Généalogie et sagas familiales

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le vendredi 10 août 2018
Désultoirement vôtre ! - Généalogie et sagas familiales - Fac - Anecdotes
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Carole et moi accompagnerons lundi après-midi ma mère au "Jardin des Lys" à Alençon. Il est entendu que son "séjour temporaire", qui débutera ce jour-là, durera un mois puis sera, sauf incident, transformé en "séjour durable" en attendant qu'une place se libère aux "Jardins de Diane" de Bagnoles.

Au-delà des prestations couvertes par le contrat-type de "Domitys", y compris 4 des 5 "packs services" qu'ils proposent pour "encore plus de confort à la carte" (c'est-à-dire tous sauf leur "pack Evasion"), il y aura lieu de prévoir, dans le cas de ma mère, l'assistance d'une "aide à la vie quotidienne" deux fois par jour, l'intervention d'une infirmière une fois par jour, des séances de kiné aussi souvent que possible et un suivi médical aussi souvent que l'état de ma mère le rendra utile ou même qu'elle le souhaitera.

A Alençon, je pense visiter ma mère deux fois par semaine alors que, depuis le début de juillet, je me suis rendu au "Parc" de Bagnoles tous les jours sans exception. Ma mère m'a proposé de coucher, lorsque je viendrai la voir à Alençon, dans la deuxième pièce de son futur logement mais je ne pense pas donner suite à cette idée. Une consultation d'internet m'a en effet montré qu'en matière universitaire, je ne trouverais guère dans cette capitale que des cours de droit susceptibles de m’intéresser suffisamment pour me retenir deux jours d'affilée. Mais je n'ai aucune envie de retrouver au campus de Damigny le maître de conf de droit administratif, aussi barbichu que sectaire, qui m'avait fait fuir de Caen.
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le mardi 14 août 2018
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Installée depuis hier après-midi à la résidence "Domitys" d'Alençon, ma mère se plaignait ce matin de la qualité de sa literie qui l'aurait empêchée de fermer l’œil et du fait qu'on ne lui aurait pas fait ingurgiter sans délai toutes les pilules auxquelles elle est habituée, elle qui refuse les génériques : "business as usual". Carole et moi avions pourtant trouvé l'accueil parfait, tout le monde était sur le pont pour elle, notamment la directrice, la responsable des assistantes de vie, l'infirmière, la pharmacienne, etc ; un kiné avait déjà été mis en alerte.

Ce matin, peu après que j'ai ainsi joint ma mère pour recueillir ces doléances, mon correspondant dans cette résidence m'a téléphoné pour me tenir au courant d'autres demandes du même type de sa nouvelle pensionnaire. Je lui ai répondu que nous lui faisions pleinement confiance pour régler ce genre de questions sans nous en référer. Dois-je préciser qu'il m'en a remercié ?

Ce matin également, j'ai visité deux autres résidences du même type aux environs de Laval qui m'économiseraient 30 minutes de route chaque fois et qui, surtout, offriraient à ma sœur un accès direct en train depuis Paris. Il s'agit de la "Domitys" de Louverné et des "Girandières" de Saint Berthevin. Elles ne m'ont pas paru justifier la peine pour ma mère d'un nouveau déménagement.

Avec un peu de chance, peut-être vais-je pouvoir souffler un peu de ce côté-là.
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le mercredi 15 août 2018
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La famille de mon aîné est arrivée hier soir.
Depuis leur dernière visite, mon premier petit-fils a bien changé ; il court désormais partout et promet d'être un sacré balèze ; pour le reste, toujours aussi rigolard et explorateur ; je suis prévenu que je devrais vite ranger mes bibelots, notamment les volatiles de faïence qui sont à sa portée dans l'entrée.
Ma petite-fille s'est brûlé la main en aidant Carole à préparer du pain perdu ; son père, pas peu fier, m'a fait remarquer la précision de son vocabulaire ; c'est en effet étonnant, une vraie "petite normalienne".

Quant au cadet, aucune nouvelle, du moins pour ce qui me concerne.
Si, j'exagère. Il m'a téléphoné il y a une semaine environ pour me demander s'il pourrait installer sa famille recomposée dans l'appartement de ma mère et, tant qu'on y est, y joindre l'étage du logement de Carole.
Comme il est doux de constater que son père conserve à ses yeux, à défaut d'autre chose, une certaine utilité.
Et, j'oubliais, vive le téléphone, c'est si pratique pour traiter ce genre de questions comme il convient !
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le mercredi 15 août 2018
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Aux dernières nouvelles, ma mère ne sort toujours pas de son logement, ne se mêlant donc en rien aux autres pensionnaires. Elle se plaint de n'avoir pas de kiné.

Carole est partie la voir. J'irai demain.
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le vendredi 17 août 2018
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J'ai visité hier matin ma mère à Alençon :

16 août 2018.

16 août 2018.

