Electricité

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le mercredi 22 janvier 2020
Journal du chantier - Architecture-M.O. - Administraaaâââtion - Electricité - Aile "de la belle-mère"
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A propos de l'éclairage de la poutraison du colombier :

(Début de citation)

De : Pierre-Paul Fourcade <penadomf@msn.com>
Envoyé : mercredi 22 janvier 2020 19:41
À : Julien Robveille <jrobveille@gmail.com>
Objet : RE: démarrage

Très bien pour ce lundi.

Mais je serai absent le mardi et le jeudi de cette même semaine. Et très pris le vendredi.

(Cette semaine sera exceptionnellement chargée pour moi).

Donc à vous de voir si cela est compatible avec votre façon de procéder.

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De : Julien Robveille <jrobveille@gmail.com>
Envoyé : mercredi 22 janvier 2020 19:19
À : Pierre-Paul Fourcade <penadomf@msn.com>
Objet : démarrage

Bonsoir Mr Fourcade,
Je reçois les spots pour faire les essais en milieu de semaine prochaine.
Nous pourrions démarrer le lundi 3 février.
Est-ce que cela vous convient ?

(Fin de citation)
J’ai toujours pensé que l’humour constituait la plus puissante des armes contre la bêtise, l’obscurantisme, le fanatisme, le désespoir, l’absurdité de l’existence et Terry Jones fut sans conteste l’un des plus brillants soldats de cette cause au sein de la merveilleuse et pacifique armée des Monty Python.

N.D.L.R. : Le sage a dit : "On peut rire de tout mais pas avec n'importe qui".

J'en ai encore reçu une illustration intéressante, bien qu'assez inattendue, du moins par moi, et pas plus tard que ce matin.

Peut-être aussi faudrait-il se méfier également des gens qui, avec beaucoup d'insistance, vous disent ou, même, vous écrivent à tout bout de champ qu'ils apprécient votre franchise. Il n'est pas exclus qu'ils puissent être les mêmes.

N.D.L.R. 2 (à 21 h 30) : Je viens d'avoir mon aîné au téléphone. Je lui avais préalablement transmis la copie d'échanges de courriels de ce matin afin qu'il puisse, à tête reposée et en faisant abstraction de tout ce qui peut biaiser ma propre appréciation, me donner son avis sur le clash en question.

Son avis est clair : il n'y avait pas lieu de prendre la mouche après mon courriel de la veille (qui a amusé mon aîné) ; mon interlocuteur aurait donc adopté une position injustifiée.

Voici qui me soulage après que j'ai essayé plusieurs fois, sans y réussir, de joindre téléphoniquement mon interlocuteur pour essayer de recoller les morceaux. Mais, au moins à propos de cette affaire, me voici conforté dans ma propre appréciation.

C'est bon d'avoir quelqu'un avec qui pouvoir échanger dans de tels cas.
Un coup de fil d'un ami, hier matin, m'a sensibilisé aux faits que je devrais réfléchir à mieux définir les priorités de mon chantier et qu'au lieu de donner l'impression que je me mets en position d'attendre de l'aide extérieure pour un programme pléthorique, je devrais me concentrer sur quelques tranches de travaux aisément réalisables qui donneraient aux occupants du manoir un minimum d'espace vital, compatible avec une vie familiale plus normale.

Son conseil n'est certes pas tombé dans l'oreille d'un sourd. Il témoigne, à mes yeux, de l'extrême difficulté que j'éprouve, même vis-à-vis de personnes disposées au mieux à mon égard, à partager les enchaînements que je vis au quotidien et que je relate non moins fréquemment - peut-être avec excès ? - via notre site favori.

