Electricité

La question du choix du combustible se complique à cause d'EdF.

Ludovic ANTOINE (c'est le nom de l'artisan venu hier m'apporter son devis) m'a téléphoné ce matin. Je lui avais entretemps communiqué la dernière facture d'EdF pour le manoir. D'après les renseignements qu'il a obtenus de cette administraaaâââtion, le passage au "tarif jaune" serait très coûteux pour moi car je devrais payer un raccordement qui, vérification ainsi faite à titre préalable, n'existe pas à ce jour. A cela s'ajouterait le coût du changement de tous les disjoncteurs de notre manoir favori.

Donc sa première suggestion a été de me proposer d'abandonner l'idée de deux pompes à chaleur du modèle "T 118" de "LEMASSON", consommant 2 fois 30 A, soit 60 A par phase qui est le maximum du "tarif bleu", et de leur substituer une pompe plus importante, du modèle "T 130" d'une puissance de 45 kW, qui pourrait être complétée, à titre d'appoint, par une chaudière au fuel. Cela laisserait cependant, à l'intérieur du "tarif bleu", très peu de mou pour les autres équipements électriques (sans même parler de la consommation d'électricité de pompes à chaleur supplémentaires, lorsqu'il serait question de passer à la tranche 2 du programme de restauration intérieure de notre manoir favori).

J'ai fait part de mes réserves à l'encontre du fuel, la plus importante à mes yeux étant la cheminée à prévoir, avec tout l'encrassage et les ramonages qui s'ensuivent. Ludovic m'a affirmé que l'évacuation pourrait se faire "par ventouse", la sortie des gaz brûlés pouvant être dissimulée au milieu des rhododendrons du puits Ouest du manoir. Il paraît qu'une telle combinaison permettrait de limiter très nettement la longueur des forages à prévoir (700 m au lieu de 1 200 pour la seule "tranche 1" du programme de restauration intérieure), donc le coût de l'investissement immédiat.

Pour nous éviter néanmoins de buter trop vite sur le plafond de consommation d'un "tarif bleu", l'idée de Ludovic est d'essayer de jouer sur le fait que je suis également abonné en "tarif bleu" d'EdF via la ferme. Si l'un des deux abonnements était dédié à l'installation géothermique et l'autre au reste des instruments consommateurs d'électricité, on devrait pouvoir se contenter de deux "tarifs bleus".

Afin de me permettre de réfléchir à toutes ces nouvelles données à tête reposée, j'ai demandé à Ludovic de recaler son devis en conséquence, sans oublier d'y inclure l'option d'une production photo-voltaïque locale d'une partie de l'électricité nécessaire pour tout ce bazar.

Au delà de la tranche 1 de restauration intérieure de notre manoir favori dont il a été question à ce stade entre Ludovic et moi, j'ai en effet le souci que, lorsque sera venu le temps, en tranche 2, de chauffer le reste du manoir (c'est-à-dire le 1er étage du logis, au moins l'étage des écuries (pour la future salle de spectacle sous la charpente) ainsi que la tour Louis XIII), le maître d'ouvrage de l'époque puisse, sans buter sur les obstacles d'EdF, compléter l'installation, et de plus le faire pour l'essentiel dans la même chaufferie centrale que celle que j'envisage, à savoir un coin du rez-de-chaussée du colombier, donc sans avoir besoin de coloniser d'autres espaces précieux pour l'habitabilité, en les bourrant de quincailleries supplémentaires.

En d'autres termes, j'ai besoin de prendre en considération toutes les données du problème. Il me faut certes un devis corrigé pour la tranche 1 mais j'ai aussi besoin, avant de décider le lancement des travaux de ladite tranche 1, d'obtenir un maximum de visibilité sur les coûts (aux tarifs actuels) et autres obstacles techniques de la tranche 2, notamment en termes d'alimentation en électricité ou d'envahissement de mes espaces.
(Début de citation)

De : (...)@culture.gouv.fr
Envoyé : jeudi 21 juin 2018 09:16
À : Pierre-Paul Fourcade
Objet : Re: Chaslerie - Etude préalable sur la restauration intérieure du logis - Etude préalable de M. (...) sur la restauration de N.-D.-sur l'Eau.

