Généalogie et sagas familiales

Cascade de caprices et torrents de pleurs ce matin.

J'ai néanmoins terminé la lecture de "Les derniers jours de Versailles" dont mon aîné a souhaité que je lui donne mon exemplaire. En échange, il me remet "L'Histoire de France vue d'ailleurs - 50 événements racontés par des historiens étrangers" de Jean-Noël JEANNENEY et Jeanne GUEROUT.
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le jeudi 12 juillet 2018
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Quand un fils promène sa mère :

12 juillet 2018.

12 juillet 2018.

Après avoir parcouru la région en tous sens, j'ai, à ce stade, sélectionné trois établissements susceptibles de recueillir ma mère dans des conditions qui me paraîtraient recommandables :
- pour des raisons de proximité optimale, "le Val Fleuri", EHPAD public de Domfront-en-Poiraie où je sais qu'une petite-fille de ma voisine Mme Andrée PHILIPPE (qui y est aide-soignante) la traiterait au mieux ;
- à Caen, la "résidence Beaulieu" du groupe Orpéa où, dans un cadre aussi agréable que possible, ma mère côtoierait des pensionnaires partageant ses goûts culturels ;
- enfin, à Bagnoles-de-l'Orne, "les jardins de Diane", "résidence services pour seniors" où le compromis distance-qualité me semble à ce point optimal pour elle que, sans attendre son feu vert ni celui de ma sœur, j'ai immédiatement inscrit ma mère sur la liste d'attente.

Bien entendu, un tel choix devra être validé par ma sœur et mon beau-frère, qui m'annoncent leur passage pour le 21 et le 22 juillet prochains, ainsi que par Carole qui devrait revenir en Normandie le 14.
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le vendredi 13 juillet 2018
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J'ai passé la plus grande partie de l'après-midi au "Parc", auprès de ma mère, y compris dans la bibliothèque où nous avons pu assister, sur écran géant, à la fin de l'étape du jour du Tour de France.

En dix jours, elle a fait d'énormes progrès puisqu'elle arrive de nouveau à marcher quelques dizaines de mètres. Je l'encourage à apprendre à manier sa chaise roulante.

Elle demeure désireuse de rentrer bientôt à son domicile parisien mais reconnaît désormais les bienfaits des changements de cadre de vie qu'elle a subis depuis un mois. En discutant avec elle, je l'incite à réfléchir aux activités où elle pourrait se rendre utile pour des personnes de son âge ; on a ainsi parlé de cours d'anglais, d'explications de textes, de pot-au-feu ou de "reines de Saba".

Un de ces jours, je l’emmènerai en promenade du côté des "Jardins de Diane", de manière à lui en faire découvrir l'agrément et les avantages.
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le dimanche 15 juillet 2018
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Les circonstances me remettant en contact avec une partie de ma famille un peu perdue de vue il est vrai, voici ce que je découvre, en surfant sur la toile, à propos de ma nièce :


Petite fille au pied d'une vasque de la basilique San Zeno, Vérone, Italie, 16 mai 1918, (Autochrome, 9 x 12 cm), Fernand Cuville, Département des Hauts-de-Seine, musée Albert-Kahn, Archives de la Planète, A 71 243 X
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le lundi 16 juillet 2018
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A propos de ma mère, le débat familial avance dans un sens qui me semble bon :
- d'abord, elle-même comprend qu'elle ne pourra pas rentrer à son domicile avant un certain temps ; j'ai pu l'inciter à réfléchir à ce qu'elle pourrait apporter à ses "camarades de promotion" et la perspective de se rendre ainsi utile la réjouit ;
- ma sœur, importante dans la décision, me paraît en venir spontanément à des vues proches des miennes ;
- enfin, Carole trouve que les "Jardins de Diane" sont un bel endroit facilement accessible pour nous et où ma mère pourrait se plaire.

Ceci dit, j'ai pris sur moi d'inscrire ce matin ma mère sur la liste d'attente de la "Résidence Beaulieu" de Caen, en plus de celle des "Jardins de Diane", notamment parce que je me dis que, si nécessaire, le CHU de Caen serait mieux équipé qu'un hôpital du bocage.

Tout cela ne m'empêche pas de poursuivre mes tournées de reconnaissance d'autres établissements. Au Teilleul, se trouve un EHPAD que, l'ayant aperçu le 14 juillet (à l'occasion d'un aller-retour à Pontorson) mais pas encore visité, je serais tenté de considérer au même rang que le "Val fleuri" de Domfront. Mercredi, en compagnie de Carole qui rentrera dans la foulée à Paris, je visiterai les deux établissements d'Alençon qui m'ont été recommandés, la "Sénatorerie" et le "Diamant".

P.S. : Après enquête téléphonique, je comprends que l'établissement du Teilleul ne conviendrait pas à ma mère.
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le mercredi 18 juillet 2018
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Qu'il est difficile de choisir un établissement susceptible d’accueillir sa propre mère !

Aujourd'hui, visite de deux établissements à Alençon :
- il y a des "places disponibles" au "Diamant" mais l'établissement est implanté dans un "no-man's land" que Carole et moi trouvons déprimant ;
- à la "Sénatorerie", la directrice est très dynamique et très humaine mais, me mettant à la place de ma mère, je me dis que la vue, dans toutes les parties communes, de tous ces "vieux", de tant de déchéance physique et/ou intellectuelle, la tuerait vite, je le crains, par simple rappel constant du sort qui nous attend tous trop tôt.

