Généalogie et sagas familiales

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le Dimanche 11 Septembre 2022
Désultoirement vôtre ! - Généalogie et sagas familiales
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Annie, images d'une vie (merci à Eric) :

Avec Michel COURTADE.

Olivier et Jérôme, qui, bien que tous deux admis rue d'Ulm, avaient, malgré mes conseils pressants et par tradition dans la famille BAYLE, préféré poursuivre leurs études à Polytechnique (je n'en suis pas encore remis) :

Olivier et Jérôme.

Eric, qui, à l'âge de dix ans et en futur HEC, lisait "Le Monde" et commentait en famille la guerre du Biafra (j'en demeure bluffé) :

Eric.

Olivier, Eric et Jérôme entourent Louis-Joseph :

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le Dimanche 9 Octobre 2022
Désultoirement vôtre ! - Généalogie et sagas familiales - Anecdotes
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Carole se déclare très satisfaite de l'étendoir à linge dont elle dispose désormais. Il paraît que, grâce à lui, le linge est souple. Quant à moi, je suis heureux d'avoir ainsi satisfait une de ses anciennes revendications...

9 octobre 2022.

... en recyclant l'armature d'une serre à bon marché qui n'aura tenu, en tant que telle, que deux étés.
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le Jeudi 27 Octobre 2022
Désultoirement vôtre ! - Archives, histoire, documentation - Généalogie et sagas familiales
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Reçu hier après-midi la visite de C. I., cousin germain de mon vendeur, François LEVÊQUE. Il voulait revoir la chapelle et se recueillir sur la tombe de ses grands-parents. Je ne le connaissais pas encore mais avais rencontré son frère quand il était en poste à Caen et avais eu comme élève à l'E.N.A. (à l'époque où j'y enseignais les "Problèmes budgétaires et fiscaux") le neveu de ce dernier, un garçon que je trouvais sympathique et qui, d'après ce que je vois, poursuit une belle carrière dans la finance. En fait, toutes ces personnes me paraissent avoir très bien réussi dans la vie, un beau tir groupé qui me laisse rêveur.

Carole me dit que je parle trop et n'écoute pas assez ni n'interroge suffisamment mes interlocuteurs. C'est vrai, c'est encore un autre de mes défauts, un de mes anciens adjoints me l'avait déjà signalé à juste titre dès 1987.

Le fait est que mes visiteurs étaient heureux de revoir la Chaslerie dans son état présent. Je leur en ai montré de grandes parts, y compris le fournil du manoir, l'intérieur de la tour Sud-Ouest, les combles de l'aile Ouest, etc... Le cousin germain et son cousin J. B. qui l'accompagnait avec leurs épouses avaient là des souvenirs d'enfance ou de jeunes adultes, datant des années 1950 pour l'un ou 1960 pour l'autre, jusqu'aux années 1970. Le cousin germain se rappelait l'usage des pièces que je leur ai montrées, la présence d'une cloison ici, d'une baignoire-sabot là, le fait qu'à ces époques, le bâtiment Nord était inhabitable etc...

Ils se sont déclarés emballés par la restauration de l'allée principale qu'ils ne pouvaient pas ne pas voir en l'état du chantier et m'ont dit que, dès ces époques, c'était un projet porté par leur famille. Ils se souvenaient de la mare, devant le manoir et l'un d'eux m'a même, suite à leur visite, immédiatement communiqué la photo d'un document qu'il conserve :


En fait, je connaissais déjà cette gravure et je crois même qu'on en retrouverait un tirage quelque part dans mon bazar ici.

Il est important pour moi de recevoir de telles marques de satisfaction et des encouragements devant le résultat bien imparfait de mes efforts depuis 31 ans. J'ai tant d'occasions de douter de tant de choses, à commencer par mon utilité sur Terre ou la pérennité des traces que j'y laisserai...
Chère Madame Cher Monsieur,
Ce fut un immense plaisir pour nous de revoir la Chaslerie et nous vous remercions très vivement de l’accueil si amical que vous nous avez réservé en nous faisant tout visiter.
Nous avons été impressionnés par les travaux titanesques que vous avez entrepris ainsi que par la qualité de cette restauration et vous souhaitons de pouvoir mener à bien tous vos projets.
Je vais m’efforcer de retrouver des photos des années 60 et ne manquerai pas de vous les adresser.
Vous trouverez dès à présent une photo d’une gravure du manoir avant que mon grand-père ne le reprenne, avec la mare que vous évoquiez l’autre jour :


Encore mille mercis pour nous avoir ouvert les portes du souvenir de mon enfance.