Bonjour Monsieur Fourcade,

Votre demande d'étude pour le logis, qui concernera essentiellement des travaux d'aménagement et de confort, ne pourra être aidée par l'Etat. Par contre, les travaux qui relèveraient de la restauration pourraient évidemment bénéficier d'une participation financière de l'Etat. Pour le moment, nous avons inscrit prioritairement une nouvelle tranche de menuiserie en 2019.

S'agissant de l'étude sur l'église Notre-Dame sur l'Eau, je peux vous préciser qu'elle a fait l'objet d'observations importantes et de réserves de la part de l'Etat. A ce stade, il me paraît donc légitime qu'elle ne puisse être diffusée par la ville qui l'a commandée.

Bien cordialement

(...)
__________________________________________________________

Pierre-Paul Fourcade a écrit :
>
> Cher Monsieur,
>
> Comme vous le savez, le logis de la Chaslerie est classé extérieurement et inscrit intérieurement. Il a subi en 1884 un incendie qui a ravagé, entre autres, toute sa poutraison et conduit au déménagement vers l'aile Ouest ("aile de la belle-mère" dans mon jargon) de sa porte principale (comme l'a prouvé M. MAFFRE) et, très probablement d'autres vestiges en bois rescapés de l'incendie comme une importante cheminée (abîmée par les dégâts des eaux de 2018, 12 à ce jour dans l'"aile de la belle-mère"...) et des portes intérieures de même époque que cette porte principale. L'incendie a également ravagé, au niveau des ouvertures, des granits de la partie intérieure de ces murs extérieurs dont la restauration ne sera pas couverte par la restauration en cours des menuiseries extérieures.
>
> La restauration de ce logis est complexe puisque tous les corps de métier vont devoir intervenir dans toutes ses parties (sauf la cage d'escalier, dont la restauration sera bientôt achevée). Outre la nécessité de respecter ce que j'appelle l'"esprit des lieux", elle pose divers problèmes d'ordre technique, souvent complexes (notamment du fait du besoin de chauffage), et sera coûteuse. Il importe d'autant plus pour moi que les choses soient encadrées professionnellement que j'ai dû reprendre la maîtrise d'ouvrage malgré la chute de mes revenus et la fin de mon épargne financière. J'aurais donc besoin, également, d'un calendrier réfléchi et raisonnable de mise en œuvre.
>
> Il me paraitrait opportun de confier cette étude préalable à M. Arnaud PAQUIN, architecte du patrimoine. Je ne lui en toutefois pas encore parlé clairement à ce stade.
>
> Je souhaiterais en effet savoir au préalable si la D.R.A.C. accepterait de subventionner cette étude.
>
> Par ailleurs, et indépendamment de ceci mais sur un sujet connexe, je m'interroge sur l'attitude d'un confrère de MM. MAFFRE et PAQUIN qui, ayant réalisé une étude préalable sur l'église Notre-Dame-sur-l'Eau de Domfront, chercherait à en freiner la diffusion, bizarrement à mes yeux (ceci à plusieurs égards). A votre connaissance, une telle étude préalable serait-elle néanmoins "accessible au public" ? Concrètement, quelles sont à votre connaissance les pratiques normales en la matière ?
>
> Bien cordialement,
>
> PPF

(Fin de citation)
Notre site favori comporte, à ce jour, 7 185 messages relatifs au "Journal du chantier", répartis sur 360 pages. J'ai cliqué sur la première et relu les messages correspondants.

Je trouve que le texte n'a pas pris une ride, c'est satisfaisant.
Ludovic ANTOINE et un employé d'"Enedis" sont venus ce matin examiner comment réduire le coût d'un raccordement de notre manoir favori au "tarif jaune".

10 juillet 2018.

10 juillet 2018.