Je vais donc m'efforcer à un exercice pédagogique consistant à expliquer une nouvelle fois comment j'en suis arrivé, dans un courriel du 20 janvier dernier à l'architecte du patrimoine, à lister de la manière suivante les tranches de travaux que je souhaiterais réaliser au cours des 5 prochaines années :

tranche A : la problématique particulière de la chambre au 1er étage Nord du logis, à savoir les "poutres pourries", la souche qui se casse la figure et le remontage d'une cheminée (qu'en l'état de mes réflexions je souhaiterais être celle de la Julinière) ;
tranche B : mon futur bureau-bibliothèque au 1er étage du colombier (plafond, boiseries et étagères, fenêtres, porte) ;
tranche C : la "chambre des tourtereaux" (combles du colombier) : le sol, les 2 portes et les 4 fenêtres ;
tranche D : le rez-de-chaussée du colombier : chaufferie centrale (si le bureau d'études arrive à avancer...), coin cuisine, w-c, SdB ;
tranche E : la salle-à-manger du logis, le RC de la tour NE : un plafond peint manorial, un sol manorial compatible avec le chauffage par le sol, enduits sur les murs
tranche F : Le 1er étage Nord du logis (chambre et SdB dans la tour NE) : sols, murs, plafond, SdB ;
tranche G : le calepinage de la cour (il faut que le bureau d'études nous dise quels tuyaux passer et où) ;
tranche H : la cuisine et l'arrière-cuisine du bâtiment Nord ;
tranche I : le CdT du RC du bâtiment Nord (douche, w-c, lavabo) ;
tranche J : le RdC de la tour Louis XIII ;
tranche K : l'isolation des combles du logis ;
tranche L : l'isolation des combles de la tour Louis XIII ;
tranche M : en vrac, lucarnes et portes de la tour Louis XIII, porte de la cour à l'arrière-cour ;
tranche N : mise hors gel de la chapelle ;
etc


Vue de ma fenêtre, cette liste ne constitue pas un inventaire à la PREVERT ni, encore moins, un catalogue de revendications face à un entourage, quel qu'il soit, que j'estimerais trop pesant pour ma petite personne. Elle présente, selon moi, un panorama des tâches qui me restent à accomplir pour que puisse prendre fin ma carrière de restaurateur de vieilles pierres et pour que je puisse passer le relais - j'espère toujours que ce soit au bénéfice de mon aîné - à la génération montante et dans de bonnes conditions. En tout cas, des conditions dictées en priorité par l'intérêt du monument dont j'ai provisoirement la charge ("ma danseuse" comme d'aucuns l'appellent).

Pour bien faire, il serait sans doute utile que je dresse un "diagramme P.E.R.T." explicitant les ordres logique et temporel dans lesquels ces tranches peuvent utilement se succéder. Il y a là une masse d'informations à rappeler car je comprends fort bien que, pour quelqu'un qui ne vit pas la chose au quotidien, on puisse tomber des nues devant ma liste et réclamer qu'y soient centrées les priorités. Mais voilà, je ne suis pas assez geek pour savoir utiliser les "templates" (je ne sais pas comment on dit en français) des diagrammes P.E.R.T. Donc, parce que c'est la façon de penser et de m'exprimer la plus naturelle pour moi, je vais exposer la question avec des mots.

