Fournil du manoir

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le Jeudi 22 Mars 2012
Journal du chantier - Architecture-M.O. - Maçonnerie-carrelage - Terrassement - Fournil du manoir - Murs divers
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Igor est tout heureux de me montrer que le nouveau drain fonctionne. Voilà qui devrait rassurer Guy HEDOUIN...

22 mars 2012, le drain à l'angle Sud-Est du fournil.

Le terrain en amont du mur Ouest de la douve Nord sera donc bientôt assaini :

22 mars 2012, le fossé du drain à l'Ouest du mur Ouest de la douve Nord, c'est-à-dire au Nord-Est du fournil du manoir.

Lucyna me met cependant en garde contre un drainage qui serait plus bas que la base des fondations du fournil ; elle me dit qu'en asséchant trop profondément l'argile, on peut provoquer dans la terre un effet de mille-feuilles dont on retirerait la crême. Je pressentais cette difficulté ; c'est pour cela que j'avais donné une certaine rigidité à mon modèle de drainage, prévoyant même une base et un dessus en béton afin de ne pas entraver le passage de tracteurs, nécessaire pour desservir le "Pournouët". Ceci dit, seul le temps confirmera ou infirmera le bien-fondé (c'est le cas de le dire) du parti que j'ai pris.

Bonsoir,

L'eau qui s'écoule de votre drain, n'est pas forcément celle de votre mur, mais du terrain environnant.

Quand à la remarque de Lucyna Gautier, elle serait valable, si l'on creusait au pied de ce mur et en dessous de la semelle.

Mais à une distance de 1m ou +, le comportement ne serait pas le même.

On verra bien une fois l'été passé, comment va réagir le mur.

Bonne soirée !

N.D.L.R. : Je vois que l'attention se relâche puisque j'ai eu le temps de mettre en ligne huit messages avant que vous ne réagissiez, dans le sens attendu d'ailleurs...

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le Mercredi 28 Mars 2012
Journal du chantier - Administration - Maçonnerie-carrelage - Terrassement - Fournil du manoir - Murs divers
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Si, dans les vieilles pierres, le plaisir est proportionnel à l'investissement comme l'a écrit ce matin une visiteuse du site, alors il nous faut profiter de ces images car le chantier ne pourra durer longtemps sans déblocage de certaines aides.

28 mars 2011, Valentin à la bétonnière.

Désolé de le rappeler sans humour mais c'est un fait.

28 mars 2012, la jonction entre les drains du fournil et le sas en parpaings du mur Ouest de la douve Nord.

Au verso du document, une date, le 17 mars 1883 (soit un an avant l'incendie qui ravagea le logis de la Chaslerie), et la signature d'un LEVÊQUE :

L'inscription au verso du plan de 1883.

Qui était ce LEVÊQUE ? Si j'interprète ce que je vois, je note que cette signature largement lévogyre est dominée par le souci de ne pas rater l'accent circonflexe, et j'y devine un signe de hauteur dont le signataire devait escompter qu'il soit respecté par autrui comme il lui paraissait justifié. D'après la date, cet ayant-droit de GOUPIL pourrait bien être Charles, "né le 14 juillet 1823, avocat, juge et Président du Tribunal Civil de Vire, (qui) épousa le 26 avril 1864, à Tinchebray, Emilie CHANCEREL", selon l'ouvrage consacré aux RUAULT du PLESSIS VAIDIERE et à leurs alliances.

Le document est un plan aquarellé, très bien conservé, de la Chaslerie et de ses terres environnantes à l'époque. Je viens de le retrouver dans un recoin des boiseries de mon bureau, au premier étage de la tour Louis XIII. Il avait été laissé à l'intention de son successeur, moi en l'occurence, par Brigitte LEVÊQUE lorsque j'ai acheté la Chaslerie, il y a 21 ans.

En haut du plan, un croquis retient mon attention. Il est simplifié puisqu'aucun angle de la cour n'est droit en réalité mais il indique l'affectation des volumes du rez-de-chaussée à l'époque :

Le plan du rez-de-chaussée des bâtiments sur cour en 1883.