D'après ce que j'ai compris et retenu :
- il serait beaucoup plus économique d'installer le dispositif d'arrivée d'électricité requis par le "tarif jaune" au niveau de la charretterie qu'au niveau de la ferme ; la différence serait de l'ordre de 45 000 €, due à 200 m de câble approprié ;
- ce dispositif d'arrivée doit être "visible" (au sens d'"Enedis") ; donc on ne pourrait se contenter de le dissimuler sous la charretterie comme le dispositif de "tarif bleu" actuel, il faudrait donc qu'il soit plaqué extérieurement au pignon Ouest de cette dépendance ;
- l'employé d'"Enedis" va chiffrer combien il en coûterait de raccorder notre manoir favori au "tarif jaune" ; ce travail, préalable à toute autre réflexion complémentaire utile relative au choix de la géothermie (y compris l'hypothèse d'une production locale d'électricité photo-voltaïque), devrait être prêt d'ici une semaine.

J'ai rappelé à Ludovic PHILIPPE les autres questions que je lui avait posées il y a trois semaines, notamment sur l'isolation thermique à prévoir au niveau des sols et des plafonds.
J'attendais impatiemment la réponse d'"Enedis" à mon problème de raccordement au "tarif jaune" d'EdF, nécessaire pour installer ici un système de chauffage par géothermie profonde.

Cette information vient enfin de me parvenir sous forme de courriel, avec :
- une lettre de couverture,
- un devis
- et des plans et autres explications.

Dès que Ludovic ANTOINE sera rentré de congés, nous pourrons étudier tout cela.
Il serait grand temps qu'avant son retour de congés, je prenne enfin connaissance du contrat de maîtrise d’œuvre qu'Arnaud PAQUIN m'a communiqué. Il est daté du 15 juin dernier et, depuis cette date qui est celle de l'incident survenu à ma mère, j'ai eu la tête ailleurs.

Il faudra que je m'assure que certaines échéances ne seront pas perdues de vue, comme en matière de dégâts des eaux ou encore de préparation du prochain dossier de demande de subvention.

Quant au crédit qui me serait nécessaire, j'ai cru comprendre hier qu'après la défection de l'assureur, mon aîné pourrait ne plus être inaccessible à l'idée de me cautionner.
Echange de S.M.S. entre Cédrick COOS et moi :

Moi le 20 août dernier : "Bonjour Cédrick ! Quand reprenez-vous le boulot ? Combien m'attribuez-vous de semaines dans votre planning et quand ? A l'étage, il y a d'ores et déjà deux linteaux à traiter et une cheminée à poser..."

Cédrick, hier : "Bonjour Monsieur Fourcade. Nous reprenons le 27. Normalement, Sébastien doit commencer le 3 septembre un chantier prévu depuis longtemps mais je n'ai pas de nouvelles. Je vais essayer de repousser cette date mais ce n'est pas garanti. Bien cordialement, Cédrick".

Moi, hier : "Merci. Ce serait bien que cet autre chantier soit repoussé."

J'ai tenu Arnaud PAQUIN informé de ces échanges. Il m'a répondu par S.M.S. : "Bonjour. Oui en effet il vient de m'envoyer un message pour un chantier. Je repars d'un relevé et travaille pour vous ensuite. Bien cordialement, Arnaud PAQUIN."
J'avais en effet eu l'occasion de rappeler à Arnaud PAQUIN l'urgence de m'épauler face aux dégâts des eaux à répétition de l'"aile de la belle-mère" et de mettre dans les tuyaux la demande de subvention pour la tranche 2 de restauration des menuiseries extérieures du logis.
A dire vrai, sur ce dernier sujet, la balle est encore dans mon camp et il faut que je fasse mon "homework" pour définir ce que j'entends inclure dans cette tranche.

Par ailleurs, j'ai essayé de relancer Igor. Aucun écho. Gina lui a commandé une nouvelle cuisine au début des vacances et tout un tas d'autres trucs dans leur nouvelle maison de Laval, et notre Igor favori a obtempéré avec amour et diligence, ce qui renvoie aux calendes grecques son retour sur notre chantier favori.
C'est terrible, ces hommes dominés par leur épouse !
J'en connais bien deux autres, mon aîné, évidemment, et le jeune électricien qui me donnait un coup de main si nécessaire mais a perdu toute fiabilité depuis qu'il a la bague au doigt, ce qui est bien gênant, notamment pour la restauration de la cage d'escalier de notre logis favori.

