Généalogie et sagas familiales

Jean-Pierre ARBON
rédigé le Mercredi 24 Février 2021
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Caporal Foch
Publié le 24 février 2021

Dans les années 1920, le maréchal Foch, auréolé de la victoire de 14-18 et couvert d’honneurs, était le personnage le plus glorieux de la République. Un jour qu’il se trouvait dans sa ville de Tarbes, assis seul et tranquille à la terrasse d’un café, un jeune poilu s’étonna de sa simplicité en lui voyant confectionner de ses mains de fines cigarettes roulées.

— Mon petit, répondit Foch, caporal, maréchal, tout s’en va en fumée…


N.D.L.R. : Prémonitoire.
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le Mardi 2 Mars 2021
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Grâce au site favori, j'ai retrouvé un certain nombre de manuscrits de ma mère qui pourraient intéresser sa descendance.

Il est prévu une petite réunion familiale samedi à Paris, chez mon aîné, et pour autant que le confinement le permette.

La crémation aura lieu demain en tout petit comité.
Betty TOUBERT
rédigé le Jeudi 4 Mars 2021
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Tu m’as parlé d’un petit fascicule pour se souvenir de Maman…
Voici le dessin que Léonore (6 ans 1/2), l’ainée de nos petits-enfants, m’a offert la semaine dernière, après le décès de BM.
Comme le dessin est en double épaisseur (avec des fenêtres et une porte qu’on peut ouvrir dans la maison), j’ai scanné les 2 positions.
On reconnait pas mal Maman avec ses cheveux blancs mauves, des rides (!), sa canne, et un pantalon. J’ajoute qu’elle portait un pull bleu de cette couleur le jeudi quand nous l’avons vue, ce qui m’a un peu troublée...
Léonore m’a représentée aussi sur son dessin, de l’autre côté de la maison.
A remarquer, sur le toit de la maison, à côté du cœur vert, comme une lucarne dans laquelle elle a écrit en lettres majuscules « Léonore pour Mamie », et à mes pieds, en relief une fleur stylisée.


N.D.L.R. : Ces enfants sont étonnantes. Ta petite-fille aussi mérite le surnom de "petite normalienne" (ce qui n'a rien de surprenant puisqu'elle est déjà arrière-petite-fille et nièce de normaliens patentés...).

Ceci dit, je demeure estomaqué par la dimension métaphysique et la gravité du dessin de Garance, ainsi que par son sens du raccourci dans l'expression. Il est vrai qu'ici, je suis juge et partie.

Ce serait le moment que des tiers qui s'intéressent à la psychologie nous donnent leur avis.
Betty TOUBERT
rédigé le Jeudi 4 Mars 2021
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En 2019, quand JJ avait été vidé, j’avais pris quelques photos que j’avais trouvées ; voici les plus importantes, selon moi :

- Papa photographe :


- BM à l’aise chez Sénéquier à St Trop (été 83) :


- les 3 plus grands petits-enfants à Hyères (été 85) :


- BM et moi à St Trop (été 83) :


- Félix et BM (Aix en Provence, je pense, été 85) :


- BM et moi avec Félix et Victor à Prunay (Pâques 1987, je pense) :


- Les 3 doudous (Félix, Victor et Walter à JJ, 1988-1989?) :


- les 3 mêmes avec BM à JJ :


- BM et Diane en petit lutin à JJ (12/1994) :


- les Toubert à JJ (12/1994) :



J’ai sélectionné ces photos-là car je trouve BM très bien dessus.
Vous serez tous contents de la voir ainsi.
Demain, les petits-enfants de ma mère et ma sœur recevront chacun une clé USB contenant 128 images relatives à ma mère.

J'ai pensé que ce serait plus commode qu'un livret dont l'impression aurait réduit la qualité des photos.

Vers 2016, j'avais eu la bonne idée de demander à ma mère de rédiger quelques souvenirs mémorables. Les photos de ces messages sont incluses dans ces clés (à l'époque, je les avais mises en ligne sur le site favori).

