Economie

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le samedi 24 novembre 2018
Journal du chantier - Architecture-M.O. - Administraaaâââtion - Désultoirement vôtre ! - Economie
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Le directeur d'agence bancaire sur lequel je comptais pour me prêter la somme nécessaire à mes travaux, sans que j'aie à me soumettre aux diktats de médecins-conseils prompts à ouvrir le parapluie, vient de me donner sa réponse :
- il refuse la caution de mon aîné, son établissement ayant pour politique de refuser les "cautions de tiers" ; je ne comprends pas pourquoi ;
- pour me prêter 75 000 €, il me demande d'investir d'abord 35 000 € dans un de ses produits d'assurance dont je ne suis pas informé des conditions ;
- la durée de son crédit serait de 7 ans et le remboursement se ferait par mensualités constantes à un taux de 2,94 % (est-ce bien le taux actuariel ? je n'obtiens pas de réponse claire de sa part à ce sujet), ce qui se traduirait par des mensualités d'un peu moins de 1 000 € :

Je ne suis pas sûr d'être emballé par une telle offre, notamment par l'idée de devoir investir quasiment la moitié de la somme prêtée dans un produit d'assurance sur lequel, d'après ce que j'imagine, je demeurerais collé un bon moment.

Après avoir mis en ligne ce message, je viens d'écrire à mon correspondant :

(Début de citation)

De : Pierre-Paul Fourcade <penadomf@msn.com>
Envoyé : samedi 24 novembre 2018 01:32
À : (...)
Cc :T.F.
Objet : RE: Prêt

Cher Monsieur,

Si vous me prêtez 200 quand je "nantis" 100, il n'y a pas d'autre limite pour moi que mes besoins de financement externe ou, plus immédiatement, mon souci de limiter mes mensualités. Visons donc à ce stade 150 000 € de crédit.

J'aurais néanmoins besoin que vous me fournissiez un peu d'infos sur votre produit d'assurance dans lequel je devrais investir : risque, rendement net, charges et durée.

Cordialement,

PPF

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De : (...)
Envoyé : vendredi 23 novembre 2018 12:24
À : 'Pierre-Paul Fourcade'
Cc : T.F.
Objet : RE: Prêt

Ici, je suis parti avec la BFM sur 75 000 de prêt pour nantir 35 000 d’épargne (ce qui est le maximum).

A mon sens, si nous voulons exclure assurance ET toute garantie, nous pourrons aller au dela des 35/40 0000 euros. Et cette demande sera sous décision de ma direction vu les absences Assurance/garantie.

La question pour que nous puissions nous positionner est :

Combien pouvez-vous nantir afin que je détermine, alors, cette enveloppe sans assurance ?

A vous lire,

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De : Pierre-Paul Fourcade [mailto:penadomf@msn.com]
Envoyé : vendredi 23 novembre 2018 12:18
À : (...)
Cc :T.F.
Objet : RE: Prêt

Tout cela mérite réflexion.

Quel est le montant maximum du crédit que vous pouvez mettre en place à ces conditions de nantissement, de durée et de taux ?

Cordialement,

PPF

(Fin de citation)
Je n'arrive pas à obtenir de la fiscaliste de la "Demeure Historique" de réponse à mes courriels sur la réintégration, dans mes prochaines déclarations de revenus, de mes déficits fonciers reportables. Sans doute est-elle débordée par les questions d'autres adhérents. Sur les conseils de mon ami Patrice qui m'étonne en me disant que mes questions ne sont pas simples, j'ai donc laissé hier après-midi un message téléphonique à l'attention de la correspondante qu'il m'a désignée.
A la réflexion, je trouverais idiot de m'endetter à mon âge à hauteur de 150 000 € en supportant des mensualités de 2 000 € si c'est pour ne pouvoir financer que 75 000 € de travaux et me retrouver, à l'âge de 73 ans, avec 75 000 € d'épargne. Mon problème est en effet de financer mon programme immédiat de travaux de plomberie et chauffage en attendant un hypothétique relais par mon aîné dans cinq ans, pas de me constituer une épargne pour l'époque où je serai gaga.

J'envisage donc de décliner cette offre de crédit. Mon problème de financement reste entier. Ça devient très tendu, tout ça.

Or, si mon idée de réintégration fiscale de déficits fonciers antérieurs était réalisable (ce qu'à dire vrai je crois être le cas, au moins pour une partie qui demeure substantielle à mon échelle), cela me permettrait dans un premier temps de lever le pied sur les travaux non subventionnés, donc de profiter de cette période de répit pour reconstituer un peu d'épargne m'autorisant une relance de ces travaux dans un second temps. Je parle ici d'une pause qui pourrait durer trois bonnes années. Autrement dit, le calendrier du chantier en serait lourdement affecté. Pas sûr que ça ne couine pas dans mon entourage.

Décidément, la restauration de vieilles pierres n'est pas une sinécure !

P.S. (du 26 novembre 2018) : (Début de citation)

De : Pierre-Paul Fourcade
Envoyé : lundi 26 novembre 2018 08:21
À : (...)
Cc : T.F.
Objet : RE: Prêt

Cher Monsieur,

En réalité, cette offre ne correspond pas à ma demande. Je n'ai en effet nul besoin de me constituer une épargne de 75 000 € - accessible dans 7 ans ? - mais de financer mes travaux immédiats.