Ainsi, le bâtiment Nord abritait alors, exclusivement, une cave et des caveaux. Dans le logis, la salle à manger actuelle était alors la cuisine, tandis que le salon actuel était divisé en deux, avec une salle à manger et une chambre desservis par un couloir qui permettait d'accéder à une bibliothèque, pièce aujourd'hui inhospitalière. De l'autre côté de la cour, dans la tour Louis XIII, la pièce dont je retire actuellement les bûches était alors une seconde cuisine. Ce qu'on appelle aujourd'hui l'écurie avait bien cette fonction mais était alors divisé en deux, avec deux portes sur cour donc. Dans l'"aile de la belle-mère" actuelle, il y avait déjà les deux pièces que nous connaissons mais celle qui sert aujourd'hui de cuisine précaire était alors une cave et celle qui la jouxte (où j'ai déposé mon rameur) était une remise.

Le voisinage immédiat du manoir en 1883.

Dans le voisinage immédiat du manoir, je note particulièrement que le "Pournouët", à l'Est du manoir et entre les douves, était alors qualifié de jardin ; le circuit de l'eau était plus complet qu'aujourd'hui puisque, à la sortie des douves, l'eau se répartissait en deux bras partant d'un endroit différent de l'actuel, dont l'un des deux, aujourd'hui disparu, courait à travers les terres et parallèlement au Baudouët. Je note qu'il y avait bien alors un mur au fond de la douve Nord, celui qui est actuellement en cours de restauration et que j'appelle le "mur Ouest de la douve Nord" ; enfin, je retiens qu'il y avait bien un pont, clairement représenté sur ce plan, pour franchir le ruisseau alimentant les douves, pont dont je voudrais rétablir l'usage si j'arrive jamais à trouver les financements pour restaurer le mur d'escarpe des douves.

Par ailleurs, ce plan lève un mystère pour moi puisque j'avais lu, notamment dans le manuscrit de Louis GRAVELLE (pour les références, voir sous l'onglet "Bibliographie") qu'il y avait, au Tertre Linot une source alimentant l'abreuvoir situé au milieu de la cour du manoir mais je ne comprenais pas de quoi il s'agissait. Voici donc la réponse :

Le mystère résolu de la source du Tertre Linot.

Cette source existe toujours et explique que le jeune Maxime LEBOUTEILLER ait "coulé" le Valtra à cet endroit l'an dernier, en contrebas de l'ancienne carrière qui se trouve au bout de l'"allée principale", alors qualifiée d'Avenue. A la fin du 19ème siècle, cette source alimentait donc un petit ruisseau qui contournait le "petit bois" actuel et longeait les terres de la Thierrière avant de se jeter dans le canal d'arrivée d'eau dans les douves. Pas de trace en revanche, au moins à cette époque, d'une desserte directe de l'abreuvoir le long de l'"allée principale".
Voici les derniers plans laissés dans mon bureau par Brigitte LEVÊQUE, qui apportent quelques informations supplémentaires sur la Chaslerie, depuis sa vente comme Bien National.

1 - Un plan du début du 19ème siècle, porté sur une sorte de calque qu'a mangé par endroits l'encre utilisée ; il a été collé, il y a longtemps, sur un papier de meilleure qualité :

Plan de la 1ère moitié du 19ème siècle.

2 - Un plan que je daterais de la moitié du 19ème siècle puisqu'il fait ressortir la partition de la Chaslerie entre les deux adjudicataires de la vente comme Bien National avant qu'apparemment, un ayant-droit de GOUPIL réussisse la réunification :

Peu d'informations utiles au verso...

Le plan consécutif à la partition de la Chaslerie.

Notons sur ce 2ème plan que le canal d'arrivée d'eau aux douves a été détourné vers l'Est. Le logis, comme l'aile Ouest et le "Pournouët", était alors clairement divisé en deux lots. Le tracé actuel de la D22 y faisait son apparition (ce qui devrait permettre de dater ce document).

3 - Une copie, réalisée en 1949, du plan cadastral alors en vigueur :

Le plan est daté du 22 février 1949.

La copie du plan cadastral en vigueur en 1949.

J'apprends ici que deux bâtiments avaient été construits dans l'arrière-cour, adossés au mur du manoir au fournil. L'existence d'un pont au-dessus du canal d'arrivée d'eau dans les douves était clairement indiquée, avant même, donc, que le cours de ce canal ne soit modifié (ce qui était arrivé avant 1883, ainsi qu'on a pu le noter sur le message précédent). On peut également remarquer que la douve Sud se prolongeait derrière la charretterie. Retenons donc que ce plan était le plan cadastral encore en vigueur en 1949 mais qu'il avait été dressé avant 1883.

