Généalogie et sagas familiales

La question, périodiquement posée par mes proches (au moins lorsqu'ils m'honorent de leur visite), de la mise à disposition de ma famille d'un nombre suffisant de m2 habitables est certes une bonne question.

Avant que je ne puisse y répondre favorablement, un certain nombre de préalables sont à régler par moi (puisque je demeure le seul à financer tout ça) :

- pour ce qui concerne la moitié Nord du logis, la restauration des "poutres pourries" au plafond du 1er étage ; s'agissant de "parties classées", ceci est conditionné par l'intervention d'un architecte du patrimoine ;

- pour l'ensemble des nouveaux espaces habitables, l'installation d'un mode de chauffage performant ;

- de façon encore plus générale, la disposition de revenus suffisants puisque la voie de l'emprunt m'est bouchée, donc la mise en location de suffisamment de m2 à Paris et, si possible, la vente de Pontorson.

Autrement dit, je ne pourrai rien livrer d'acceptable selon leurs critères (de confort) et les miens (de qualité) avant plusieurs années. Combien d'années ? Je l'ignore mais ne vois pas comment il pourrait y en avoir moins de trois, sinon cinq.

On atteint ainsi l'horizon avant lequel mon aîné exclut en tout état de cause de prendre mon relais.

Il ne reste donc plus à Carole et aux enfants qu'à prendre leur mal en patience. CQFD
Et, accessoirement, qu'à espérer que je reste en vie suffisamment longtemps, si nécessaire, pour subvenir à ce genre de "besoins".

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le mercredi 7 août 2019
Désultoirement vôtre ! - Généalogie et sagas familiales
0
Est-il écrit quelque part que les fils seront toujours ingrats à l'égard de leur père ? Auraient-ils tant besoin, pour se construire, d'abaisser celui-ci ?

C'est ce que je me demandais hier soir, après mes échanges avec mon aîné pendant le dîner. Le fait est qu'il refuse d'écouter mes arguments quand il instruit mon procès en radotant ses éternels reproches. Devant sa mère qui, à son habitude (cela relève désormais du tic) ne manque pas d'abonder dans son sens, ce que j'ai toujours trouvé déplorable depuis qu'il y a fort longtemps, elle a pris ce tournant.

Cette nuit, j'ai réfléchi à ces questions. Et le fait est qu'à l'égard de mon propre père, j'ai rarement fait preuve de la mansuétude (ne parlons pas de reconnaissance) que je penserais être en droit d'attendre de ma postérité.

Le mieux me paraît donc de laisser dire.

L'indifférence est une vertu à cultiver.
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le vendredi 9 août 2019
Désultoirement vôtre ! - Généalogie et sagas familiales
0
Les vacances de mon aîné et de sa petite-famille à la Chaslerie prendront fin dès demain.

A midi aujourd'hui, alors que je le regrettais, mon aîné m'a répondu qu'il suffirait que je vienne les voir plus souvent à Paris. Il a même évoqué un rythme hebdomadaire ou bimestriel pour de telles visites.

Cette Chaslerie, mon ancrage choisi qui me contraint tant, financièrement bien sûr mais aussi en termes de présence sur le chantier, peine à trouver sa place dans l'univers de ma descendance. C'est en tout cas la conclusion que je serais enclin à retenir. Suis-je trop pessimiste ?
0
C'est dur de vieillir.

Hier, une personne m'informait qu'elle m'avait envoyé par S.M.S. des photos que je n'ai jamais reçues. Des photos d'un chaton. Comme si j'avais le moindre intérêt pour des photos de chaton, moi qui suis porté sur les loïdes. Est-ce elle qui débloque (ce qui ne m'étonnerait pas, compte tenu de son "track record") ou moi qui ne sais toujours pas me servir de mon téléphone portable ?

