Généalogie et sagas familiales

Déficit : la France peut revenir sous les 3 % en enchaînant plusieurs « années blanches »

Par Gilles Boutin


DÉCRYPTAGE - En gelant les dépenses habituellement indexées sur l’inflation, et en y ajoutant une meilleure maîtrise de certaines autres, la situation des finances publiques peut être assainie en 2030, selon des calculs réalisés par Rexecode pour Le Figaro.

« Année blanche », saison deux. Popularisé au printemps 2025 par l’ex-premier ministre François Bayrou, ce moyen de réaliser des économies substantielles en gelant toute indexation sur l’inflation fait son grand retour dans le débat public. Sauf que cette fois-ci, l’idée de figer le barème de l’impôt sur le revenu est sortie du discours ambiant. Une telle mesure aurait pour conséquence d’alourdir la charge pesant sur les contribuables et d’assujettir des ménages modestes qui n’étaient jusqu’alors pas concernés. Reste l’année blanche sur les prestations sociales, au premier rang desquelles se trouvent les pensions de retraite.

Le président du Medef, Patrick Martin, estime qu’il n’existe « pas d’alternative sérieuse » pour lutter efficacement contre le déficit en 2027. Gabriel Attal, seul candidat à la présidentielle à s’être prononcé sur la question à ce jour, promet de geler l’ensemble de ces prestations, tout en prenant soin d’épargner les petites pensions. Son ancien ministre de tutelle à Bercy, Bruno Le Maire, réclame lui aussi de « désindexer les pensions de retraite, au moins pour les plus élevées ». La position est partagée par les quatre économistes mandatés par Bercy pour établir des scénarios de rééquilibrage afin de stabiliser une dette monumentale qui asphyxie peu à peu le pays. Natacha Valla, Xavier Jaravel, Xavier Ragot et Jean-Luc Tavernier, qu’on ne saurait qualifier d’« austéritaires », encouragent ainsi à ne « pas avoir de tabou » . Le Comité de suivi des retraites (CSR), rattaché à Matignon, recommande, lui, depuis deux ans de geler les pensions de retraite jusqu’en 2030, dans l’attente de mesures plus structurelles.

Des dépenses qui ne diminuent pas en euros

Les retombées potentielles de plusieurs années blanches portant sur les prestations sociales sont non négligeables, selon des calculs menés par Rexecode, institut privé indépendant régulièrement sollicité par le Haut Conseil des finances publiques et le ministère de l’Économie, pour Le Figaro. Et ils montrent que stabiliser le niveau des dépenses publiques dans un contexte de hausse des prix est un début de reprise en main de nos comptes publics.

Le diagnostic, d’abord. Pour stabiliser enfin la dette rapportée au PIB, qui atteint 117,5 % au premier trimestre (soit 3 536 milliards d’euros), la France doit ramener son déficit public sous le seuil de 3 % du PIB. Le gouvernement s’évertue pour l’instant à tenir sa cible de 5 % en 2026, malgré le choc pétrolier. L’effort à fournir est estimé à 126 milliards d’euros d’ici à 2032. Si rien n’est fait, « à politique inchangée » la dette atteindrait 130 % du PIB en 2030.

Le traitement, ensuite. Dans cet exercice de projection, Rexecode fige la plupart des postes de dépense qui sont habituellement automatiquement indexés : retraites, prestations familiales, APL… Tout en épargnant le filet de sécurité que sont les minima sociaux (RSA, minimum vieillesse…). En partant du principe que les 5 % de déficit seront tenus cette année, et en tablant sur une croissance de 1 % en 2027 puis de 1,2 % les années suivantes, et sur une inflation se stabilisant autour de 1,5 % sur cette période, Rexecode dégage deux trajectoires.

