Généalogie et sagas familiales

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le mardi 28 août 2018
Désultoirement vôtre ! - Généalogie et sagas familiales - Références culturelles
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Mon copain de promo à l'X et "ami Facebook" Jean LOUCHET, grand joueur et restaurateur de clavecins devant l'Eternel, a posté le problème suivant : "Une question pour les grands scientifiques. Si je supprime les pieds de mon clavecin (ça gêne pour passer l'aspirateur) et que je le suspends au plafond par 3 câbles, il va se balancer quand je joue. Combien faut-il de câbles pour qu'il ne se balance pas ?"

Pas facile. Michel BERA, mon copain de terminale et "ami Facebook" (par ailleurs ancien de la rue d'Ulm) a répondu :
(Début de citation)
Jean ton problème me fait penser aux points les plus éloignés les uns des autres sur une sphère. Je dirais 6 câbles dans une configuration qui part du centre de gravité de ton piano et va vers les 6 points d'une sphère qui contient le piano : 6 points d'intersection avec le clavecin où tu accroches les câbles.
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Répartition de points sur une sphère

Envoyé par yersinia pestis

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yersinia pestis

Répartition de points sur une sphère
il y a douze années

Bonjour,

existe-t-il une méthode générale permettant de placer n points équidistants les uns des autres à la surface d'une sphère?

La seule solution que j'ai trouvée est "physique" :

- construire un polyèdre régulier ayant n sommets
- trouver son centre de gravité (G)
- centrer la sphère sur G
- tracer les droites joignant G aux sommets du polyèdre

les points d'intersection de ces droites avec la sphère sont (je pense... à démontrer?? (mais non, pas "que je pense" !!! )) équidistants les uns des autres.

Merci de votre aide.

Emmanuel

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Utilisateur anonyme

Re: Répartition de points sur une sphère
il y a douze années

Dans le cas général, ça relève de la théorie du pointillisme mathématique, qui cherche à répondre la question suivante:

Comment répartir uniformément un nombre de points sur une surface?

Et dont l'idée est:

Considérer les points comme des particules en interaction. Car dans ce cas, les lois physique prtévoient que, lorsque le système parvient à l'équilibre, la configuration finale minimise l'énergie en répartissant les points le plus équitablement possible sur la surface. Justement le but cherché.

Pour une sphère:
2 points: aux antipodes
3 points: aux sommets d'un triangle équilatéral inscrit dans le sphère
4 points: aux sommets d'un tétraèdre régulier
8 points: le cube inscrit avec la reation d'une de ses base d'un angle 45°
...
Mais dans le cas général, n points, c'est un vrai casse-tête!

Pour plus d'infos: science&vie numéro 1054.

Cordialement
&"


(Fin de citation)

Je me suis permis de mettre mon grain de sel dans le débat : "Michel, ta réponse tient-elle compte de l'aide qu'apporte la gravité (plus le fait qu'on exclut, j'imagine, de soulever le clavecin pendant qu'on joue) ? Bref, sans lire ton laïus, j'aurais pensé que 4 suffisent."

Je viens d'avoir la satisfaction de découvrir le point de vue d'Alfred RAMANI, qui fut, "notre année" (1971), major à l'entrée de Normale Sup (ex-aequo avec Jean-Marc OURY, dont j'ai parlé par ailleurs). Voici en effet ce qu'il écrit : "Compte tenu de la gravité, trois cables obliques suffisent. Si la force exercée par celui qui joue reste modérée alors l'opposée de la résultante de la gravité plus une force modérée peut facilement rester dans la pyramide formée par les trois câbles s'ils sont bien choisis. Dans ce cas il n'y a qu'une seule solution pour la répartition des tractions des 3 câbles qui resteront toutes positives et les points fixes resteront fixes. Evidemment si on tape sur le clavecin comme un malade, ça peut le faire osciller, mais alors aucun câble ne résistera !"

J'ai désormais un peu de mal à m'accrocher devant de tels laïus, mais je comprends qu'Alfred va dans mon sens.

Pour fêter ça, je viens de lui proposer qu'on soit "amis Facebook".

P.S. : Jean LOUCHET vient d'en rajouter une couche :" "pour qu'il ne se balance pas". Avec 3 câbles "bien conditionnés" il lui reste 3 degrés de liberté donc il peut osciller. Même le toucher le plus doux, s'il est à une fréquence propre... et puis c'est 6, ça me semble tellement évident! Outre le comptage des degrés de liberté, ça se sent dans les mains!"