P.S. (à 19 h) : Il faut croire que notre fan club est toujours aussi fidèle. En effet, Igor m'annonce ce soir son retour dans huit jours et Ludo le sien demain.

Touchons du bois !
(Début de citation)

De : Pierre-Paul Fourcade <penadomf@msn.com>
Envoyé : mercredi 5 septembre 2018 09:31
À : julien@robveille.fr
Objet : Manoir de la Chaslerie - Domfront-en-Poiraie (61)

Monsieur,

J'attends toujours votre devis pour l'électrification des extérieurs de mon manoir alors que vous êtes venu ici le 19 avril dernier.

Que se passe-t-il ?

Par ailleurs, j'aimerais que vous électrifiiez l'intérieur du colombier (la charpente).

Cordialement,

PPF

(Fin de citation)

P.S. (à 20 h) : M. ROBVEILLE vient de me répondre. Hélas son devis pour l'éclairage extérieur dépasse mes moyens immédiats, compte tenu de mes autres priorités. Mais ce n'est, je l'espère, que partie remise. Je maintiens cependant ma demande de devis pour la charpente du colombier, qui devrait être davantage dans ces moyens.
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le Dimanche 7 Septembre 2018
Journal du chantier - Architecture-M.O. - Administraaaâââtion - Electricité - Aile "de la belle-mère"
0
J'ai rappelé M. ROBVEILLE afin qu'il vienne préparer un devis pour l'éclairage de la charpente du colombier.

Quant au calendrier de réalisation de ces travaux, je souhaiterais que les câbles soient installés suffisamment tôt pour que, dans la foulée, Christian puisse poser les lattes de parquet destinées à dissimuler l'isolation thermique d'aspect métallique tout en mettant en valeur les chevrons.
On sait que je m'inquiète de la consommation d'électricité requise pour faire fonctionner la (ou les) pompe(s) à chaleur que j'envisage de faire installer pour chauffer notre manoir favori. La simulation fait en effet état d'une consommation de l'ordre de 5 000 €/an pour la seule tranche 1 du chauffage (bâtiment Nord, colombier et rez-de-chaussée du logis). J'envisage ainsi de couvrir ces dépenses par la vente à EdF d'une électricité photo-voltaïque que je produirais grâce à une installation implantée dans un recoin de mes "nouvelles terres" (au Nord de la parcelle achetée récemment à mes voisins VINCENT).

A priori, je suis totalement incompétent à propos de l'électricité photo-voltaïque mais, en roulant sur la D22 à proximité de notre manoir favori, j'avais repéré une installation chez mon voisin Daniel HAMELIN :

12 septembre 2018.

Je lui ai donc demandé s'il en est satisfait. J'ai retenu que chacune des deux tranches visibles sur sa toiture lui a coûté environ 20 000 € et qu'il n'est pas heureux des conditions de revente de l'électricité de la seconde tranche. Daniel m'a recommandé d'aller interroger sur le même sujet Roger GRIPPON, maire-délégué de La Haute Chapelle, ce que j'ai fait dans la foulée.

Roger GRIPPON m'a appris qu'il avait étudié la question pour le bâtiment de l'ancienne ferme de ses parents mais que les 20 années de retour sur investissement lui étaient apparus trop longs, de sorte qu'il avait renoncé à ce projet.

J'ai rencontré hier matin deux spécialistes de ces questions, amenés à moi par Ludovic ANTOINE, plombier-électricien-chauffagiste basé à Falaise avec qui je suis en contact (sur la recommandation de Marc CHALUFOUR). Il s'agit de Simon BERNARD, responsable commercial de "SYSTOVI" et de David BABIN, directeur de l'agence de Flers de "YESSS ELECTRIQUE".