4 - Enfin, un plan de 1962, dressé à l'occasion d'un échange de terres auquel devait alors réfléchir Henri LEVÊQUE :

Ce document confirme qu'à l'époque, on se rappelait l'existence d'une canalisation reliant la source du Tertre Linot au manoir. J'y remarque également que la "route de Domfront à Lonlay-l'Abbaye" (actuelle D22) avait tangenté à une époque pas si lointaine l'extrémité Sud de l'Avenue de la Chaslerie.

Bonjour Monsieur,

Mes sincères félicitations pour vos travaux de restauration et pour ce "journal du chantier". Quel plaisir de suivre, presque en direct, les différentes avancées de votre entreprise !

Il est très problable que vous ayez d'ores et déjà connaissance de l'accessibilité au plan cadastral de 1824 de votre commune. Si ce n'était pas le cas, voici le lien, voir la section A.

Et pour toute autre recherche dans l'Orne...

Cordialement,

Mathieu

N.D.L.R. : Merci beaucoup, cher et mystérieux Mathieu. J'ignorais l'existence de ces liens. J'ai réussi à ouvrir le second. Donc vous nous apprenez que le cadastre encore en vigueur en 1949 datait en fait de 1824. Je comprends également que le plan que je datais du milieu du 19ème siècle (celui où apparaît la D22 et où le canal d'arrivée de l'eau dans les douves a été détourné vers l'Est) est effectivement postérieur à 1824...

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le Vendredi 4 Mai 2012
Journal du chantier - Terrassement - Fournil du manoir - Murs divers - Statistiques de fréquentation - Vie du site
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La seconde "tour de contrôle" de ce site (pour comprendre de quoi il s'agit, se reporter à l'onglet "Vie du site") me rapporte que les visiteurs du site s'intéressent beaucoup aux questions de drainage.

Je peux leur déclarer que le système original de drainage mis en place récemment dans le secteur du mur Ouest de la douve Nord (y compris autour du fournil du manoir) fonctionne du feu de Dieu. Il faudrait peut-être que je pense à le faire breveter car, en plus, il est conçu pour pouvoir durer très longtemps et pour résister au passage des tracteurs. N'en déplaise aux esprits sceptiques (ici, suivez mon regard du côté du Cotentin...).

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le Vendredi 10 Mai 2013
Journal du chantier - Menuiserie - Bâtiment Nord - Fournil du manoir
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Je vais vous expliquer, photos à l'appui, pourquoi je suis très mécontent de la dernière intervention du menuisier-escaliéteur à la Chaslerie, au mépris de mon absence d'autorisation, et pourquoi je considère que son travail ne correspond pas à ce que j'attends d'"un des meilleurs ouvriers de France".

D'abord, je rappelle qu'il y a quelques mois (voir mon message du 21 décembre 2011), j'avais été fort déçu de son travail sur le fournil de la ferme. Il m'avait alors apporté quelques éléments d'explication, j'avais obtenu un rabais sur sa facture et nous étions convenus de poursuivre notre collaboration.

Lorsque, cet hiver, ses compagnons ont posé le nouvel escalier du bâtiment Nord, ils ont commis diverses boulettes :
- le stylobate était mal calibré, ils l'ont remporté pour le refaire ;
- ils ont utilisé d'horribles vis pour fixer les contre-marches aux marches, mais le problème a ensuite été masqué ;
- enfin, ils n'ont pas été fichus d'installer convenablement le palier, de sorte qu'ils ont entamé une poutre sans autre raison que leur incroyable maladresse.

10 mai 2012, la poutre estropiée par un compagnon du menuisier-escaliéteur lors de la pose du palier au 1er étage de l'entrée du bâtiment Nord.

A ce stade de mes explications, examinons le meuble que ces compagnons ont, la semaine dernière, en son absence totale de contrôle, posé n'importe comment.

Voici une vue d'ensemble du meuble qui, au premier examen, semble avoir bonne allure :

10 mai 2013, la penderie sous l'escalier du bâtiment Nord.