En cas d’année blanche seule, sans autre ajustement, le total de la dépense publique passerait de 1 714 milliards d’euros en 2026 à 1 889 milliards en 2030 (soit une hausse de 175 milliards). Le déficit déraperait malgré tout en 2027, à 5,5 %, et ne reviendrait qu’à 5,2 % en 2030, ce en raison de la hausse de la charge de la dette, des dépenses de Défense et de la contribution au budget de l’UE. En outre, « l’année blanche ne suffit pas car elle ne contraint pas la progression des dépenses de santé et les dépenses de fonctionnement des collectivités locales », explique Anthony Morlet-Lavidalie, économiste chez Rexecode


Résultats visibles dès 2028

En revanche, mettre en plus le frein sur d’autres enveloppes automatiquement rehaussées aurait un véritable impact. Une meilleure maîtrise des dépenses de santé (+1 % par an d’ici à 2030 sur le champ de l’Ondam), le gel de la masse salariale publique et une stabilité des dépenses de fonctionnement des collectivités locales au niveau de 2026, ferait passer le déficit public à 4,9 % en 2027, 4,3 % en 2028, 3,7 % en 2029, et enfin 2,9 % en 2030. Le démarrage serait lent en 2027, en revanche les résultats seraient déjà visibles en 2028, ce qui « présenterait l’avantage de coller avec le calendrier présidentiel », fait remarquer Anthony Morlet-Lavidalie.

Le nouveau chef d’État, quel qu’il soit, pourrait se gargariser de résultats rapides. « Cette approche a le mérite de la clarté et permet au politique de promettre du ciel bleu » pour la dernière partie de son quinquennat, résume l’économiste – en rappelant au passage qu’il ne s’agirait pas d’austérité, puisque la dépense publique progresserait tout de même de 97 milliards d’euros entre 2026 et 2030. « Ce calcul ne constitue pas un programme politique, mais il met en évidence que la question des dépenses est souvent mal posée, poursuit-il. Leur augmentation automatique chaque année n’a rien d’une fatalité économique, mais relève d’un choix politique trop souvent présenté comme une contrainte, et qu’il convient de remettre en question. » La dette, quant à elle, se stabiliserait enfin en 2029, à un peu plus de 122 % du PIB.

Dans les deux cas, le gouvernement est pris au mot : la surtaxe d’impôt sur les sociétés de 2025 et 2026 étant « exceptionnelle » (8 milliards d’euros de rendement en 2025), elle n’est pas reconduite les années suivantes. Preuve que des économies peuvent être faites sans nuire davantage à l’appareil productif.

Prélèvements obligatoires les plus élevés de la zone euro

Si la focale est ainsi mise sur les économies et non sur les recettes, c’est parce que la France affiche déjà le ratio de prélèvements obligatoires le plus élevé de la zone euro, à 46 % du PIB en 2025. En demander davantage nuirait à l’attractivité d’un pays où le « bruit de l’impôt » qui grossit à l’approche de la présidentielle en fait déjà fuir plus d’un. Le niveau de dépenses, à 57,2 % du PIB, soit 9,1 points au-dessus de la zone euro hors France, est un champ de manœuvres bien plus vaste pour, à l’arrivée, faire mieux avec moins.

Concomitamment, des réformes structurelles devront avoir été menées pour éviter tout nouveau dérapage : financement des retraites, efficience des dépenses de santé, rationalisation du millefeuille administratif… À condition, pour l’équipe dirigeante, de disposer d’un capital politique suffisamment solide.

N.D.L.R. : Je sais bien que c'est un détail mais si, avec ça et d'autres mauvaises nouvelles, vous voyez comment un retraité de la fonction publique de 75 ans et plus pourra continuer à financer un chantier de restauration de monument historique où il reste encore 2,5 M€ à trouver, n'hésitez pas à m'en instruire, je suis bien entendu preneur de toutes infos en la matière !
il serait intéressant de connaître les critères d'attribution de ce prix. Sinon, on ne peut se déprendre d'un certain sentiment d'arbitraire...

N.D.L.R. : Cher Hugues, notre participation à ce concours supposait, j'imagine, notre engagement, au moins tacite, à ne pas en commenter les résultats.

