Nous avons assisté hier à l'assemblée générale de "Belle Normandie Environnement", très dynamique association de lutte anti-éolienne dont je suis, avec l'A.D.D.O.O.E., membre depuis 2012.
J'ai remarqué la grande qualité des débats, témoignant des progrès faits par cette association depuis la précédente A.G. à laquelle j'avais participé. J'en ai félicité Hervé TEXIER.
Parmi les intervenants :
- Fabien BOUGLE, dont les propos géopolitiques sont remarquablement intéressants ;
- deux marins-pêcheurs bien en peine avec les éoliennes en mer ; leurs propos sages mais tristes suscitent une grande sympathie.
Je m'étais préparé à parler de "notre" dossier du Sud-Manche, ce qui m'avait empêché de dormir la nuit précédente car, toujours aussi procrastinateur et ayant oublié de demander à notre hôte son mot de passe, j'avais essayé de lire sur mon téléphone portable les près de 200 messages consacrés à cet important sujet par le site favori. Il ne m'a finalement pas été demandé de m'exprimer mais j'ai ainsi pu vérifier qu'au moins à ce propos, notre site favori est toujours aussi intéressant à consulter.
Economie
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le Dimanche 29 Mars 2026
Vie des associations - A.D.D.O.O.E. - Lobbying environnemental - Désultoirement vôtre ! - Pouvoirs publics, élus locaux - Economie
rédigé le Dimanche 29 Mars 2026
Vie des associations - A.D.D.O.O.E. - Lobbying environnemental - Désultoirement vôtre ! - Pouvoirs publics, élus locaux - Economie
Ouest-France
rédigé le Vendredi 3 Avril 2026
Vie des associations - A.D.D.O.O.E. - Lobbying environnemental - Désultoirement vôtre ! - Pouvoirs publics, élus locaux - Economie
rédigé le Vendredi 3 Avril 2026
Vie des associations - A.D.D.O.O.E. - Lobbying environnemental - Désultoirement vôtre ! - Pouvoirs publics, élus locaux - Economie
Fédération Environnement Durable
rédigé le Samedi 4 Avril 2026
Vie des associations - A.D.D.O.O.E. - Lobbying environnemental - Désultoirement vôtre ! - Pouvoirs publics, élus locaux - Economie
rédigé le Samedi 4 Avril 2026
Vie des associations - A.D.D.O.O.E. - Lobbying environnemental - Désultoirement vôtre ! - Pouvoirs publics, élus locaux - Economie
Éolien offshore : le grand mensonge d’État sur l’équivalence nucléaire
« Alors que le gouvernement lance aujourd’hui même l’appel d’offres AO10 pour 10 GW d’éolien en mer – présenté comme l’équivalent de six réacteurs EPR –, sa précipitation trahit une fébrilité extrême.(1)
Pourquoi une telle hâte ? Parce que l’exécutif sait que les nombreux recours contre la Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE3) menacent de faire annuler ses arbitrages. Il fonce tête baissée, imposant des choix erronés et reportant la facture sur les Français.
Résultat : une explosion des prix de l’électricité, une production instable, et des ménages qui paieront une fois de plus les conséquences d’une transition mal pensée et imposée dans la panique. »
Derrière les annonces triomphales de Maud Bregeon et Roland Lescure se cache une tromperie organisée. Leur objectif ? Faire avaler aux Français une politique énergétique aussi coûteuse qu’inefficace. Pourtant, la Cour des comptes, les experts et de nombreuses personnalités du monde économique et scientifique tirent la sonnette d’alarme : les coûts explosent, les retards s’accumulent, et les promesses d’emplois locaux restent des vœux pieux.
Le nucléaire produit de l’électricité quand on en a besoin. L’éolien offshore, lui, ne produit que quand le vent souffle.
Comparer ces deux moyens de production relève soit de l’incompétence, soit de la malhonnêteté intellectuelle. Le nucléaire est pilotable : il fournit une électricité stable, prévisible et adaptée à la demande. L’éolien offshore, lui, dépend des caprices du vent. Il impose des surcoûts massifs pour compenser son intermittence, fragilise le réseau et oblige les Français à payer pour une énergie qui n’est même pas disponible quand ils en ont besoin. Affirmer qu’ils sont équivalents, c’est prendre les citoyens pour des imbéciles.
Une confusion volontaire
Quand Maud Bregeon et Roland Lescure osent affirmer que 10 GW d’éolien offshore équivaudraient à six réacteurs nucléaires, ils ne se contentent pas d’une approximation : ils mentent. Sciemment. Cette comparaison repose sur une escroquerie intellectuelle : confondre puissance installée et production réelle. Un réacteur nucléaire produit de l’électricité 80 % du temps, tandis qu’une éolienne en mer, même dans les scénarios les plus optimistes, plafonne à 35 % — et souvent bien moins. À puissance égale, la production réelle est donc deux à trois fois inférieure.
Des lignes à haute tension, des pylônes et des transformateurs
De plus, la construction de ces parcs impose un gigantesque réseau électrique de raccordement, estimé par la Cour des comptes à plus de 50 milliards d’euros.
Pourquoi ce mensonge ?
Parce que l’exécutif doit justifier une politique énergétique idéologique, dispendieuse et inefficace. En brandissant cette fausse équivalence, il cherche à endormir les élus, berner les citoyens et légitimer des investissements pharaoniques (37 milliards d’euros annoncés) sans aucune garantie de résultat. Pourtant, les industriels alertent : les coûts des turbines ont augmenté de 30 % depuis la crise énergétique, et ceux de l’installation ont doublé.
Un choix lourd de conséquences
Cette supercherie n’est pas anodine. Elle intervient alors que la France engage des milliards d’euros publics et des transformations irréversibles du système électrique. Structurer des choix stratégiques sur des bases aussi fragiles, c’est jouer avec le feu. À force de brouiller les repères, l’État ne clarifie pas le débat énergétique : il le sabote.
Crédibilité des choix publics : Sapée.
Stabilité du réseau électrique : Menacée.
Indépendance énergétique : Compromise.
Un pari risqué
L’éolien offshore n’est pas une solution miracle — c’est un pari risqué, subventionné à coups de dizaines de milliards, et dont la rentabilité réelle reste à prouver. Pendant ce temps, le nucléaire, pratiquement abandonné depuis 20 ans, produit massivement, en continu, et sans dépendre des caprices du vent.
Jusqu’où ira-t-on dans la mystification ?
Quand les responsables politiques préfèrent les effets d’annonce aux réalités physiques, ils trahissent leur mission. La transition énergétique mérite mieux qu’un coup de poker financé par les contribuables. Elle exige de la rigueur, de la transparence — et surtout, un débat honnête.
Résultat garanti :
une explosion des prix de l’électricité, une production instable, et des factures qui s’envoleront pour les ménages. Les Français paieront, encore une fois, les pots cassés d’une transition falsifiée.
Référence:
https://www.lesechos.fr/industrie-services/energie-environnement/pleins-feux-sur-leolien-en-mer-made-in-france-le-gouvernement-devoile-son-nouveau-cap-sur-les-energies-renouvelables-2224320
N.D.L.R. : Là aussi, un gouvernement de champions.
« Alors que le gouvernement lance aujourd’hui même l’appel d’offres AO10 pour 10 GW d’éolien en mer – présenté comme l’équivalent de six réacteurs EPR –, sa précipitation trahit une fébrilité extrême.(1)
Pourquoi une telle hâte ? Parce que l’exécutif sait que les nombreux recours contre la Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE3) menacent de faire annuler ses arbitrages. Il fonce tête baissée, imposant des choix erronés et reportant la facture sur les Français.
Résultat : une explosion des prix de l’électricité, une production instable, et des ménages qui paieront une fois de plus les conséquences d’une transition mal pensée et imposée dans la panique. »
Derrière les annonces triomphales de Maud Bregeon et Roland Lescure se cache une tromperie organisée. Leur objectif ? Faire avaler aux Français une politique énergétique aussi coûteuse qu’inefficace. Pourtant, la Cour des comptes, les experts et de nombreuses personnalités du monde économique et scientifique tirent la sonnette d’alarme : les coûts explosent, les retards s’accumulent, et les promesses d’emplois locaux restent des vœux pieux.
Le nucléaire produit de l’électricité quand on en a besoin. L’éolien offshore, lui, ne produit que quand le vent souffle.
Comparer ces deux moyens de production relève soit de l’incompétence, soit de la malhonnêteté intellectuelle. Le nucléaire est pilotable : il fournit une électricité stable, prévisible et adaptée à la demande. L’éolien offshore, lui, dépend des caprices du vent. Il impose des surcoûts massifs pour compenser son intermittence, fragilise le réseau et oblige les Français à payer pour une énergie qui n’est même pas disponible quand ils en ont besoin. Affirmer qu’ils sont équivalents, c’est prendre les citoyens pour des imbéciles.
Une confusion volontaire
Quand Maud Bregeon et Roland Lescure osent affirmer que 10 GW d’éolien offshore équivaudraient à six réacteurs nucléaires, ils ne se contentent pas d’une approximation : ils mentent. Sciemment. Cette comparaison repose sur une escroquerie intellectuelle : confondre puissance installée et production réelle. Un réacteur nucléaire produit de l’électricité 80 % du temps, tandis qu’une éolienne en mer, même dans les scénarios les plus optimistes, plafonne à 35 % — et souvent bien moins. À puissance égale, la production réelle est donc deux à trois fois inférieure.