C'est l'accident du pont d'Angers. Comme quoi, mon intuition de 4 n'a peut-être pas encore perdu la partie.

P.S. 2 (du 31 août 2018) : Alfred RAMANI vient de conclure cet intéressant débat en me donnant raison dans les termes suivants : " Jean je me suis effectivement trompé, 3 ne suffisent pas. Mais la réponse n'est pas 6 mais 4. Mais d'une seule façon : si on fixe 4 points sur le clavecin en forme de tétraèdre régulier EXACT et qu'on fixe LES 4 CORDES également en tétraèdre régulier EXACT il n'y a aucune possibilité d'oscillation: dans 4 sphères de même rayon centrées sur un tétraèdre régulier s'inscrit un seul tétraèdre régulier de taille minimale. Il faut bien sûr que les cordes soient de rigidité infinie, mais les forces peuvent rester finies. De toutes façons même avec 6 cordes si leur rigidité n'est pas infinie, cela oscille. Quand au nombre d'équations, cela signifie que SI ON LINEARISE les équations, on va trouver deux modes de fréquence nulle, le système d'équations linéaires aura deux solutions constantes indépendantes, avec deux coefficients libres. Mais tous les termes quadratiques seront positifs, car on a seulement des minimaux, pas de "points de selle". Donc aux ordres supérieurs la seule solution correspond à zéro déplacement même dans ces modes-là. Pas d'oscillations d'amplitude aussi petite soit-elle, malgré les deux modes de fréquence zéro. Mais il faut des tétraèdres réguliers parfaits (et des cordes inextensibles, mais ça , c'est vrai dans tous les cas)."

Je n'y comprends rien, si ce n'est que j'ai quand même de beaux restes, même si Alfred n'a toujours pas accepté mon invitation. Il est vrai qu'à Louis-le-Grand, nous n'avons jamais été dans les mêmes classes mais dans des filières parallèles.

P.S. 3 (du 2 septembre 2018) : La conclusion de cette affaire vient d'être tirée par Alfred RAMANI : "On peut avoir un cable au sol et trois en triangle equilateral au plafond, mais on peut aussi en avoir un au plafond et trois au sol, ou deux au plafond et deux au sol, du moment que cela forme un tétraèdre régulier. En tous cas l'intuition de Pierre-Paul Fourcade était correcte !"
CQFD
Cher camarade

Je te propose de lire les œuvres du docteur Elizabeth Kübler-Ross (décédée en 2004) qui a été psychologue et spécialiste du comportement. C’est elle qui a présenté les étapes, ou phases du deuil (Déni, Colère, Marchandage, Dépression, Acceptation).

Etape 3 – La colère et le marchandage : C’est la confrontation avec les faits qui va engendrer une attitude de révolte, tournée vers soi et vers les autres. c'est aussi une phase de marchandage qui peut prendre une tournure "magico-religieuse". On promet à une "entitée invisible" de ne plus faire telle ou telle chose si la situation originelle pouvait revenir. Les intensités peuvent être variables, selon la maturité affective de la personne. La pensée de la personne s’alimente de fortes contradictions. Elle peut
s’emporter par ou s’enfermer dans le plus grand mutisme. Des pulsions de vengeance peuvent ainsi la pousser à avoir des comportements qu'elle ne comprend pas elle- même. En fait, la personne est confrontée à l'impossibilité d'un retour à la situation première. Elle doit faire le deuil, et passe par de nombreuses émotions : reproches, remords, ressentiments, dégoûts, de la répulsion, séduction ou agression. Exemple : « C’est de leurs fautes, ils n’ont jamais rien fait pour moi ».

La colère n'est qu'une étape puis va venir l'acceptation de la nouvelle situation .

J'espère que ces éléments pourront comprendre les difficultés auxquelles tu as été confrontées .

Bien amicalement

N.D.L.R. : Cher camarade,

Merci pour ces réflexions et perspectives.

Je n'ai jamais été très doué pour l'introspection et la psychologie. Ma mère est traitée depuis longtemps pour son caractère bipolaire et il est loin d'être exclus que d'aucuns m'appliqueraient volontiers un diagnostic comparable.

