Généalogie et sagas familiales

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le samedi 22 juin 2019
Désultoirement vôtre ! - Généalogie et sagas familiales
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Carole m'a appris incidemment avant-hier soir - ou était-ce hier matin ? - qu'elle avait ce week-end la garde de ses petits voisins du dessus. Comme je m'étonnais qu'elle me prive de leur présence à la Chaslerie, elle m'a répondu qu'elle ne les y ramènerait que lorsque j'y aurais livré suffisamment de mètres carrés habitables. Elle prend cette fois prétexte de prétendus problèmes de sécurité ou de je ne sais quelle autre fadaise.

Je trouve que cette attitude illustre sa totale méconnaissance de ce qu'est un tel chantier et son refus des contraintes avec lesquelles je dois composer en permanence, certes parce que je ne saurais me contenter de travaux bâclés et aussi parce que, moi au moins, je sais compter.

Lorsque j'ai répliqué qu'il me paraît mauvais de donner à ces jeunes enfants l'impression que tout tombe toujours tout cuit du ciel, elle m'a répondu qu'avec le chantier de leurs parents, ils ont déjà de quoi être protégés contre un tel risque.

Bref, cette nouvelle marque de déphasage entre nous augure assez mal, me semble-t-il, de la vie familiale, "if any", à venir. Ce n'est jamais, il est vrai, qu'une n-ième alerte d'une très longue série. A la suite d'une erreur de casting, puis-je préciser, reconnue comme telle depuis une quarantaine d'années, du moins pour ce qui me concerne.

Le fait est, vu de mon échauguette, que, si nos points de vue demeurent aussi éloignés sur ce qui, au moins par défaut, constitue, depuis plus de vingt ans, la colonne vertébrale de mon existence, il vaut mieux qu'elle continue à rester dans les jupes de sa mère où elle se complaît tant. Ou bien où elle voudra et qui ne m'intéresse plus.

Dans un récent éditorial de la revue de la "Demeure Historique", Jean de LAMBERTYE - dont le mandat de président de cette association s'achève ces jours-ci - mettait en garde contre le risque que les travaux de restauration des monuments historiques prennent, pour leurs propriétaires, un tour "obsessionnel".

Je crois qu'à ce stade de mon expérience en la matière, je suis bel et bien tombé dans ce panneau. Avec des dégâts dits collatéraux. Notamment dans mes rapports avec divers environnements humains, tant choisis qu'imposés. Je me dis en particulier qu'il serait sage de me montrer enfin plus prudent dans l'expression de certaines appréciations.

Pas sûr qu'après deux tiers de siècle d'existence, j'en sois plus capable qu'auparavant. Malgré des efforts qu'on ne soupçonne pas. Des faits s'imposent à moi dont je ne sais me dépêtrer. J'essaye de gérer et c'est souvent lourd et difficile. Douloureux parfois.

Que ceci ne m'empêche pas toutefois de donner un grand coup de chapeau, pour autant que j'aie quelque titre à le faire, à Jean de LAMBERTYE pour son engagement d'une exceptionnelle qualité au service du patrimoine de notre pays.

Je sais qu'il lui arrive de consulter de temps à autre notre site favori. J'espère qu'un jour prochain il me fera l'amitié, passant par ici, de faire étape dans cette "demeure"-ci. Il y sera accueilli certes à la fortune du pot mais toujours de grand cœur !
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Sans doute alertée par un message qu'elle avait entendu à la radio ou à la télé, Christine AUGEREAU m'a contacté hier soir. Elle voulait savoir si les pluies de la veille n'avaient pas fait trop de dégâts par ici, malgré, a-t-elle ajouté, les nouvelles rassurantes de mon site. J'ai ainsi appris qu'elle fait partie de notre fan-club favori, preuve s'il en est d'un goût très sûr. Elle m'a en effet parlé avec un enthousiasme qui m'a déconcerté de notre site du même métal.

En proie au doute existentiel qui est le mien de temps à autre, je lui ai dit que ce site ne me valait pas toujours que des amis, en raison de divers écarts de langage ou de propos dont je n'arrive pas à faire l'économie.


Elle m'a alors répondu cette chose extraordinaire : "Ne change pas, c'est aussi pour ça qu'on t'aime !"

Voici des paroles comme je n'en ai pas entendues depuis très longtemps. Il est vrai que peu de bruits de la ville m'arrivent par ici, sinon des reproches que j'ai fait le choix de ne plus écouter pour diverses raisons.

Et je n'éprouve guère le besoin de sortir de mon trou à rats où je m'enterre sans regret. Du moins je l'essaye. Mais j'y parviendrai.

J'ai néanmoins proposé à Christine de venir avec Bernard m'y rendre visite. Après tout je ne suis pas loin de leur route vers le Pays Basque. Elle m'a répondu qu'elle pense plutôt nous inviter à dîner, Carole et moi, en octobre à Neuilly, avec nos amis communs AUFFRET, donc avec Gilles qui a longtemps tenu à mes yeux le rôle de grand frère : chaque fois que je suivais ses conseils, en substance ne pas ménager ses efforts pour bien faire, je m'en portais bien ; chaque fois que je les trouvais trop exigeants pour combattre mes faiblesses, je me plantais. Dommage, peut-être, que je ne l'aie pas écouté plus souvent.