Je l'ai emmenée déguster un café liégeois au bar de sa "résidence Domitys". C'était sa première sortie de son logement. J'ai été informé que, l'après-midi, elle a été raccompagnée au bar pour le goûter quotidien en groupe.
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le dimanche 26 août 2018
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En dépit d'un rhume carabiné, je me suis rendu, 48 heures après Carole, à Alençon pour inviter, à mon tour, ma mère à déjeuner, cette fois d'un couscous.

J'ai eu droit immédiatement et exclusivement à un tir nourri de récriminations à propos, notamment, de "l'endroit où elle consent à vivre".
Je cite dans l'ordre ce que j'ai retenu :
- elle vient de perdre une dent et il n'y a pas de dentiste ;
- elle n'a toujours pas de médecin ni de kiné à sa disposition donc est condamnée à se traîner, faute de "la rééducation qui lui est indispensable" ;
- le sol (des revêtements impeccables selon moi) est glissant dans sa chambre, dans son salon et dans son cabinet de toilettes, de sorte qu'elle risque à tout moment de se rompre le cou ;
- les infirmières sont incompétentes, mal coordonnées entre elles et ne lisent pas les ordonnances quand elles ne les refusent pas pour des motifs futiles ;
- on lui donne des médicaments à 9 h 30 le matin alors qu'ils doivent être pris "sans faute, tu m'entends, sans faute" en même temps que le petit-déjeuner qui est à 9 heures ;
- elle n'a plus la latitude d'avaler simultanément plusieurs sachets de poudre pour sa constipation ; or c'est elle qui est la mieux placée pour déterminer combien il lui en faut ;
- le somnifère n'est pas de la bonne marque ;
- un "clochard hirsute et sans blouse" a été préposé à sa toilette et elle exclut d'être touchée par un homme ;
- une femme de ménage est "abrutie avec des yeux divergents" et lui a détraqué la télévision (réparée depuis) ;
- une autre se repose sur le canapé (neuf à ma demande) au lieu de travailler ;
- on lui a volé un billet de 20 euros ;
- elle n'avait plus d'argent liquide avant la dernière visite de Carole donc ne pouvait plus s'approvisionner en "Hépar" qui lui est indispensable pour lutter contre la fameuse constipation (je lui en ai porté 24 bouteilles d'un litre ce matin, qui se sont ajoutées au stock, largement inentamé, constitué précédemment...) ;
- les visites que nous lui faisons sont trop rares (alors que, sauf erreur de ma part et pour ne parler que de la dernière semaine, elle aura reçu deux fois ma visite, deux fois celle, distincte, de Carole et une fois celle de chacun de mes neveux, accompagné de ses conjoint et enfants alors qu'ils vivent en région parisienne et sont venus spécialement pour elle) ;
- nous ne lui téléphonons pas assez souvent alors qu'elle se garde bien de nous appeler "pour ne pas nous déranger" (sic, c'est le refrain habituel) ; etc...

Bref, que du négatif ! Absolument rien d'autre ! Et tout cela débité d'une voix hargneuse et à un rythme staccato ininterrompu, comme si elle s'y était entraînée (ce qu'elle a dû faire sans aucun doute).
Passionnant, n'est-ce pas ?
Cette litanie s'est d'ailleurs terminée par une injure à mon encontre ("emmerdeur", si j'ai bien entendu) sans que je saisisse ce qui me l'a value (à part le sempiternel centrage sur le pipi-caca, normal paraît-il à cet âge). On comprendra que j'aie renoncé à passer quelques heures supplémentaires avec une telle génitrice aujourd'hui.

Donc, pour moi, 4 h 30 de perdues (avec le transport). (D'autant que le couscous de "L'Oriental" était médiocre.)
On ne m'y reprendra pas avant un moment.

Plus concrètement, si, comme il semble, rien dans un établissement non médicalisé n'est de nature à complaire à une si charmante personne, je ne vois pas comment lui éviter le transfert dès que possible dans un EHPAD. Celui de Caen m'était apparu le plus confortable pour elle. En tout cas, je n'en chercherai pas d'autre.

A donné !

P.S. : Téléphoné à Carole pour la dispenser formellement, en tant que de besoin, de me relayer auprès d'une belle-mère aussi désagréable et tyrannique.

Il paraît que c'est moi qui "dramatise tout, comme d'habitude, comme avec les enfants, comme avec tout le monde"...

Ben voyons !
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le lundi 27 août 2018
Désultoirement vôtre ! - Généalogie et sagas familiales
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(Début de citation)

De : Pierre-Paul Fourcade <penadomf@msn.com>
Envoyé : lundi 27 août 2018 18:00
À : JOSSE ANNIE
Cc : carolefourcade3@gmail.com; betty.toubert@gmail.com
Objet : RE: Hébergement à venir de Mme Simonne FOURCADE

Chère Madame,

Mme (...), de la résidence Domitys d'Alençon, cherche à entrer en contact avec moi pour savoir comment j'envisage la suite des opérations avec ma mère.

