Ferme et son fournil

Après les festivités de la Sainte Anne, la vie reprend son cours normal sur le chantier.

Pascal, qui sera encore aidé par Maxime pendant 4 semaines, a bien l'intention de finir bientôt les maçonneries du fournil de la ferme (achèvement des murs pignons et restauration du four). Il est probable qu'ensuite, il travaillera au drainage extérieur de la cave.

Bernard aura pour tâche principale, durant les prochaines semaines, d'arroser les arbres qui souffrent le plus de la sécheresse, notamment le jeune séquoïa au centre d'un cadran celtique, les hêtres des allées autour du manoir et les jeunes pommiers proches de la départementale. Pour ce faire, il utilisera la citerne que vient de réparer Maxime et pompera l'eau nécessaire dans le Beaudouët. Il faudra également qu'il coupe les "chardrons" près de la départementale et qu'il commence, notamment si la sécheresse cesse enfin, à couper l'herbe dans les plantations au Sud du manoir.

Quant à Roland FORNARI, le forgeron d'art, il vient de me prévenir que, pour les prochaines Journées du Patrimoine, il ne pourrait avoir posé la grille commandée pour le passage dans le mur entre le manoir et la chapelle. Il a en effet trop de travail en ce moment. Pour moi, ce n'est pas une mauvaise nouvelle pour des raisons fiscales qu'il serait fastidieux d'évoquer ici (tenant au très probable relèvement prochain du taux de la T.V.A. sur les travaux qui y sont soumis, ce qui n'est pas le cas des travaux confiés à cet artisan).

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le jeudi 29 juillet 2010
Journal du chantier - Maçonnerie-carrelage - Charretterie - Ferme et son fournil
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Quelques photos valant mieux qu'un long discours, voici l'état du chantier ce matin...

Pascal poursuit la restauration du fournil de la ferme

Il maçonne les pierres dont l'approvisionne, mètre en main, le toujours souriant Maxime...

Claude, notre jeune retraité, est venu, en tenue de baigneur, vérifier si tout allait bien après le pique-nique. Il n'a pu s'empêcher de reprendre les outils pour donner un coup de main et finit le rejointoiement de la charretterie

Voici donc où nous en sommes rendus des travaux sur le fournil de la ferme...

et sur la charretterie...

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le vendredi 6 août 2010
Journal du chantier - Maçonnerie-carrelage - Plomberie-chauffage - Ferme et son fournil - Météo
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La restauration du fournil de la ferme se poursuit. Le travail est assez lent comme le montre la photo suivante, à comparer à celle du 29/7

Il est vrai que les échafaudages ne facilitent pas la tâche de Pascal et Maxime, d'autant que la maçonnerie comporte un conduit de cheminée qui doit pouvoir rester opérationnel. A cet égard, Carole vient d'avoir la bonne idée de transplanter dans ce fournil l'insert qui ne sert à rien dans mon bureau (au 1er étage de la tour Louis XIII du manoir), pour insuffisance de la longueur du tube d'évacuation des gaz brûlés ; dans le fournil, on pourra l'installer convenablement, d'autant que le four est décentré par rapport au conduit (et même par rapport au bâtiment ainsi que le confirme la photo suivante)


A l'aide des photos dont je dispose par ailleurs, je calcule qu'en 5 jours de chantier où ils n'ont pourtant pas été gênés par une chaleur excessive comme les jours précédents, Pascal et Maxime ont remonté moins de 6 m3 de maçonnerie, certes à double parement et sur une épaisseur de mur de 60 cm, ce qui correspond à un travail soigné.

Au départ, Pascal avait imaginé que la restauration des maçonneries de ce bâtiment prendrait deux mois : il s'était donc bien trompé.

Le mauvais temps a gêné Pascal et Maxime dans la poursuite de la restauration du fournil de la ferme. Ils viennent à peine d'en remonter le conduit de cheminée du pignon Ouest.[img:500]2010_08_11_13 bis[/img]Ils ont néanmoins commencé à installer les échafaudages nécessaires pour le pignon Est.

J'ai demandé à Pascal de prévoir, dans ce pignon Est, une niche de manière à ce que nous puissions y installer la statue non identifiée qui, jusqu'à l'arrivée de la Sainte Anne en juin dernier, trônait dans la niche extérieure de la chapelle du manoir. Cette statue de calcaire étant en mauvais état, c'est Morgane POIRIER, la fille aînée du sculpteur de la Sainte Anne, qui doit la restaurer (elle vient d'être admise à un difficile concours administratif de restauratrice de statues pour les musées) :

Si le mauvais temps devait continuer, il faudrait néanmoins que Pascal et Maxime aient de quoi s'occuper, puisque je les paye à l'heure. En l'état du chantier, il n'y a pas de travaux à réaliser à l'abri ; en particulier, la poursuite de la restauration intérieure du bâtiment Nord est conditionnée dans l'immédiat par l'intervention du plombier (qui doit poser le système de chauffage par le sol au rez-de-chaussée et par des radiateurs à l'étage), puis par celle d'un électricien (celui que j'ai contacté semble avoir du mal à organiser son planning - problème connu, c'était déjà le cas de son oncle...-).