Hélas, dès que l'on s'approche de ce meuble, les malfaçons sont criantes. Regardez donc à quel point l'ajustement des deux paires de battants des deux portes de cette penderie est bâclé :

10 mai 2013, en haut à gauche du battant gauche de la porte de gauche.

10 mai 2013, en haut de la paire de battants de droite.

Essayant de trouver une solution à ces malfaçons, je me suis demandé s'il ne conviendrait pas de poser les charnières plus haut. Le problème serait alors double. D'une part, les cicatrices des charnières se verraient puisque celles-ci ont été incrustées dans le bois :

10 mai 2013, une charnière de la penderie de l'entrée du bâtiment Nord.

D'autre part, le centimètre qui aurait ainsi été comblé en haut des portes aurait simplement été reporté en bas de celles-ci :

10 mai 2013, le jour qui apparaitrait sous les battants si on relevait ceux-ci.

Certes, on peut éviter le premier de ces deux inconvénients en intercalant des rondelles métalliques entre les deux moitiés de chaque charnière. Voici l'amplitude du jeu à combler alors :

10 mai 2013, le jeu à faire disparaître si on choisit d'intercaler des rondelles métalliques entre les deux moitiés de chaque charnière.

Mais, outre que ce bricolage se verrait, il ne règlerait pas la question de l'espace sous les battants.

Et je n'insiste pas sur les irrégularités stupides du positionnement des deux charnières hautes de la paire de battants de gauche. Ni sur la présence, toujours à ce stade de la réalisation, de vis visibles (ici sous la marche du haut)...

10 mai 2013, sous la marche la plus haute, une vis visible de l'entrée.

... ni sur le bricolage indigne toujours visible sous l'escalier (ici de l'autre côté de la marche du haut) :

10 mai 2013, sous la marche haute, le long du mur.

Il faudra de nouvelles rustines pour dissimuler ces dernières malfaçons.

Bref, ma grand-mère Julietotte aurait dit qu'il s'agit là d'un "travail ni fait ni à faire".

Donc je ne vois pas comment le menuisier-escaliéteur pourra éviter de remédier aux diverses malfaçons que j'ai décrites.

En ce qui concerne la nouvelle porte du fournil de la ferme, voici une vue d'ensemble de la façade Nord de ce bâtiment :

10 mai 2013, le fournil de la ferme, façade Nord.

Et voici la porte posée, sans mon autorisation, la semaine dernière :

10 mai 2013, la porte extérieure du fournil de la ferme.

Ici encore, à première vue, les choses semblent se présenter convenablement. Mais regardons de plus près.

S'agissant de menuiseries aussi proches, il ne fait pas de doute que les petits bois de la porte doivent ressembler, autant que faire se peut, aux petits bois du fenestrou et de la fenêtre voisins. Comme le même artisan a lui-même fabriqué les menuiseries du fenestrou et de la fenêtre, il est parfaitement informé de la situation. Or voici les petits bois de sa fabrication d'il y a 18 mois :

10 mai 2013, les petits bois du fenestrou de la façade Nord du fournil de la ferme.

Et voici les petits bois de sa nouvelle porte :

10 mai 2013, les petits bois de la porte extérieure du fournil, telle que posée la semaine dernière.

Devant ce travail, on ne peut que se demander quelle mouche a piqué cet artisan.

Peut-être, pour sa défense, dira-t-il que ces petits bois ont été approuvés par l'architecte. Mais je sais que ce menuisier-escaliéteur a une opinion très négative sur la qualité de l'intervention de cette personne en matière de menuiserie. A ce sujet, je ne dispose d'aucun élément me permettant de lui donner tort.

Mais, bon sang de bonsoir, c'est lui, l'"homme de l'art", que je sache ! C'est à lui de faire part de ses observations professionnelles ! Et son label de "meilleur ouvrier de France" est le gage - du moins le croyais-je - de son sérieux et de son implication !

Alors, où est l'erreur ?

Moralité : cet artisan va rembarquer vite fait, bien fait sa porte, s'il ne peut ou ne veut la rendre enfin conforme. Dans ce cas, ou bien nous trouvons un autre endroit où la poser à la Chaslerie (sur la ferme ? mais ce serait tout à fait prématuré en l'état du chantier ; sur le bâtiment Nord ? mais n'y aura-t-il pas de problème analogue du fait des petits bois ?), ou bien il la conservera en stock.