Aujourd'hui, j'ai découvert par hasard, également dans mon téléphone portable, un message qui m'y attendait depuis le 17 janvier dernier. Pour le lire, il fallait être connecté à je ne sais quoi via "Messenger". Il se trouve que, ce midi, voulant lire à ma cantine favorite (où le service est de plus en plus lent, au point que la lecture du "Ouest-France" du jour ne m'y suffit plus, malgré les mots croisés et le sudoku) et sur mon téléphone portable un message reçu via "Facebook", je me suis connecté pour la première fois à "Messenger", donc j'ai trouvé ce message de janvier dernier. Il était relatif à un objet que, m'a appris ce soir mon correspondant (qui n'en semblait pas sûr), j'aurais mis en vente via le site "gensdeconfiance.fr". Or j'ai un très vague souvenir que quelqu'un de mon entourage m'a parlé de ce dernier site. Etait-ce Carole ou bien Anne-Violette ? Carole plutôt, car, si ma mémoire ne me trahit pas, elle me parlait d'une de ses sœurs, qui recommande ce site. Eliane ou Ségolène ? Donc n'était-ce pas au début du mois d'août ? Si oui, je ne vois pas comment j'aurais pu y passer une annonce dès janvier dernier, voire plus tôt. A moins que Carole ne m'ait parlé début août de son "Thermomix", qu'elle avait prêté à Anne-Violette, après l'avoir acheté sur les conseils de Ségolène. Je ne sais plus, j'écoute tout cela d'une oreille tellement distraite...

Je cherche ce soir à retrouver l'annonce que j'aurais passée via "gensdeconfiance.fr". Pour ceci, j'essaye de me connecter à ce site. On m'y demande un mot de passe. Impossible de le retrouver. Je découvre toutefois qu'on peut voir les annonces publiées sur ce site même sans s'y connecter en tant que membre. Je cherche et ne retrouve pas mon annonce (si elle a jamais existé).

Or, si j'ai le vague souvenir d'avoir mis en ligne (mais quand ?) une annonce pour vendre l'objet dont il s'agit, je ne sais plus du tout où je l'ai fait. Et je suis persuadé que je ne l'ai fait qu'une fois. C'est-à-dire sur un seul site, qui serait donc "gensdeconfiance.fr" ?

Il se trouve que, par le plus grand des hasards pour ce qui me concerne, la personne qui avait essayé de me contacter en janvier se trouve être le fils d'un ami - disons d'une relation, du temps où j'avais pignon sur rue, un temps ancien par conséquent - que j'ai revu il y a quelques mois, me semble-t-il. Cet ami - cette relation, soyons plus précis - est, entre autres, le propriétaire d'une importante collection de peintures contemporaines. Mais où ai-je vu l'exposition qui lui était consacrée ? Ce devait être en Normandie (ou, peut-être à Dinan) puisque, de mémoire, la personne dont j'ai parlé au premier paragraphe (celle qui débloque) m'y accompagnait. Mais pourquoi m'y accompagnait-elle ? Et quand était-ce ? Impossible de le retrouver. J'ai pourtant le souvenir d'avoir échangé quelques banalités avec cet ami/relation ce jour-là. C'était dans un bâtiment moderne et plutôt lumineux, comme dans une ville reconstruite après les bombardements de la Libération. Donc pas à Dinan.

HELP !

P.S. : On dirait que la mémoire me revient, petit à petit. Cette exposition était, je crois, à Saint-Lô. Donc en 2015, selon ce lien. Mais que pouvais-je bien faire à Saint-Lô en 2015, à part me renseigner à la préfecture sur des projets éoliens ? Donc je n'avais aucune raison d'être accompagné par la personne qui débloque tellement que j'ai fini par la perdre de vue (bon débarras, soit dit en passant - Carole et mes fils trouveront dans cet aveu la confirmation que j'ai beaucoup de talent, si l'on peut dire, pour couper des ponts, comme ils me le reprochent très souvent - mais pourquoi devrais-je garder des contacts qui ne m'apportent plus que des déceptions ?).

Je suis en plein brouillard. C'est la première fois que cela m'arrive... Ou, du moins, que j'en prends conscience...

A quoi rime une vie quand on perd la tête ? Voici une question que je n'ai pas encore fini de me poser, semble-t-il... Romain GARY ou Ernest HEMINGWAY y ont répondu à leur façon, qui ne manquait pas de noblesse. Si toutefois la noblesse a quelque chose à voir avec des considérations aussi matérielles.


P.S. (du 18 août 2019 à 9 h 30) : J'ai eu l'idée de jeter un coup d’œil, grâce aux outils dont je dispose, à un certain endroit. Et j'ai retrouvé une piste et ceci dont la date (4 janvier dernier) est compatible avec le message découvert hier.

Donc ça me rassure, je ne suis pas encore trop gâteux. Le site "gensdeconfiance.fr" n'avait rien à voir avec cette affaire. Apparemment, du moins.