Ferronnerie

Bonsoir,

Vous avez un bon forgeron, mais celui-ci m'a l'air pas mal. Il se trouve dans l'Orne, à 61150 Montgaroult.

Le connaissez vous?

Bonne soirée !

N.D.L.R. : Oui, je le connais. Il a été formé par Roland FORNARI et m'est recommandé par Marc CHALUFOUR. Je pensais à lui pour la rampe de l'escalier du bâtiment Nord... Voici d'ailleurs vers quel type de rampe je m'oriente :

Hélène LEROY-PEETERS
rédigé le 17 Juin 2012
Journal du chantier - Ferronnerie - Bâtiment Nord - Dans l'Orne
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Thomas Morel, un grand Maître !
Il participe aussi au "Festiv'Art" de Briouze qui a lieu tous les 2 ans ; donc rendez-vous en 2013 !

N.D.L.R. : Je l'avais en effet rencontré à Briouze en 2011 ; j'y avais admiré ses couteaux très soignés. Mais Marc CHALUFOUR me l'avait fait découvrir antérieurement, en me présentant, chez un de ses amis restaurateurs de vieilles pierres, l'escalier dont je viens de mettre en ligne les photos.

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le 19 Juin 2012
Journal du chantier - Ferronnerie - Sculpture - Charretterie - Ferme et son fournil
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Roland FORNARI, assisté de deux compagnons, Thomas HOLT et Rudy EDMOND, est venu achever le travail commencé quelques jours avant Noël. Il a ainsi suspendu le lustre dans la charretterie...

19 juin 2012, Roland et ses deux compagnons sous la charretterie.

... où, au moins d'après moi, il produit un effet boeuf...

19 juin 2012, le lustre de la charretterie avec son système de poulie et de manivelle.

... bien qu'il appartienne encore à Carole de le compléter par des chandelles d'un bon calibre.

Puis Roland et ses compagnons ont peaufiné les finitions du puits de la ferme...

19 juin 2012, il suffit désormais d'actionner la manivelle pour avoir l'eau à la ferme.

... avant de poser triomphalement pour la postérité :

19 juin 2012, puits armé !

A noter que Thomas HOLT, le très élégant compagnon à droite de la photo précédente (admirez le pantalon montant et les bretelles), a découvert Roland grâce à notre site préféré ; il travaillait dans une vie antérieure comme informaticien dans une banque d'affaires parisienne et notre site a, paraît-il, contribué à le convaincre qu'il avait mieux à faire dans la vie que traquer les apprentis KERVIEL...

P.S. : Comme on le voit sur la photo précédente, je n'ai toujours pas décidé comment couronner le puits. Jonathan me dit qu'il saurait me tailler un grès en forme de pain de sucre aplati ou de galette. Mais Roland suggère de sceller une terre cuite ; je crains toutefois que des garnements ne la maltraitent (car j'ai fait pire dans ma jeunesse contre une armée de pots de fleurs méticuleusement alignés par la mère d'un copain...).

Bonsoir,

Joli travail, du plus bel effet et voyez ce lien pour compléter...

Une petite photo de la grille du puits en entier serait la bienvenue.

Bonne soirée, mes salutations respectueuses à Madame.

N.D.L.R. : Vos désirs sont des ordres et merci pour le lien, c'est exactement ce qu'il faut.

19 juin 2012, la grille du puits de la ferme.

(Désolé mais je ne maîtrise pas "Photoshop", de sorte que les aplombs sont cagneux.)

Pour info, Carole trouve les fleurettes "un peu incongrues". Mais c'est un rappel des fleurettes qui existaient sur les anciennes grilles du manoir et que je fais repousser, avec la complicité de Roland, dès que l'occasion s'en présente.

Guy HEDOUIN
rédigé le 19 Juin 2012
Journal du chantier - Ferronnerie - Ferme et son fournil
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Moi, les fleurettes ne me choquent pas, mais il n'a toujours pas modifié le système disgracieux de gond de la grille.

Je vous en avais fait la remarque cet hiver.

Bonne soirée !

N.D.L.R. : Si, il l'a modifié. Peut-être pas assez pour vous. Mais, pour tout vous dire, cela ne me choque guère.

Dans un message du 9 février 2011, j'avais expliqué que j'envisageais de doter, d'une part, d'un portail le passage du mur entre la chapelle et le manoir et, d'autre part, de deux lanternes la porte d'entrée du logis.