J'envisage donc de demander à Pascal d'installer un parapluie au-dessus du puits de la ferme, de manière à pouvoir en restaurer confortablement la maçonnerie. Il faudrait rétablir la construction en forme de pain de sucre, typique des puits du secteur. Voici d'ailleurs deux photos d'un puits distant de moins de 500 mètres de la Chaslerie, qui montrent à quoi je pense :

Il va donc falloir retrouver la pierre conique du sommet, ce qui ne va pas être facile dans notre capharnaüm...

Le mauvais temps n'ayant pas que des inconvénients, Bernard a pu cesser d'arroser les hêtres, charmes et fruitiers qui souffraient le plus. Il s'est donc translaté dans une parcelle au Nord du manoir, le long du Beaudouët ; là, il coupe les "doches" et les "chardrons" qui envahissent les plantations d'il y a deux ans.

Ce faisant, Bernard a remarqué le passage fréquent de rongeurs le long de la rive du ruisseau qu'ils ont largement sapée. Il a donc placé son piège, des pommes servant d'appât. En 3 jours, il vient d'attraper 9 bestioles, rats, rats musqués ou ragondins.

Voici le piège en position ce matin ; comme on le voit, un ragondin y était pris :

Et voici ce ragondin aux pieds de Bernard : un gros pépère, assurément, et bien dodu (le ragondin, pas Bernard), ce qui montre à quel point on peut prospérer à la Chaslerie ! Ses longues incisives orange étaient impressionnantes...

Tôt ce matin, Pascal et Maxime ont démonté l'échafaudage qui se trouvait à l'intérieur du fournil de la ferme, le long du pignon Ouest. Avant cette opération, il fallait en effet que le rejointoiement des parties hautes de ce pignon soit achevé. C'est chose faite, comme le montre la photo suivante qui confirme de plus le caractère bizarrement décentré de l'ouverture du four.

Dans la foulée, Pascal et Maxime ont remonté cet échafaudage, toujours à l'intérieur du bâtiment, cette fois le long du pignon Est. Ils ont replacé sur ce pignon quelques rangs de pierre dès hier et avant-hier et la photo suivante montre qu'en ce vendredi soir, la niche de la statue en calcaire est bientôt terminée, ainsi que je l'avais demandé (c'est la tête de Pascal, casquette à zéro, oeil facétieux et moustache au vent, qu'on aperçoit à cet endroit).

Pour la compréhension par les visiteurs des travaux que je fais réaliser dans ce fournil de la ferme, je précise que mon intention est de mettre rapidement à la disposition de mes fils un local indépendant, aisément chauffable et doté d'un cabinet de toilettes complet, de manière à leur permettre de venir s'y abriter confortablement les week-ends, même à la saison froide, quand ils auront commencé à restaurer l'un l'intérieur de la cave, l'autre la ferme.

Peut-être suis-je d'ailleurs trop optimiste en imaginant une telle évolution du chantier... Je me dis qu'au pire, s'ils ne profitaient pas de cette offre, je pourrais toujours m'installer là pour passer douillettement quelques-uns des prochains hivers, en attendant que les choses avancent sur le bâtiment Nord.

P.S. : Pour la statistique, j'indique qu'un jeune ragondin nous attendait ce matin dans le piège, 11ème rongeur pris en 5 jours, au même endroit et de la même façon. Ces animaux ne sont quand même pas très malins.

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le mardi 17 août 2010
Journal du chantier - Maçonnerie-carrelage - Charretterie - Ferme et son fournil - Nature (hors géologie)
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Pascal MAIZERAY est un homme précis et méticuleux. Il aurait sans nul doute pu poursuivre des études s'il n'avait dû suivre son père à la ferme. Il a choisi sur le tard de devenir maçon, lorsqu'il en a eu assez de devoir constamment mettre son exploitation à des normes toujours plus exigeantes et sans que, pour lui, les revenus ne suivent. C'est donc un autodidacte de la maçonnerie. Personne ne l'a réellement formé à son nouveau métier et cela lui manque parfois.

Il a remarquablement restauré les maçonneries de la charretterie et même un pinailleur comme moi y trouverait peu à redire. En revanche, sur le fournil de la ferme, je trouve qu'il commet parfois des erreurs.

