Ferronnerie

J'ai contacté ce matin :
- Cédrick COOS afin qu'il vienne m'expliquer le type de drainage qu'il recommanderait dans la cour et à l'Ouest de l'"aile de la belle-mère" ; je compte également le charger de remplacer rapidement les granits moches de l'âtre de la cheminée de la salle-à-manger du logis (opération à coordonner avec la consolidation de la taque) ; on a également parlé de la "cheminée de Mebzon" ;
- Sébastien LEBOISNE afin qu'il me prépare un devis pour changer les solives et le plancher au plafond des écuries et, tant qu'à faire, de la charretterie ; il passera ce jeudi.

Dans l'immédiat, j'ai demandé à Benjamin de transplanter les fleurs des plates-bandes de la cour en prévision des travaux de drainage.

J'ai également appelé Michel DUBOSC, membre actif des "Maisons paysannes de France", afin qu'il vienne, si possible en liaison avec Marc CHALUFOUR, me donner son avis sur les isolations thermiques envisageables à l'intérieur des bâtiments.

Quant à Roland FORNARI à qui j'aimerais confier la réalisation d'une gloriette dans la cour, il a encore des pépins de santé qui continuent à le bloquer à son domicile.
2.Vieilles portes, vieux volets et vieilles fenêtres en couleur !
rédigé le mercredi 28 mars 2018
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N.D.L.R. : Pour la porte de séparation entre la cour et l'arrière-cour ?

Cette porte protège du vent du Nord quand on se dirige vers l'escalier extérieur accolé à la tour Louis XIII. Donc je ne suis pas persuadé qu'une porte ainsi ajourée soit la meilleure idée à cet endroit.
Mon aîné m'a fait passer cette nuit la consultation qu'il a souhaité obtenir de la "Demeure Historique" pour se convaincre que le fait de me rendre ses parts de S.C.I. n'aurait pas d'inconvénient fiscal pour lui.

Je suis navré qu'on soit amenés à en passer par cette restitution de parts mais je me dis que, si ça marche dans un sens, ça pourrait toujours fonctionner dans l'autre.

Autrement dit, je n'exclus pas, de mon côté, que, les tensions des derniers mois, quelque vives qu'elles aient pu être, finissant par retomber, nous tentions une nouvelle (une ultime ?) fois de nous mettre d'accord sur le programme de travaux.

En attendant, je me mets en position de faire face seul, autant que possible à mon âge et avec mes moyens, au programme de restauration à venir.

On a pu noter que je n'ai pas chômé depuis quelques mois et que j'arrive, semble-t-il, à surmonter tous les obstacles que j'ai rencontrés, tant pour obtenir la mise en place d'une ligne de crédit que pour préciser le programme de travaux.

En particulier, j'ai toujours veillé à garder en tête les deux questions de fond qui avaient suffi à faire capoter la tentative précédente, à savoir :
- la place relative de la cuisine familiale et de mon bureau-bibliothèque
- et l'amélioration de l'isolation thermique des bâtiments.

J'ai pu décanter le dossier dans ses volets prioritaires :
- le recrutement d'un nouvel architecte du patrimoine,
- la définition d'un mode de chauffage adéquat.

Enfin, j'ai pris sur moi de lancer tous les travaux en rendant irréversible le mouvement :
- dans le logis
- et dans l'"aile de la belle-mère".

Dernièrement, j'ai défini la priorité de la restauration du plafond des écuries afin de pouvoir regrouper dans un garde-meubles approprié tout le binz accumulé ici ou ailleurs depuis 27 ans. La piste sera ainsi entièrement dégagée pour l'évolution des artisans.

Tout cela a été mené d'une main vigoureuse mais je crois qu'à aucun moment l'intérêt du monument n'a été perdu de vue par quiconque. Je me suis parfois exprimé avec véhémence mais je considère que c'était nécessaire compte tenu de la psychologie des uns et des autres.

La suite nous dira si l'on peut de nouveau envisager les voies d'une action de concert dans le cadre familial. Vue de ma fenêtre, la transmission d'un tel patrimoine est un combat mais, comme j'ai eu à le commenter lorsque j'étais lycéen, "ceux qui vivent, ce sont ceux qui luttent" (Victor HUGO) :

"Ceux qui vivent, ce sont ceux qui luttent ; ce sont
Ceux dont un dessein ferme emplit l'âme et le front.
Ceux qui d'un haut destin gravissent l'âpre cime.
Ceux qui marchent pensifs, épris d'un but sublime.
Ayant devant les yeux sans cesse, nuit et jour,
Ou quelque saint labeur ou quelque grand amour."
Je recherchais un architecte du patrimoine qui accepte de prendre, en cours de route, le relais de Benoît MAFFRE. D'importantes parties de la Chaslerie étant classées parmi les monuments historiques, le code du patrimoine oblige en effet que la restauration en soit suivie par des architectes habilités.