J'ai classé ces différents documents par ordre chronologique, de 1927 (et même avant) à 2021.
Betty TOUBERT
rédigé le Vendredi 5 Mars 2021
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Le 10 septembre 2017, les 90 ans chez nous :

10 septembre 2017.

10 septembre 2017.


Une autre fête familiale, l'anniversaire des frères le 8 octobre 2017 :

La dernière fête chez nous, l'anniversaire de Diane le 27 mai 2018 :

N.D.L.R. : Merci pour cet envoi !
Le Publicateur Libre
rédigé le Jeudi 25 Mars 2021
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Châtelain et ancien maire de Couterne, Edouard de Frotté est décédé.

Propriétaire du château de Couterne (Orne) depuis 1952 et ancien maire, le marquis Edouard de Frotté est décédé à Paris ce mercredi 24 mars 2021, à 92 ans.

Edouard de Frotté était né le 18 mai 1928 au château de Couterne « qui est transmis de père en fils depuis quatorze générations » aimait-il à répéter avec une certaine fierté.

Issu d’une fratrie de cinq enfants (trois garçons et deux filles) dont il était le dernier, Edouard de Frotté est devenu propriétaire du domaine très jeune, à 25 ans, au décès de son père. Ses deux frères aînés étant morts en déportation.

Après sa disparition, le droit d’aînesse s’exerçant, le château de Couterne restera dans la famille de Frotté, avec son fils Thierry. La 15e génération.

La cérémonie religieuse aura lieu à l’église de Couterne, lundi 29 mars, à 15 h 30, suivie de l’inhumation au cimetière de Lignou.


N.D.L.R. : Un homme exquis, c'était toujours une joie de converser avec lui.
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Des nouvelles des GOUPIL. L'Eugénie-Marie dont il est question ici était, si je ne me trompe, apparentée aux LEVÊQUE, ce qui a permis à la fortune des GOUPIL d'arriver dans les poches de cette parentèle, donc de contribuer un certain temps, mais pas toujours à bon escient, à l'entretien de la Chaslerie.

P.S. (à 23 heures 30) : Grâce au moteur de recherche du site favori, je constate que je ne me suis pas trompé.
"Jean Castex a précisé que les motifs impérieux permettant des déplacements hors de son département incluront ceux liés à un motif familial, comme accompagner ou aller chercher un enfant chez un parent, un grand-parent ou un proche ".

N.D.L.R. : Chic, chic, chic, il ne me reste plus qu'à me fendre d'un trampoline !

N.D.L.R. 2 (10 minutes plus tard) : Fait !
Ce matin Gérard Philippe nous conte le Petit Prince.

N.D.L.R. : Voici qui devrait plaire à Garance.

J'aimerais retrouver mon "Petit Prince", qui était inclus dans le "Saint-Exupéry" de "La Pléiade". Mais ce livre était resté à Paris, dans le grande bibliothèque du salon du duplex. Et, lorsque je l'ai vidée, je ne sais plus où il est passé. Sans doute quelque part dans le garde-meubles de la "salle dévastée". Mais où ?

Idem pour mon "Pléiade" de "La légende des siècles". Là aussi, il y aurait de quoi intéresser Garance quand nous en aurons fini avec la collection de "Tintin".
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le Dimanche 18 Avril 2021
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A l'occasion de la visite de voisins, amis d'une cousine, j'ai appris que l'aîné des petits-fils de cette dernière a été reçu à Normale Sup, ce dont je viens de féliciter Claudine. Il a choisi la biologie comme spécialité, ce qui me semble une excellente idée.

Je crois comprendre que les parents de ce jeune homme ont mené toute leur carrière professionnelle à Singapour, ce qui ne manque pas de me laisser rêveur. Profondément rêveur, le monde change si vite alors que je suis si accroché à mes vieilles pierres... Un genre de "diplo", comme me le dira bientôt le jeune Paul (certainement pas diplomate - y a pas de risque - ni même diplômé - et pourtant - mais bel et bien diplodocus...).
Début novembre, alors que j'avais la Covid (et perdu douze kilos en douze jours), Carole m'a proposé d'alléger ma charge de travail en préparant mes réponses à deux correspondants importants dont l'architecte du patrimoine avec qui nous sommes en relation. J'avais d'autant plus volontiers accepté cette offre inattendue que les tâches ainsi déléguées supposent principalement des compétences juridiques et, si possible, du calme.