Au demeurant, comme je le lui ai signalé, la serrure (dont je n'ai pas été gratifié de la clé, ce qui pose problème) est on ne peut plus moche...

10 mai 2013, la serrure de la porte extérieure du fournil de la ferme.

... et il semble que trop d'air passe sous la porte, bien que la surface de la pierre de seuil soit nickel :

10 mai 2013, un jour sous la porte d'entrée du fournil de la ferme ?

Enfin, je le rappelle, le matériau retenu pour jointoyer la portre me paraît tout à fait inadapté :

10 mai 2013, un joint curieux.

P.S. du 12 mai 2013 : J'ai oublié de préciser que les serrures dont cet artisan a gratifié le meuble sous l'escalier du bâtiment Nord sont, ni plus, ni moins, de qualité "merde in France". Alors que je demande toujours à mes artisans que leur travail tienne 150 ans au moins !

12 mai 2013, une serrure très bas de gamme.

P.S. 2 : Et pour ceux qui veulent s'entraîner à chanter avec moi...

P.S. du 13 mai 2013 : La liste n'est pas encore terminée ! Regardez ces stylobates : celui de gauche a 4 cm d'épaisseur et celui de droite deux fois moins. Pourquoi ? Mystère ! Et admirez la qualité de la jonction...

13 mai 2013, à l'angle des deux stylobates de l'escalier du bâtiment Nord.

Bien entendu, l'artisan en question se garde bien de réagir à mon courriel et à mes messages. Il doit être très fier de ses prouesses.

Je me demande si je ne vais pas devoir faire intervenir un serrurier pour ouvrir la porte du fournil de la ferme. Et il est possible que je doive m'adresser à un autre menuisier pour réparer les autres défauts.

P.S. 4 : L'artisan m'a téléphoné pour me dire l'endroit où se trouve la clé du fournil mais je ne l'y trouve pas. Il passera jeudi matin à la Chaslerie.

A suivre.

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le Samedi 13 Juillet 2013
Journal du chantier - Plomberie-chauffage - Electricité - Fournil du manoir
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Les vacances familiales à la Chaslerie se préparent. Carole ayant eu l'idée de donner satisfaction à l'une des grandes revendications de W.F., à savoir le loger dans le fournil du manoir quand il est de passage par ici, il ne me restait plus qu'à retrouver comment raccorder cet édicule à l'électricité. J'avais commencé à préparer la chose il y a une vingtaine d'années lorsque j'avais restauré le gros-œuvre de cette annexe mais je ne me rappelais plus en quoi consistait l'installation électrique et, surtout, ce qui restait à réaliser.

Ludovic PHILIPPE, petit-fils de ma voisine la plus proche et ancienne femme de ménage, a accepté de traverser le Beaudouët et de me donner rapidement un coup de main ; il a tout retrouvé :

- les fusibles :

13 juillet 2013, les fusibles dans le fournil du manoir.

- le regard enterré sous une plate-bande de capucines :

13 juillet 2013, le regard près de l'entrée du fournil du manoir.

- et le point de départ du branchement, à un coin du bâtiment Nord dissimulé derrière des hortensias :

13 juillet 2013, à l'angle Nord-Ouest du bâtiment Nord.

Ce petit local devrait donc être à même, d'ici quelques jours, de recevoir des hôtes plutôt exigeants en matière de confort.

Ou presque. Car il resterait à aménager un petit cabinet de toilettes au 1er étage de ce fournil. Les réservations existent là aussi. Donc il ne faut pas perdre espoir. Il suffit juste de gagner à la Loterie Nationale.

En attendant, la douve Nord est à côté.

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le Jeudi 25 Juillet 2013
Journal du chantier - Plomberie-chauffage - Bâtiment Nord - Fournil du manoir
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M. DELTA a quitté Rânes ce soir pour passer à la Chaslerie. Il était chez un de ses clients qui lui a déclaré connaître notre site favori. Je salue ce visiteur, nouveau si je comprends bien.