Des lignes à haute tension, des pylônes et des transformateurs
De plus, la construction de ces parcs impose un gigantesque réseau électrique de raccordement, estimé par la Cour des comptes à plus de 50 milliards d’euros.
Pourquoi ce mensonge ?
Parce que l’exécutif doit justifier une politique énergétique idéologique, dispendieuse et inefficace. En brandissant cette fausse équivalence, il cherche à endormir les élus, berner les citoyens et légitimer des investissements pharaoniques (37 milliards d’euros annoncés) sans aucune garantie de résultat. Pourtant, les industriels alertent : les coûts des turbines ont augmenté de 30 % depuis la crise énergétique, et ceux de l’installation ont doublé.
Un choix lourd de conséquences
Cette supercherie n’est pas anodine. Elle intervient alors que la France engage des milliards d’euros publics et des transformations irréversibles du système électrique. Structurer des choix stratégiques sur des bases aussi fragiles, c’est jouer avec le feu. À force de brouiller les repères, l’État ne clarifie pas le débat énergétique : il le sabote.
Crédibilité des choix publics : Sapée.
Stabilité du réseau électrique : Menacée.
Indépendance énergétique : Compromise.
Un pari risqué
L’éolien offshore n’est pas une solution miracle — c’est un pari risqué, subventionné à coups de dizaines de milliards, et dont la rentabilité réelle reste à prouver. Pendant ce temps, le nucléaire, pratiquement abandonné depuis 20 ans, produit massivement, en continu, et sans dépendre des caprices du vent.
Jusqu’où ira-t-on dans la mystification ?
Quand les responsables politiques préfèrent les effets d’annonce aux réalités physiques, ils trahissent leur mission. La transition énergétique mérite mieux qu’un coup de poker financé par les contribuables. Elle exige de la rigueur, de la transparence — et surtout, un débat honnête.
Résultat garanti :
une explosion des prix de l’électricité, une production instable, et des factures qui s’envoleront pour les ménages. Les Français paieront, encore une fois, les pots cassés d’une transition falsifiée.
Référence:
https://www.lesechos.fr/industrie-services/energie-environnement/pleins-feux-sur-leolien-en-mer-made-in-france-le-gouvernement-devoile-son-nouveau-cap-sur-les-energies-renouvelables-2224320
N.D.L.R. : Là aussi, un gouvernement de champions.
lefigaro.fr
rédigé le Samedi 4 Avril 2026
Désultoirement vôtre ! - Archives, histoire, documentation - Généalogie et sagas familiales - Economie - Références culturelles
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Cinq millions d’emplois menacés en France : l’étude choc qui liste les métiers les plus exposés au danger de l’IA
DÉCRYPTAGE - Une toute nouvelle étude analyse 923 professions, et les classe selon leur niveau de vulnérabilité face au développement de l’intelligence artificielle.
C’est une étude qui risque de créer une onde de choc. La Coface, important acteur de l’assurance, soutenu par l’Observatoire des emplois menacés et émergents (OEM), a publié mercredi 1er avril une vaste étude. Passant au crible pas moins de 923 professions, le document, long de 19 pages, assure que l’emploi de près de 4% des travailleurs est d’ores et déjà menacé par l’IA en France, et que cette part devrait augmenter à 16%, soit cinq millions de personnes, d’ici deux à cinq ans.
Selon l’étude, la révolution IA est bien différente de celles apportées par les «précédentes vagues technologiques», telles que la robotique industrielle et l’informatique. «Avec l’IA, ce sont désormais des tâches cognitives, complexes et qualifiées qui apparaissent de plus en plus exposées, faisant peser un risque de bouleversement de la structure de l’emploi», indique l’étude épluchée par Le Figaro.
La liste des secteurs les plus exposés
L’étude retient comme principal scénario le déploiement en masse de l’IA dite «agentique ». Autrement dit, un type d’intelligence artificielle qui utilise des «agents» capables de prendre des décisions de façon autonome, sans supervision humaine, avec pour seul objectif l’accomplissement d’une mission fixée en amont. «Dans le principal scénario étudié, portant sur le déploiement de l’IA agentique, environ une profession sur huit franchit le seuil de 30% de tâches automatisables», peut-on lire. «Les professions les plus exposées se concentrent dans les domaines à forte intensité cognitive et informationnelle», poursuit l’étude.
Dans le détail, le document assure que les secteurs les plus à risque en France sont, par ordre décroissant:
Les activités juridiques et comptables (27% des emplois du secteur considérés comme ayant des tâches à risque)
Les activités éditoriales (26,8%)
La programmation informatique, le conseil et les activités connexes (26,8%)
Les activités de service d’information (26,5%)
Les activités de programmation et de diffusion (26,1%)
L’assurance, la réassurance et le financement des retraites (25,5%)
Les activités de services financiers (25,4%)
Les télécommunications (25,2%)
L’administration publique (24,8%)
Les activités auxiliaires des services financiers et d’assurance (24,6%)
Les activités de conseil en gestion (23,8%)
La publicité et les recherches de marché (23,5%)
Les activités liées à l’architecture, à l’ingénierie, aux tests et aux analyses techniques (23,4%)
Les activités administratives de bureau, d’assistance de bureau et autres activités de soutien aux entreprises (22,4%)
Les activités de services de soutien à l’exploitation minière (22,4%)
La recherche scientifique (22,3%)
La production de films, de vidéos et de programmes télévisés (21,7%)
Les activités liées aux organismes territoriaux (21,5%)
Les services postaux (21,2%)
La fabrication de produits informatiques, électroniques et optiques (20,5%)
L’éducation (20,4%)
Les activités d’agences de voyages et les services de réservation d’opérateurs touristes (20%)
Parmi les secteurs ayant 20 à 15% d’emplois considérés comme ayant des tâches à risque, on retrouve les activités immobilières, la production de produits pétroliers, le commerce de détail et les activités culturelles (musées, bibliothèques...) En somme, sur 923 professions analysées, «120 sont particulièrement exposées à l’automatisation, et 56 d’entre elles appartiennent à des familles professionnelles à haute compétence».
Certaines professions sont, de leur côté, totalement «à l’abri» de l’automatisation par l’IA agentique. Il s’agit de 136 professions sur les 923 analysées. «Les professions les moins exposées restent largement manuelles ou intégrant des interactions humaines difficiles à standardiser: production, construction, maintenance, transport, restauration, nettoyage, ou encore certaines activités de soin et d’accompagnement», peut-on encore lire. Celles-ci ne dépassent pas les 5% de tâches automatisables, selon l’étude.
Vers un bouleversement profond de la société ?
Pour Coface, le fait que l’IA évolue en ciblant les métiers «qualifiés et bien rémunérés» invite à s’«interroger plus largement sur l’éducation et la valeur des diplômes». Si une partie des tâches auxquelles préparent les études devient plus facilement automatisable, le «lien entre niveau d’études, salaire et sécurité de l’emploi pourrait se distendre», prévient la Compagnie.
«Sans en arriver (encore) à la conclusion que l’on peut se passer d’études supérieures, ces résultats montrent que les employeurs pourraient accorder une importance moindre aux seuls diplômes, et mettre l’accent sur les compétences qui restent complémentaires de l’IA, comme le jugement, l’adaptabilité ou la capacité à en encadrer l’usage», avance l’étude. «Nous constatons que l’exposition à l’automatisation est la plus faible lorsque le travail opère de la matière vers la matière, et la plus élevée lorsqu’il opère des données vers les données», résume encore la Coface et l’OEM.
Disparité entre les pays
L’exposition des métiers à l’automatisation dépend, aussi, fortement des pays. Les économies les plus riches et les plus orientées vers les services cognitifs, comme le Royaume-Uni, l’Irlande, le Luxembourg ou les Pays-Bas devraient subir le plus gros choc. La France, elle, se place dans la moyenne des pays européens, avec 16% des tâches de travail potentiellement automatisables, selon l’étude. Des pays comme la Turquie, par exemple, s’élève à seulement 12% de tâches potentiellement automatisables.
Pour réaliser cette étude, la Coface et l’OEM ont analysé l’exposition à l’automatisation par IA des marchés du travail locaux, pays par pays. Il en résulte, logiquement, une «forte dispersion territoriale». Les grands pôles urbains et économiques sont fortement soumis à l’automatisation par IA, et peu les territoires ruraux, davantage tournés vers l’agriculture, l’artisanat ou le tourisme.
L’étude va encore plus loin, estimant que l’essor de l’IA agentique pourrait «déplacer une part non négligeable de la valeur ajoutée du travail vers le capital». «Pour les pays dont les systèmes fiscaux reposent largement sur la taxation directe et/ou indirecte du travail, cette évolution poserait un double défi budgétaire, réduisant les recettes fiscales (cotisations sociales, impôt sur le revenu, TVA…) tout en augmentant, dans le même temps, les dépenses publiques (assurance-chômage, formation)», assure la Coface.