Sur le chemin du retour, j'ai fait étape au "Parc" mais ne pouvais rester longtemps, ma mère me l'a presque reproché. Elle a donc vite considéré comme normal que je la visite chaque jour pendant une ou deux heures, comme je l'ai fait depuis son arrivée à Bagnoles. Elle ignore le temps que je passe à visiter des EHPAD pour elle puisque je ne peux le lui dire.

En tout cas, un grand merci à Mme PHILIPPE, à sa fille Mme LIOT et à son petit-fils Joffrey que j'ai trouvés dans la chambre de ma mère avec qui ils papotaient. C'est la sœur de Joffrey, aide-soignante à l'EHPAD de Domfront, qui, d'après ce jeune homme, serait heureuse de s'y occuper de ma mère. Quand je vois la gentillesse de cette famille à notre égard, je n'ai aucun doute en la matière.
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le jeudi 19 juillet 2018
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Aidée par son tricycle, ma mère arrive de nouveau à marcher 200 mètres :

19 juillet 2018.

Elle fait de grands progrès grâce au kiné du "Parc".

19 juillet 2018.

Il est vrai qu'elle s'applique beaucoup.

19 juillet 2018.

Il est 21 h 30, Arnaud PAQUIN vient juste de repartir. Il m'a communiqué son projet de plan pour l'"aile de la belle-mère". Mon bureau-bibliothèque lui a servi de variable d'ajustement.

Je rendrai compte de cette réunion et de ce plan après-demain. La nuit prochaine, je dois en effet rouler vers Paris où j'assisterai demain matin au baptême de mon second petit-fils. La journée de demain étant classée "noire" pour la circulation, je compte rentrer dans la nuit de samedi à dimanche pour retrouver ma sœur qui sera arrivée demain en milieu de journée afin de rendre visite à notre mère.

Autant dire que je ne vais guère toucher terre avant un moment.

P.S. (du 24 juillet 2018) : Oups, j'ai passé la "dead-line" que je m'étais fixée. J'ai reçu hier soir le "PDF" correspondant, je tâcherai de faire le nécessaire ce matin.
N'ayant guère eu l'occasion de parler à mon aîné lors de ce baptême où il était le parrain, je lui ai envoyé un S.M.S. ce soir : "Quand me rendras-tu les parts de S.C.I. ?"

Lorsque, la seule fois où nous aurons été en contact aujourd'hui, je lui ai résumé le parti adopté par Arnaud PAQUIN pour l'"aile de la belle-mère", il m'a fait comprendre que cela ne lui convenait pas.

Donc non content de refuser d'assumer, comme on l'a vu depuis des mois, les responsabilités qui lui incombent en vertu des nues-propriétés que je lui avais données, il a le culot d'émettre un jugement négatif sur le travail que je m'échine à effectuer à mes frais pour parer à ses carences et contre-balancer son comportement lamentable là aussi.

Mais pour qui se prend-il ?

Qu'il dégage, j'en ai plus qu'assez d'un tel parasitisme !
Cela fait déjà un certain temps que j'invitais ma sœur à venir se reposer un week-end dans le cadre de notre manoir favori. Chaque fois, elle déclinait l'offre.

Elle a fini par l'accepter, en compagnie de mon beau-frère, pour aller ce week-end visiter notre mère à Bagnoles. J'ai fait meuler pour eux un double des clés du fournil de la ferme, où je les loge et où ils sont ainsi incités à revenir, et de la cour du manoir de manière à ce que, notamment, ils puissent y utiliser la cuisine-provisoire-qui-dure. Je n'ai en effet toujours pas complété l'installation de ce fournil du matériel électro-ménager qui y est prévu, petit réfrigérateur et four micro-ondes ; il y a toujours eu d'autres priorités pour l'emploi de mes picaillons puisque l'usage de ce fournil était des plus limités à ce jour, mon aîné ayant décrété qu'une telle dépendance a été bâtie puis restaurée trop loin de notre manoir favori pour accueillir son Excellence.

Il est prévu que, le week-end prochain, ma sœur revienne, accompagnée cette fois de son aîné et de la petite famille de ce dernier. Je prévois de loger ceux-ci dans le fournil du manoir, dont le lavabo reçoit l'eau mais je ne suis pas sûr de savoir en rallumer le chauffe-eau. A part ce lavabo, cette dépendance est dépourvue de douche ou de w.-c., de sorte que son confort est bien moindre que celui du fournil de la ferme. En outre, ce bâtiment a subi des dégâts des eaux le dernier hiver auxquels Igor n'a pas encore remédié. Il devait le faire hier mais, comme il n'a pas réussi à se procurer la chaux à badigeonner sur les murs maculés de tanin, il a reporté son intervention au début de ses vacances, le 27 juillet prochain si j'ai bien retenu. Avec un peu de chance, nous pourrions donc arriver à ce que ce fournil soit plus présentable pour ce neveu.

Accessoirement, je retiens que l'état de santé de ma mère et son séjour à Bagnoles auront permis à notre petite fratrie de commencer à se retrouver commodément, ce qui n'avait guère été possible à Paris où chacun se trouve si souvent absorbé par une vie quotidienne prenante.