Le plus grand choc que je pense avoir vécu du genre qu'analysa ce docteur Elizabeth Kübler-Ross a concerné ma mise au placard en 1998. On en trouvera la relation sur ce site. Il est possible qu'à ce sujet, j'aie fini par arriver à un stade proche de l'"Acceptation". Je retire néanmoins de ces épisodes une répulsion que je crois définitive pour certains comportements, hélas fréquents, dans la gestion de la "chose publique".

Quant à ma mère, le problème est plus ancien et récurrent, sans doute plus profond. Je lis en ce moment un bouquin sur l'humour juif ("Dictionnaire amoureux de l'Humour juif" par Adam BIRO, chez Plon) et il y est beaucoup question de "mamans juives" ; je retrouve là beaucoup de traits du caractère de ma mère et des sentiments de révolte ou d'abattement qu'ils ont parfois induits chez moi.

Au-delà de nos cas particuliers, je suis frappé, comme je l'ai écrit récemment, par l'importance des investissements de la "silver economy" pour un retour sur lequel j'avoue m'interroger souvent. Ces questions-ci sont particulièrement délicates, au point que je voie là la raison principale des comportements de fuite que choisit la société quand elle a à les affronter.

Je pense qu'il faudrait beaucoup de sagesse romaine partagée en la matière. J'espère que, lorsque mon tour sera venu de me détacher de ce monde, je ne me contenterai pas de paroles et saurai en faire preuve sans jouer indéfiniment les prolongations. Je l'ai dit à mon aîné.

Bien amicalement,

PPF
Journal du Dimanche
rédigé le mercredi 29 août 2018
Désultoirement vôtre ! - Généalogie et sagas familiales - Pouvoirs publics, élus locaux
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Comment remplacer Nicolas HULOT au gouvernement ?

N.D.L.R. : Rigolo de lire le nom de Michèle PAPPALARDO parmi les "papabile" : dans une vie antérieure, elle candidata pour être mon adjointe ; j'étais alors le chef du "bureau du mouvement des fonds" - le plus noble - de la direction du Trésor ; un grand chef de ce bureau, je le pense, puisque les innovations que j'ai alors introduites (notamment la mise en adjudication des emprunts d'Etat) ont permis de faire exploser la dette publique (tu parles d'une performance).

J'exagère un peu : un tel chef de bureau a un rôle de proposition puis d'orchestration, pas de décision. Mais j'avais quand même été placé à ce poste central en raison de la technicité et de l'inventivité qu'on me reconnaissait et je n'y ai nullement démérité. On = Daniel LEBEGUE, un individu dont j'ai expérimenté ensuite toute l'imposture.
Mon camarade de promotion de London Business School Kyle FAIRCHILD (ancien de la NASA) m'a transmis un courriel de notre autre camarade de promotion Nancy GILLE (qui travaille dans l'immobilier à San Francisco). Comme demandé par Nancy, j'ai fait part de mon avis :

(Début de citation)


De : Pierre-Paul Fourcade <penadomf@msn.com>
Envoyé : jeudi 30 août 2018 08:14
À : Kyle Fairchild
Objet : RE: Nancy Gille talking about (San Francisco) Legacy Bars & Restaurants on "Quick Bites"

Poor people obliged to consider as antiques things (craps) that are no more than 100 years old...

Cheers

PPF
_________________________________________________

De : Kyle Fairchild <kyle@fairchildinnovation.com>
Envoyé : jeudi 30 août 2018 04:19
Objet : Fwd: Nancy Gille talking about (San Francisco) Legacy Bars & Restaurants on "Quick Bites"


---------- Forwarded message ---------
From: Nancy Gille <ngille@msn.com>
Date: Tue, 28 Aug 2018 at 14:14
Subject: Nancy Gille talking about (San Francisco) Legacy Bars & Restaurants on "Quick Bites"
To: Kyle Fairchild <kylefairchild@gmail.com>

Hi Kyle,
Please forward this to our Sloan 2002 cohort. My hope is to get this video viewed by a diverse, globe-spanning audience...and perhaps inspire some to plan a future visit to San Francisco?
Thank you!
Nancy

Produced by:
Andy Kawanami
Media Production | SFGovTV, cable channel 26 & 78
Department of Technology | City and County of San Francisco
(M) 415.828.1124 | andy.kawanami@sfgov.org
@sfgovtv | YouTube | Facebook | SFGovTV.org

(Fin de citation)

Des trucs comme ça me rendraient hulotiste...
Ou plutôt, je pense que ce ministricule aurait mieux fait de se battre dans ce pays de sauvages, de l'autre côté de l'Atlantique, notamment au bord du Pacifique où des excités de tous acabits n'arrêtent pas de lancer des modes ridicules au détriment de la planète. Et on a la connerie de les suivre...
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le vendredi 31 août 2018
Désultoirement vôtre ! - Généalogie et sagas familiales
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Carole et moi avons passé toute l'après-midi d'hier à Alençon où le dossier de ma mère évolue vite.