L'objet de la venue du plombier était double :
- lui présenter un radiateur en fonte susceptible de convenir dans ma chambrette en soupente. M. DELTA reviendra la semaine prochaine le raccourcir de 2 ou 3 modules et en adapter l'alimentation ;
- réfléchir avec lui à l'installation d'un minimum de commodités au 1er étage du fournil du manoir ; j'avais prévu les circuits il y a une vingtaine d'années ; il faut désormais les raccorder à quelques-uns des appareils sanitaires que j'accumule bizarrement dans la "cave" ; M. DELTA me précisera quand il peut intervenir à ce sujet mais, pensant au confort des fistons, je lui ai dit être assez pressé.

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le Dimanche 28 Juillet 2013
Journal du chantier - Charpente-couverture - Menuiserie - Fournil du manoir - Murs divers
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Première photo du fournil du manoir en ma possession. C'était en juillet 1991 :

Le fournil du manoir en juillet 1991.

La restauration de cette dépendance, documentée dans la "Photothèque", a été une affaire de longue haleine.

Pour la 1ère fois depuis 22 ans, il nous a été possible de dormir dans ce bâtiment. En effet, l'électricité y est enfin branchée (bien que coupée, la nuit dernière, en raison d'un orage). L'eau devrait arriver dans les prochaines semaines. Du moins je l'espère.

Voici le lit désormais installé au 1er étage de ce fournil :

28 juillet 2013, enfin un lit au 1er étage du fournil du manoir.

Et voici la vue, de ce lit, vers le mur de refend :

28 juillet 2013, le mur de refend vu du lit au 1er étage du fournil du manoir.

Pour comprendre par quoi il a fallu en passer avant d'arriver à ce résultat, voici deux photos du chantier, sous les mêmes angles respectivement :

Février 1993.

Novembre 1992.

Je vais pouvoir poursuivre le transfert de mon campement nomade dans ce fournil, ce qui me permettra de comprendre les priorités de la fin de son aménagement.

Déjà, je mesure quelques défauts de ma restauration. D'une part, j'avais omis d'intercaler entre la charpente et la couverture le film HPV qui aurait empêché la neige poudreuse de fondre dans ce bâtiment. D'autre part, il n'y a guère d'isolation thermique en couverture. Donc ce bâtiment ne peut guère être habité que lorsque la température est clémente.

A titre d'exemple, je comprends qu'il va falloir restaurer sans tarder la porte de fond de cour vers l'arrière-cour car il peut être utile de la franchir la nuit, ne serait-ce que pour accéder à mon ordi...

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le Jeudi 1er Aout 2013
Journal du chantier - Plomberie-chauffage - Fournil du manoir
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Avec mes fautes de restauration à répétition, je vais finir par me demander si je ne serais pas le digne successeur du Tonton que l'on sait.

Il s'agit cette fois du fournil du manoir où je voudrais installer un minimum de commodités à l'étage. Il y a 20 ans, j'avais imaginé que cet édicule pourrait servir, un jour, de "club-house" d'une piscine ou d'un tennis. Donc j'avais même prévu les tuyaux d'alimentation d'une douche.

Problème : je ne me souviens plus ce qui avait été mis en place pour l'évacuation des eaux usées. Le plombier d'alors, M. LEBERT, que je viens de rappeler, m'affirme que la descente des eaux usées s'arrêtait au droit du mur Sud du fournil. Mais j'ai conservé une photo qui semble indiquer qu'après un coude, un tuyau repartait au niveau du sol vers le mur Nord :

7 février 1993, la descente d'eaux usées et divers autres tuyaux dans le mur Sud du fournil du manoir.

Je vais devoir montrer cette photo à M. LEBERT ; peut-être lui rappellera-t-elle quelque chose. Je demande également à Jonathan de creuser dans les capucines, à côté de la porte du fournil, pour essayer de retrouver ce gros tube gris.

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le Jeudi 5 Septembre 2013
Journal du chantier - Plomberie-chauffage - Ferronnerie - Logis - Bâtiment Nord - Fournil du manoir - Fac - Désultoirement vôtre !
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Ras le bol de ces artisans qui ne sont pas foutus de tenir un calendrier !

Je fais ici référence à :
- Roland FORNARI qui me mène en bateau depuis des mois et des mois à propos des lanternes de la cour ;
- M. DELTA qui invoque des urgences à répétition pour ne brancher ni le radiateur prévu dans la chambrette en soupente, ni l'eau dans le fournil du manoir.