Hier, j'ai passé commande à Roland FORNARI de ces deux lanternes. Roland me recommande de les éclairer avec des diodes luminescentes LED, ce qui, selon lui, aurait le double avantage de rendre plus discret le fil électrique et de permettre un éclairage avec de vraies chandelles lorsque l'envie m'en prendrait. Suggestion adoptée ! J'envisage de fixer ces lanternes à l'occasion des prochains travaux de restauration de la cage d'escalier du logis qui, en tout état de cause, nécessiteront l'intervention de l'électricien. Donc j'ai demandé à Roland que ces lanternes soient prêtes pour septembre prochain.

Tant que j'en étais à parler de lanternes, j'en ai commandé à Roland une troisième, destinée dans mon esprit à être fixée au-dessus du milieu du linteau de la porte d'entrée du bâtiment Nord ; on se souvient peut-être que, lors de la restauration des maçonneries de ce bâtiment, j'avais laissé pendouiller côté cour trois gaines électriques, l'une à l'emplacement que je viens de citer, les deux autres de part et d'autre de la porte. En raison de la présence d'une cloche (achetée aux enchères chez Me TOUTAIN à Vire) à gauche de cette porte, il me paraissait préférable de n'utiliser que la réservation centrale.

19 juin 2012, Roland FORNARI en train de recevoir ma commande d'une lanterne extérieure au bâtiment Nord.

Roland préconise plutôt d'implanter la lanterne à droite de la porte, en symétrie de la cloche dont il copierait le système d'accroche, ce qui me paraît une excellente idée. Topé !

Nous avons bien entendu reparlé des grilles, celle, principale, destinée au mur entre la chapelle et le manoir et celle, secondaire, destinée selon les dessins de Lucyna GAUTIER à occulter le Nord de la terrasse, entre le fournil du manoir et le mur Ouest de la douve Nord.

Pour la première, j'avais fait observer à Roland que l'épaisseur des murs entraverait l'ouverture des battants en ne leur permettant pas de tourner de plus de 90° :

Proposition initiale de Roland FORNARI pour le portail du mur entre la chapelle et le manoir.

Roland m'a proposé hier de résoudre ce problème en introduisant un cadre rigide dans le dispositif :

19 juin 2012, la contre-proposition de Roland FORNARI.

L'idée me paraît astucieuse et j'observe que, malgré le rétrécissement du passage, Bernard pourrait toujours accéder à la terrasse au volant du "John Deere". Roland a étudié le problème en détail :

19 juin 2012, détail de la contre-proposition de Roland FORNARI pour le portail du mur entre la chapelle et le manoir.

19 juin 2012, autre détail de la contre-proposition de Roland FORNARI pour le portail du mur entre la chapelle et le manoir.

Roland serait également prêt à recevoir la commande du portail du Nord de la terrasse. Là, il préconise un couronnement dans l'esprit de celui du portail principal, mais adapté au moindre statut de ce portail secondaire :

19 juin 2012, projet de couronnement du portail secondaire.

A mes yeux, tout cela ne manque pas d'élégance. Mais les devis sont très costauds... Donc, pour ce qui concerne la ferronnerie, je préfère donner la priorité à la restauration des grilles des fenêtres du 1er étage du logis. La fabrication des portails passera ensuite, si possible. Je n'abandonne cependant pas l'idée. On en reparlera donc le moment venu.

Pour les grilles du 1er étage du logis, Roland recommande, selon ses termes (dont je ne trouve pas trace sur la toile), un style "honoricus" par opposition au style "humblicus" des grilles du rez-de-chaussée. Les grilles du 1er auraient ainsi un décor intermédiaire entre le style spartiate des grilles du rez-de-chaussée et le style beaucoup plus décoratif des portails. Cela me semble une bonne idée.

P.S. : Au passage, je signale que Roland m'a appris un autre mot du vocabulaire des charpentiers. Il paraît que les planches entre solives (comme au plafond du salon du logis) s'appelent des entrevous. Adopté !

X. Y. Z.
rédigé le 21 Juin 2012
Journal du chantier - Ferronnerie - Murs divers - Transmission du patrimoine
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En regardant les croquis de Roland Fornari, je m'interroge sur la hauteur qu'il propose pour la grille de l'avant-cour. Outre le fait que je trouve bizarre d'arrêter une porte au milieu de son montant, je comprends que l'espèce d'ornement supérieur serait placée entre 2,30 m et 3,50 m du sol. Or, vu que le niveau du seuil est en réalité en dessous du niveau du sol de 50 bons centimetres, on se retrouverait avec un ornement à 1,80 m du sol... Autant dire juste à hauteur de vue, ce qui bloquerait complètement le panorama et, je trouve, aurait un côté un peu bas de plafond.