Une précédente étude menée par des chercheurs de l’université de Tufts, aux États-Unis, avait classé 784 métiers selon leur vulnérabilité à l’IA. Pour certains d’entre eux, les chercheurs estimaient que 57% des postes existant aujourd’hui allaient disparaître. Les rédacteurs et auteurs étaient les plus menacés, suivis de près par les développeurs informatiques, les éditeurs ou les architectes. L’étude considérait même, dans un scénario médian, que 9,3 millions d’emplois aux États-Unis allaient être menacés dans les années à venir. Des conclusions relativement similaires à celles de la Coface et de l’OEM, en somme.
N.D.L.R. : Un bon côté de la chose est qu'on éprouvera peut-être moins de difficultés à recruter des travailleurs manuels dans ce pays miné par la dénatalité, le dépeuplement des campagnes et, avant tout, par l'assistanat et le laisser-aller généralisés.
DÉCRYPTAGE - Une toute nouvelle étude analyse 923 professions, et les classe selon leur niveau de vulnérabilité face au développement de l’intelligence artificielle.
C’est une étude qui risque de créer une onde de choc. La Coface, important acteur de l’assurance, soutenu par l’Observatoire des emplois menacés et émergents (OEM), a publié mercredi 1er avril une vaste étude. Passant au crible pas moins de 923 professions, le document, long de 19 pages, assure que l’emploi de près de 4% des travailleurs est d’ores et déjà menacé par l’IA en France, et que cette part devrait augmenter à 16%, soit cinq millions de personnes, d’ici deux à cinq ans.
Selon l’étude, la révolution IA est bien différente de celles apportées par les «précédentes vagues technologiques», telles que la robotique industrielle et l’informatique. «Avec l’IA, ce sont désormais des tâches cognitives, complexes et qualifiées qui apparaissent de plus en plus exposées, faisant peser un risque de bouleversement de la structure de l’emploi», indique l’étude épluchée par Le Figaro.
La liste des secteurs les plus exposés
L’étude retient comme principal scénario le déploiement en masse de l’IA dite «agentique ». Autrement dit, un type d’intelligence artificielle qui utilise des «agents» capables de prendre des décisions de façon autonome, sans supervision humaine, avec pour seul objectif l’accomplissement d’une mission fixée en amont. «Dans le principal scénario étudié, portant sur le déploiement de l’IA agentique, environ une profession sur huit franchit le seuil de 30% de tâches automatisables», peut-on lire. «Les professions les plus exposées se concentrent dans les domaines à forte intensité cognitive et informationnelle», poursuit l’étude.
Dans le détail, le document assure que les secteurs les plus à risque en France sont, par ordre décroissant:
Les activités juridiques et comptables (27% des emplois du secteur considérés comme ayant des tâches à risque)
Les activités éditoriales (26,8%)
La programmation informatique, le conseil et les activités connexes (26,8%)
Les activités de service d’information (26,5%)
Les activités de programmation et de diffusion (26,1%)
L’assurance, la réassurance et le financement des retraites (25,5%)
Les activités de services financiers (25,4%)
Les télécommunications (25,2%)
L’administration publique (24,8%)
Les activités auxiliaires des services financiers et d’assurance (24,6%)
Les activités de conseil en gestion (23,8%)
La publicité et les recherches de marché (23,5%)
Les activités liées à l’architecture, à l’ingénierie, aux tests et aux analyses techniques (23,4%)
Les activités administratives de bureau, d’assistance de bureau et autres activités de soutien aux entreprises (22,4%)
Les activités de services de soutien à l’exploitation minière (22,4%)
La recherche scientifique (22,3%)
La production de films, de vidéos et de programmes télévisés (21,7%)
Les activités liées aux organismes territoriaux (21,5%)
Les services postaux (21,2%)
La fabrication de produits informatiques, électroniques et optiques (20,5%)
L’éducation (20,4%)
Les activités d’agences de voyages et les services de réservation d’opérateurs touristes (20%)
Parmi les secteurs ayant 20 à 15% d’emplois considérés comme ayant des tâches à risque, on retrouve les activités immobilières, la production de produits pétroliers, le commerce de détail et les activités culturelles (musées, bibliothèques...) En somme, sur 923 professions analysées, «120 sont particulièrement exposées à l’automatisation, et 56 d’entre elles appartiennent à des familles professionnelles à haute compétence».
Certaines professions sont, de leur côté, totalement «à l’abri» de l’automatisation par l’IA agentique. Il s’agit de 136 professions sur les 923 analysées. «Les professions les moins exposées restent largement manuelles ou intégrant des interactions humaines difficiles à standardiser: production, construction, maintenance, transport, restauration, nettoyage, ou encore certaines activités de soin et d’accompagnement», peut-on encore lire. Celles-ci ne dépassent pas les 5% de tâches automatisables, selon l’étude.
Vers un bouleversement profond de la société ?
Pour Coface, le fait que l’IA évolue en ciblant les métiers «qualifiés et bien rémunérés» invite à s’«interroger plus largement sur l’éducation et la valeur des diplômes». Si une partie des tâches auxquelles préparent les études devient plus facilement automatisable, le «lien entre niveau d’études, salaire et sécurité de l’emploi pourrait se distendre», prévient la Compagnie.
«Sans en arriver (encore) à la conclusion que l’on peut se passer d’études supérieures, ces résultats montrent que les employeurs pourraient accorder une importance moindre aux seuls diplômes, et mettre l’accent sur les compétences qui restent complémentaires de l’IA, comme le jugement, l’adaptabilité ou la capacité à en encadrer l’usage», avance l’étude. «Nous constatons que l’exposition à l’automatisation est la plus faible lorsque le travail opère de la matière vers la matière, et la plus élevée lorsqu’il opère des données vers les données», résume encore la Coface et l’OEM.
Disparité entre les pays
L’exposition des métiers à l’automatisation dépend, aussi, fortement des pays. Les économies les plus riches et les plus orientées vers les services cognitifs, comme le Royaume-Uni, l’Irlande, le Luxembourg ou les Pays-Bas devraient subir le plus gros choc. La France, elle, se place dans la moyenne des pays européens, avec 16% des tâches de travail potentiellement automatisables, selon l’étude. Des pays comme la Turquie, par exemple, s’élève à seulement 12% de tâches potentiellement automatisables.
Pour réaliser cette étude, la Coface et l’OEM ont analysé l’exposition à l’automatisation par IA des marchés du travail locaux, pays par pays. Il en résulte, logiquement, une «forte dispersion territoriale». Les grands pôles urbains et économiques sont fortement soumis à l’automatisation par IA, et peu les territoires ruraux, davantage tournés vers l’agriculture, l’artisanat ou le tourisme.
L’étude va encore plus loin, estimant que l’essor de l’IA agentique pourrait «déplacer une part non négligeable de la valeur ajoutée du travail vers le capital». «Pour les pays dont les systèmes fiscaux reposent largement sur la taxation directe et/ou indirecte du travail, cette évolution poserait un double défi budgétaire, réduisant les recettes fiscales (cotisations sociales, impôt sur le revenu, TVA…) tout en augmentant, dans le même temps, les dépenses publiques (assurance-chômage, formation)», assure la Coface.
Une précédente étude menée par des chercheurs de l’université de Tufts, aux États-Unis, avait classé 784 métiers selon leur vulnérabilité à l’IA. Pour certains d’entre eux, les chercheurs estimaient que 57% des postes existant aujourd’hui allaient disparaître. Les rédacteurs et auteurs étaient les plus menacés, suivis de près par les développeurs informatiques, les éditeurs ou les architectes. L’étude considérait même, dans un scénario médian, que 9,3 millions d’emplois aux États-Unis allaient être menacés dans les années à venir. Des conclusions relativement similaires à celles de la Coface et de l’OEM, en somme.
N.D.L.R. : Un bon côté de la chose est qu'on éprouvera peut-être moins de difficultés à recruter des travailleurs manuels dans ce pays miné par la dénatalité, le dépeuplement des campagnes et, avant tout, par l'assistanat et le laisser-aller généralisés.
lefigaro.fr
rédigé le Mercredi 8 Avril 2026
Désultoirement vôtre ! - Pouvoirs publics, élus locaux - Economie
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Pierre Lellouche : « Derrière le cessez-le-feu en Iran, un désastre stratégique pour Trump et l’Occident »
TRIBUNE - Le cessez-le-feu de deux semaines annoncé par Donald Trump, dans la nuit de mardi à mercredi, est loin d’être le signe du triomphe de la puissance militaire américaine, comme l’affirme la Maison-Blanche, explique l’ancien ministre, notamment parce que le régime iranien en sort renforcé.
Mardi 7 avril, Donald Trump a finalement trouvé la porte de sortie qu’il recherchait désespérément depuis plusieurs semaines.
Ce mardi, à 8 h 06 du matin, Trump lançait ce message apocalyptique : si l’Iran n’ouvrait pas le détroit avant l’expiration de son ultimatum à 20 heures ce même jour, alors « une civilisation tout entière allait mourir ce soir même et personne ne pourrait la ressusciter ». Miracle : 10 heures et 26 minutes plus tard, le président des États-Unis annonçait que, grâce à la médiation du président pakistanais, une trêve de quinze jours avait pu être conclue sur la base d’un plan en 10 points présenté par les dirigeants de Téhéran. Un plan considéré par Washington comme une « base de travail sur laquelle on peut négocier », l’essentiel étant que le détroit d’Ormuz soit rouvert.