En amont de cette liste, trois difficultés majeures du chantier ont, au moins à mes yeux, été résolues :
- le choix du combustible le plus approprié pour chauffer les bâtiments : ce site a relaté la façon dont je m'y suis pris, sans assistance de quiconque, pour arriver à la conclusion que la Chaslerie serait chauffée par aquathermie ; en l'état du dossier, après les forages menés avec succès à la fin de 2018, cette conclusion me paraît définitive ; l'étape logique et temporelle suivante est d'amener l'eau tiède à une chaufferie et d'équiper cette dernière et son aval, de préférence en vue d'un chauffage par le sol ; c'est là un budget très important à mon échelle, plus de 150 000 € sans aide de quiconque à espérer, que l'on peut scinder en deux phases : d'abord le bâtiment Nord et les volumes sur lesquels j'entends concentrer mes efforts d'habitabilité, à savoir la moitié Nord du logis et le colombier ; dans un second temps, qui concernera plus directement ma succession, le reste des bâtiments habitables, à savoir, pour l'essentiel, la moitié Sud du logis et le reste de l'aile Ouest (c'est-à-dire le volume actuel des écuries et la tour Louis XIII, pour autant qu'à la petite semaine, je n'aie pas suffisamment avancé dans cette tour) ;
- la définition d'un escalier pour desservir l'aile Ouest : c'est ce que j'appelle "l'escalier en facteur commun" devant desservir à la fois le colombier et le volume des écuries, étant noté que l'escalier mis en place dans les années 1950, toujours en usage à ce jour, est une horreur absolue ; or, en la matière, nous disposons depuis la mi-2018 d'une esquisse d'Arnaud PAQUIN, architecte du patrimoine qui a su, le premier, présenter un projet qui tienne la route ; ceci étant, j'exclus, pour des raisons financières et en l'absence d'aides extérieures envisageables, de mettre moi-même en oeuvre ce projet ; je continuerai donc, au moins à l'horizon de cinq ans qui est le mien, à emprunter l'escalier merdique actuellement en place ;
- la sélection d'un architecte du patrimoine acceptant de suivre mon chantier : la chose n'a été ni facile, ni rapide, de sorte que, longtemps privé du concours requis, au moins de fait, par les textes, j'ai dû me débrouiller seul ; des observateurs éclairés et très attentifs m'ont toujours dit que ce que je faisais était très réussi ; or je connais les défauts de mes réalisations dont je n'ai jamais manqué de parler, car c'est ma façon de vivre, sur le site favori : mes difficultés, mes doutes et mes remords sont ainsi consignés aussi bien que mes motifs de satisfaction mais je considère que je puis, sans forfanterie aucune, être fier de l'ensemble. Le débat actuel doit porter, selon moi, sur le rythme du travail demandé à l'architecte et accepté par elle, ce qui nous ramène à notre sujet principal, c'est-à-dire à mon courriel du 20 et à ce qui s'en est suivi.

Arrivé à ce stade de mon exposé (Carole me dit toujours que j'écris trop : autant me demander d'arrêter de respirer), j'éprouve le besoin de rappeler quelques enchaînements, évidents pour moi mais dont je conçois fort bien qu'ils puissent être perdus de vue par mes lecteurs :
- si l'on me dit que je devrais commencer par fournir à ma famille une cuisine digne de ce nom là où elle est prévue (après maints débats familiaux, parfois tendus), c'est-à-dire au rez-de-chaussée du bâtiment Nord, il faut que je rappelle qu'il serait absurde d'engager des frais à propos de cette cuisine sans régler simultanément le sort de l'arrière-cuisine, compte tenu des usages à terme de ces deux volumes : il y a en effet consensus familial pour installer l'électro-ménager bruyant dans l'arrière-cuisine ; donc, avant cela, il faut retirer de l'arrière-cuisine la vieille chaudière à fuel actuelle, donc avoir mis en place ailleurs une chaufferie efficace ; comme les travaux de chauffage sont coûteux et non aidés, il faut donc résoudre d'abord la question de l'implantation finale de la chaufferie ; à ce sujet, j'ai mandaté en juin 2019 un bureau d'études dont j'attends les conclusions puisque aucun architecte (au sens large) n'a accepté de m'épauler en la matière et que je suis incompétent, même aidé d'un excellent plombier (comme celui auquel je recours ces derniers temps), pour arrêter seul le bon dimensionnement et même le lieu de la future installation ;
- si l'on admet que je ne puis, en l'état du chantier, coucher, outre Carole et moi, plus d'un couple (dans le fournil de la ferme, ce qui m'expose à des réclamations) et de deux ou trois jeunes enfants, s'entassant avec elle dans la chambre de Carole, on conçoit qu'il serait souhaitable que je puisse rendre habitables deux chambres de plus que les deux actuelles, en soupente, du 1er étage du bâtiment Nord ; or la restauration de la chambre du 1er étage Nord du logis est conditionnée par le règlement préalable de la "problématique des poutres pourries" (dossier ouvert il y a plus de douze ans, sans effet à ce jour) et de la question récente de la restauration du conduit de cheminée qui part en brioche ; par ailleurs, la mise en service de la chambre sous les combles du colombier suppose, à tout le moins, que ses fenêtres soient changées, que des portes y soient installées et que je sache quoi faire au sol (c'est-à-dire au plafond de la pièce qui est en-dessous).