J'avais certainement eu une très mauvaise idée de vouloir organiser son transfert en plein mois d'août. Je l'avais fait avec le souci de libérer sa place au "Parc" de Bagnoles.

L'assistante sociale du "Parc" m'ayant indiqué que la situation médicale n'est pas meilleure à Bagnoles qu'à Alençon, Carole m'a relayé auprès de notre interlocutrice principale à Alençon à son retour de congés ; un changement d'humeur de ma mère a permis de lui faire envisager le bon côté des choses dès lors que :
- elle a pu se faire pouponner par la coiffeuse, la manucure et la pédicure attachées au "Domitys" d'Alençon ;
- Carole lui a offert une séance de massage ;
- a été trouvée une kiné dont, dès la première séance avant-hier, ma mère s'est déclarée très satisfaite et qu'elle trouve même très jolie,
- va être changé le cabinet d'infirmières auquel nous avons recours, deux fois par jour, pour elle,
- viennent d'être sélectionnés pour son service au sein d'"Adhap" les agents de toilette et d'habillage, intervenant également deux fois par jour, que ma mère n'avait pas critiqués,
- sera de même attaché à sa personne au sein du "Domitys" l'agent d'entretien (1 h 30 par semaine en deux fois pour son ménage) qui lui avait convenu,
- un médecin généraliste accepterait de la suivre si elle réside durablement à Alençon.

Sur ces bases, ma mère a donné son accord pour se fixer à Alençon. Elle y disposera, au 1er étage de la "résidence Domitys" (le "Jardin des Lys"), d'un deux-pièces avec balcon et vue sur le jardin, plus vaste que celui de sa "résidence temporaire".

L'emménagement est prévu dans la troisième semaine de septembre. Jean LEMARIE veut bien nous prêter main forte pour le déménagement, de Paris à Alençon, des principaux meubles de ma mère (lit, canapé-lit, secrétaire, commode, fauteuils, tableaux, tapis, etc) et je l'en remercie. Pour ce qui concerne la restauration, ma mère a souhaité, outre le petit-déjeuner servi dans son appartement, le déjeuner à trois propositions par plat et le goûter dont elle est satisfaite, que son dîner comporte également trois plats et non deux comme j'avais cru qu'elle s'en contenterait.

Une fois que ma mère a confirmé, hier après-midi, sa volonté en signant les contrats préparés par "Domitys" (elle bénéficiera de toute la gamme de leurs prestations, sauf en matière d'"évasion"), elle a réclamé que nous lui organisions une visite chez un O.R.L. et une autre chez un ophtalmo. Nous espérons l'aide du prochain généraliste pour en trouver de disponibles à Alençon. Nous complèterons par un psychiatre et l'équipage pourrait être considéré comme suffisamment diversifié pour ses goûts, ses besoins et son train de vie, du moins à ce stade.

"Silver economy", quand tu nous tiens...

Vive la France
Et les joueurs d'accordéon
Vive les bals et les flonflons
Vive la France
Vive les pompiers et leur pin-pon
Qui m'ont donné le grand frisson

Y a des vaches et y a des trains
Et y a des vaches qui voient passer les trains
Ha que c'est bon de vivre ici !
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le dimanche 2 septembre 2018
Désultoirement vôtre ! - Généalogie et sagas familiales - Anecdotes - Références culturelles
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Carole et moi sommes allés, hier soir, prendre l'apéritif chez des voisins, propriétaires, dans le secteur, d'un très beau manoir antérieur à la guerre de cent-ans. Notre hôte nous a fait visiter de fond en comble, y compris les jardins, sa propriété qu'il a acquise quelques années après notre achat de la Chaslerie.

Tout y est impeccable et accueillant, avec de très beaux décors et mobilier.

De retour à notre manoir favori, Carole m'a bien sûr reproché ma folie des grandeurs qui fait qu'après 27 ans de chantier, je n'ai toujours pas été capable de livrer de quoi permettre à mes proches de venir partager confortablement quelques week-ends.