Comme rapporté dans ce journal à la date du 10 avril dernier, j'avais déjà signalé à Pascal que je n'étais pas satisfait de l'ouverture qu'il avait créée dans le fournil de la ferme afin d'en aérer la future cabine de douche. Je trouvais que les pierres de l'ouverture n'étaient pas en phase avec les pierres environnantes, de sorte que la reprise était trop visible :

Pascal m'avait promis qu'à l'avenir, il se souviendrait de ma remarque. Or il vient de renouveler le même type d'erreur en ne choisissant pas bien les pierres qu'il a utilisées pour l'arc couronnant la nouvelle niche. Il a, à juste titre selon moi, préféré traiter cette ouverture en grès plutôt qu'en granite (car nul part sur ce bâtiment il n'y a de granite) ; il a bien sélectionné les pierres pour les montants de la niche ; en revanche, il lui a fallu 7 pierres pour son arc là où je lui avais recommandé de n'en utiliser que 3 ou, à la rigueur, 5. Cela donne à mon avis à son arc une faiblesse de construction et une disgrâce dans l'aspect qu'on aurait dû éviter :

Vais-je pour autant lui demander de refaire cet arc en respectant mes orientations ? La réponse est non pour les raisons suivantes :

- bien que la ferme et ses dépendances aient été inscrites à l'I.S.M.H. en même temps que le manoir par un arrêté ministériel de 1926, ces bâtiments, dont le fournil de la ferme, n'ont pas été édifiés à l'origine avec le même soin que le manoir et ses autres dépendances ; cela nous donne un peu de flexibilité dans la restauration, et le permis de construire obtenu pour la ferme avec l'accord de l'administration des affaires culturelles l'illustre d'ailleurs sans nul doute ; à ce titre, il n'est pas inenvisageable d'apporter des modifications, même avec des erreurs de réalisation qui n'échappent pas à un oeil attentif ;

- la photo de la niche prise ce mardi matin avant le redémarrage du chantier montre la lenteur de la restauration en une journée de labeur pour deux hommes qui, pourtant, ne traînent pas ; exiger un arc en 3 pierres obligerait à défaire ce travail et à tailler de grosses pierres de grès, ce qui est toujours long et hasardeux puisque ce grès est schisteux ; je préfère d'autant plus m'en abstenir que mes employés sont payés non à la tâche mais à l'heure ;

- troisièmement, je sais d'expérience qu'il faut souvent admettre de petites erreurs sans graves conséquences pour permettre que les grosses, inévitables mais rares, se voient moins ; cela n'implique pas qu'il soit nécessaire de commettre sciemment des erreurs supplémentaires mais autorise à relativiser les couacs, notamment sur une dépendance de dépendance.

Donc retenons que, telle qu'elle se présentera, la niche de la statue du fournil de la ferme nous rappellera longtemps que nous sommes faillibles. Ce n'est donc pas une expérience inutile ni à gommer.

Indépendamment de la maçonnerie, je signale que notre tableau de chasse s'est complété, depuis mon dernier recensement, de trois bestioles, deux ragodins (dont un énorme) et un rat musqué, tous parfaitement gras et velus. Et dire qu'un syndicat des eaux de Flers pompe dans le Beaudouët l'eau potable destinée à ces voisins...

P.S. : En fin de journée, Pascal a placé un bouquet de fleurs au sommet du pignon Est du fournil de la ferme dont il vient d'achever la restauration de la maçonnerie. Il m'a ensuite déclaré qu'il fallait arroser. C'est ce que nous avons fait sans tarder (on pourra admirer au passage le confort du local qui sert actuellement de cuisine à la Chaslerie...).

Sur la photo, de gauche à droite, Maxime, PPF ("cupbearer and payer"), Thibaud (héritier présomptif, "homo pulosus, homo virilis"), Pascal, Bernard et Claude (toujours là quand il faut...), une assemblée qui n'engendre pas la mélancolie.

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le jeudi 19 août 2010
Journal du chantier - Maçonnerie-carrelage - Charpente-couverture - Ferme et son fournil
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La restauration du four du fournil de la ferme a commencé ce matin.

Pour comprendre le problème que nous devons résoudre, voici d'abord une photo de 1999 confirmant à quel point la couverture et les maçonneries étaient en mauvais état avant tout début de restauration :

Le fournil de la ferme

Comme on le voit, la couverture était plus que mûre et la maçonnerie extérieure avait été grossièrement rejointoyée au ciment. Certaines pierres tombées avaient même été carrément remplacées par des parpaings. Bref, tout cela était fait de bric et de broc.

Voici une photo prise le 21 avril dernier, illustrant que nous avions commencé par restaurer les murs de la pièce du fournil, nous contentant, pour ce qui concerne le four, d'en retirer la couverture :

Cette deuxième photo, prise du Sud-Est, montre d'ailleurs l'intérieur du conduit de cheminée avant sa restauration désormais terminée.