Donc, désolé de le redire mais je suis coincé dans ces deux directions, évidemment essentielles pour l'habitabilité.

Je reprends la question de l'habitabilité par l'autre bout, en supposant que l'on a compris pourquoi il est prioritaire qu'avant toutes choses, j'installe la future chaufferie. Considérons donc que la question du dimensionnement de l'installation a été résolue ainsi que celle, corrélative, de la meilleure implantation de cette chaufferie. Il faudra alors tirer les tuyaux amenant l'eau chauffée dans les circuits de chauffage des pièces d'habitation. Or ces tuyaux ne pourront, pour les premiers mètres, passer qu'à l'intérieur de la cour. Donc il faut d'abord avoir résolu, au moins partiellement, les questions posées par la découverte très récente d'un ancien pavage dans la cour. Comment rendre compatibles les égards éventuellement dus à cette relique (je suis demandeur de conseils) et le reste de la vie du chantier, sans parler du confort de mes proches (moi, j'accepte tout en cette matière, je crois l'avoir bien montré depuis le temps où je ne dispose toujours pas d'un endroit correct pour installer un simple bureau, pourtant essentiel pour moi compte tenu de mes contraintes et de mon mode de vie, largement sédentaire et studieux) ?

Donc voilà ce que je voulais dire en réponse à mon ami et à tous ceux qui éprouvent la même difficulté à comprendre mes soucis ici, en matière de chantier.

Qu'il soit clair cependant que je considère qu'après avoir bel et bien réglé (du moins je l'espère) les trois préalables principaux (le choix du combustible, l'escalier "en facteur commun" et une coopération efficace avec des prestataires diligents et compétents), le plus dur est fait : le train est sur les rails. Il faut juste s'assurer que la machine ne calera pas et que les rails auront été convenablement installés avant la progression de l'engin.

Désormais, ne devraient donc plus se poser, dans le cadre connu, que des questions de choix de modalités pratiques. Normalement, ce devrait être la phase la plus gratifiante d'un tel chantier, celle où l'on voit arriver les premières livraisons et autres mises en service après le très long tunnel des préalables et autres priorités que l'on s'était assignées, toujours, bien entendu, "dans l'intérêt prioritaire du monument". Ces priorités étaient concentrées, après la remise en ordre des abords, sur la mise hors d'eaux des bâtiments (pour laquelle il reste encore, ne l'oublions pas, quelques grosses étapes à franchir, notamment du côté de diverses menuiseries extérieures).
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le jeudi 30 janvier 2020
Journal du chantier - Architecture-M.O. - Administraaaâââtion - Electricité - Menuiserie - Aile "de la belle-mère"
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(Début de citation)

De : Pierre-Paul Fourcade <penadomf@msn.com>
Envoyé : jeudi 30 janvier 2020 06:09
À : Julien Robveille <jrobveille@gmail.com>
Objet : RE: démarrage

Cher Monsieur,

J'ai un imprévu : mon employé s'est blessé, est en arrêt de travail et ne sera pas de retour avant le début mars.

Or j'avais prévu qu'il profite des quelques jours de répit que vous lui accordiez, ce qui lui permettait de terminer son travail de menuiserie sous les combles du colombier. Là, le travail est interrompu (il reste environ deux terrassons sur quatre à traiter), les poutres et les chevrons sont poussiéreux à la suite de son intervention, ainsi que les lattes de parquet posées entre les chevrons.

Ne serait-il pas préférable de repousser votre intervention afin de lui permettre de terminer la sienne en vous laissant place nette ? Si oui, cela signifierait que votre intervention serait retardée de six semaines.

Merci de me dire si vous pouvez vous adapter à cette nouvelle situation ou si vous vous en tenez au planning précédent.