Voyons néanmoins les bons côtés de la chose :

- en présentant notre dossier, nous avons été amenés à préciser dans quel esprit nous avons travaillé de concert, pendant sept ans, en liaison avec de magnifiques bénévoles, aux contributions desquels vous présidez, et de très enthousiasmants artistes, à développer une offre culturelle de qualité dans un coin réputé reculé, pour ne pas dire arriéré, de Normandie ;

- ces sept années d'efforts continus, venant après vingt-huit années d'efforts non moins continus pour restaurer la Chaslerie, nous ont permis de définir plus finement l'intérêt général de ces entreprises ; pour cela, nous avons pu nous appuyer sur une très remarquable "étude de diagnostic d'ensemble" que nous avions très largement contribué à préparer ; ce dossier de candidature nous a très naturellement conduits à souligner les grandes cohérence et continuité de tous ces efforts, constamment menés en ayant en tête ce fameux et si nécessaire intérêt général ;

- au-delà de ce dossier, nous avons réussi, je pense, à développer des liens d'amitié entre les bénévoles de nos associations favorites, et à susciter des attentes très plaisantes, tant dans le public qui s'est attaché à nous que parmi les artistes dont les meilleurs demeurent partants pour revenir nous enchanter dès que possible.

Il est de fait, cependant, que la fin de non-recevoir que constitue en quelque sorte la lettre quelque peu minimaliste des V.M.F. va nous amener, à nos âges et dans la conjoncture présente qui ne porte guère à l'enthousiasme, à marquer d'abord une pause dont je ne doute pas qu'elle permettra à chacun d'entre nous de se recentrer sur le cœur de ses priorités à venir - pour moi mener aussi loin que possible et en me montrant toujours aussi intransigeant sur ce que j'ose appeler la "qualité FOURCADE", ce chantier qui aura constitué, de fait, même si par défaut, une grande part des préoccupations et des réalisations de ma vie. Et, si possible, arriver enfin à susciter un début de commencement de relais.

Amicalement,

PPF

N.D.L.R. 2 (du 31 juillet 2026 à 9 heures 20) : Vérification faite, le Règlement du Prix VMF Patrimoine & Musique 2026 ne comporte pas l'ombre d'une restriction à la liberté des candidats ni, d'ailleurs, de qui que ce soit de commenter, par quelque voie que ce soit, les agissements, réels ou supposés, du jury ni ceux des V.M.F. eux-mêmes.
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le Mardi 4 Aout 2026
Désultoirement vôtre ! - Généalogie et sagas familiales - Anecdotes
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Je m'aperçois que j'ai oublié de souhaiter un bon anniversaire à mon aîné hier.

48 ans, ça commence à cuber. À cet âge, j'étais déjà au placard depuis deux ans, en position donc de me dévouer à temps plein au chantier favori.

On dira ce qu'on voudra, une telle chance ne se présente pas dans la vie de tous les hommes.
Nouvelle vague de canicule annoncée pour aujourd'hui et demain. Et sécheresse qui s'éternise.

Je supporte très mal ces températures qui me mettent K.O., en incapacité de bosser comme il le faudrait, tout juste bon à me vautrer devant une série "Netflix" de 88 épisodes, de près d'une heure chacun. Ce n'est certes pas pour endurer un tel climat que le vieil Africain que je demeure est venu s'enterrer en Normandie.

Moins mal cependant que tous les arbres qui sont en train de crever aux abords du manoir, notamment tant de hêtres de l'allée secondaire et de tilleuls de la principale. Je souffre pour ceux qui résistent encore.

Même le grand poirier qui penche vers le colombier, emblématique de la Chaslerie en quelque sorte, porte une grosse branche qui semble désormais dévitalisée.
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le Jeudi 13 Aout 2026
Désultoirement vôtre ! - Généalogie et sagas familiales - Nature (hors géologie) - Anecdotes
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Depuis quelques jours, je vois très flou de l’œil gauche. Il va falloir consulter.

P.S. (du 14 août 2026 à 6 heures 20) : J'ai fait l'aller-retour en voiture pour me rendre aux urgences de la "Fondation Rothschild" à Paris.