Je leur ai demandé de m'indiquer quelle serait la surface au sol de l'installation photo-voltaïque nécessaire pour me rapporter 5 000 €/an au titre de la vente de l'électricité ainsi produite, en précisant que leur calcul devait prendre en compte l'amortissement du coût de l'installation.

J'ai ainsi appris qu'EdF rachète de moins en moins cher l'électricité ainsi produite car elle entend favoriser l'auto-consommation (une hypothèse inadaptée pour moi qui aurais besoin d'électricité au moment où je me chaufferais et pas en plein été). La baisse du prix de rachat concerne les nouveaux contrats donc m'affecterait (comme elle doit affecter Daniel HAMELIN pour sa seconde tranche). Les contrats sont, paraît-il, de 20 ans, ce qui garantirait le prix de rachat sur cette période.

En première analyse, mes interlocuteurs m'ont répondu que pour couvrir la seule dépense de 5 000 €/an correspondant à la consommation de 30 000 kWh calculée par Ludovic ANTOINE, c'est-à-dire sans même prendre en considération l'amortissement de l'installation, il faudrait prévoir 100 panneaux de 1,60 m2 chacun, ce qui, à soi seul, représenterait un coût d'investissement de 55 000 €.

J'ai demandé qu'on me fournisse le résultat du calcul après prise en compte de l'amortissement. A première vue et puisque je n'imprime pas encore les billets, on me semble très mal barrés pour que je donne suite à mon idée écolo.

D'autant que, par ailleurs, mon correspondant d'"Enedis"en charge de mon branchement au "tarif jaune" d'EdF nécessité par ma géothermie profonde m'a appris que je devrais non seulement supporter seul le coût d'un changement de transfo (de l'ordre de 5 000 €) qui servirait aussi à mes voisins mais encore déplacer un attirail d'EdF que j'avais réussi à faire planquer à un endroit non gênant...

12 septembre 2018.

... pour transférer cette horreur au pignon de la charretterie dont elle constituerait une verrue visible comme le nez au milieu de la figure :

12 septembre 2018.

Et mes correspondants d'hier m'ont dit que je devrais, en cas de revente de mon électricité photo-voltaïque, prévoir un autre édicule, par exemple à côté de celui-ci.

Pour moi donc, "écolo un peu, ça va ; beaucoup, bonjour les dégâts !"
Moi qui considère qu'une bonne conversation téléphonique est une conversation courte avec deux ou trois idées échangées, je viens de passer 50 minutes au téléphone avec Carole pour parler principalement de fiscalité et, par voie de conséquence, de financement de notre chantier favori.

Si je résume, Carole, dupée par la propagande gouvernementale éhontée que l'on sait (la prétendue "modernité" du prélèvement à la source et toutes les salades débitées à ce sujet), croyait qu'aucun impôt ne serait dû sur ses revenus de retraite de 2018. Pour arriver à ébranler cette conviction fallacieuse, il a fallu que je lui explique que sa situation fiscale ne serait pas la même selon qu'elle aurait 0 de tels revenus en 2018 ou bien la somme qu'elle anticipe.

Comme elle est de bonne foi, elle a, je crois, fini par comprendre. Nous devrions donc pouvoir échapper à l'"imposition séparée". Autrement dit, il suffirait qu'elle me verse, le moment venu, les sommes correspondant à l'impôt dont elle serait taxée si elle était célibataire, ce qui est ma demande, ni plus, ni moins.

En fin de conversation, elle n'a pas manqué de m'interroger sur le calendrier de finition de travaux suffisants pour abriter ma famille. J'ai répondu que ce calendrier dépend de mes disponibilités financières, étant entendu que je n'en rabattrai jamais sur la qualité des travaux. J'ai rappelé la complexité du phasage des interventions des différents corps de métier et signalé qu'un jour prochain, je devrais attaquer le sol du salon du logis. Quant à la cuisine, elle admet que la translater provisoirement au 1er étage du colombier est sans doute un luxe dont on devrait pouvoir se passer, même s'il paraît utile de conserver quelque part une machine à laver le linge et un sèche-linge branchés sur l'eau à l'entrée et à la sortie.
(Début de citation)

De : Pierre-Paul Fourcade <penadomf@msn.com>
Envoyé : lundi 17 septembre 2018 22:44
À : Bernard Soul
Objet : Réalités médiévales et dynamisation de notre territoire.