Bien cordialement,

PPF

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De : Julien Robveille <jrobveille@gmail.com>
Envoyé : lundi 27 janvier 2020 08:41
À : Pierre-Paul Fourcade <penadomf@msn.com>
Objet : Re: démarrage

Bonjour Mr Fourcade,
Je pense qu'il serait plus judicieux que vous soyez présent pendant notre première intervention (2-3 jours).
Peut-on décaler d'une semaine et prévoir le 10-11-12 février ?
Bien cordialement
Julien Robveille

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Le mer. 22 janv. 2020 à 19:41, Pierre-Paul Fourcade <penadomf@msn.com> a écrit :

Très bien pour ce lundi.

Mais je serai absent le mardi et le jeudi de cette même semaine. Et très pris le vendredi.

(Cette semaine sera exceptionnellement chargée pour moi).

Donc à vous de voir si cela est compatible avec votre façon de procéder.

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De : Julien Robveille <jrobveille@gmail.com>
Envoyé : mercredi 22 janvier 2020 19:19
À : Pierre-Paul Fourcade <penadomf@msn.com>
Objet : démarrage

Bonsoir Mr Fourcade,

Je reçois les spots pour faire les essais en milieu de semaine prochaine.
Nous pourrions démarrer le lundi 3 fevrier.
Est-ce que cela vous convient ?

Cordialement.

Julien Robveille

S.A.R.L. ROBVEILLE ELECTRICITE
Tel : 02-31-73-63-70
Fax : 02-31-73-86-50
Portable : 06-89-14-55-79
www.robelec.com

(Fin de citation)
Comme je l'ai déjà dit de nombreuses fois, ce site a pour moi le très gros avantage de me permettre de retrouver très facilement la moindre information très pointue qui y aurait été mise en ligne. Ceci tient à la présence de deux moteurs de recherche, l'un sur le site-même, l'autre dans la "tour de contrôle".

Ainsi, je viens d'entrer "taux de subvention" dans le moteur de recherche de la "tour de contrôle" et, grâce à cet outil très performant, j'ai immédiatement retrouvé le texte d'un courriel d'il y a trois ans environ où j'expliquais à la tutelle les réalités de ma comptabilité et les ratios que j'en tirais. J'avais immédiatement cantonné ce texte à la partie "Privé" du site, plus précisément sous l'onglet "Privé/Finances etc" ; donc, en procédant comme moi, vous ne le retrouveriez pas et tomberiez sur une impasse (sauf à disposer du mot de passe nécessaire, ce qui n'est le cas que de trois personnes à ce jour, à savoir Guillaume GENDRAUD, ès-qualité de "geek en charge", ma belle-fille et moi).

Or, selon l'ami dont j'ai fait état hier, il ne serait pas inutile que je me tienne prêt à répondre à ce sujet à l'exaspération, si j'ai bien compris (mais je n'en suis pas sûr), de prochains interlocuteurs qui trouveraient que je me plains trop en la matière alors que, selon eux, je serais bien loti.

En réalité, il semble que ces interlocuteurs et moi, lorsque nous évoquons ledit ratio, nous ne mettions pas les mêmes choses au numérateur et au dénominateur, ce qui n'est certes pas la meilleure façon de parvenir à un diagnostic commun. Et, bien naturellement, ma façon de voir aboutit à minorer ledit ratio quand je trouve que la leur a l'effet inverse. Il faut donc que j'explicite mon mode de calcul et, pour commencer, que j'actualise mes chiffres, au moins en les complétant sur la période la plus récente (ce qui amènera, d'ailleurs, à distinguer entre subventions programmées et subventions reçues). Je compte m'y employer, avec toute la sérénité nécessaire, avant leur prochaine visite, de manière à favoriser le caractère constructif de nos échanges, ce qui est évidemment mon seul but à leur sujet.
Sur la base du tableau modifié par l'architecte du patrimoine au cours de notre longue conversation téléphonique d'hier après-midi, je sens que je vais devoir passer de longues heures à pointer les différents chiffres collationnés.

L'enjeu de ce travail est de pouvoir présenter à la D.R.A.C. un récapitulatif détaillé des prochaines phases du chantier pour lesquelles soit des subventions ont été obtenues dont le versement n'a pu encore être demandé, soit des subventions seront sollicitées (au moins pour mon compte, c'est-à-dire avant le relais espéré par mon aîné).