Or, depuis cette date et malgré des circonstances spéciales comme le décès de ma mère, j'ai notamment mené à bien la vente de "Pontorson" et la location du duplex de Paris, ce qui n'était pas gagné d'avance.
Carole, de son côté, n'a toujours pas achevé l'une ou l'autre des tâches déléguées. Quand je l'interroge, elle multiplie avec agacement les justifications non convaincantes et les rendez-vous manqués. A ce degré d'inefficacité, il me paraît grand temps que je reprenne les rênes.

Je lui ai donc demandé ce soir de rassembler et de me restituer les dossiers en question, au moins celui du projet de "contrat n°2" de l'architecte du patrimoine, afin que j'essaye de les traiter avec un peu plus de diligence, ce qui ne paraît pas impossible quoi que je pense de ceux-ci au fond.

Bien entendu, cette nouvelle expérience ratée me conforte dans la conviction que moins de cinq ans après mon décès et avec de tels titulaires éventuels, je veux dire aussi incapables ou apathiques, mes dossiers iraient immanquablement à vau-l'eau, l'entretien de la Chaslerie en tête.

P.S. (du 25 avril 2021 à 8 heures 30) : Comme on peut s'en douter, Carole n'a pas aimé ce message.

Elle objecte qu'au départ, elle m'a proposé son aide et que ce n'est qu'au bout d'un moment que je lui ai demandé de préparer une note ; elle ajoute que je n'ai jamais été disponible pour qu'elle m'expose ses réflexions. Tout cela n'est pas faux.

Le fait est que je déteste devoir négocier un contrat face à un interlocuteur dont je me passerais volontiers et dont la présence face à moi résulte, pour l'essentiel, d'un monopole légal que j'estime mal contrôlé. Il est clair que mon caractère et mon expérience étant ce qu'ils sont, cet arrière-plan particulier ne me place pas dans les meilleures dispositions d'esprit pour faire preuve d'une patience ou d'une diplomatie que, dans le cas d'espèce, je peine à me résoudre à considérer comme nécessaires.
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le Samedi 1er Mai 2021
Désultoirement vôtre ! - Généalogie et sagas familiales - Transmission du patrimoine
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Coup de fil à mon aîné pour évoquer l'état d'avancement des dossiers de la Chaslerie, y compris les divers modes de financement des travaux et leurs contraintes.

Cela faisait longtemps que nous n'avions pas eu, sur ces sujets toujours délicats et facilement sources de tensions, d'aussi bons échanges.
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le Dimanche 2 Mai 2021
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Pour ses affaires, mon aîné est en relation avec un intermédiaire connu. Il paraît que ce dernier affirme que lui et moi avons été condisciples à "Van Vo", le lycée de Dakar. Il estimerait même que j'étais une flèche, identifié comme tel. Mais, comme il dit que j'avais les cheveux noirs alors que j'étais encore "blond comme les blés", il doit y avoir erreur sur la personne.

Pour autant, il me revient que mon meilleur copain, en 6ème A4, était un jeune Libanais.

Classe de 6ème A 4 du lycée Van Vollenhoven en 1961-1962.

PPF en 6ème A4 à "Van Vo".

Mon copain BOURHOL (pas sûr de l'orthographe).