Monsieur le maire,

Je découvre grâce au "mur Facebook" de notre conseillère départementale que des réunions sont organisées en mairie de Domfront-en-Poiraie sur un thème d'un grand intérêt ("l’élaboration d’une stratégie de développement touristique sur le thème du Médiéval") mais, d'une façon qui semble curieusement limitative, avec des participants choisis, paraît-il, par la municipalité assistée, pour ce faire, par un "cabinet-conseil".

Puis-je vous demander qui sont ces prétendus experts et d'où ils tirent leur prétendue expertise ?

A l'évidence, d'aucuns ont des vues bien réductrices - et, pour tout dire, erronées - sur certains aspects substantiels du "passé médiéval" de Domfront.

Donc à l'occasion, en tout cas avant que lesdits "experts" ou prétendus tels ne figent leur "expertise" sensée éclairer les choix des responsables politiques, je serais heureux qu'avec eux, vous veniez faire un tour à la Chaslerie pour prendre enfin connaissance de sa réalité médiévale qui semble leur avoir échappé. Peut-être parce qu'ils ne font guère que du copié-collé des laïus des érudits locaux auto-proclamés et vivent, de ce fait, d'idées préconçues rabâchées par des radoteurs, à défaut d'être soumises à un examen critique non biaisé sur le terrain.

J'aurais ainsi plaisir à vous faire découvrir des choses qui vous ont, semble-t-il, été cachées en la matière, et je pourrais même, à cette occasion, vous soumettre un projet d'éclairage extérieur qui paraitrait mériter de retenir l'attention de tous ceux, dépourvus d’œillères comme vous et moi et, j'en suis sûr, d'autres décideurs, qui s'intéressent au patrimoine et au tourisme dans le Domfrontais et veulent à juste titre, par de si brillantes initiatives, dynamiser notre territoire.

Bien cordialement,

PPF

(Fin de citation)


P.S. (le 18 septembre 2018 à 9 heures du matin) : J'ai immédiatement mis en ligne le texte de ce courriel sur le "mur Facebook" de Catherine MEUNIER, la conseillère départementale qui m'avait permis de découvrir cette réunion fermée.

Elle réagit ce matin en écrivant sur ledit mur : "Je vous remercie Pierre-Paul de bien vouloir utiliser votre mur Facebook pour adresser des messages personnels .
N’hésitez pas à vous tourner vers la municipalité pour leur adresser vos idées et remarques concernant ce projet . "

J'en rajoute un couche : " Puisque vous rendez compte à votre façon sur votre "mur" de réunions tenues dans notre mairie commune, et puisque vous êtes vous-même notre élue, il me paraît tout à fait légitime d'utiliser votre mur pour réagir aux questions que vous soulevez. Au demeurant, mon propre mur est très loin d'avoir la qualité et la fréquentation du vôtre où je suis sûr que, toujours soucieuse de l'information de vos autres "amis Facebook", vous laisserez chacun exprimer son opinion sur le sujet en question et où je n'hésiterai pas, soyez-en persuadée je vous prie, à réagir de nouveau le cas échéant. (Accessoirement, je m'étonne que vous qualifiiez mon propos de message personnel : il s'agit bien d'un message public et qui se veut tel.)"

J'ajoute ici, à l'usage des membres du fan club de notre site favori, que ces derniers me connaissent assez pour ne pas douter qu'au-delà du "mur" de Catherine MEUNIER et de notre site favori, j'utiliserai s'il le faut tous les médias disponibles pour dénoncer le caractère biaisé de l'instruction des dossiers de subvention du conseil régional - puisque c'est de cela qu'il s'agit ici - au cas où ce caractère biaisé continuerait à m'apparaître flagrant. Mais gardons le moral, la messe n'est peut-être pas encore dite et je fais confiance à Bernard SOUL et à Catherine MEUNIER pour remettre le dossier sur un chemin moins tortueux, ainsi que cela semble justifié, facile et nécessaire.
S.M.S. envoyé à mon aîné ce jour à 3 h 29 : "Si ce notaire est nul, il te faut t'en trouver un autre. Ras le bol d'attendre indéfiniment cette restitution de parts de SCI."