Pour la tranche 1 de restauration des menuiseries extérieures du logis, la définition des rubriques de ce tableau sera facile. Pour la tranche 2, il me faudra expliciter un scenario souhaitable et compatible avec les enveloppes existantes. C'est pour la tranche 3 et pour les tranches ultérieures à mettre en place pour d'autres travaux que les choses se compliqueront. Il faudra que je vérifie si le scenario recommandé à ces sujets par l'architecte du patrimoine est compatible avec mes contraintes financières (il y aura, à ce sujet, une grande incertitude pour moi avant, au mieux, le 15 février prochain, date à laquelle je devrais savoir si mon candidat-acquéreur de "Pontorson" a obtenu le feu vert de sa banque) ou pratiques (dues au souci d'avancer dans l'habitabilité, c'est-à-dire, prioritairement, dans l'installation d'un chauffage efficace et approprié).

Je pourrai ensuite préparer, à la demande de l'architecte du patrimoine et en liaison avec elle, la note de synthèse destinée à la D.R.A.C. qui pourra être débattue le 7 février prochain avec les représentants de celle-ci et en présence - je l'espère - de ladite architecte du patrimoine. J'ai en effet prié hier cette dernière de participer à cette réunion, importante à mes yeux pour la bonne programmation de notre chantier favori.
Au cours de ma longue conversation téléphonique d'hier avec l'architecte du patrimoine, j'ai informé celle-ci que M. LESCROART a mis fin à la mission d'"assistant à la maîtrise d'ouvrage" que je lui avais confiée.

Le rôle de M. LESCROART était principalement de m'aider à recruter un nouvel architecte du patrimoine en succession de Benoît MAFFRE (la relation avec le très sympathique et compétent Arnaud PAQUIN n'ayant jamais pu être contractualisée ; c'est néanmoins Arnaud PAQUIN qui nous avait aiguillés vers l'architecte du patrimoine avec qui j'ai finalement conclu, ce dont je suis très reconnaissant à Arnaud PAQUIN, un gentleman à cette occasion ô combien critique). A titre accessoire et compte tenu des compétences dont témoigne assurément sa longue et brillante carrière professionnelle, M. LESCROART m'avait également aidé, pendant la période où il était chargé d'intervenir pour mon compte, à résoudre un certain nombre d'autres problèmes, techniques ou de documentation, relatifs à notre chantier favori ; ce fut le cas notamment à propos du si lancinant problème des dégâts des eaux récurrents dans l'aile Ouest face auquel j'étais bien seul, problème qui, malgré sa difficulté, a ainsi pu être réglé avec une grande efficacité. Enfin, toujours dans le cadre de sa mission, telle du moins que je l'entendais, M. LESCROART avait à dialoguer avec moi et à m'épauler dans les cas où je ressentais le poids d'une certaine solitude ou de quelque lassitude face à des formes d'adversité, réelles ou supposées ; un rôle de confesseur en quelque sorte, sinon d'accoucheur, au moins d'idées ; c'est sans doute à ce titre que son écoute policée et bienveillante me manquera le plus.
En vue de la réunion du 7 février prochain, je viens de terminer la mise à jour du tableau que je tiens et qui récapitule, année après année depuis celle de mon achat, soit 1991, le coût de la possession de la Chaslerie.

Ces chiffres n'ont rien de fantaisiste. Ce sont ceux de mes déclarations annuelles de revenus. Ils sont étayés par les factures réglées, au nombre d'environ 200 chaque année, factures dont je transmets toujours la copie au fisc (bien que je n'y sois pas tenu).

Cette fois-ci, j'ai voulu vérifier dans quelle mesure l'inflation impacte les ratios que je calcule. A ma surprise, le taux cumulé de l'inflation au cours des 28 années sous revue (je n'ai pas encore préparé ma déclaration de 2019) n'est guère supérieur à 50 %. Je m'attendais à beaucoup plus car je me rappelle l'époque, au début des années 80, où elle franchissait allègrement la barre des 10%/an.

Les principaux résultats de mes calculs établissent ainsi que, en euros de 2018, la Chaslerie m'aura coûté, en plus de son prix d'achat et nets de subventions et autres revenus (fermages et droits d'entrée), 4,6 M€, soit environ 165 000 €/an.