Mon scanner est en panne (sans doute à la suite d'une mise à jour intempestive de je ne sais quoi), ce qui m'empêche de mettre en ligne un bout du compte rendu, mais il m'est prescrit une intervention au laser ("laser YAG", comprenne qui pourra) afin de pulvériser les saletés qui se sont accumulées derrière le cristallin de plastique qui a remplacé l'original dans l’œil gauche lors de mon opération de la cataracte. Et on referait le point ensuite.

Si je comprends bien le document abscons qui m'a été remis, mon acuité visuelle de l’œil gauche n'est plus que de 32 % de celle de l’œil droit. Les deux furent opérés fin 2023 par un charlatan coureur d'honoraires et fonctionnant en réseau.
C. F. (via "WhatsApp")
rédigé le Mercredi 26 Aout 2026
Désultoirement vôtre ! - Généalogie et sagas familiales - Anecdotes
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C'était sympa que tu viennes à cette fête de famille. Nous avons fait un agréable petit voyage :

22 juillet 2026.


N.D.L.R. : Tu n'as pas à me remercier. Quand je le peux et ne suis pas oublié, je t'accompagne volontiers.

Votre propriété de famille dans le Beaujolais, où je n'étais pas venu depuis, j'imagine, une bonne vingtaine d'années, m'est apparue plutôt bien entretenue. Bravo à ceux qui s'en chargent, notamment Béryl :

22 juillet 2026.

Monvallon à Charentay dans le Beaujolais.


P.S. (du 27 août 2026 à 5 heures 40) : Lors de cette réunion de famille où était particulièrement fêtée "la vague" des cousins qui atteignent l'âge de 80 ans cette année, j'ai appris le décès d'un cousin de Carole, un gauchiste fumeur de pétards que je n'avais pas rencontré depuis l'époque lointaine où, dans un rôle de figurant dans le film "Touche pas à la femme blanche !", aux côtés d'une Catherine DENEUVE encore fraîche, il avait arraché d'un vigoureux coup de mâchoire sanguinolente l'oreille d'un cow-boy.

Un autre, porteur de chevalière et qui avait longtemps vécu en phalanstère quelque part au Canada, est également décédé, m'a-t-l été rapporté. On est bien peu de choses...

J'ai également appris que trois cousins de Carole, trois frères (du côté de la toujours jolie et sympathique Valentine, femme de Paul CHASTEL, tous deux sémillants octogénaires de la bande) avaient remporté une médaille d'or aux derniers Jeux Olympiques mais je n'ai pas retenu leur spécialité. Quelque chose à la voile, je crois, ce qui ne serait pas étonnant puisque l'un de leurs cousins germains, fils de Paul et Valentine, champion du monde de sa spécialité, avait déjà été couronné, si je ne me trompe, lors de tel ou tel "Trophée Jules Verne".

Paul, cousin germain de Carole et fils de "l'oncle Jacques", frère aîné de mon beau-père et qui fut maire de Viry-Châtillon, est l'aîné des "petits-enfants CHASTEL", comme fut longtemps appelée cette génération.

Et c'est ainsi que s'estompent pour moi dans les brumes de l'âge les descendants d'une famille qui, en des temps meilleurs, fonda quelques "start-ups" comme le furent le Crédit Lyonnais, Rhône-Poulenc, Péchiney, sans oublier l'entreprise Coignet...
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le Mardi 1er Septembre 2026
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Interlude avec "ChatGPT" :


Fermez le ban !

Un détail : pourquoi un notaire est-il cité dans ce texte ? Parce que je venais d'interroger "ChatGPT" sur les arcanes, toujours opaques à mes yeux, de la "Fondation du Patrimoine" dans l'Orne.

Ceci dit, dans quel monde sommes-nous entrés si une "intelligence artificielle" est capable de proférer de tels jugements d'un ton aussi définitif ?

Pour moi, le couperet de la guillotine (ou, pour se mettre au goût du jour comme il convient, la piquouze d'un "humaniste") n'est plus très loin.