Le problème est que ce que Trump va s’efforcer de « vendre » à son opinion publique d’abord, au reste du monde ensuite, comme le triomphe de la puissance militaire américaine sous son leadership - « une victoire totale et complète. 100 %. Il n’y a aucun doute là-dessus ! » -, dissimule fort mal un désastre stratégique d’ampleur historique pour l’Amérique et pour l’Occident dans son ensemble.
Désastre d’abord pour le malheureux peuple iranien, auquel cette guerre était censée fournir l’occasion de renverser le régime dictatorial des mollahs. Il y a cinq semaines, Trump appelait la population iranienne à se soulever contre la dictature sanguinaire qui l’avait prise en otage depuis quarante-sept ans. Mais, miracle : pour Trump, les nouveaux dirigeants iraniens sont « différents, plus intelligents, moins radicaux que leurs prédécesseurs ». Bref, le changement de régime a déjà eu lieu. Pour les Iraniens, malheureusement, la réalité sera tout autre. Le régime, désormais aux mains des gardiens de la révolution, plus radicaux encore que les religieux, a montré qu’il était capable d’absorber 13 000 frappes de la part de la première puissance militaire du monde et qu’il avait survécu. Il sort de cette épreuve renforcé et plus revanchard que jamais, décidé à éliminer toute forme de contestation.
Désastre aussi sur les autres points clés à l’origine du conflit. Le nucléaire, d’abord : le plan iranien retenu par Trump comme « base de négociation » inclut la totalité des exigences iraniennes depuis vingt ans : le droit d’enrichir l’uranium, le refus des inspections de l’agence de Vienne et des sanctions, sans parler des 440 kg d’uranium militaire toujours présents en Iran. De même, le plan exclut toute limitation sur l’impressionnant programme de missiles iraniens comme sur le soutien militaire apporté par l’Iran à ses différents proxys. Au contraire, les Iraniens exigent que cesse la guerre israélienne contre le Hezbollah au Liban.
Mieux, le plan iranien exige le départ de la totalité des forces américaines de la région, la fermeture de leurs bases et le paiement de réparations de guerre… Quant à Ormuz, l’autre arme de destruction massive désormais aux mains de l’Iran grâce à la guerre (!), selon le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, le détroit restera sous le contrôle des « forces armées iraniennes » qui décideront qui peut passer et à quel prix… Sur tous ces points, il est plus que douteux que les négociations qui doivent se tenir à Islamabad dans les prochains jours permettent de revenir aux exigences américaines du début du conflit : abandon de tout programme nucléaire militaire sous contrôle international, limitation du programme de missiles, arrêt du soutien aux proxys et, bien sûr, liberté totale de navigation dans le détroit d’Ormuz… Mais, au-delà, les conséquences du conflit seront pires encore : d’abord parce que les excès de Trump, ses allers-retours permanents, les menaces d’éradication d’une civilisation tout entière, ont profondément abîmé, ruiné même, l’image des États-Unis comme garant et protecteur d’un ordre international fondé sur un minimum de droit. Le monde de Trump n’est rien d’autre qu’un état de jungle soumis à la loi du plus fort et aux foucades de son chef. Pour de très nombreux pays dans le monde, y compris parmi les alliés européens, l’Amérique n’est plus la solution : elle fait partie du problème, elle est le problème.
Deuxième conséquence désastreuse à plus long terme : la fin du système de sécurité au Proche-Orient. Les monarchies arabes en particulier, qui, depuis 1945, avaient fondé leur sécurité sur les États-Unis en échange de pétrole, ont brutalement découvert qu’elles étaient totalement vulnérables aux frappes de leur voisin iranien et qu’en réalité c’est l’Iran qui domine désormais toute la région. L’Amérique n’a pas pu vaincre l’Iran, dont la tactique de guerre asymétrique a de fait triomphé. Et les gratte-ciel de Dubaï ne sont que des mirages posés sur le sable… Quant aux Européens, ils ont été totalement absents et les Arabes s’en souviendront.
Troisième conséquence désastreuse à long terme : l’implosion du lien atlantique. Pour la première fois, l’ensemble des Européens a refusé de s’associer à la guerre de Trump. En revendiquant non seulement le droit d’être neutres, donc spectateurs d’une histoire qui les concerne pourtant au premier chef, mais aussi « le privilège du non-combattant », selon la formule de Peter Sloterdijk. Un privilège qui condamne à terme l’Europe à la soumission.
Au total, si, à l’issue des négociations, la guerre d’Iran devait se terminer par le maintien d’un régime revanchard et nucléaire à Téhéran, contrôlant la jugulaire de l’économie mondiale, avec de surcroît la rupture du pacte de sécurité dans la région et l’implosion de l’Alliance atlantique, alors les conséquences de cette guerre seront gravissimes et potentiellement historiques.
N.D.L.R. : On est bien dirigés.
TRIBUNE - Le cessez-le-feu de deux semaines annoncé par Donald Trump, dans la nuit de mardi à mercredi, est loin d’être le signe du triomphe de la puissance militaire américaine, comme l’affirme la Maison-Blanche, explique l’ancien ministre, notamment parce que le régime iranien en sort renforcé.
Mardi 7 avril, Donald Trump a finalement trouvé la porte de sortie qu’il recherchait désespérément depuis plusieurs semaines.
Ce mardi, à 8 h 06 du matin, Trump lançait ce message apocalyptique : si l’Iran n’ouvrait pas le détroit avant l’expiration de son ultimatum à 20 heures ce même jour, alors « une civilisation tout entière allait mourir ce soir même et personne ne pourrait la ressusciter ». Miracle : 10 heures et 26 minutes plus tard, le président des États-Unis annonçait que, grâce à la médiation du président pakistanais, une trêve de quinze jours avait pu être conclue sur la base d’un plan en 10 points présenté par les dirigeants de Téhéran. Un plan considéré par Washington comme une « base de travail sur laquelle on peut négocier », l’essentiel étant que le détroit d’Ormuz soit rouvert.
Le problème est que ce que Trump va s’efforcer de « vendre » à son opinion publique d’abord, au reste du monde ensuite, comme le triomphe de la puissance militaire américaine sous son leadership - « une victoire totale et complète. 100 %. Il n’y a aucun doute là-dessus ! » -, dissimule fort mal un désastre stratégique d’ampleur historique pour l’Amérique et pour l’Occident dans son ensemble.
Désastre d’abord pour le malheureux peuple iranien, auquel cette guerre était censée fournir l’occasion de renverser le régime dictatorial des mollahs. Il y a cinq semaines, Trump appelait la population iranienne à se soulever contre la dictature sanguinaire qui l’avait prise en otage depuis quarante-sept ans. Mais, miracle : pour Trump, les nouveaux dirigeants iraniens sont « différents, plus intelligents, moins radicaux que leurs prédécesseurs ». Bref, le changement de régime a déjà eu lieu. Pour les Iraniens, malheureusement, la réalité sera tout autre. Le régime, désormais aux mains des gardiens de la révolution, plus radicaux encore que les religieux, a montré qu’il était capable d’absorber 13 000 frappes de la part de la première puissance militaire du monde et qu’il avait survécu. Il sort de cette épreuve renforcé et plus revanchard que jamais, décidé à éliminer toute forme de contestation.
Désastre aussi sur les autres points clés à l’origine du conflit. Le nucléaire, d’abord : le plan iranien retenu par Trump comme « base de négociation » inclut la totalité des exigences iraniennes depuis vingt ans : le droit d’enrichir l’uranium, le refus des inspections de l’agence de Vienne et des sanctions, sans parler des 440 kg d’uranium militaire toujours présents en Iran. De même, le plan exclut toute limitation sur l’impressionnant programme de missiles iraniens comme sur le soutien militaire apporté par l’Iran à ses différents proxys. Au contraire, les Iraniens exigent que cesse la guerre israélienne contre le Hezbollah au Liban.
Mieux, le plan iranien exige le départ de la totalité des forces américaines de la région, la fermeture de leurs bases et le paiement de réparations de guerre… Quant à Ormuz, l’autre arme de destruction massive désormais aux mains de l’Iran grâce à la guerre (!), selon le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, le détroit restera sous le contrôle des « forces armées iraniennes » qui décideront qui peut passer et à quel prix… Sur tous ces points, il est plus que douteux que les négociations qui doivent se tenir à Islamabad dans les prochains jours permettent de revenir aux exigences américaines du début du conflit : abandon de tout programme nucléaire militaire sous contrôle international, limitation du programme de missiles, arrêt du soutien aux proxys et, bien sûr, liberté totale de navigation dans le détroit d’Ormuz… Mais, au-delà, les conséquences du conflit seront pires encore : d’abord parce que les excès de Trump, ses allers-retours permanents, les menaces d’éradication d’une civilisation tout entière, ont profondément abîmé, ruiné même, l’image des États-Unis comme garant et protecteur d’un ordre international fondé sur un minimum de droit. Le monde de Trump n’est rien d’autre qu’un état de jungle soumis à la loi du plus fort et aux foucades de son chef. Pour de très nombreux pays dans le monde, y compris parmi les alliés européens, l’Amérique n’est plus la solution : elle fait partie du problème, elle est le problème.