Le rapport des revenus totaux que j'en tire au coût brut de sa possession est de 11,82 %. Ce ratio monte à 36,22 % si l'on ne retient au dénominateur que les dépenses subventionnées qui, sur la période, et toujours en euros de 2018, auront été pour moi de 1,7 M€.

Il y a évidemment de quoi être effaré par de tels chiffres. Et tout cela, pour ne pas disposer de plus de 65 m2 habitables après 29 ans de travaux continus. Voire pour être traité comme un petit garçon. Chacun pourra apprécier.
J'avais fini la préparation des deux tableaux sur lesquels il me paraissait important de pouvoir m'appuyer lors de la réunion du 7 février prochain, à savoir le planning de la "mission EXE" et le récapitulatif de mes efforts financiers depuis 1991. Je devais me trouver ce matin à 9 h à Nantes, pour une audience à la Cour administrative d'appel consacrée pour partie à la sombre (elles le sont toutes) histoire d'éoliennes que l'on sait. Enfin, très accessoirement, j'avais un bibelot à aller voir du côté de Nantes (le hublot).

Plutôt que de rouler à mon habitude en milieu de nuit, et parce que je suis fatigué et n'ai pas, à Nantes, d'endroit où me poser (famille, amis, c'est un vrai désert pour moi qui, dans le temps, y fus administrateur d’une banque – le Crédit industriel de l’Ouest - dont le siège était là, je ne sais si c’est toujours le cas), j'ai décidé de prendre la route hier dans l'après-midi.

Pour ce qui concerne le hublot, l'affaire est faite (200 €). La vendeuse habite dans un vieil immeuble (XVIIème ?) non dénué d’un certain charme, construit sur des poteaux enfouis dans la vase (comme Venise), sur un quai de la Loire, juste en face de l'endroit où est amarré le "Maillé-Brézé", escorteur d'escadre des années 1950, désormais transformé en musée. Occasion pour moi de me remémorer mes souvenirs de 1971, lorsque, jeune polytechnicien, j'ai entamé ma très brève et peu concluante (mal de mer oblige, O’Gustin doit tenir ça de famille) carrière maritime, comme midship (aspirant de marine, c'était mon grade ; j'ai plafonné à enseigne de vaisseau de 1ère classe, lieutenant si vous préférez), à bord du "Dupetit-Thouars", son frère. Je viens d'y faire allusion. Quant au hublot, il provient d'un cargo anglais, paraît-il. Le fait est qu'il comporte des inscriptions en langue de brexiters. Je l'ai acheté parce que, alors que je roulais sur autoroute, j'ai trouvé un endroit où l'installer : au 2ème étage du colombier, où il pourra donner de la lumière au futur cabinet de toilettes prévu par l'"esquisse" d'Arnaud PAQUIN pour desservir la "chambre des tourtereaux". Autrement dit, ce n'est pas moi qui l'installerai là mais mon successeur.

Il est maintenant 4 h 30 du matin. A mon habitude, je suis réveillé et devant mon ordi qui ne me quitte guère. Hélas, la liaison internet de l'hôtel bas de gamme et sonore où je me trouve (le "Kyriad" de la Beaujoire) est pourrie. Donc, au moment où je le rédige, je ne suis pas sûr que ce message pourra être mis en ligne. Il faudrait que je pense à le sauvegarder.

Je souhaite en effet réfléchir aux idées qu'il me semble particulièrement souhaitable que j'arrive à faire comprendre par mes hôtes du 7, qu'ils soient fonctionnaires ou membres de ma famille.

