Ferronnerie

Il est probable que ne pas avoir rendu compte immédiatement de la réunion de recadrage du 7 février dernier avec la D.R.A.C. va me gêner. Car je n'ai rien consigné par ailleurs. Au demeurant, je suis toujours gêné quand Carole est présente dans la mesure où elle ne supporte guère que je pianote alors sur mon ordi. Donc je vais oublier des idées ou des impressions que j'aurais immédiatement consignées si j'en avais eu la liberté. Idem à propos des échanges que j'ai eus avec mon aîné à la suite de cette réunion.

Ceci étant, toujours aussi procrastinateur, je ne me suis pas encore astreint à achever les pointages et vérifications nécessaires à mes yeux avant que je ne m'exprime à ces sujets. Et il faut également que je rebâtisse le "tableau EXE" en tenant compte des règles précises applicables au bon déblocage des subventions. Or c'est compliqué et contraignant donc ça demande du boulot.

Certes Carole est repartie avant-hier, donc je recommence à disposer d'un peu de temps pour bosser. D'autant que j'avais prévu de passer une tête à Villers-sur-Mer pour revoir les aînés de mes petits-enfants qui devaient s'y trouver avec elle ces jours-ci. Mais la tempête l'a dissuadée de reprendre la route et elle est restée avec eux à Paris. Donc je devrais avoir tout mon temps dans les prochains jours, tranquille comme Baptiste au manoir favori.

Mais voilà, ça me casse vraiment les pieds de replonger en permanence dans ces dossiers. Je pensais en être quitte après la mise au point du "tableau EXE" la semaine dernière. Mais c'est râpé.

En plus, je vous avoue me faire de la bile à propos de "Pontorson" : le candidat-acquéreur arrivera-t-il à se faire accorder par sa banque le crédit qu'il a défini comme condition suspensive à son achat ? La réponse à cette question, attendue pour la fin de cette semaine-ci, conditionnera le rythme immédiat de mes travaux. Donc à quoi sert de potasser encore ce "tableau EXE" si je n'en sais pas davantage à propos de ce préalable ?
J'ai déjà passé de très nombreuses heures (d'où mon silence) à essayer de recaler le "tableau EXE" à la suite de la réunion de recadrage du 7 février dernier.

Je me suis ainsi aperçu qu'entre l'étude préalable de septembre 2015 et la demande d'autorisation d'octobre 2016, c'est-à-dire entre deux documents signés par le même architecte du patrimoine, les coûts avaient plus que doublé, ce qui, à mon avis, devrait poser problème.

Il y a de même, mais heureusement d'une beaucoup plus faible ampleur, une dérive entre les coûts prévus dans le cadre de la subvention de la tranche 1 de restauration des menuiseries extérieures du logis et ceux engagés fin 2017, dans le contexte quelque peu turbulent de l'époque.

Par ailleurs, il faut que je ventile différemment le contenu des 4 tranches désormais prévues pour la restauration des menuiseries extérieures du logis. Il y a en effet des règles qui semblent intangibles pour la consommation des crédits par sous-enveloppes. Le moins que je puisse dire à l'usage est que tout cela manque singulièrement de souplesse, de sorte qu'on serait forcé d'oublier, à vouloir respecter de telles règles, beaucoup de considérations de simple bon sens. Ainsi, par exemple, pour la tranche 2, je serais aidé pour faire fabriquer des menuiseries mais il faudrait attendre l'horizon, indéfini à ce jour, d'une éventuelle tranche 3 pour pouvoir les faire peindre et doter de ferronneries appropriées, donc en définitive pour pouvoir les faire poser. Sauf bien sûr à accepter de se passer de subventions, ce qui n'est hélas pas dans mes moyens, ne serait-ce qu'en raison du budget prévisible par ailleurs pour arriver enfin un jour, si possible avant mon décès, à franchir la barre fatidique des 65 m2 habitables.

