Généalogie et sagas familiales

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le Lundi 25 Mai 2020
Désultoirement vôtre ! - Généalogie et sagas familiales - Nature (hors géologie)
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J'ai envoyé à mes petits-enfants, via "WhatsApp", les photos suivantes avec ces commentaires :

Les radis du manoir favori : énormes et excellents !

25 mai 2020.


Les fraises du manoir favori mûrissent rapidement ; ce serait dommage d'en priver de petits-enfants sages :

25 mai 2020.


Ma belle-fille m'a immédiatement répondu : "On arrive bientôt ! Veillez à ce que les limaces ne les mangent pas. On se demande si on ne va pas vous laisser les deux grands la semaine prochaine...".
Dominique Thiébaut LEMAIRE
rédigé le Lundi 25 Mai 2020
Désultoirement vôtre ! - Généalogie et sagas familiales
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Naissance au temps du coronavirus
Posted on 24 mai 2020 par Libres Feuillets

Au début du printemps mon petit-fils Oscar
A découvert le jour étonné sans fracas
En l’année deux mil vingt lorsque le temps qui court
A congédié l’hiver évincé tout à coup

Par cet enfant la vie m’a paru moins obscure
Elle m’a dit par lui qu’elle était invaincue
Bien que la pandémie ne laissât rien d’équerre
Ni les peurs mal fichues ni les espoirs à quai

Plus forte que le mal rampant vers les vieux corps
Sous un ciel sans avion la vie était d’accord
Avec l’azur tout bleu lui servant de décor

Elle s’est déclarée robuste comme un cœur
Qui bat dans l’allégresse et marche avec bonheur
Comme une poésie dont le rythme est vainqueur



Mon petit-fils Oscar, dont le grand frère Sacha a six ans et demi, est né le 21 mars 2020, au début du printemps, en pleine épidémie de coronavirus qui, heureusement, ne touche pas les jeunes enfants. C’est seulement après deux mois de météo généralement radieuse, contrastant avec la contagion de la maladie, que je me suis senti psychologiquement en état de fêter cette naissance par un poème.

Dominique Thiébaut Lemaire

N.D.L.R. : Longue vie à Oscar et amicales félicitations aux heureux grands-parents !
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le Mercredi 3 Juin 2020
Désultoirement vôtre ! - Généalogie et sagas familiales - Privé - Chez l'aîné - Garance - Paul junior
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La "petite normalienne" est tout à fait étonnante. Cette après-midi, elle a découvert un bébé rapace au pied de la tour Louis XIII dont il avait dû tomber d'une anfractuosité.

Elle l'a installé dans une boîte qu'elle a cachée dans le petit salon...

3 juin 2020.

3 juin 2020.

... c'est-à-dire à l'abri d'un observateur un peu trop intéressé :

3 juin 2020.


Puis elle est partie à la recherche d'un ouvrage sur les oiseaux qu'elle avait repéré je ne sais quand et qu'elle a retrouvé seule dans mon bazar...

3 juin 2020.

... avant de demander à Carole d'y rechercher comment traiter les oisillons tombés de leur nid.

Toutes deux ont ensuite déposé cet hôte inattendu sur l'appui d'une fenêtre de cette tour, afin que ses parents puissent l'y retrouver facilement et le soigner comme il convient :

3 juin 2020.


En guise de remerciement, ce petit mal élevé, tout en nous observant en coin, nous a montré un derrière qui, à l'évidence,...

3 juin 2020.

... fonctionne très bien :

3 juin 2020.


A noter également que ladite "petite normalienne" a commencé aujourd'hui à se constituer un herbier (sur les conseils du Bon-Papa) :

3 juin 2020.

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le Vendredi 5 Juin 2020
Désultoirement vôtre ! - Généalogie et sagas familiales - Références culturelles
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Paroles de La retraite
Allain LEPREST


Tiens, c'est le fond de la bouteille
Ça y est nous voilà vieux ma vieille
Des vrais vieux qui trient les lentilles
Des vieux de la tête aux béquilles
Tiens voilà le bout de la rue
On souffle comme qui l'aurait cru
Du temps qu'on vivait à grand pas
Du temps qu'on leur en voulait pas
Aux étoiles de disparaître.
La retraite !

T'as beau dire qu'on nous rend le cœur
Une fois vidé du meilleur
Qu'ils ont pris le tronc et la force
Qu'ils ne rapportent que l'écorce
N'empêche c'est déjà moins con
Que soit consigné le flacon
Qu'après le festin on nous laisse
Les arêtes de la vieillesse
Le temps d'finir la cigarette.
La retraite !

Tout ici a la soixantaine
Ce café-là sent la verveine
Je t'aime, enfile tes chaussons
L'amour jette ses paillassons
Et la tête tourne soudain
A relire le papier peint
Où mille fois les chasseurs tuent
Un grand cerf qui cherchait l'issue
Entre la porte et la fenêtre.
La retraite !