Deuxième conséquence désastreuse à plus long terme : la fin du système de sécurité au Proche-Orient. Les monarchies arabes en particulier, qui, depuis 1945, avaient fondé leur sécurité sur les États-Unis en échange de pétrole, ont brutalement découvert qu’elles étaient totalement vulnérables aux frappes de leur voisin iranien et qu’en réalité c’est l’Iran qui domine désormais toute la région. L’Amérique n’a pas pu vaincre l’Iran, dont la tactique de guerre asymétrique a de fait triomphé. Et les gratte-ciel de Dubaï ne sont que des mirages posés sur le sable… Quant aux Européens, ils ont été totalement absents et les Arabes s’en souviendront.
Troisième conséquence désastreuse à long terme : l’implosion du lien atlantique. Pour la première fois, l’ensemble des Européens a refusé de s’associer à la guerre de Trump. En revendiquant non seulement le droit d’être neutres, donc spectateurs d’une histoire qui les concerne pourtant au premier chef, mais aussi « le privilège du non-combattant », selon la formule de Peter Sloterdijk. Un privilège qui condamne à terme l’Europe à la soumission.
Au total, si, à l’issue des négociations, la guerre d’Iran devait se terminer par le maintien d’un régime revanchard et nucléaire à Téhéran, contrôlant la jugulaire de l’économie mondiale, avec de surcroît la rupture du pacte de sécurité dans la région et l’implosion de l’Alliance atlantique, alors les conséquences de cette guerre seront gravissimes et potentiellement historiques.
N.D.L.R. : On est bien dirigés.
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le Jeudi 16 Avril 2026
Journal du chantier - Architecture-M.O. - Administration - Maçonnerie-carrelage - Charpente-couverture - Plomberie-chauffage - Electricité - Ferronnerie - Menuiserie - Peinture - Terrassement - Abords, Avenue, terrasse - Logis - Bâtiment Nord - Tour Louis XIII - Aile "de la belle-mère" - Chapelle - Charreterie - Cave - Ferme et son fournil - Murs divers - Vie des associations - Les amis de la Chaslerie (A.G.) - Les amis de la Chaslerie (travaux) - Désultoirement vôtre ! - Archives, histoire, documentation - Pouvoirs publics, élus locaux - Economie - Les amis de la Chaslerie
rédigé le Jeudi 16 Avril 2026
Journal du chantier - Architecture-M.O. - Administration - Maçonnerie-carrelage - Charpente-couverture - Plomberie-chauffage - Electricité - Ferronnerie - Menuiserie - Peinture - Terrassement - Abords, Avenue, terrasse - Logis - Bâtiment Nord - Tour Louis XIII - Aile "de la belle-mère" - Chapelle - Charreterie - Cave - Ferme et son fournil - Murs divers - Vie des associations - Les amis de la Chaslerie (A.G.) - Les amis de la Chaslerie (travaux) - Désultoirement vôtre ! - Archives, histoire, documentation - Pouvoirs publics, élus locaux - Economie - Les amis de la Chaslerie
Échanges très intéressants aujourd'hui avec plusieurs acteurs de grande qualité du secteur de la restauration des monuments historiques.
Sur un plan général, il semblerait que les remontées dont disposent les meilleurs experts en Normandie fassent état d’une baisse de 35 % en 2026 des enveloppes budgétaire de l'Etat, aggravée par une nouvelle réduction de 10 % qui vient à peine d'intervenir, soit un niveau de contraction budgétaire sans précédent pour les opérations patrimoniales régionales. Cette alerte locale s’inscrit dans un contexte national de baisse des crédits patrimoniaux. Dans la note de présentation du PLF 2026 au Sénat, les crédits de l’action 01 « Monuments historiques et patrimoine monumental » sont en effet indiqués en baisse de 34 % en autorisations d’engagement et de 21 % en crédits de paiement par rapport à 2025.
On voudra bien m'excuser de ne pas fournir ici la liste documentée des arguments expliquant l'absurdité d'une telle politique.
Sur un plan particulier, on se souvient que lors de la réunion régionale de la "Demeure Historique" le 27 mars dernier (soit il y a moins de trois semaines), M. le conservateur régional des monuments historiques avait invité les participants à lui soumettre des demandes de subventions pour l'entretien de leur monument. Le motif de cette recommandation, fort applaudie par l'auditoire, était qu'il lui restait des crédits inemployés sur lesquels il avait appelé notre attention en termes sympathiques. N'ayant bien sûr pas trouvé de formulaire à remplir dans la confusion du site internet administratif correspondant, je m'étais immédiatement adressé aux services de la D.R.A.C. pour en recevoir un exemplaire. La réponse m'est arrivée ce matin. Elle ne comporte toujours pas le moindre formulaire en question mais rappelle une série de truismes bien connus de tous ceux dont la carrière de restaurateur de monument historique s'étend sur trente-cinq années. Surtout, elle se conclut par ces deux phrases d'airain frappées sur la meilleure enclume : "l’ensemble des projets d’entretien pouvant être subventionnés a été arrêté. Votre demande ne pourra donc pas être prise en compte pour l’année 2026."
"Et voilà pourquoi votre fille est muette !"
Pas notre site favori, apparemment, n'en déplaise à ceux, heureusement rares, qui tenteraient encore d'en brider la libre parole.
P.S. (du 17 avril 2026 à 3 heures 20) : La mise en ligne de telles informations par votre serviteur a provoqué le commentaire suivant le l'un de nos interlocuteurs préférés :
"Merci d'avoir relayé...
Il faut savoir qu'aucune baisse du budget de l'audiovisuel (par exemple) n'est notée, à ma connaissance, et imaginons qu'une baisse de 45% du budget de l'éducation dite nationale soit prévue, quelles seraient les réactions des intéressés ?
Le silence des agneaux (ou des veaux) est effrayant devant l'abattoir."
Nous vivons une drôle d'époque. Gardons toutefois le moral en nous rappelant la réponse de Winston CHURCHILL, en pleine Seconde Guerre Mondiale, à des interlocuteurs abrutis qui lui recommandaient de couper dans les crédits de son ministère de la culture (ou de son équivalent puisque le nôtre est sans égal) :
Je me bornerai à souligner que cette magnifique citation figure en exergue d'une interview d'un acteur très dévoué, et que l'on croit non moins méritant, de la chaîne du patrimoine.
Voir à ce sujet la page 161 de la deuxième édition revue et augmentée de l'ouvrage très superbement préfacé et néanmoins sobrement titré "Le manoir de la Chaslerie - Aspects historiques et perspectives d'avenir.
Cet ouvrage est en vente audit manoir favori au prix de 20 € l'exemplaire (plus 10 € de frais de port si l'on ne vient pas le quérir sur place, comme c'est encore possible en ce jour).
Sur un plan général, il semblerait que les remontées dont disposent les meilleurs experts en Normandie fassent état d’une baisse de 35 % en 2026 des enveloppes budgétaire de l'Etat, aggravée par une nouvelle réduction de 10 % qui vient à peine d'intervenir, soit un niveau de contraction budgétaire sans précédent pour les opérations patrimoniales régionales. Cette alerte locale s’inscrit dans un contexte national de baisse des crédits patrimoniaux. Dans la note de présentation du PLF 2026 au Sénat, les crédits de l’action 01 « Monuments historiques et patrimoine monumental » sont en effet indiqués en baisse de 34 % en autorisations d’engagement et de 21 % en crédits de paiement par rapport à 2025.
On voudra bien m'excuser de ne pas fournir ici la liste documentée des arguments expliquant l'absurdité d'une telle politique.
Sur un plan particulier, on se souvient que lors de la réunion régionale de la "Demeure Historique" le 27 mars dernier (soit il y a moins de trois semaines), M. le conservateur régional des monuments historiques avait invité les participants à lui soumettre des demandes de subventions pour l'entretien de leur monument. Le motif de cette recommandation, fort applaudie par l'auditoire, était qu'il lui restait des crédits inemployés sur lesquels il avait appelé notre attention en termes sympathiques. N'ayant bien sûr pas trouvé de formulaire à remplir dans la confusion du site internet administratif correspondant, je m'étais immédiatement adressé aux services de la D.R.A.C. pour en recevoir un exemplaire. La réponse m'est arrivée ce matin. Elle ne comporte toujours pas le moindre formulaire en question mais rappelle une série de truismes bien connus de tous ceux dont la carrière de restaurateur de monument historique s'étend sur trente-cinq années. Surtout, elle se conclut par ces deux phrases d'airain frappées sur la meilleure enclume : "l’ensemble des projets d’entretien pouvant être subventionnés a été arrêté. Votre demande ne pourra donc pas être prise en compte pour l’année 2026."
"Et voilà pourquoi votre fille est muette !"
Pas notre site favori, apparemment, n'en déplaise à ceux, heureusement rares, qui tenteraient encore d'en brider la libre parole.
P.S. (du 17 avril 2026 à 3 heures 20) : La mise en ligne de telles informations par votre serviteur a provoqué le commentaire suivant le l'un de nos interlocuteurs préférés :
"Merci d'avoir relayé...
Il faut savoir qu'aucune baisse du budget de l'audiovisuel (par exemple) n'est notée, à ma connaissance, et imaginons qu'une baisse de 45% du budget de l'éducation dite nationale soit prévue, quelles seraient les réactions des intéressés ?