Ceci étant dit, vous avez le temps d'en discuter vu que ce type de projet n'est pas, comme je le comprends, considéré comme prioritaire par certains de vos proches.

N.D.L.R. : Dans son principe, votre remarque témoigne d'un certain sens de l'observation ; il y a un compromis à rechercher compte tenu du fait que, comme vous l'avez noté, le sol de l'avant-cour se situe 30 bons centimètres (ou 2 marches) au-dessus de celui de la terrasse (qui en serait séparée par le portail qui vous turlupine). Je vais répercuter votre observation sur Roland et vous tiendrai au courant de ses contre-arguments.

Un agent de la D.R.A.C. passera jeudi prochain à la Chaslerie afin de contrôler la qualité des maçonneries du mur Ouest de la douve Nord et de me donner quelques conseils bienvenus sur la façon de présenter mes prochains dossiers relatifs au mur d'escarpe. Dans la perspective de sa visite, il faudrait que je distraie Igor et Jonathan de leurs travaux en cours afin que nous allions sonder les éboulis au pied du mur d'escarpe pour avoir une meilleure idée de la quantité de pierres récupérables lors de futures interventions.

Roland FORNARI m'a signalé que ce fonctionnaire tenait un blog sur les châssis de fenêtre, dont il m'a vanté la qualité (blog que Guy HEDOUIN avait déjà recommandé ici). Je tâcherai de profiter de la venue de l'auteur pour lui demander conseil à propos des menuiseries du logis. Ici, je pense en particulier aux fenêtres de la pièce au-dessus du salon dont les croisées sont H.S., même si la peinture sang de boeuf tente de le dissimuler extérieurement et y arrive plutôt bien.

Fenêtre du manoir de Sainte-Croix-de-la-Cour (près de Putanges) tirée du blog d'Arnaud TIERCELIN.

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le 25 Juin 2012
Journal du chantier - Ferronnerie - Murs divers - Transmission du patrimoine
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@ X. Y. Z. :

A la suite de votre message du 21 juin dernier, je vous avais promis que j'interrogerais Roland FORNARI en lui communiquant vos remarques et appréciations sur son projet de grille du mur de la chapelle au manoir (ou grille de l'avant-cour, ainsi que vous l'appelez). Roland n'a pas tardé à répondre. Son style inimitable vous garantira l'authenticité du document :

23 juin 2012, réponse de Roland FORNARI à X. Y. Z.

Si, après ce courrier, vous n'êtes toujours pas convaincu, le mieux serait de vous reporter à l'onglet "Travaux" (que je viens de mettre à jour), d'y rechercher les coordonnées téléphoniques pertinentes et d'appeler directement l'Artiste !

Bonsoir,

Voilà, voilà, j'arrive, alors cette rencontre fut-elle fructueuse ?

Avez-vous eu un interlocuteur de choix ou me trompé-je sur ses connaissances des châssis ?

Je retiens mon souffle, dépêchez-vous, on manque d'air par ici.

A l'occasion, si les châssis de fenêtres de la boulangerie ne sont pas posés, une photo d'un plan plus rapproché, me rendrait service.

Bonne soirée !

N.D.L.R. : Ah ! Enfin vous voilà !

Je commence par vous répondre sur les nouveaux châssis de fenêtres de M. DUVEAU. Ils sont désormais posés. Voici ce que cela donne pour le fournil de la ferme :

28 juin 2012, le fournil de la ferme vu du Nord.

28 juin  2012, le fournil de la ferme vu du Sud.

28 juin 2012, la fenêtre de la façade Nord du fournil de la ferme.

Il reste bien sûr à jointoyer et peindre tout cela. Compte tenu du fait qu'il s'agit, à ma demande, de doubles vitrages pour ce bâtiment destiné à être occupé l'hiver, je trouve que le résultat n'est pas mauvais. Qu'en dites-vous ?