Cordialement,

PPF

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De : (...)
Envoyé : samedi 24 novembre 2018 08:56
À : 'Pierre-Paul Fourcade'
Objet : RE: Prêt

Bonjour Monsieur FOURCADE,

Nous pouvons donc partir sur un placement de 75 000 et un prêt de 150 000€ ?

Pouvez-vous venir semaine prochaine à l’agence ?

A vous lire

(Fin de citation)
Jacqueline X.
rédigé le dimanche 25 novembre 2018
Livre d'or - Journal du chantier - Architecture-M.O. - Administraaaâââtion - Désultoirement vôtre ! - Economie
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Bonjour,

Je trouvais aussi la proposition de votre banquier très bizarre, et je pense que vous avez raison de la refuser.

Je n'ai pas de solution-miracle hélas, je peux toutefois vous suggérer deux noms, Jean-Marc (...), cadre de direction chez Oséo, probablement retraité maintenant et Jean-Claude (...), cadre juridique chez Auxicomi, retraité aussi.

J'ai travaillé avec eux et apprécié leurs compétences et leur courtoisie, je les ai perdus de vue peu après ma retraite car plongée dans le maelström de ce qu'on nomme une longue maladie. Vous pouvez peut-être les retrouver dans des annuaires professionnels ou par twitter.

Votre mot de passe pour prendre contact : Jacqueline (...).

Il me semble, s'ils sont disponibles, que vous pourriez faire un fameux trio.

Bon week-end

Cordialement

N.D.L.R. : Merci beaucoup, je vais essayer de les contacter.
Gérald DARMANIN
rédigé le lundi 26 novembre 2018
Désultoirement vôtre ! - Pouvoirs publics, élus locaux - Economie
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« Nous devons tous intégrer et pas seulement expliquer, mais entendre et comprendre, ce que c'est de vivre avec 950 euros par mois quand les additions dans les restaurants parisiens tournent autour de 200 euros, lorsque vous invitez quelqu'un et que vous ne prenez pas de vin».

N.D.L.R. : Ce type est complètement déconnecté. On n'a pas fini de se demander comment ce pays a pu confier son sort à une telle équipe.
Téophane SOTER
rédigé le mardi 27 novembre 2018
Désultoirement vôtre ! - Pouvoirs publics, élus locaux - Economie
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Imaginez un pays où l'on dispose d'une énergie électrique extrêmement peu chère (hors taxes.....) grâce à des réacteurs qui tournent sans aucun produit pétrolier ou carboné, et dont on peut planifier l'utilisation des années à l'avance.

Imaginez que ce même pays se voie imposer par des lobbys une énergie intermittente, extrêmement chère, qui ne dure que 15 ans, qui est fondamentalement chaotique non seulement en termes de production, mais aussi en termes de distribution.

Imaginez que ce pays décide d'abandonner ce qui l'a rendu indépendant énergétiquement (hors transports) pendant cinquante ans, au profit d'une technologie qui, littéralement, ne fait que brasser du vent, et de fermer 15 réacteurs sur lesquels EDF vient de dépenser plusieurs centaines de millions d'euros pour prolonger leur durée de vie.

Imaginez que ce pays ultra-endetté (2300 milliards officiellement, auxquels s'ajoutent 4800 milliards hors-bilan...) décide d'alourdir encore plus sa dette pour donner à des industriels étrangers via des subventions publiques, à hauteur de 71 milliards d'euros sur 9 ans, l'équivalent de 7 réacteurs EPR.

Imaginez que ce pays où il y a 10% de chômage pur, où tout le monde est au salaire minimum et où il y a des millions de travailleurs pauvres, décide de fermer des centres de production équivalents chacun à 1000 emplois directs et 5000 emplois induits, pour des installations contrôlées par ordinateur et mises en place par des travailleurs polonais, roumains et bulgares.

Raconté comme ça, c'est un cauchemar d'absurdité.
Bienvenue dans la France sociale-démocrate de Macron !

N.D.L.R. : D'accord sur les grandes lignes.
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le jeudi 29 novembre 2018
Journal du chantier - Architecture-M.O. - Administraaaâââtion - Désultoirement vôtre ! - Economie
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(Début de citation)

De : Pierre-Paul Fourcade
Envoyé : jeudi 29 novembre 2018 01:50
À : (...)
Objet : RE: Prêt

Cher Monsieur,

Mon besoin de financement est susceptible d'être réduit, au moins dans l'immédiat, si, comme je le pense possible, j'arrive à tirer parti des importants déficits fonciers reportables dont mes avis d'imposition font état. Je suis néanmoins à votre disposition pour vous rencontrer quand vous le souhaiterez.

Cordialement,

PPF

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De : (...)@socgen.com
Envoyé : mercredi 28 novembre 2018 08:57
À : 'Pierre-Paul Fourcade'
Objet : RE: Prêt

Bonjour Monsieur FOURCADE,

Un RDV est nécessaire pour nous mettre d’accord sur le financement.

A vous lire,

Bien cordialement,

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De : Pierre-Paul Fourcade [mailto:penadomf@msn.com]
Envoyé : lundi 26 novembre 2018 08:22
À : (...)@socgen.com
Cc : T.F.
Objet : RE: Prêt

Cher Monsieur,

En réalité, cette offre ne correspond pas à ma demande. Je n'ai en effet nul besoin de me constituer une épargne de 75 000 € - accessible dans 7 ans ? - mais de financer mes travaux immédiats.

Cordialement,

PPF

(Fin de citation)