De mémoire, son nom était BOURGHOL, c'est-à-dire proche du nom de cet intermédiaire. Son père était commerçant et tenait échoppe, si je ne me trompe, près du marché Sandaga ; j'aimais beaucoup l'atmosphère et les odeurs de son magasin et j'étais accueilli à bras ouverts à l'étage, dans le logement familial. De même, BOURGHEOL participait à mes petites fêtes au point E, comme en témoigne un album photos de mon père :


P.S. (du 3 mai 2021 à 15 heures 30) : En surfant sur "Copainsdavant", je trouve un message du fils du prof photographié ci-dessus, nous informant du décès de celui-ci vers 2013, à l'âge de 88 ans. Ce prof d'histoire-géo, que j'aimais beaucoup, s'appelait THEURET.
Je trouve également la photo suivante du corps professoral de "Van Vo" en 1963, avec, au premier rang bien sûr, le proviseur M. BOUR (père d'une de mes condisciples, Brigitte BOUR) et le censeur M. DENAT (ami de mes parents et grand-père d'un autre de mes condisciples, Francis DENAT) :

M. BOUR a ensuite, de retour en métropole, été le protal de Janson-de-Sailly.

Sur cette photo, je reconnais mon prof de gym, M. COQUEUGNIOT en tenue foncée au 3ème rang, et peut-être ma prof de français-latin, Mme PETIGAND (pas sûr de l'orthographe), une jolie blonde au menton un peu fuyant si je me souviens bien. Je me rappelle qu'en cours de cette année scolaire - j'étais alors âgé de 9 ou 10 ans - Mme PETIGAND était "partie avec" un autre prof, M. BOURNONVILLE et, simultanément, Mme BOURNONVILLE avec M. PETIGAND - saga Africa, ambiance de la brousse - ce qui n'avait pas dû plaire beaucoup à M. BOUR, un austère catho, père d'une famille nombreuse...
Raphaël Sorin
Publié le 18 mai 2021


Raphaël Sorin est mort. C’était un éditeur du genre pirate. Bourru mais urbain, onctueux mais vachard, soumis mais rebelle, franc-tireur mais dissimulé, désabusé mais capable de faire des coups qui l’amusaient comme un gamin. Il connaissait quasiment tout de la vie intellectuelle française des cinquante dernières années. Sa jeunesse, son heure de gloire, son île de la Tortue, c’étaient ses années au Sagittaire. Il en parlait avec d’autant plus de fierté qu’elles n’étaient connues que de très peu de gens. Là, il avait vécu entouré de légendes, d’auteurs maudits et de génies méconnus. Depuis, il vivait dans leur ombre, s’affairant en coulisse, distillant les livres comme un alchimiste, et souffrant secrètement de n’être pas davantage reconnu comme un très grand, dans son genre.

C’est lui qui a fait venir Houellebecq chez Flammarion. Il avait ourdi un plan compliqué pour lequel j’avais été heureux de lui servir de complice : financement d’une revue littéraire et culturelle hétéroclite et confidentielle (Perpendiculaire), organisation de rencontres avec ses contributeurs autour de lectures ou de débats dans un café de la rue des Archives (j’y ai assisté à plusieurs reprises), invitation à ces soirées de jeunes journalistes branchés qui commenceraient spontanément à chanter les louanges desdits contributeurs sans rien comprendre à la manœuvre, publication par les soins de la maison de divers écrits des uns et des autres, et émergence de Houellebecq comme figure majeure de cet indéfinissable courant. Ça s’était révélé imparable.

Quand je me suis lancé dans la chanson, il est venu me voir deux ou trois fois. Pendant quelques années nous nous sommes retrouvés pour un déjeuner annuel. Il disait toujours qu’il voulait me présenter à sa cousine Françoise Canetti, la fille de Jacques, qui relançait son label (et à qui j’ai fini par serrer la main un jour à la maison de la radio).

J’ai été étonné de lire dans sa nécrologie publiée par Le Monde qu’il avait ces derniers temps viré à l’extrême droite. Quand je l’ai connu, il semblait en être très loin… Mais, après tout, n’est-ce pas là qu’aboutissent bon nombre d’aigris de talent ?

N.D.L.R. : "Aigri de talent", j'aime bien l'expression. C'est quand même mieux que "confit de bêtise". Du moins selon moi (mais il paraît sûr que cette catégorie-là demeure très minoritaire).


Alors, normal que je peine à être heureux.