Le silence des agneaux (ou des veaux) est effrayant devant l'abattoir."
Nous vivons une drôle d'époque. Gardons toutefois le moral en nous rappelant la réponse de Winston CHURCHILL, en pleine Seconde Guerre Mondiale, à des interlocuteurs abrutis qui lui recommandaient de couper dans les crédits de son ministère de la culture (ou de son équivalent puisque le nôtre est sans égal) :
"Si ce n'est pour la culture, pourquoi nous battons-nous alors ?"
Je me bornerai à souligner que cette magnifique citation figure en exergue d'une interview d'un acteur très dévoué, et que l'on croit non moins méritant, de la chaîne du patrimoine.
Voir à ce sujet la page 161 de la deuxième édition revue et augmentée de l'ouvrage très superbement préfacé et néanmoins sobrement titré "Le manoir de la Chaslerie - Aspects historiques et perspectives d'avenir.
Cet ouvrage est en vente audit manoir favori au prix de 20 € l'exemplaire (plus 10 € de frais de port si l'on ne vient pas le quérir sur place, comme c'est encore possible en ce jour).
lefigaro.fr
rédigé le Mercredi 22 Avril 2026
Vie des associations - A.D.D.O.O.E. - Lobbying environnemental - Désultoirement vôtre ! - Pouvoirs publics, élus locaux - Economie
rédigé le Mercredi 22 Avril 2026
Vie des associations - A.D.D.O.O.E. - Lobbying environnemental - Désultoirement vôtre ! - Pouvoirs publics, élus locaux - Economie
Énergie : la patronne d'Engie charge le RN et ses «idées mauvaises pour la France»
La dirigeante d'Engie, Catherine MacGregor, a confirmé mardi avoir assisté début avril à un dîner de grands patrons avec Marine Le Pen, mais affirme l'avoir fait pour défendre les intérêts de son groupe contre des idées du RN «mauvaises pour la France» en matière d'énergie. «Nous ne pouvons pas laisser ces idées qui sont mauvaises pour la France, pour la sécurité énergétique du pays, pour les prix de l'électricité et pour la décarbonation, se cristalliser et prendre forme», a justifié Catherine MacGregor, interrogée à sa participation à ce dîner, lors d'un événement organisé par l'AJEF mardi.
N.D.L.R. : Honte à cette dirigeante du CAC 40 qui fait du fric sur la base de la politique énergétique débile mise en œuvre par les pouvoirs publics depuis des lustres ! Le RN n'est pas en cause ici, mais plutôt des dirigeants de rencontre comme cette illuminée directement intéressée à la dilapidation des fonds publics.
"Sécurité énergétique du pays", "prix de l'électricité", voici exactement ce sur quoi de tels salopards s'assoient.
La dirigeante d'Engie, Catherine MacGregor, a confirmé mardi avoir assisté début avril à un dîner de grands patrons avec Marine Le Pen, mais affirme l'avoir fait pour défendre les intérêts de son groupe contre des idées du RN «mauvaises pour la France» en matière d'énergie. «Nous ne pouvons pas laisser ces idées qui sont mauvaises pour la France, pour la sécurité énergétique du pays, pour les prix de l'électricité et pour la décarbonation, se cristalliser et prendre forme», a justifié Catherine MacGregor, interrogée à sa participation à ce dîner, lors d'un événement organisé par l'AJEF mardi.
N.D.L.R. : Honte à cette dirigeante du CAC 40 qui fait du fric sur la base de la politique énergétique débile mise en œuvre par les pouvoirs publics depuis des lustres ! Le RN n'est pas en cause ici, mais plutôt des dirigeants de rencontre comme cette illuminée directement intéressée à la dilapidation des fonds publics.
"Sécurité énergétique du pays", "prix de l'électricité", voici exactement ce sur quoi de tels salopards s'assoient.
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le Vendredi 24 Avril 2026
Désultoirement vôtre ! - Pouvoirs publics, élus locaux - Economie
rédigé le Vendredi 24 Avril 2026
Désultoirement vôtre ! - Pouvoirs publics, élus locaux - Economie
(Début de citation)
De : Pierre-Paul Fourcade <penadomf@msn.com>
Envoyé : vendredi 24 avril 2026 19:26
À : contact@synergie-carburant.com
Objet : Livraison de fioul
Bonjour !
Comment dois-je comprendre le document que vous avez communiqué à mon employé le 20 avril dernier, faisant état d'une livraison de 1 500 litres de fioul à un prix de 0 € ?
À vous lire.
Pierre-Paul FOURCADE
(Fin de citation)
De : Pierre-Paul Fourcade <penadomf@msn.com>
Envoyé : vendredi 24 avril 2026 19:26
À : contact@synergie-carburant.com
Objet : Livraison de fioul
Bonjour !
Comment dois-je comprendre le document que vous avez communiqué à mon employé le 20 avril dernier, faisant état d'une livraison de 1 500 litres de fioul à un prix de 0 € ?
À vous lire.
Pierre-Paul FOURCADE
(Fin de citation)
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le Mercredi 29 Avril 2026
Journal du chantier - Architecture-M.O. - Administration - Maçonnerie-carrelage - Charpente-couverture - Ferronnerie - Menuiserie - Peinture - Logis - Tour Louis XIII - Aile "de la belle-mère" - Chapelle - Vie des associations - Les amis de la Chaslerie - Les amis de la Chaslerie (travaux) - Désultoirement vôtre ! - Pouvoirs publics, élus locaux - "Projet MORIN" - Economie - Références culturelles
rédigé le Mercredi 29 Avril 2026
Journal du chantier - Architecture-M.O. - Administration - Maçonnerie-carrelage - Charpente-couverture - Ferronnerie - Menuiserie - Peinture - Logis - Tour Louis XIII - Aile "de la belle-mère" - Chapelle - Vie des associations - Les amis de la Chaslerie - Les amis de la Chaslerie (travaux) - Désultoirement vôtre ! - Pouvoirs publics, élus locaux - "Projet MORIN" - Economie - Références culturelles
(Début de citation)
De : Arnaud PAQUIN <arnaudpaquin.architecte@gmail.com>
Envoyé : mercredi 29 avril 2026 20:40
À : Pierre-Paul Fourcade <penadomf@msn.com>
Objet : Re: TR: Acompte en 2026 ?
Top!
J'adore Léo Ferré, je l'écoute depuis mes 20 ans.
Arnaud Paquin
Atelier PAQUIN architecte D.P.L.G
Architecte du patrimoine DSA école de Chaillot.
2, rue du collège 50300 AVRANCHES
tél: 02 50 26 01 32
arnaudpaquin.architecte@gmail.com
______________________________________________________________________________________________
Le mer. 29 avr. 2026 à 20:01, Pierre-Paul Fourcade <penadomf@msn.com> a écrit :
Voici de quoi nous remonter le moral...
______________________________________________________________________________________________
De : Pierre-Paul Fourcade <penadomf@msn.com>
Envoyé : mercredi 29 avril 2026 17:44
À : Membres du bureau de "Les amis de la Chaslerie"
Objet : TR: TR: Acompte en 2026 ?
Pour info.
https://www.youtube.com/watch?v=r7YfOvQ699I
______________________________________________________________________________________________
De : Sinikka GALLOIS
Envoyé : mercredi 29 avril 2026 17:22
À : Pierre-Paul Fourcade <penadomf@msn.com>; Isabelle d'HARCOURT ; VMF NORMANDIE - Sinikka GALLOIS <vmfnor@vmfpatrimoine.org>
Cc : C. F.
Objet : RE: TR: Acompte en 2026 ?
Cher Pierre-Paul,
Malheureusement, nous n'avons pas encore été invités à une rencontre régionale des têtes de réseaux cette année.
Cela semble de plus en plus difficile d'ailleurs d'obtenir des aides pour la restauration du patrimoine.
Amicalement,
Sinikka
Envoyé depuis l'application Mail Orange
(Fin de citation)
De : Arnaud PAQUIN <arnaudpaquin.architecte@gmail.com>
Envoyé : mercredi 29 avril 2026 20:40
À : Pierre-Paul Fourcade <penadomf@msn.com>
Objet : Re: TR: Acompte en 2026 ?
Top!
J'adore Léo Ferré, je l'écoute depuis mes 20 ans.
Arnaud Paquin
Atelier PAQUIN architecte D.P.L.G
Architecte du patrimoine DSA école de Chaillot.
2, rue du collège 50300 AVRANCHES
tél: 02 50 26 01 32
arnaudpaquin.architecte@gmail.com
______________________________________________________________________________________________
Le mer. 29 avr. 2026 à 20:01, Pierre-Paul Fourcade <penadomf@msn.com> a écrit :
Voici de quoi nous remonter le moral...
______________________________________________________________________________________________
De : Pierre-Paul Fourcade <penadomf@msn.com>
Envoyé : mercredi 29 avril 2026 17:44
À : Membres du bureau de "Les amis de la Chaslerie"
Objet : TR: TR: Acompte en 2026 ?
Pour info.
https://www.youtube.com/watch?v=r7YfOvQ699I
______________________________________________________________________________________________
De : Sinikka GALLOIS
Envoyé : mercredi 29 avril 2026 17:22
À : Pierre-Paul Fourcade <penadomf@msn.com>; Isabelle d'HARCOURT ; VMF NORMANDIE - Sinikka GALLOIS <vmfnor@vmfpatrimoine.org>
Cc : C. F.