Je vais encore devoir pisser dehors, à la lune, pendant je ne sais combien de temps.

Pieter BRUEGHEL le Jeune dit d'Enfer (ca 1564-1638), Le pisseur à la lune.

Leurs travaux sont délicats et je les paye assez cher pour exiger un travail impeccable. J'aurais donc voulu être présent pour éviter les erreurs coutumières. Mais ils sont incapables de tenir leurs engagements et, moi, lundi, je serai de retour à la fac (ce qui, soit dit en passant, me casse bien les pieds).

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le Lundi 9 Septembre 2013
Journal du chantier - Maçonnerie-carrelage - Plomberie-chauffage - Electricité - Fournil du manoir
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Pour l'aménagement du 1er étage du fournil du manoir, j'avais compris depuis quelque temps qu'il serait inutile que j'y installe une douche, les projets initiaux de piscine ou de court de tennis étant rapidement tombés à l'eau. La jeune classe thibalducienne nous a convaincus ce week-end qu'une cuvette de w.-c. à cet endroit serait plus encombrante qu'indispensable ; exit cette idée ; du cabinet de toilettes imaginé il y a 20 ans, il ne restera plus qu'un lavabo.

J'ai donc demandé ce matin à Jonathan de creuser le mur afin de faciliter la tâche du plombier et de l'électricien qui achèveront prochainement l'aménagement de cet espace sur ces nouvelles bases.

9 septembre 2013, au 1er étage du fournil du manoir.

9 septembre 2013, au 1er étage du fournil du manoir.

Ainsi, pour les grandes vacances de 2014, le fournil du manoir devrait enfin pouvoir servir de chambre d'amis.

Qu'on se le dise, où qu'ils se trouvent !

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le Mercredi 18 Septembre 2013
Journal du chantier - Menuiserie - Fournil du manoir
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Au tour de Sébastien LEBOISNE, assisté de Gérald NERAMBOURG, d'entrer en scène !

Dans le fournil du manoir, avant que le plombier ne procède aux branchements, Sébastien ajuste au profil d'un mur le petit meuble qui supportera le lavabo :

18 septembre 2013, l'immobilisation du meuble sous lavabo.

Pendant ce temps, Gérald pose les tours de porte dans l'entrée du bâtiment Nord :

18 septembre 2013, Gérald NERAMBOURG.

Au plafond de la même pièce, Sébastien colle ensuite une rustine sur une panne abîmée par un autre menuisier il y a une vingtaine d'années :

18 septembre 2013, Sébastien et la panne réparée par ses soins.

Enfin, Sébastien commence à poser la marche qu'il a fabriquée pour marquer la séparation entre la "cellule monacale" et le dressing attenant :

18 septembre 2013, une marche pleine à fixer.

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le Vendredi 20 Septembre 2013
Journal du chantier - Plomberie-chauffage - Fournil du manoir
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M. DELTA n'a toujours pas effectué les travaux de plomberie promis pour le fournil du manoir, pas plus que le raccordement du radiateur de ma cellule à la chaudière du logis. Tout argument lui est bon pour ne pas tenir ses engagements. Aux dernières nouvelles, il attendrait la livraison d'un chauffe-eau. Je ne vois pas en quoi cela l'empêche de mener à bien tous les autres travaux convenus, à savoir, pour ne parler que du fournil :
- le raccordement du tuyau d'évacuation à la fosse voisine ;
- le raccourcissement de tuyaux désormais inutiles au 1er étage du fournil ;
- le branchement de l'arrivée d'eau sur le lavabo.

Une nouvelle fois, je constate qu'il va me falloir rechercher un plombier compétent et diligent. Après 22 ans à l'affût d'un tel oiseau rare, j'en arrive à me demander si cette espèce ne serait pas éteinte dans le Domfrontais.

Un visiteur du site aurait-il un plombier du coin à me recommander ?

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le Mardi 24 Septembre 2013
Journal du chantier - Plomberie-chauffage - Fournil du manoir
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Hourrah ! Au 1er étage du fournil du manoir, l'eau coule au lavabo !
C'est quand même chouette le confort moderne...

24 septembre 2013, ça s'arrose !

Il reste à raccorder le chauffe-eau à l'électricité, plus quelques menus détails et finitions et tout sera parfait !