S'agissant de la visite du représentant de la D.R.A.C., j'ai trouvé qu'elle s'est achevée dans un bien meilleur climat que celui que j'avais ressenti au départ. Alors qu'il faisait une chaleur torride, mon interlocuteur a en effet préféré commencer par une réunion dans mon bureau au cours de laquelle il a souhaité passer en revue les différents dossiers en suspens. Or il est de fait que ceux-ci sont nombreux. Manifestement, ma façon de rédiger des courriels (et, sans doute, des messages sur notre site favori) n'est pas ressentie par certains fonctionnaires comme une aide à ne pas mélanger les informations dont ils ont besoin dans le cadre de leurs procédures ; il faudrait que j'en tienne compte à l'avenir. Ainsi :
- pour la restauration de la charpente et de la couverture des écuries, j'ai rappelé que je faisais en sorte de lancer ces travaux au premier semestre 2013 mais que je devais attendre que mon fils aîné ait décidé, en liaison avec l'architecte, s'il y a lieu ou non de modifier les lucarnes, d'en ajouter ou d'en enlever ; je pense que mes explications ont convaincu que le problème était pris ici à bras le corps ;
- pour les travaux du menuisier et du forgeron sur diverses fenêtres du logis et du bâtiment Nord, mon interlocuteur savait que j'avais déjà encaissé les subventions correspondantes mais ignorait si les travaux avaient été effectués ; il paraît en effet que manque à ses dossiers de suivi une certification émanant du S.D.A.P. Il a néanmoins pu se rendre compte que tous ces travaux avaient bel et bien été réalisés ;
- puis il a abordé le dossier de la cage d'escalier du logis ; après que Lucyna GAUTIER a fourni, comme on le sait et suite à la demande de la D.R.A.C., son estimation du nombre d'heures de travail de mes employés, il semble qu'il faille désormais expliciter la nature précise des travaux que ces derniers réaliseront ; ceci ne me pose pas de problème ; j'espère seulement que ce nouveau document que je vais préparer sans délai sera le dernier qui me sera réclamé avant que le dossier de demande de subvention ne puisse être déclaré complet ; il m'a semblé en tout cas qu'à l'occasion de ce dossier, mon interlocuteur avait bien compris l'économie réalisable par rapport à un devis officiel, ce qui est un point essentiel à mes yeux ;
- pour le mur Ouest de la douve Nord, mon interlocuteur a souhaité de nouveaux justificatifs sur deux points : le nombre d'heures de travail de mes employés et l'utilité du poste "aléas" dans le chiffrage de Lucyna GAUTIER (d'autant que ce dernier date quasiment de la fin du chantier) ; sur le premier point, je suis en mesure de fournir toutes explications et même de nombreuses photos confirmant la réalité des travaux effectués (qualité des fondations, double parement du montage, soin des travaux, réalité des drainages, durée précise de chaque tâche, etc...) ; sur le second point, il nous reviendra, à l'architecte et à moi, d'exposer que le poste "aléas" a été conçu comme un fourre-tout destiné à parer à l'incertitude de postes non facturés par des tiers ; donc il me semble que tout cela est un petit peu fastidieux à détailler mais que nous devrions pouvoir fournir rapidement les explications attendues ;
- pour le mur d'escarpe, j'ai exposé les démarches en cours afin de détourner le filet d'eau au fond de la douve, ce qui a sans doute rassuré mon interlocuteur sur mon souci de respecter toutes les réglementations, même extérieures à son champ de compétence. Sur le fond, mon interlocuteur a estimé que je pourrais être autorisé très rapidement à démonter le mur existant mais qu'il lui faudrait davantage d'éléments avant d'autoriser le coulage des nouvelles fondations ; c'est, d'après moi, à ce moment-là de notre entretien que l'atmosphère s'est détendue et que le dialogue est clairement devenu constructif ; j'ai en effet exposé que je répugnais à faire intervenir un cabinet d'études coûteux pour des calculs de fondations que je saurais effectuer moi-même, s'agissant d'un mur de soutènement parfaitement classique, et mon interlocuteur, lui aussi ingénieur, l'a admis ; ceci était un point crucial pour moi. A partir de là, la conversation a porté librement sur les complexités des procédures et j'ai pris bonne note des références internet d'un document établi par les conservateurs régionaux des monuments historiques pour tâcher d'éclairer le public ; j'étudierai ce document.

Voilà, je pense, l'essentiel de ce que nous nous sommes dits dans mon bureau. Nous sommes ensuite allés sur le terrain. J'ai commencé par montrer l'intérieur du bâtiment Nord et donné un aperçu de l'intérieur du logis. Mon interlocuteur a ainsi pu se rendre compte du fait, étonnant pour tout observateur sensé, que je fais passer la préservation du gros-œuvre de la Chaslerie avant le confort de ma petite famille ; à mon avis, il ne doit pas rencontrer souvent de zigotos de mon acabit ; il est même probable que tout fonctionnaire des affaires culturelles doit se réjouir du fait que, tel Bernard Palissy, je sacrifie énormément à l'intérêt du bâtiment. Mon interlocuteur a cependant noté la grande humidité de la première volée de la cage d'escalier (due, selon moi, au très brutal réchauffement de l'atmosphère au cours des dernières 24 heures ainsi qu'à l'usage abusif de ciment par mes prédécesseurs).