Objet : RE: TR: Acompte en 2026 ?
Cher Pierre-Paul,
Malheureusement, nous n'avons pas encore été invités à une rencontre régionale des têtes de réseaux cette année.
Cela semble de plus en plus difficile d'ailleurs d'obtenir des aides pour la restauration du patrimoine.
Amicalement,
Sinikka
Envoyé depuis l'application Mail Orange
(Fin de citation)
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le Lundi 4 Mai 2026
Journal du chantier - Arboriculture-horticulture - Abords, Avenue, terrasse - Désultoirement vôtre ! - Economie - Anecdotes
rédigé le Lundi 4 Mai 2026
Journal du chantier - Arboriculture-horticulture - Abords, Avenue, terrasse - Désultoirement vôtre ! - Economie - Anecdotes
(Début de citation)
De : Pierre-Paul Fourcade <penadomf@msn.com>
Envoyé : mardi 5 mai 2026 10:23
À : Fanny ERMENEUX <f.ermeneux@synergie-carburant.com>; Mam <christine.ermeneux@orange.fr>
Objet : RE: Message privé sur le sujet suivant : Livraison de fioul
Madame,
Merci pour ces éléments de réponse.
Ici, il s'agissait de fuel pour l'usage exclusif de tracteurs agricoles, étant signalé que je suis reconnu comme sylviculteur exploitant, notamment par le fisc.
Donc pourquoi n'avez-vous pas retenu le tarif correspondant ?
Comme il me semble qu'il s'agit d'une simple erreur matérielle de votre part, je vous règle 1,500 x 1304,40 = 1 956,60 € T.T.C., tout en convenant avec vous que les temps sont durs et que tous les intervenants ne sont pas toujours les plus corrects en affaires.
Cordialement,
PPF
_______________________________________________________________________________________________
De : Fanny ERMENEUX <f.ermeneux@synergie-carburant.com>
Envoyé : mardi 5 mai 2026 10:01
À : Pierre-Paul Fourcade <penadomf@msn.com>; Mam <christine.ermeneux@orange.fr>
Objet : Re: Message privé sur le sujet suivant : Livraison de fioul
Mr Fourcade,
Pour compléter vos informations, il n'y pas de changement de contrôle de cette entreprise car je suis et reste l'unique et seule décisionnaire depuis plus de 10 ans (succédant à mes parents).
Prenez le temps de regarder sur "societe.com" si là aussi vous avez un doute !
Vous trouverez en PJ la grille tarifaire correspondant à votre jour de commande. c'est le seul tarif qui doit vous être attribué :
Au 1er janvier 2026 la TICPE sur le gasoil agricole a augmenté de 73€/m3 ( indépendamment de ma volonté...)
Compte tenu du contexte mondial, que j'imagine vous avez connaissance, les prix ont démesurément augmenté. ( indépendamment de ma volonté...)
Si vous n'avez plus confiance, je vous invite à commander votre fioul chez les distributeurs ayant augmenté leurs bénéfices de 50 % car à ce jour il sont les plus nombreux sur le marché !
Bien cordialement.
Fanny ERMENEUX
Présidente
Synergie Ermeneux-Axone
02 33 30 63 35
_____________________________________________________________________________________________
De : Pierre-Paul Fourcade <penadomf@msn.com>
Envoyé : mardi 5 mai 2026 03:58
À : Fanny ERMENEUX <f.ermeneux@synergie-carburant.com>
Objet : RE: Message privé sur le sujet suivant : Livraison de fioul
Madame,
Je suis en effet client de votre entreprise depuis de nombreuses années, y compris bien avant son dernier changement de contrôle. Ceci ne me dispense nullement d'exercer un contrôle minimal, que j'espère normal à vos yeux, sur les factures que je suis appelé à régler, ceci quel qu'en soit l'émetteur d'ailleurs.
Je suppose que vous en faites autant pour ce qui vous concerne mais, à dire vrai, ceci ne me regarde pas, contrairement au reste.
Votre précédente facture, datée d'à peine six mois (le 17 septembre dernier), faisait état d'un "prix unitaire H.T." de 974 € (par m3, je suppose, bien que ceci ne soit pas précisé). Celle datée du 20 avril que vous venez de me transmettre, avec retard puisqu'après ma remarque à propos de la première indication à la même date, retient un prix unitaire comparable de 1 417 €.
Il ne me semble d'autant moins anormal que je m'assure que l'augmentation de 42,8 % correspondante n'est pas exagérée que votre premier document daté du 20 avril indiquait "Prix Non Soumis aux controles Réglementaires" (sic) sans que cette remarque ne me soit déjà apparue pour le moins inattendue, incompréhensible et, pour tout dire, parfaitement incongrue. À ce sujet également, vos commentaires m'obligeraient.
Pour m'éviter le déplacement, je vous propose de m'envoyer vos explications ainsi que votre barème, ce dernier à la date de la commande, à la date de la facturation ainsi qu'à la date d'envoi de la facture, en distinguant, si ceci a un sens comme je le suppose, entre fuel domestique et fuel agricole.
Cordialement,
Pierre-Paul FOURCADE
N. B. : Je ne vois pas ce qu'il y aurait de privé dans cette correspondance qui me semble, au contraire, d'ordre strictement professionnel.
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De : Fanny ERMENEUX <f.ermeneux@synergie-carburant.com>
Envoyé : lundi 4 mai 2026 12:01
À : Pierre-Paul Fourcade <penadomf@msn.com>
Objet : Message privé sur le sujet suivant : Livraison de fioul
Bonjour Mr Fourcade,
J'ai commis l'oubli de ne pas noter le prix lorsque la commande a été passée et cela à donc généré automatiquement un tarif à 0.
Nous travaillons ensemble depuis de nombreuses années et je ne vois pas pourquoi vous n'avez pas confiance.
Si vous souhaitez vérifier le tarif, je vous laisse passer à mon bureau afin que je vous montre la grille tarifaire du jour de votre livraison.
Cordialement.
MMe ERMENEUX
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De : Pierre-Paul Fourcade <penadomf@msn.com>
Envoyé : lundi 4 mai 2026 11:24
À : Synergie Contact <contact@synergie-carburant.com>
Objet : RE: Livraison de fioul
Et qu'est-ce qui m'assure que le prix unitaire indiqué sur votre facture correspond au prix en vigueur lors de la livraison ?
Ces pratiques sont inacceptables !
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De : Synergie Contact <contact@synergie-carburant.com>
Envoyé : lundi 27 avril 2026 14:59
À : Synergie Contact <contact@synergie-carburant.com>
Cc : Pierre-Paul Fourcade <penadomf@msn.com>
Objet : Re: Livraison de fioul
Bonjour FOURCADE,
Nous vous remercions pour votre message.
Après vérification, nous vous confirmons que la facture transmise le 20 avril comporte une erreur d’édition, le montant de la livraison y apparaissant effectivement à 0 €.
Nous convenons que cette présentation peut prêter à confusion — et, bien qu’elle puisse sembler avantageuse, elle ne correspond malheureusement pas à la réalité de la prestation réalisée.
Vous trouverez en pièce jointe la facture corrigée, intégrant l’ensemble des éléments conformes à la livraison effectuée.
Nous vous remercions pour votre compréhension et restons à votre entière disposition pour toute précision complémentaire.
Bien cordialement,
Chloé BONHOMME
Assistante Commerciale et Comptable
(Fin de citation)
De : Pierre-Paul Fourcade <penadomf@msn.com>
Envoyé : mardi 5 mai 2026 10:23
À : Fanny ERMENEUX <f.ermeneux@synergie-carburant.com>; Mam <christine.ermeneux@orange.fr>
Objet : RE: Message privé sur le sujet suivant : Livraison de fioul
Madame,
Merci pour ces éléments de réponse.
Ici, il s'agissait de fuel pour l'usage exclusif de tracteurs agricoles, étant signalé que je suis reconnu comme sylviculteur exploitant, notamment par le fisc.
Donc pourquoi n'avez-vous pas retenu le tarif correspondant ?
Comme il me semble qu'il s'agit d'une simple erreur matérielle de votre part, je vous règle 1,500 x 1304,40 = 1 956,60 € T.T.C., tout en convenant avec vous que les temps sont durs et que tous les intervenants ne sont pas toujours les plus corrects en affaires.
Cordialement,
PPF
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De : Fanny ERMENEUX <f.ermeneux@synergie-carburant.com>
Envoyé : mardi 5 mai 2026 10:01
À : Pierre-Paul Fourcade <penadomf@msn.com>; Mam <christine.ermeneux@orange.fr>
Objet : Re: Message privé sur le sujet suivant : Livraison de fioul
Mr Fourcade,
Pour compléter vos informations, il n'y pas de changement de contrôle de cette entreprise car je suis et reste l'unique et seule décisionnaire depuis plus de 10 ans (succédant à mes parents).
Prenez le temps de regarder sur "societe.com" si là aussi vous avez un doute !
Vous trouverez en PJ la grille tarifaire correspondant à votre jour de commande. c'est le seul tarif qui doit vous être attribué :
Au 1er janvier 2026 la TICPE sur le gasoil agricole a augmenté de 73€/m3 ( indépendamment de ma volonté...)