Bref, je baigne dans le bonheur. Bien que la réunion du 7 ait été remarquable par le sens de l'écoute et la bonne volonté de l'ensemble des participants - du moins c'est ce que je veux en retenir - il ne saurait être exclus qu'on attende de moi que je fasse montre d'un peu plus de patience et de respect des formes. Hélas, quand je me retrouve seul face à ce "tableau EXE" pour essayer de voir comment je pourrais rendre compatibles toutes les contraintes de manière à satisfaire tout le monde si possible, je me dis que ce serait exiger un peu trop de moi.
On ne pourra pas dire que le café ne me fait pas d'effet.

J'ai eu la très mauvaise idée, hier matin vers 10 heures, d'accepter une tasse de ce breuvage chez des voisins, alliés anti-éoliens. Comme ils sont anglo-saxons, je pensais que leur café serait de la bibine. Mal m'en a pris.

Il est près de 6 heures du matin et je n'ai toujours pas fermé l’œil de la nuit.

J'en ai profité pour continuer à travailler sur ce fameux "tableau EXE", décidément très compliqué à équilibrer. A 5 heures du matin, j'ai envoyé un courriel à l'architecte du patrimoine que je ne suis pas arrivé à joindre par téléphone malgré divers essais ces deux derniers jours. J'imagine qu'elle aussi s'arrache les cheveux pour arriver à concilier un maximum des contraintes qui pèsent sur ce chantier, les administraaaâââtives n'étant certes pas les moindres.
Parmi les messages "individualisés" hier, le 44960. Il a quinze mois et la situation n'a guère évolué. Sauf lorsque j'ai pris seul le taureau par les cornes.

Je suppose qu'il vaut mieux en rire.

Le 44436 a également eu beaucoup de succès. A juste titre selon moi.
L'architecte du patrimoine en charge de la "Mission EXE" vient de m'appeler. Très bons échanges. Elle accepte de se charger de l'interface avec le bureau d'études "Bee +". Je lui transmets donc les pièces pertinentes du dossier :
- les trois contrats qui lient ce bureau d'études à moi depuis juin dernier,
- le texte de la lettre recommandée par laquelle j'ai rattrapé ce bureau d'études par les cheveux,
- leurs productions à ce jour.
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le mardi 25 février 2020
Journal du chantier - Architecture-M.O. - Administraaaâââtion - Ferronnerie - Menuiserie - Logis
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Si l'architecte du patrimoine accepte le dernier devis que vient de me transmettre Sébastien LEBOISNE, je vais pouvoir lancer la fabrication des menuiseries extérieures de la "tranche 1" (à savoir de la cage d'escalier - hors porte principale à ce stade -, de la "pièce dévastée" et de la tour Sud-Ouest) ainsi que des 3 lucarnes du colombier et des 4 des écuries.

Et, si le candidat-acquéreur de "Pontorson" daigne enfin me donner des nouvelles de son financement et si celles-ci sont bonnes, je pourrai lancer dans la foulée la fabrication des menuiseries extérieures de la "tranche 2" (à savoir celles de la salle-à-manger du logis et celles de mon ancienne chambre). Ce serait sans pouvoir les faire poser rapidement puisque la subvention de la tranche 2, par une de ces facéties dont l'administraaaâââtion a le secret, ne prévoit pas les quincailleries correspondantes. Et il vient encore de m'être rappelé (lors de la fameuse réunion du 7 février dernier) qu'il est hors de question d'espérer quelque souplesse que ce soit dans l'application des règles budgétaires "pertinentes" (?!?!?) dans le cas d'espèce : circulez, il n'y a rien à voir !
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le mercredi 4 mars 2020
Journal du chantier - Architecture-M.O. - Administraaaâââtion - Ferronnerie - Menuiserie - Logis - Aile "de la belle-mère"
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L'architecte du patrimoine ayant visé les devis de Sébastien LEBOISNE, j'ai pu passer commande, à ce dernier et aujourd'hui, des tranches 0 (les lucarnes du colombier et des écuries) et 1 (hors porte principale) de restauration des menuiseries extérieures que l'on sait.

Sébastien m'a affirmé que la pose correspondante sera terminée avant les vacances d'été.
Acceptons-en l'augure !