Ce n'est donc qu'à la fin de la visite que nous sommes allés examiner les douves. Nous sommes très rapidement passés à côté d'Igor et de Jonathan (il m'a semblé que la qualité de leur travail avait fortement impressionné). Mon interlocuteur s'est cependant étonné des joints creux ; je lui ai répondu que c'était habituel dans le Domfrontais, à la différence du Perche par exemple (je me suis cependant abstenu de lui signaler que les joints du châtelet d'entrée d'un manoir géographiquement voisin, le manoir de la G., étaient ainsi, à mes yeux, complètement ratés). Enfin, nous sommes descendus dans les douves et mon visiteur y a pris de nombreuses photos.

Au final, M. TIERCELIN m'a semblé tout à fait rassuré par les travaux réalisés ainsi que par la coïncidence entre mes déclarations sur le mur d'escarpe et ce qu'il a pu constater d'autant plus aisément que l'herbe avait été coupée à son intention. Je retiens également qu'il m'a assuré que les promesses de subventions seraient bien (sauf circonstance majeure exceptionnelle) tenues et que je n'ai pas non plus de souci à me faire à propos des subventions nécessaires pour la restauration du mur d'escarpe et des biefs. Nous sommes convenus de rester en contact si j'avais d'autres éclaircissements à demander sur les textes.

Nous n'avons guère parlé de la passion de mon interlocuteur pour les châssis anciens de fenêtres. J'espère bien que cela sera possible à notre prochaine rencontre.

P.S. (du 7 juin 2017) : Avec le recul de 5 ans supplémentaires de travaux (et de galères, administraaaâââtives et autres), je trouve que la lecture de ce compte rendu conserve quelque chose de réconfortant pour moi.

En visitant hier, dans le Perche-Gouët, le château de Montmirail qui est à vendre, j'ai admiré, bien sûr, les superbes salon et salle-à-manger ainsi que les salles souterraines et j'ai envié l'excellent état d'entretien de cette magnifique demeure familiale. Plus prosaïquement, j'ai remarqué une rampe d'escalier simple et robuste dont je me suis dit qu'elle pourrait servir de modèle pour le prochain escalier du bâtiment Nord de la Chaslerie :

30 juillet 2012, une rampe de Montmirail.

Bien entendu, j'ai été stupéfait d'apprendre qu'aucun des enfants des propriétaires actuels n'accepte de reprendre une si belle demeure, ce qui va bientôt marquer le terme de trois siècles environ de détention dans la même famille. J'avoue avoir beaucoup de mal à comprendre cette attitude qui me navre.

P.S. du 1er août 2012 : Mais m'a-t-on dit la vraie raison de cette vente qui me semble si surprenante ? En surfant sur la toile, j'en arrive à me le demander.

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le 19 Décembre 2012
Journal du chantier - Ferronnerie - Bâtiment Nord
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Je viens d'adresser à Thomas MOREL (artisan recommandé par Marc CHALUFOUR, Guy HEDOUIN et Hélène LEROY, autrement dit des valeurs sûres) un courriel pour lui demander de passer me voir pour un devis de la rampe d'escalier.

Thomas MOREL
rédigé le 21 Décembre 2012
Journal du chantier - Ferronnerie - Bâtiment Nord
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Bonjour Mr Fourcade,

Ayant été absent une partie de la journée, j'ai eu votre message hier soir, mais il était un peu tard pour vous rappeler. Je viens donc de prendre connaissance de votre mail. Les fêtes de fin d'année approchant, et ayant beaucoup de retard, je vous propose que l'on se recontacte tout début 2013 afin de convenir d'un rendez-vous pour un samedi de janvier.

Cordialement, Thomas Morel

N.D.L.R. : OK, marchons comme ça !

La Chaslerie a reçu cet après-midi la visite de deux agents des affaires culturelles, Mme Marie FRULEUX, A.B.F., et M. Dominique BOCHET, venus d'Alençon contrôler la qualité de travaux réalisés il y a quelques années, notamment les fenêtres et volets intérieurs du bâtiment Nord et diverses grilles extérieures.