Il paraît qu'à un certain âge
Plus ou moins l'esprit déménage
Et qu'on a la raison qui tangue
Et des cheveux blancs sur la langue
Nous on doit être centenaire
A rêver du bout de la terre
Avoir des envies de Pérou
Et entendre au-dessus du trou
Ce bruit de pelletées qu'on jette.
La retraite !

Le soir descend, partons d'ici
Faudrait pas qu'ils nous trouvent assis
Si on larguait les bibelots
Tout tiendrait dans un sac-à-dos
Regarde, on tend le bras et hop
Ils appellent ça l'auto-stop
Tant pis si on n'a pas de jeans
Si cette conne s'imagine
Qu'avec elle le cœur s'arrête.
La retraite !

Adieu le lit, salut Madrid
On laisse pas longtemps nos rides
Pour peu qu'on se démerde bien
On s'ra à Tolède demain
A regarder les ombres lentes
Eteindre les maisons brûlantes
Salut l'oranger sur la cour
Salut la paresse des jours
J'avais hâte de te connaître...
La retraite !

Tiens, c'est le fond de la bouteille
Ça y est nous voilà vieux ma vieille.
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le Dimanche 7 Juin 2020
Désultoirement vôtre ! - Généalogie et sagas familiales - Anecdotes
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J'étais invité à passer la Fête des Mères à Paris. Mais j'en suis désolé pour ma belle-fille, je me sens trop fatigué et sans ressort pour un des ces allers-retours qui, il y a peu encore, ne me posaient aucun problème. Et il faut que je termine la mise en ligne de ma déclaration de revenus, ce qui suppose encore un certain nombre de contrôles de ma part, notamment à propos de l'invraisemblable micmac des "déficits reportables", un poste que j'ai longtemps délaissé à tort mais auquel je suis désormais réduit à veiller, si du moins c'est encore possible. Puis je devrai rouvrir le dossier ô combien emberlificoté des comptes de la copropriété de Paris, toujours pas réglé à ce jour, la balle étant une nouvelle fois dans mon camp.

Du côté du chantier, je n'ai plus d'écho de l'architecte en charge de la "mission n°2". L'administraaaâââtion aura réussi à tout geler avec ses réglementations stupides édictées à l'avantage d'une corporation bénéficiant d'un monopole public mal contrôlé. Tant de paperasses coûteuses, chronophages et verbeuses, tant de talents consacrés à couper les cheveux en quatre sans valeur ajoutée ou encore tant d'égos tatillons de petits-chefs ou de sous-petits-chefs auxquels je devrais prendre garde comme à autant de casseroles de lait sur le feu. En trente ans de chantier, j'aurai tout connu. Et toujours pas d'horizon en vue où serait enfin purgé ce dossier de tous ces tracas qui me minent. A ce titre, mon dernier espoir sera que l'impéritie bien connue de l'Etat finisse par priver de toute légitimité à enfiler des perles mes interlocuteurs obligés.
Passion Angleterre et Pays de Galles (via "Facebook")
rédigé le Lundi 22 Juin 2020
Désultoirement vôtre ! - Généalogie et sagas familiales - Anecdotes
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Joyeux anniversaire à HRH le duc de Cambridge prince William pour la fête des pères !


N.D.L.R. : Les mitaines too much (et ces gros doigts boudinés, n'en parlons même pas...). Pour le reste, "very smart, my dear !".
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le Mercredi 24 Juin 2020
Désultoirement vôtre ! - Généalogie et sagas familiales - O'Gustin
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Aujourd'hui, retrouvailles de deux amoureux transis...

24 juin 2020.

24 juin 2020.

24 juin 2020.

Il y avait beaucoup d'émotion :
... puis déjeuner...

24 juin 2020.

24 juin 2020.

... au cours duquel les salades cueillies moins de dix minutes plus tôt ont eu beaucoup de succès :

24 juin 2020.

24 juin 2020.

Ensuite repos...

24 juin 2020.

24 juin 2020.

24 juin 2020.

... avant une promenade aux abords du manoir favori...

24 juin 2020.

24 juin 2020.

... puis le retour à Alençon, cette fois conduite par Carole. Cela représentait certes beaucoup de temps sur les routes mais je crois que l'étape a été appréciée.
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le Samedi 27 Juin 2020
Désultoirement vôtre ! - Généalogie et sagas familiales - Anecdotes - Références culturelles
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Un de mes correspondants locaux, que j'ai plaisir à assister dans une mission délicate et d'intérêt général, avec qui je discutais librement des orientations d'une certaine association, m'a déclaré hier après-midi - en insistant bien sur le fait qu'il s'exprimait sous le sceau de la confidence - : "Je vous le dis avec franchise, votre problème par ici est que vous faites peur !"

Intéressante remarque qui m'évoque quelques souvenirs... "C'est vrai, ai-je répondu, ma taille, ma masse corporelle, ma façon de m'exprimer, mon mode de vie volontiers solitaire, mon niveau d'exigence impressionnent souvent, au point d'inquiéter parfois, sans que je le comprenne toujours, les gens enclins à privilégier le calme, la tranquillité, pour ne pas dire une certaine routine. Pourtant, où est l'essentiel ?"