Et le fait est que jamais, au départ, je n'aurais cru que j'allais m'embarquer dans pareille aventure. Mais c'est ma nature : je n'aime pas faire les choses à moitié et, de fil en aiguille, j'ai été emporté par mon tempérament perfectionniste. Et puis, il faut bien le dire, je n'ai pas été beaucoup aidé par les caractéristiques ni l'état du morceau auquel je me suis attaqué. Ni n'ai bénéficié d'un relais sur l'existence duquel j'avais en quelque sorte parié à tort.

Mais l'aventure continue, que je le veuille ou non. Quand on s'est collé un tel bébé sur les bras, on est de fait, je le pense, condamné à avancer envers et contre tout. "Voilà mon sort à moi, malheureux prisonnier" !

J’ânonnais cette poésie dans mon enfance et ne l'ai jamais oubliée :

Heureux le papillon qui,
Libre dans l’air, vole !
Disait un écolier ennuyé de l’école.
Sans trêve et sans repos
Travailler, travailler :
Voilà mon sort à moi,
Malheureux prisonnier ! »
Et s’adressant au ver à soie :
« Comment peux-tu filer
Toi-même ta prison ? »
L’insecte répondit :
« J’y travaille avec joie,
Car j’en sors papillon. »
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le lundi 3 septembre 2018
Désultoirement vôtre ! - Généalogie et sagas familiales - Anecdotes
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Sur son chemin de retour vers Paris, Carole a fait étape à Alençon où elle aura passé cinq heures cet après-midi à régler les problèmes suivants :
- accompagner ma mère chez le médecin qu'elle lui a trouvé en liaison avec la "Résidence des Lys" ; il paraît que ce médecin a écouté très patiemment l'"exposé complet" dont ma mère l'a gratifié ; il lui a prescrit une ordonnance valable trois mois et l'a dispensée de la plupart de ses piqûres quotidiennes ;
- accompagner ma mère chez un pharmacien pour faire l'acquisition de tous les médicaments prescrits ; Carole a dû insister pour que ne soient pas fournis des génériques dont, absurdement, ma mère ne veut pas entendre parler ;
- mettre fin au contrat avec un groupement d'infirmières dont ma mère se plaignait ; leur trouver des remplaçantes ;
- faire signer par ma mère le contrat-cadre avec "Adhap" qui la fournit, sept jours sur sept et deux fois par jour, en "assistantes de vie" (du moins celles qu'elle n'a pas rejetées à ce stade) ;
- et, pour couronner le tout, prendre encore le temps d'accompagner avec le sourire ma mère dans une pâtisserie où elle lui a offert le café liégeois et la tarte au citron dont elle est friande ;
- etc.

Je suis très reconnaissant à Carole de se charger de toutes ces corvées et d'arriver à le faire de façon très efficace.

De mon côté, j'ai été absorbé par des problèmes administraaaâââtifs divers et j'ai dû, entre autres, me rendre à Pontorson pour remettre un peu d'ordre dans mon immeuble local : locataires qui entreposent des vélos dans un couloir exigu (l'un d'eux, bien connu de nos services, me menace de sévices divers dont une plainte pour vol et il semble qu'il ait trouvé une oreille complaisante chez un gendarme qui m'a téléphoné), locataire qui refuse l'accès à son lot où se trouverait la source d'un dégât des eaux très gênant pour sa voisine âgée, etc... Bref, des incivilités diverses, que de la joie également. Voici la lettre-circulaire que, de retour à notre manoir favori, j'ai envoyée pour rappeler quelques règles de bon sens :

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le mardi 4 septembre 2018
Désultoirement vôtre ! - Généalogie et sagas familiales
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Je viens de téléphoner à ma mère. Nouvelle salve de réclamations :
- elle a oublié hier de parler au médecin de ce qu'elle appelle sa "fracture du péroné" ;
- le dentiste qui lui a été conseillé ne prend plus de patients ; d'ici que je doive la conduire à ma dentiste à Domfront, il n'y a qu'un pas (et, accessoirement, à chaque rendez-vous, deux allers-retours à Alençon à la clé) ;
- elle n'arrive pas à obtenir de rendez-vous avec un ophtalmo ni un O.R.L. ;
- etc... etc...

Elle me saoule.