Je ne l'ai pas encore rappelée car je n'y vois pas clair moi-même.

Compte tenu des propos récurrents de ma mère (hier encore lors de ma visite) et de la grande insuffisance du suivi (kiné et médecin principalement) mis en place à ce jour à Alençon, je m'interroge en effet sur la possibilité de maintenir ma mère dans un établissement non médicalisé :
- le Domitys d'Alençon arrivera-t-il un jour à mettre en place le suivi demandé (et promis verbalement avant l'arrivée de ma mère) ?
- les "jardins de Diane" de Bagnoles y arriveraient-ils mieux ? En d'autres termes, la place de Bagnoles est-elle mieux desservie en médecins et kinés qu'Alençon ?
- ou bien, même, car je me pose aussi la question désormais, ma mère est-elle capable de se satisfaire un jour de ce que les uns et les autres tentent de mettre en place pour elle ?

A la fin d'une réunion très désagréable pour moi avec ma mère hier, je lui ai demandé de nous dire si (1) elle pense pouvoir se contenter d'un établissement non médicalisé ou si (2) elle serait prête à renoncer à un 2 pièces avec balcon (qu'elle apprécie, au revêtement de sol près...) et à vivre au milieu de personnes appelant des soins médicalisés. Elle n'a pas aimé que je lui pose cette question soulevée par son flot de récriminations ininterrompu et tous azimuts et ne m'a pas répondu utilement. Plus précisément, elle caresse l'idée d'un retour au "Parc", se basant pour ce faire sur les dernières paroles à son égard du médecin de votre établissement.

Mon épouse doit repasser la voir ce soir et j'espère que cela nous permettra d'être plus éclairés.

Nous avions, les uns et les autres, fait le pari qu'un établissement non médicalisé mais médicalisable lui offrirait le cadre le plus agréable. Mais si elle maintient son flot de critiques, j'en arrive à me dire qu'il faudra sans doute en rabattre sur le confort et le standing et passer dans l'univers des E.H.P.A.D. Auquel cas, la "Résidence Beaulieu" (Orpéa) de Caen serait pour nous le meilleur choix.

Bien cordialement,

PPF
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De : Pierre-Paul Fourcade <penadomf@msn.com>
Envoyé : dimanche 26 août 2018 08:19
À : JOSSE ANNIE
Cc : carolefourcade3@gmail.com; betty.toubert@gmail.com
Objet : RE: Hébergement à venir de Mme Simonne FOURCADE

Chère Madame,

Merci beaucoup pour votre message et votre écoute.

Je ne vous cache pas que ma mère, au "Jardin des Lys" d'Alençon depuis deux semaines, se plaint beaucoup de l'absence totale à ce jour, malgré les assurances verbales reçues au départ, de kiné et de médecin (c'est ainsi ma sœur qui a dû renouveler, par courriel, son ordonnance arrivée à son terme) ainsi que de la mauvaise qualité, souvent, des personnes envoyées par Adhap pour l'assister.

Elle envisage même de solliciter sa réintégration au "Parc" de Bagnoles, en attendant qu'une place se libère aux "Jardins de Diane".

Nous suivons ses réactions avec attention et je me permettrai de vous recontacter si nécessaire.

Bien cordialement,

PPF

(Fin de citation)
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le mardi 28 août 2018
Désultoirement vôtre ! - Généalogie et sagas familiales
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De retour de Paris hier soir, Carole a fait étape à Alençon. Elle ne m'a rien dit de l'état de ma mère qu'elle a pourtant dû voir pendant près de 4 heures.

P.S. : Ce matin, Carole m'explique souhaiter qu'à ce stade, nous déterminions si nous pouvons maintenir ma mère à Alençon ou si nous devons solliciter son retour au "Parc". Pour ce qui concerne la première branche de l'alternative, elle va s'investir dans la recherche de tous les professionnels d'Alençon dont ma mère a besoin. Je lui souhaite bien du courage. A Paris, ma sœur s'était chargée de toutes ces démarches et j'aurais espéré qu'à Alençon, "Domitys" les mène à bien, comme ils avaient dit en être capables.

Bref, je pense que le choix recommandé par Carole n'est pas le bon. Je devrais néanmoins contacter le "Jardin des Lys" pour savoir quel service ils sont réellement capables de délivrer. Je suis également chargé de m'assurer que le logement durable qu'ils attribueraient à ma mère au terme de son séjour temporaire serait assez grand, suffisamment bien exposé, à un étage autre que le rez-de-chaussée ou le 3ème paraît-il mal isolés thermiquement, etc...

Mais, préalablement, je vais m'entretenir avec l'assistante sociale du "Parc" pour essayer de savoir si la place médicale de Bagnoles n'est pas plus opérationnelle que celle d'Alençon.

P.S. 2 : Mme JOSSE nous encourage à trouver des solutions sur Alençon. Elle va elle-même contacter notre interlocutrice au "Jardin des Lys".