Ce disant, un poème m'est revenu en mémoire que je me suis récité en silence...




Mais assez parlé de moi, n'est-ce pas ?

P.S. : L’Azur / Stéphane Mallarmé
« De l’éternel Azur la sereine ironie
Accable, belle indolemment comme les fleurs,
Le poète impuissant qui maudit son génie
À travers un désert stérile de Douleurs.
Fuyant, les yeux fermés, je le sens qui regarde
Avec l’intensité d’un remords atterrant,
Mon âme vide. Où fuir ? Et quelle nuit hagarde
Jeter, lambeaux, jeter sur ce mépris navrant ?
Brouillards, montez ! versez vos cendres monotones
Avec de longs haillons de brume dans les cieux
Que noiera le marais livide des automnes,
Et bâtissez un grand plafond silencieux !
Et toi, sors des étangs léthéens et ramasse
En t’en venant la vase et les pâles roseaux,
Cher Ennui, pour boucher d’une main jamais lasse
Les grands trous bleus que font méchamment les oiseaux.
Encor ! que sans répit les tristes cheminées
Fument, et que de suie une errante prison
Éteigne dans l’horreur de ses noires traînées
Le soleil se mourant jaunâtre à l’horizon !
— Le Ciel est mort. — Vers toi, j’accours ! donne, ô matière,
L’oubli de l’Idéal cruel et du Péché
À ce martyr qui vient partager la litière
Où le bétail heureux des hommes est couché,
Car j’y veux, puisque enfin ma cervelle, vidée
Comme le pot de fard gisant au pied d’un mur,
N’a plus l’art d’attifer la sanglotante idée,
Lugubrement bâiller vers un trépas obscur…
En vain ! l’Azur triomphe, et je l’entends qui chante
Dans les cloches. Mon âme, il se fait voix pour plus
Nous faire peur avec sa victoire méchante,
Et du métal vivant sort en bleus angelus !
Il roule par la brume, ancien et traverse
Ta native agonie ainsi qu’un glaive sûr ;
Où fuir dans la révolte inutile et perverse ?
Je suis hanté. L’Azur ! l’Azur ! l’Azur ! l’Azur !
»
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le Mardi 30 Juin 2020
Désultoirement vôtre ! - Généalogie et sagas familiales - Nature (hors géologie) - Anecdotes
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Après m'avoir ausculté, ma jolie toubib de l'Avenue Mozart m'a déclaré, en substance, solide comme le Pont-Neuf. Elle me recommande de boire beaucoup d'eau et de faire un peu d'exercice. Donc pas grand chose de nouveau pour ce qui me concerne et pas le genre de truc qui me transporte d'allégresse.

J'ai juste oublié de lui dire que ça n'allait pas fort début mars. Fin février, elle m'avait prescrit d'aller voir un certain spécialiste. Il paraît qu'il n'est pas trop tard mais qu'il n'y a pas grand chose à gagner à attendre.
Jean-Pierre ARBON
rédigé le Samedi 11 Juillet 2020
Désultoirement vôtre ! - Généalogie et sagas familiales
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Billet interrompu
Publié le 10 juillet 2020

© Dibujos.net


Quand il eut à peu près l’âge que j’ai aujourd’hui, mon grand-père affirma, de manière quelque peu théâtrale, que son existence était derrière lui. Et moi, du haut de mes dix ans, je m’étais étonné qu’il prenne la peine d’énoncer une telle évidence.

Cette affirmation s’appliquant désormais parfaitement à mon cas, je m’apprêtais à mon tour à écrire quelques phrases sur le sujet quand le gamin qui subsiste en moi a resurgi et persiflé : — ça se voit, tu sais, à quoi sert de le dire ?

Ce jeune imbécile m’a fait douter. Ma plume est demeurée en l’air. Par conséquent, pour l’heure, je n’en dirai pas plus.

N.D.L.R. : Sentiments connus.
Arrivée tard hier soir, Carole nous a fait dîner d'une de mes deux premières courgettes. Elle m'a reproché de ne pas les avoir récoltées plus tôt, ce qui m'a obligé à en retirer le centre où commençaient à apparaître des embryons de pépins, mais a reconnu que la chair en est ferme et excellente. Du super bio, quel qu'en soit le critère.

Elle s'est désolée que, depuis son départ, je n'aie pas arrosé ses artichauts et tutti quanti devant le manoir favori. Je ne peux quand même pas être au four de Pontorson et au moulin de ses plates-bandes. Les artichauts ont souffert, c'est clair. Il lui fallait revenir plus tôt ou être là un peu plus souvent.
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le Mardi 21 Juillet 2020
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D'Alençon, nous avons pu, via "WhatsApp", converser successivement avec W. et Calixte, puis T., puis A.-V. entourée de Garance, Paul et Hector.

Bou-Maman Sim en était très heureuse :

21 juillet 2020.