Ils ont également pu examiner le pavage de la future chaufferie et, surtout, prendre conscience de l'absolue nécessité de supprimer de la cage d'escalier du logis son abominable enduit au ciment et d'y changer rapidement tous les châssis de portes et fenêtres. Ils m'ont demandé de communiquer avant septembre prochain (en vue de subventions qui n'arriveraient pas, au mieux, avant 2014) des devis pour ce dernier poste ; afin de prendre rang, je vais donc sans tarder lancer les consultations nécessaires.

J'ai profité de leur visite pour leur montrer l'escalier de l'"aile de la belle-mère" dont le remplacement devrait être la colonne vertébrale de la restauration intérieure de cette aile. La stupidité de la conception de l'escalier actuel et la médiocrité de sa réalisation n'ont pas manqué de les frapper.

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le 16 Février 2013
Journal du chantier - Ferronnerie - Bâtiment Nord
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Marc CHALUFOUR et Thomas MOREL devaient passer cet après-midi pour que nous discutions de la future rampe du nouvel escalier du bâtiment Nord. Le rendez-vous a dû être reporté à jeudi prochain.

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le 16 Février 2013
Journal du chantier - Ferronnerie - Logis
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Roland FORNARI me répond que les lanternes destinées à orner la façade Ouest du logis sont en cours d'électrification. Selon Roland, "Y a pas d'lézard !"

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le 21 Février 2013
Journal du chantier - Ferronnerie - Bâtiment Nord
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Thomas MOREL est passé cet après-midi à la Chaslerie, accompagné de Marc CHALUFOUR, afin que nous discutions de la future rampe en fer forgé de l'escalier du bâtiment Nord.

Thomas (qui est titulaire d'une maîtrise de biologie à la fac de Caen, ce qui en fait un de mes grands anciens) doit contacter Denis DUVEAU, le menuisier-escaliéteur, pour se faire préciser le type d'assemblage du limon, afin de déterminer comment fixer au mieux la rampe qu'il confectionnerait. Thomas me recommande de chauffer l'entrée du bâtiment Nord avant l'installation de la rampe afin que le bois puisse jouer en tant que de besoin ; ceci veut dire qu'il faudra d'abord transplanter la chaudière dans la nouvelle chaufferie, donc terminer le pavage de cette dernière dès que possible. Quant au dessin de la rampe, mon idée serait de copier un modèle que m'avait présenté Marc (voir les photos sous le message de Guy HEDOUIN, en date du 17 juin 2012 et sous l'onglet Journal du chantier / Par corps de métier / Ferronnerie).

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le 27 Février 2013
Journal du chantier - Ferronnerie - Menuiserie - Bâtiment Nord
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J'ai passé une tête à l'atelier de Sébastien LEBOISNE ; les deux portes commandées pour le palier du premier étage du bâtiment Nord sont prêtes et me font excellente impression. On n'attend plus que les ferronneries de Roland FORNARI...

27 février 2013, une nouvelle porte intérieure du bâtiment Nord.

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le 16 Mai 2013
Journal du chantier - Ferronnerie - Menuiserie - Bâtiment Nord - Ferme et son fournil
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Le menuisier-escaliéteur est revenu ce matin. Il va corriger les défauts signalés. Dans l'immédiat, il va retailler à son atelier les petits bois de la porte du fournil de la ferme.

Il repassera à la Chaslerie le 28 mai prochain, de manière à y rencontrer Roland FORNARI que je compte charger de fabriquer les ferronneries de cette porte.

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le 23 Mai 2013
Ferronnerie - Désultoirement vôtre ! - Archives, histoire, documentation
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Bien que mon reportage au Portugal soit tronqué, voici quelques belles grilles observées à Guimaraes ou dans ses environs :

18 mai 2013, grille sur un clocher à Guimaraes.

Remarquez en particulier les deux personnages en haut de la grille et les têtes de dragons à ses angles...

18 mai 2013, autre grille du même clocher à Guimaraes.

Observez la qualité exceptionnelle de ces portes :

18 mai 2013, sas d'entrée dans un bâtiment religieux transformé en musée à Guimaraes.

Les mêmes sous un autre angle :

18 mai 2013, grilles à Guimaraes.

Il y a là de quoi en remontrer au meilleur forgeron de l'Orne ; les grilles de Carrouges n'ont qu'à bien se tenir !

J'ai également remarqué cette forme de barreaux de fenêtre dans un château voisin :

19 mai 2013, au