Il est possible que deux architectes du patrimoine distincts fassent équipe. Nous avons pris rendez-vous sur place le 24 avril prochain.
Bonne nouvelle, Roland FORNARI est de retour à son atelier. On a évoqué mon projet de gloriette. Roland me demande si je me souviens des pavillons qu'il a réalisés pour le jardin de Carrouges. Je lui répond que oui mais que ça me paraît trop sec ; je préférerais quelque chose de plus rond, comme ce qu'il a forgé pour les jardins du Montperthuis à Chemilli.
J'ai assisté hier, à Paris, à une très remarquable réunion de "formation" organisée par la "Demeure Historique" sur le thème "Monument historique et impôt sur le revenu". Cela a duré de 9 heures du matin à 17 heures et la conférencière nous a présenté de façon très claire et très complète les particularités de ce régime fiscal, avec des indications totalement inédites pour moi et à jour sur l'incidence de la mise en place du prélèvement à la source. Il nous a été remis un "Guide fiscal 2018" de 111 pages d'une très grande qualité.

Je vais à l'essentiel :
- je n'avais rien compris jusque là et avais tiré des conséquences totalement erronées des bribes d'informations que j'avais pu recueillir ;
- en réalité et pour les gens comme moi (c'est-à-dire ceux qui n'attendent aucun "revenu exceptionnel" en 2018 et qui n'encaissent guère de dividendes), le système est tellement blindé que la recherche de failles dont on pourrait tirer profit paraît vouée à l'échec.

Donc j'ai eu tout faux.

Si l'on entre dans les détails, je dois reconnaître que le système qui a été imaginé pour la période de transition (les années 2018 et 2019) est remarquablement astucieux, même s'il est, de prime abord, particulièrement complexe et d'apparence imbitable avec l'intervention dans les calculs d'un "crédit d'impôt modernisation recouvrement" (CIMR) que je trouve tout à fait brillant. Je pense que je n'aurais pu imaginer un tel facteur de correction tout seul - c'est dire ! -, donc j'admire la fertilité de l'imagination de mes jeunes collègues de Bercy.

Dans les faits, tout ceci aura une conséquence immédiate pour moi. Je comprends en effet qu'il n'y a pas lieu que je freine la réalisation de mon programme de travaux en 2018. En particulier, il n'y a pas lieu que je reporte à 2019 l'installation de la nouvelle chaufferie. (De même, il n'y avait pas lieu que je fasse le zouave fin 2017 avec mon système d'acomptes et d'emprunt.)

Nous sommes début avril, trois mois de 2018 sont déjà "perdus" et il n'est que temps que j'incorpore dans mes réflexions ma nouvelle compréhension du volet fiscal de mes travaux.

Aux yeux des tiers, que tout ceci montre à quel point il est difficile de planifier un programme de travaux quand l'environnement fiscal fluctue sur des points aussi importants que cette instauration du prélèvement à la source.

P.S. (du 8 avril 2018) : Mon expert fiscal favori ne partage pas mon optimisme qu'il doit trouver béat. Voici en effet ce qu'il m'écrit :

(Début de citation)

Cher Pierre-Paul,

Dis-toi bien que le crédit d'impôt effaçant les revenus de 2018 n'est pas un cadeau, mais une compensation du fait que l'impôt sur les revenus de 2019 devra être acquitté un an plus tôt.

Cette compensation ne jouera pas pour ceux qui perçoivent des revenus de capitaux mobiliers. Ils seront effectivement imposés successivement sur ceux de 2018 et de 2019. Idem pour les subventions.

Les travaux de 2018 seront déduits dans le vide (le revenu de 2018 étant effacé de toute façon, sauf les exceptions que je viens d'indiquer). L'année suivante, les travaux déductibles ne seront pas ceux de 2019, mais la moyenne de ceux de 2018 et 2019, ce qui revient à ne retenir tous ces travaux que pour moitié.

A compter du 1er janvier prochain, les employeurs, dont tu es peut-être, devront effectuer le prélèvement à la source sur les salaires qu'ils versent.

(Fin de citation)
Mon aîné a été en contact avec la D.R.A.C. aujourd'hui afin d'essayer de débloquer le paiement d'une partie d'une subvention que j'avais réclamé il y a près de trois mois déjà.

J'avoue que toutes ces paperassades ne sont pas le moyen le plus passionnant que j'aie trouvé pour occuper mes journées.

J'ai toutefois mis mon grain de sel dans le débat en signalant que je souhaiterais que la tranche n°2 de restauration des menuiseries extérieures du logis soit programmée en 2019 pour un montant de 75 000 € T.T.C.
Il est certain qu'un architecte du patrimoine serait mieux à même que moi de faire prospérer un tel dossier. Je m'emploie à en recruter un qui puisse se montrer diligent et efficace, y compris pour mener rondement la réalisation, enfin, de la tranche n°1.