Il est probable que mes interlocuteurs ont besoin que je leur présente des idées aussi simples que je les puisse exprimer pour qu'ils admettent (enfin ?) ma démarche, à savoir :
- pourquoi j'ai porté, jusqu'à une période récente, la quasi-exclusivité de mes efforts sur la restauration des extérieurs de la Chaslerie ; comme le sait le fan-club, les exceptions concernent, pour l'essentiel, la "bulle d'habitation" actuelle, située dans le bâtiment Nord (deux chambres en soupente à l'étage et le "petit salon" du rez-de-chaussée), et le fournil de la ferme (chambre d'appoint, où les travaux ne sont d'ailleurs toujours pas achevés ; je dis ceci pour le fisc qui m'a encore tanné hier en me réclamant la déclaration de fin de ces travaux-ci) ;
- pourquoi j'ai retenu le colombier et la moitié Nord du logis pour étendre la zone habitable au cours des 5 prochaines années ; pourquoi ces travaux-ci nécessitent qu'au préalable, la question de l'installation d'une chaufferie (si possible centrale) soit traitée au moins pour ce que j'appelle la "phase 1" des travaux de plomberie (c'est-à-dire, pour l'essentiel, le chauffage du bâtiment Nord, du colombier et de la moitié Nord du logis, mais en posant convenablement les prémisses de la suite) ;
- pourquoi je limite mon horizon aux 5 années à venir ; cela soulève en particulier deux questions très importantes à mes yeux : celle des ressources que je peux mettre en face d'un tel programme de 5 ans, et, bien entendu, celle de ma succession, que je souhaiterais ordonnée "dans l'intérêt du monument" ; quel est l’état des lieux en ces deux domaines ;
- pourquoi je ne puis me satisfaire de certains phénomènes récurrents ; en particulier, que des intervenant bénéficiant d'un monopole légal puissent donner l’impression qu’ils écrèment, que ce soit délibéré ou non, mon chantier sans souci suffisant de mes souhaits, pourtant très clairement exprimés, en matière d'habitabilité ; quelles parades je puis imaginer à ce qui apparaîtrait, au mieux, comme une trop grande inertie ;
- pourquoi j'ai besoin que mes interlocuteurs, familiaux ou obligés, comprennent les tenants et les aboutissants d'une telle démarche et veillent, autant que possible, à ne pas la freiner dans les faits (même si je ne soupçonne pas le moins du monde, ni les uns, ni les autres, que cela puisse être ne serait-ce qu'une ombre de leurs intentions ; mais enfin, chacun a ses contraintes et je dois m'adapter aux leurs, du moins quand je ne peux pas faire autrement).

Voilà, c'est dit. Reste à faire passer le message.

P.S. (à 15 h 30) : Message mis en ligne à l'instant, dès mon arrivée de Nantes.
J'ai reçu, cette après-midi, à ma demande, la visite d'un architecte du patrimoine très sympathique et dont j'ai entendu dire du bien par plusieurs personnes.

Je lui ai demandé de réfléchir à l'idée que je lui confie une mission de maîtrise d’œuvre qui porterait, au cours des cinq ans à venir, sur les réalisations suivantes :
- d'urgence, l'interface entre moi et le bureau d'études qui devrait, sous deux semaines, rendre ses premières conclusions en matière de dimensionnement de la chaufferie par aquathermie à prévoir ;
- d'urgence également, l'encadrement d'Igor pour couler une dalle au sol de la "salle dévastée" (au 1er étage Sud du logis), afin que cette pièce puisse rapidement me servir de garde-meubles ;
- ensuite, en première priorité, toutes propositions utiles pour terminer l'aménagement de l'intérieur du colombier, notamment le règlement des questions de sols et plafonds (choix des matériaux, impact sur les poutres et solives du choix de boiseries Louis XVI à dessiner pour mon futur bureau-bibliothèque) ;
- ensuite, lorsque la première architecte du patrimoine aura traité les questions des "poutres pourries" et du conduit de cheminée de "mon ancienne chambre" du 1er étage Nord du logis, toutes questions relatives à l'aménagement intérieur de la moitié Nord du logis ;
- dès que la nouvelle chaufferie sera en place, l'aménagement intérieur des volumes qui restent à traiter dans le bâtiment Nord, à savoir la cuisine et l'arrière-cuisine ainsi que le cabinet de toilettes jouxtant le "petit salon".

Je compte lui communiquer dès demain matin tous documents utiles pour nourrir sa réflexion relative au devis qu'il a bien voulu accepter de préparer à mon intention.