Ou alors, devrais-je ajouter, il faudra que mon aîné, nu-propriétaire abusif, supporte le coût des travaux dans l'"aile de la belle-mère", y compris les prochains forages. Il ne fait aucun doute que lui, dont ce serait le devoir, au moins légal, en aurait largement les moyens.
Rendez-vous ce matin, à la mairie de Domfront-en-Poiraie, avec Bernard SOUL, le maire, et Bernard DAVY, son adjoint en charge de la répartition de la manne régionale en faveur du tourisme médiéval domfrontais :

10 octobre 2018.

Comme toujours, j'ai apprécié leur écoute et la sympathie de leur accueil. Je leur ai présenté le projet de mise en place d'un dispositif d'illuminations extérieures de notre manoir favori. J'ai également dit un mot de l'insuffisance du fléchage routier des principaux sites et monuments du secteur. J'ai rappelé mon désir de favoriser la fréquentation touristique de notre manoir favori, y compris en cette période de chantier intérieur.
Le réaménagement provisoire de la cuisine au rez-de-chaussée du bâtiment Nord donne à Carole l'occasion de réfléchir concrètement aux prochains (?) aménagements intérieurs.

Ce matin, elle me déclare ainsi que :
- je ne peux décemment pas maintenir mon bureau dans ma "chambrette monacalo-monastique" ; elle considère que je devrais consacrer à mon bureau la première travée de ladite cuisine provisoire, jusqu'à la poutre centrale comprise ;
- sa cuisine devrait occuper le rez-de-chaussée de la tour Nord-Est ;
- disposer d'une arrière-cuisine là où se trouve actuellement la chaufferie est une bonne idée, à retenir ;
- dans le bâtiment Nord, elle se contenterait, en plus de cette arrière-cuisine, d'une buanderie.

On en reviendrait de la sorte au schéma que j'avais imaginé et proposé en début d'année, à la suite de la défection mémorable et inattendue de mon aîné ; simplement, depuis ce schéma, j'ai renoncé, sur les conseils d'Arnaud PAQUIN, de Cédrick COOS et de Sébastien DUVAL, à percer un passage entre ladite arrière-cuisine et la tour Nord-Est. Donc tout cela ne serait pas forcément des plus pratiques, du moins me semble-t-il.

Ceci dit, ne nous emballons pas pour mettre en œuvre ces idées. Il faudrait d'abord que j'aie résolu la question du chauffage, c'est-à-dire tous les problème de phasage des travaux et de financement que soulève cette très importante tranche du chantier, d'une priorité désormais absolue.
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le 20 Octobre 2018
Journal du chantier - Architecture-M.O. - Administraaaâââtion - Electricité - Aile "de la belle-mère"
0
Après de nombreuses tentatives, j'ai fini par joindre avant-hier M. ROBVEILLE pour lui demander de préparer un devis en vue de l'électrification, dans des délais rapides, des combles du colombier, de manière à en mettre en valeur la charpente.

Il m'a répondu qu'il a des "petits problèmes de santé" qui l'obligent à "restreindre la cadence et par conséquent (son) périmètre d'action".

Je lui ai donc souhaité un prompt rétablissement.
(Début de citation)

De : Pierre-Paul Fourcade <penadomf@msn.com>
Envoyé : mercredi 14 novembre 2018 07:49
À : Arnaud Paquin Architecte
Objet : RE: convocation à un rendez-vous avec la DRAC au manoir de la Chaslerie-propriété de monsieur Pierre-Paul Fourcade

Cher Monsieur,

Ne m'aviez-vous pas dit que le menuisier présenterait demain une fenêtre posée dans le logis au titre de la 1ère tranche de restauration des menuiseries extérieures ? (...) Et quid des ferronneries des fenêtres, sans parler de celles de la porte principale (...) ?