La troisième photo témoigne de l'état du chantier le 30 juillet dernier, vu du Nord-Est. Le four y apparaissait certes en très mauvais état extérieur mais nous pensions alors pouvoir le restaurer sans avoir à le démonter :

Hélas, les premiers coups de piochon de Pascal ce matin ont rapidement démontré que ce n'étaient pas les pierres qui retenaient ce four, mais plutôt les joints en ciment qui retenaient ces pierres...

En fait, les pierres se détachent dès qu'on retire les joints et il s'avère impossible de restaurer sans démonter.

Le problème est que, si nous retirons les pierres extérieures du four et si, là dessus, il pleut, c'est le foyer de briques lui-même qui risque de s'écrouler.

Nous avons donc décidé d'édifier un parapluie au-dessus de ce chantier, puis de démonter les pierres rang par rang en veillant à ne pas opérer dissymétriquement, et ensuite de les remonter, non sans changer celles qui, trop vieilles, sont devenues trop fragiles.

Bien entendu, malgré nos précautions, il est possible que le foyer de briques s'écroule. Auquel cas, il ne nous resterait plus qu'à le remonter. C'est là que les planches de l'Encyclopédie de Diderot, que m'a vendues Jean LEMARIE à l'occasion de nos festivités du 25 juillet dernier (voir "Vie de l'association"), risquent de trouver leur première application sur le chantier de restauration de la Chaslerie.

Et, comme à la Chaslerie, très peu de temps ne se passe entre la décision, l'exécution et l'information, voici l'état du chantier ce matin à 9 h 45, parapluie installé et démontage en cours. A l'évidence, ce dernier n'était pas du luxe...

A 10 h 45, il apparaît urgent d'arrêter le démontage car une pierre de grain ceinturant le foyer vient de se désolidariser de sa voûte. Donc changement de programme : Pascal va commencer à remonter d'un côté avant d'avoir démonté de l'autre :

Sur cette avant-dernière photo, on voit le jour de l'âtre.

Voici, pour terminer, une photo de l'intérieur du four, à ce stade des travaux c'est-à-dire avant sa restauration, prise avant remise en place de cette pierre de grain :

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le vendredi 20 août 2010
Journal du chantier - Maçonnerie-carrelage - Ferme et son fournil
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C'était hier la dernière journée de labeur de Maxime à la Chaslerie. Il va prendre quelques jours de congés avant de commencer, début septembre, sa nouvelle vie de commercial en matériel de maçonnerie. Nous sommes tous ici persuadés qu'il y réussira fort bien et que son expérience de la Chaslerie lui sera très utile.

Pascal poursuit donc seul, désormais, la restauration du four du fournil de la ferme. Voici l'état de ce chantier ce matin, à la reprise du travail :

et le voici ce soir :


Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le lundi 23 août 2010
Journal du chantier - Maçonnerie-carrelage - Charretterie - Ferme et son fournil
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Toutes les maçonneries de la Chaslerie ont initialement été montées à l'argile. Quand je vois que la terre battue sous la charretterie n'est toujours pas sèche, je comprends combien ce matériau, bien posé, peut être résistant.

Le démontage ce matin du reste du four du fournil de la ferme l'a illustré une nouvelle fois. Il a fallu qu'il pleuve beaucoup sur cet édicule pour que l'argile y perde un peu trop de ses vertus :

Après avoir fini ce soir de remonter la circonférence du four, il va falloir s'occuper de son pignon, ce qui va poser un intéressant problème de géométrie descriptive (il va en effet falloir déterminer l'intersection entre un cylindre vertical et un dièdre horizontal et remonter la maçonnerie jusqu'à cette intersection) :

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le mardi 24 août 2010
Journal du chantier - Maçonnerie-carrelage - Ferme et son fournil
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Une fois de plus, je suis littéralement bluffé par le mélange d'intelligence abstraite et de bon sens pratique de Pascal.

Pour traiter le problème de géométrie descriptive que j'évoquais hier, il a eu seul l'idée de fixer verticalement un bout de bois pour matérialiser la hauteur totale du pignon et horizontalement deux autres pour représenter les sablières de la couverture du four. Sur le premier, il a cloué une ficelle qu'il a tendue, de part et d'autre de cette hauteur, vers des clous plantés sur les représentations de sablières. Il va donc commencer à remonter la maçonnerie en se calant sur des clous relativement proches du mur pignon du fournil et, au fur et à mesure que sa construction reprendra de la hauteur, il déplacera ces clous vers le plan tangent extérieurement au fournil.

C'est là une solution parfaitement valable et tout à fait élégante. Donc chapeau bas, Pascal ! J'aurais été bien incapable de trouver mieux ! Et, pour être franc, je ne suis pas persuadé que j'aurais imaginé aussi bien...