affirmativement.

J'ai le souci de ne pas retarder de manière inconsidérée les travaux correspondants, ainsi que quelques autres, notamment relatifs au chauffage ou à l'aménagement de la moitié Nord du logis.

Comme je devrais recevoir prochainement le produit de la vente de "Pontorson", le financement de ces travaux est assuré.

Pour autant et à la réflexion, il serait stupide que je continue à dilapider mes "déficits fonciers reportables".

Je suis donc en train d'imaginer un montage financier permettant de slalomer au mieux entre les diverses contraintes fiscales que j'ai à gérer. Dans les grandes lignes, mon idée serait de confier la maîtrise d'ouvrage de ces travaux à mon aîné après lui avoir (1) restitué (ou revendu) la "S.C.I. des écuries et du colombier" qui serait nue-propriétaire de tout ou partie de l'aile Ouest (il faudra que je vérifie où en est ce dossier car je l'ai oublié), (2) vendu l'essentiel des parts d'une S.C.I. qui serait nue-propriétaire de la charretterie (je pourrais recycler là la "S.C.I. 1 de Walter FOURCADE" quand elle ne sera plus qu'une coquille vide) et (3) prêté la somme nécessaire pour ces travaux.

Bien entendu, c'est moi qui serais (qui resterais) en charge du suivi dudit chantier.

Il me dit ne pas être opposé à un tel montage dès lors que tout serait en ordre, ce qui va sans dire.
La vie dans un monument historique n'est pas toujours confortable. Notamment à 7, dont 3 jeunes enfants, quand on ne dispose pas de plus de 65 m2 habitables (ici, j'exagère un peu car, en été, on peut encore utiliser le grand salon du logis que je n'ai toujours pas démoli, tant je me laisse aller).

Depuis quelques jours, nous avions remarqué que la pression de la douche (à l'étage du bâtiment Nord) avait baissé. J'attribuais cela à des limitations de la distribution d'eau en période estivale. Et puis, avant-hier, les choses se sont corsées : plus d'eau du tout.

J'ai appelé le distributeur d'eau, "Véolia", prêt à lui passer un savon comme on peut l'imaginer, d'autant que j'ai dû patienter 12 minutes face à un répondeur automatique, après quoi ils m'ont garanti que la panne ne venait pas de chez eux et m'ont envoyé immédiatement un de leur salariés, très sympathique au demeurant. Celui-ci, après avoir ouvert le regard contenant le compteur d'eau du manoir, a actionné une vanne qui m'a confirmé cette interprétation. Donc la panne venait de l'aval du compteur, c'est-à-dire quelque part sur les 100 mètres de canalisation enterrée entre ce compteur et le manoir. Mais où ?

J'ai alors cherché à contacter mon plombier favori, Régis FOUILLEUL, mais ce dernier est en congés et son répondeur m'a orienté vers un de ses confrères. Celui-ci est venu hier après-midi...

4 août 2020.

... et m'a déclaré que la panne venait probablement d'un "réducteur de pression" à changer. Nous sommes alors partis à la recherche de cet appareil. Nous l'avons trouvé en aval du compteur d'eau de la ferme. Mais rien de tel de visible sur le circuit, différent, desservant le manoir. Le plombier a ensuite procédé à quelques manipulations dans la trappe du compteur d'eau du manoir et l'eau est revenue dans le circuit du manoir. J'ai également demandé au plombier de rétablir l'eau dans le fournil du manoir, ce qu'il a fait en actionnant le robinet rouge ci-dessous, dans le regard à l'angle Nord-Ouest du bâtiment Nord :

4 août 2020.

Mais, dans les minutes qui ont suivi le départ du plombier, quatre petits geysers sont apparus près du colombier ainsi que, par chance, Carole l'a vu :

4 août 2020.

4 août 2020.

4 août 2020.


J'ai de nouveau téléphoné au plombier. Il m'a conseillé de refermer le robinet rouge. Et le fait est que les geysers se sont alors arrêtés. Mais plus d'eau dans le fournil du manoir.

Un peu plus tard dans la soirée, l'eau n'a de nouveau plus du tout coulé au manoir.

Ce matin, j'ai téléphoné à mon terrassier favori, Philippe JARRY, pour qu'il vienne d'urgence déterrer les tuyaux d'arrivée d'eau en question. Philippe m'a immédiatement dépêché Jérôme qui s'est mis à creuser à la mini-pelle à l'endroit où les geysers étaient apparus. Mais là, aucune trace d'une quelconque tuyauterie, juste la preuve de la présence d'un fil téléphonique (la grille verte) :

5 août 2020.

5 août 2020.

Et Philippe ayant d'autres clients à servir, Jérôme a dû quitter le chantier.

Philippe m'a ensuite téléphoné pour me recommander que le plombier installe un tuyau provisoire sur l'herbe, entre le compteur et le regard de l'angle Nord-Ouest du bâtiment Nord. J'ai répercuté l'information au plombier, déjà pris par ailleurs, mais qui devrait passer prendre les mesures des joints à prévoir.

Voici donc où nous en sommes ce matin :
- plus de geysers depuis qu'on a coupé l'eau au robinet rouge. Mais si on rouvre ce dernier, pas davantage de geysers. Mystère sur la source d'eau qui avait provoqué ces phénomènes ;
- plus d'eau au manoir. Donc impossible d'utiliser les toilettes, de laver le linge ou la vaisselle. Carole a fait provision de grosses bouteilles d'eau minérale en attendant des jours meilleurs ; on va donc camper...
- avec un peu de chance, l'eau pourrait être rétablie demain au manoir, grâce à l'installation provisoire suggérée par Philippe ;
- pour ce qui concerne les vraies réparations, elles ne pourront sans doute pas être effectuées avant plusieurs jours. En espérant qu'on retrouve ce fameux réducteur de pression ainsi que la cause des geysers. Pourvu qu'elle ne se trouve pas dans les travaux effectués il y a un an pour assainir le pied du mur Ouest de l'aile Ouest...
Long coup de fil, ce matin, de l'architecte du patrimoine. Dans le cadre de sa "Mission n°2", elle prépare la demande de permis de construire de l'aile Ouest et souhaitait m'interroger sur les partis que je compte retenir, notamment à propos des sols, de l'escalier et de l'accès du public.

Dommage qu'elle ne m'autorise pas à mettre en ligne ses plans tant que les dossiers n'ont pas été approuvés par la D.R.A.C.
Le plombier Sylvain DUPRE est revenu en cette fin d'après-midi. Il a pu rétablir l'eau dans le bâtiment Nord. Il repassera demain pour poser la dérivation provisoire.

Pouvoir prendre une douche chez soi, quel régal, quel délice et quel luxe ! Je viens d'en refaire l'expérience.

P.S. (à 18 h 20) : Ce foutu réducteur de pression s'est encore bloqué. Plus d'eau de nouveau !
Le plombier Sylvain DUPRE a installé ce matin la dérivation provisoire de l'arrivée d'eau :

6 août 2020.

6 août 2020.

6 août 2020.

6 août 2020.

6 août 2020.

6 août 2020.


Nous revivons !

Sur une idée d'Anne-Violette, nous ferons l'économie d'une recherche du réducteur de pression défaillant et enterrerons la dérivation dès que le terrassier redeviendra disponible, non sans l'avoir pourvue d'un nouveau réducteur de pression.

Quant à l'autre panne - celle qui se traduit par de petits geysers près du colombier - on la traitera à cette occasion. En attendant, l'alimentation en eau du tuyau qui fuit demeurera coupée.