Ne conviendrait-il pas que soit évoquée la porte à installer dans le bâtiment Nord, entre l'arrière-cuisine et l'arrière-cour ? (...) On pourrait également évoquer deux autres portes que je vous avais signalées : celle, extérieure, du 1er étage de la tour Louis XIII, qui est morte, et celle de la porte entre la cour et l'arrière-cour.

Par ailleurs, il me paraitrait indispensable que, demain, on puisse avancer sur la résolution du problème de dégâts des eaux dans l'"aile de la belle-mère". Nous en sommes au 13ème de l'année (...).

En outre, il ne faudrait pas oublier les lucarnes du colombier, pour lesquelles les travaux devront (...) être effectués très rapidement, sauf à nous faire perdre les subventions correspondantes dont la date de péremption approche à grands pas désormais. Si vous pensez ne pas y arriver, il conviendrait de solliciter de la DRAC un report de la date-limite, ainsi qu'elle avait bien voulu l'accepter pour les enduits de la cage d'escalier du logis...

Enfin, il conviendra de se coordonner avec "Enedis" pour le changement de transfo permettant le "tarif jaune" nécessité par le projet de chauffage par géothermie profonde pour lequel j'ai dû passer commande de 1 900 m de forages qui devraient être prochainement effectués dans la pièce de terre au Sud de la charretterie. Apparemment, "Enedis" serait prêt à dialoguer sur le coût du transfo et sur les réservations nécessaires, dès lors que cela se passerait dans le cadre d'un permis de construire, par exemple consécutif à votre esquisse de juillet. Tout cela conditionne l'installation d'un chauffage central à la Chaslerie, ce qui constitue un point de passage, technique et familial, obligé dans le phasage de travaux destinés à rendre enfin habitables plus de 65 m2 du manoir...

Il était également prévu qu'on évoque les meilleures isolations thermiques à mettre en place au sol du rez-de-chaussée et du 1er étage du logis. Là, le cas de la "salle dévastée" (grande pièce au-dessus du salon) est le plus urgent compte tenu de mon souhait d'y disposer très rapidement du garde-meubles rendu indispensable par mes autres travaux.

Et il faudrait qu'on n'oublie pas de parler des menuiseries métalliques pour les meurtrières des tours. Comme le fabricant ne semblait pas décidé à se déplacer pour trop peu de telles huisseries, l'idée serait de lui commander d'un coup toutes les menuiseries métalliques de meurtrières, y compris celles de la tour Nord-Est.

Bien cordialement,

PPF

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De : Arnaud Paquin Architecte <arnaudpaquin.architecte@gmail.com>
Envoyé : vendredi 9 novembre 2018 08:07
À : 'LEBOISNE Ebénisterie'; 'Bodin Entreprise'
Cc : 'Pierre-Paul Fourcade'
Objet : convocation à un rendez-vous avec la DRAC au manoir de la Chaslerie-propriété de monsieur Pierre-Paul Fourcade

Bonjour,

Je vous prie de trouver ci-jointe la convocation au rendez-vous avec les services de la DRAC au manoir de la Chaslerie jeudi prochain 15 novembre.

Comptant sur votre présence.

Bien cordialement,

(Fin de citation)
En vue de préparer la réunion de chantier de demain à laquelle participeront notamment le conservateur régional des monuments historiques et l'ingénieur en charge du dossier de notre manoir favori, j'ai entrepris de relire tous les messages de notre site favori, du moins ceux apparus sous l'onglet "Architecture-M.O." depuis que je dialogue avec Arnaud PAQUIN. Cela en fait près de 400, une paille.

Je trouve que tout cela vieillit assez bien et je retrouve des dates utiles ainsi que le compte rendu des évolutions de mes préoccupations et priorités de chantier. A part depuis cinq semaines, et pour une raison que je qualifie - peut-être à tort - d'indépendante de ma volonté, on n'a certes pas chômé ici.