N.D.L.R. : Cher Monsieur,
Un grand merci pour votre message.
N'hésitez surtout pas à revenir !
Bien cordialement,
PPF
Brise marine
Stéphane Mallarmé

La chair est triste, hélas ! et j’ai lu tous les livres.
Fuir ! là-bas fuir ! Je sens que des oiseaux sont ivres
D’être parmi l’écume inconnue et les cieux !
Rien, ni les vieux jardins reflétés par les yeux
Ne retiendra ce cœur qui dans la mer se trempe
Ô nuits ! ni la clarté déserte de ma lampe
Sur le vide papier que la blancheur défend
Et ni la jeune femme allaitant son enfant.
Je partirai ! Steamer balançant ta mâture,
Lève l’ancre pour une exotique nature !

Un Ennui, désolé par les cruels espoirs,
Croit encore à l’adieu suprême des mouchoirs !
Et, peut-être, les mâts, invitant les orages,
Sont-ils de ceux qu’un vent penche sur les naufrages
Perdus, sans mâts, sans mâts, ni fertiles îlots …
Mais, ô mon cœur, entends le chant des matelots !


Stéphane Mallarmé, Vers et Prose, 1893

N.D.L.R. : Comme je l'ai déclaré hier soir à un ami, j'ai le sentiment d'avoir déjà tout dit via ce site et de n'avoir plus rien à ajouter...
Jean-Pierre ARBON
rédigé le Vendredi 18 Novembre 2022
Désultoirement vôtre ! - Généalogie et sagas familiales - Références culturelles
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Regard vers l’arrière

Vient un âge où l’on trouve davantage d’intérêt à faire retour sur son passé qu’à se projeter vers l’avenir. J’y suis entré depuis quelque temps. L’avenir, on ne sait jamais ce qu’il vous réserve, certes, mais je crois que je le connais. J’ai vu vieillir mes parents, et je sais que je suis engagé, sauf accident, sur la même descente en pente douce qui s’accélérera vers la fin. Les gestes deviennent moins sûrs, la mémoire également, les douleurs s’installent. La probabilité d’une bonne surprise est quasi nulle. Je sais où je vais.

Mais sais-je d’où je viens ? Le passé est rempli de mystères. Qui étaient mes ancêtres ? Comment vivaient-ils ? Qu’ont-ils fait et pensé ? Par quel enchaînement de rencontres et de hasards suis-je venu au monde ? Et mon parcours dans l’existence, quel fut-il ? Que vaut-il ? Qu’est-ce qui a fait que j’ai suivi telle voie, et pas telle autre ? Autant d’énigmes que je ne résoudrai pas, mais qu’il devient tentant de cerner de plus près.

Ce regard vers l’arrière, c’est sans doute la solution que l’esprit propose pour détourner l’attention de ce qui nous attend. C’est en même temps une manière de se rassurer sur le fait que l’existence qu’on a vécue n’aura pas été totalement insignifiante. On peut bien sûr trouver quelque réconfort à s’en persuader, mais je crois pour ma part, avec Omar Khayyam, que « demain, lorsque nous quitterons ce caravansérail, nous serons pareils aux morts d’il y a sept mille ans ».


N.D.L.R. : De plus en plus enthousiasmant, merci pour ce moment !
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le Samedi 19 Novembre 2022
Désultoirement vôtre ! - Généalogie et sagas familiales - Nature (hors géologie) - Anecdotes
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Mon état de santé fait que, depuis quelques mois, je suis tenu d'ingérer cinq comprimés chaque jour, deux le matin et trois le soir. Inutile de dire que j'ai horreur de ce rappel constant du déclin de mes forces et de ma vitalité. En plus, tête en l'air comme je le suis, j'oublie souvent des échéances.

Carole m'a donc doté d'un pilulier de compétition, un écrin contenant sept petites boîtes, une par jour de la semaine, chacune divisée en trois compartiments (à ce stade de ma décrépitude, je n'ai besoin que de deux) et que je pose chaque nuit sur mon ordi afin de m'éviter ces oublis susceptibles de me réexpédier, toutes sirènes hurlantes, en soins intensifs.

Je suis frappé par l'extrême rapidité des retours des samedis, jours auxquels je dois recharger ces dispositifs.

Au moins cela confirmera à tous ceux que cela intéresse que, bien que vivant le plus souvent seul au manoir favori, je n'ai guère le temps de m'y ennuyer. C'est déjà ça...