Compte tenu du contexte mondial, que j'imagine vous avez connaissance, les prix ont démesurément augmenté. ( indépendamment de ma volonté...)
Si vous n'avez plus confiance, je vous invite à commander votre fioul chez les distributeurs ayant augmenté leurs bénéfices de 50 % car à ce jour il sont les plus nombreux sur le marché !
Bien cordialement.
Fanny ERMENEUX
Présidente
Synergie Ermeneux-Axone
02 33 30 63 35
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De : Pierre-Paul Fourcade <penadomf@msn.com>
Envoyé : mardi 5 mai 2026 03:58
À : Fanny ERMENEUX <f.ermeneux@synergie-carburant.com>
Objet : RE: Message privé sur le sujet suivant : Livraison de fioul
Madame,
Je suis en effet client de votre entreprise depuis de nombreuses années, y compris bien avant son dernier changement de contrôle. Ceci ne me dispense nullement d'exercer un contrôle minimal, que j'espère normal à vos yeux, sur les factures que je suis appelé à régler, ceci quel qu'en soit l'émetteur d'ailleurs.
Je suppose que vous en faites autant pour ce qui vous concerne mais, à dire vrai, ceci ne me regarde pas, contrairement au reste.
Votre précédente facture, datée d'à peine six mois (le 17 septembre dernier), faisait état d'un "prix unitaire H.T." de 974 € (par m3, je suppose, bien que ceci ne soit pas précisé). Celle datée du 20 avril que vous venez de me transmettre, avec retard puisqu'après ma remarque à propos de la première indication à la même date, retient un prix unitaire comparable de 1 417 €.
Il ne me semble d'autant moins anormal que je m'assure que l'augmentation de 42,8 % correspondante n'est pas exagérée que votre premier document daté du 20 avril indiquait "Prix Non Soumis aux controles Réglementaires" (sic) sans que cette remarque ne me soit déjà apparue pour le moins inattendue, incompréhensible et, pour tout dire, parfaitement incongrue. À ce sujet également, vos commentaires m'obligeraient.
Pour m'éviter le déplacement, je vous propose de m'envoyer vos explications ainsi que votre barème, ce dernier à la date de la commande, à la date de la facturation ainsi qu'à la date d'envoi de la facture, en distinguant, si ceci a un sens comme je le suppose, entre fuel domestique et fuel agricole.
Cordialement,
Pierre-Paul FOURCADE
N. B. : Je ne vois pas ce qu'il y aurait de privé dans cette correspondance qui me semble, au contraire, d'ordre strictement professionnel.
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De : Fanny ERMENEUX <f.ermeneux@synergie-carburant.com>
Envoyé : lundi 4 mai 2026 12:01
À : Pierre-Paul Fourcade <penadomf@msn.com>
Objet : Message privé sur le sujet suivant : Livraison de fioul
Bonjour Mr Fourcade,
J'ai commis l'oubli de ne pas noter le prix lorsque la commande a été passée et cela à donc généré automatiquement un tarif à 0.
Nous travaillons ensemble depuis de nombreuses années et je ne vois pas pourquoi vous n'avez pas confiance.
Si vous souhaitez vérifier le tarif, je vous laisse passer à mon bureau afin que je vous montre la grille tarifaire du jour de votre livraison.
Cordialement.
MMe ERMENEUX
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De : Pierre-Paul Fourcade <penadomf@msn.com>
Envoyé : lundi 4 mai 2026 11:24
À : Synergie Contact <contact@synergie-carburant.com>
Objet : RE: Livraison de fioul
Et qu'est-ce qui m'assure que le prix unitaire indiqué sur votre facture correspond au prix en vigueur lors de la livraison ?
Ces pratiques sont inacceptables !
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De : Synergie Contact <contact@synergie-carburant.com>
Envoyé : lundi 27 avril 2026 14:59
À : Synergie Contact <contact@synergie-carburant.com>
Cc : Pierre-Paul Fourcade <penadomf@msn.com>
Objet : Re: Livraison de fioul
Bonjour FOURCADE,
Nous vous remercions pour votre message.
Après vérification, nous vous confirmons que la facture transmise le 20 avril comporte une erreur d’édition, le montant de la livraison y apparaissant effectivement à 0 €.
Nous convenons que cette présentation peut prêter à confusion — et, bien qu’elle puisse sembler avantageuse, elle ne correspond malheureusement pas à la réalité de la prestation réalisée.
Vous trouverez en pièce jointe la facture corrigée, intégrant l’ensemble des éléments conformes à la livraison effectuée.
Nous vous remercions pour votre compréhension et restons à votre entière disposition pour toute précision complémentaire.
Bien cordialement,
Chloé BONHOMME
Assistante Commerciale et Comptable
(Fin de citation)
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le Mardi 5 Mai 2026
Journal du chantier - Arboriculture-horticulture - Abords, Avenue, terrasse - Désultoirement vôtre ! - Pouvoirs publics, élus locaux - Economie
rédigé le Mardi 5 Mai 2026
Journal du chantier - Arboriculture-horticulture - Abords, Avenue, terrasse - Désultoirement vôtre ! - Pouvoirs publics, élus locaux - Economie
Pays de dingues !
(Début de citation)
De : Pierre-Paul Fourcade <penadomf@msn.com>
Envoyé : mardi 5 mai 2026 21:34
À : Fanny ERMENEUX <f.ermeneux@synergie-carburant.com>
Objet : Re: Message privé sur le sujet suivant : Livraison de fioul
Taux reduit, de quoi s'agit-il ? Du taux agricole ? Jamais entendu parler de cette formalite. A qui m'adresser, avez-vous un modele de demande, quelles preuves fournir en plus de celles que le fisc connait deja ?
Envoyé à partir de Outlook pour Android
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From: Fanny ERMENEUX <f.ermeneux@synergie-carburant.com>
Sent: Tuesday, May 5, 2026 9:05:35 PM
To: Pierre-Paul Fourcade <penadomf@msn.com>
Subject: Re: Message privé sur le sujet suivant : Livraison de fioul
Dans ce cas Monsieur Fourcade, vous devez établir des démarches auprès d un site gouvernemental afin de faire la demande d’autorisation pour bénéficier du taux réduit. Sans ce document nous n’avons pas la stric interdiction de vous appliquer le taux réduit.
Tous les volumes distribués aux exploitants à taux réduits sont envoyés tous les mois au services des douanes qui contrôlent que vous êtes bien en possession de ce document à date de livraison.
Si c’est le cas, je vous invite à me le transmettre avant le 12 mai, date à laquelle je dois transmette mes déclarations aux Douanes.
Cordialement
(Fin de citation)
(Début de citation)
De : Pierre-Paul Fourcade <penadomf@msn.com>
Envoyé : mardi 5 mai 2026 21:34
À : Fanny ERMENEUX <f.ermeneux@synergie-carburant.com>
Objet : Re: Message privé sur le sujet suivant : Livraison de fioul
Taux reduit, de quoi s'agit-il ? Du taux agricole ? Jamais entendu parler de cette formalite. A qui m'adresser, avez-vous un modele de demande, quelles preuves fournir en plus de celles que le fisc connait deja ?
Envoyé à partir de Outlook pour Android
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From: Fanny ERMENEUX <f.ermeneux@synergie-carburant.com>
Sent: Tuesday, May 5, 2026 9:05:35 PM
To: Pierre-Paul Fourcade <penadomf@msn.com>
Subject: Re: Message privé sur le sujet suivant : Livraison de fioul
Dans ce cas Monsieur Fourcade, vous devez établir des démarches auprès d un site gouvernemental afin de faire la demande d’autorisation pour bénéficier du taux réduit. Sans ce document nous n’avons pas la stric interdiction de vous appliquer le taux réduit.
Tous les volumes distribués aux exploitants à taux réduits sont envoyés tous les mois au services des douanes qui contrôlent que vous êtes bien en possession de ce document à date de livraison.
Si c’est le cas, je vous invite à me le transmettre avant le 12 mai, date à laquelle je dois transmette mes déclarations aux Douanes.
Cordialement
(Fin de citation)
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le Mercredi 6 Mai 2026
Journal du chantier - Arboriculture-horticulture - Abords, Avenue, terrasse - Désultoirement vôtre ! - Economie - Anecdotes
rédigé le Mercredi 6 Mai 2026
Journal du chantier - Arboriculture-horticulture - Abords, Avenue, terrasse - Désultoirement vôtre ! - Economie - Anecdotes
L’IA va-t-elle provoquer notre extinction ? Les sombres présages des prodiges de la Silicon Valley
Par Steve Tenré
ENQUÊTE - De nombreux chercheurs spécialisés dans l’IA, dont des prix Turing, sont persuadés que l’intelligence artificielle va prochainement remplacer l’être humain. Leurs thèses s’appuient, notamment, sur le principe de «désalignement».
L’humanité a un risque sur six de disparaître d’ici la fin du prochain siècle. Il est peu probable que son extinction soit causée par la chute d’un astéroïde géant ou par une quelconque super-éruption volcanique (une probabilité sur 10.000). Le risque qu’elle soit annihilée par une violente guerre nucléaire ou par le dérèglement climatique est certes bien plus élevé, mais toujours faible (une probabilité sur 1000). En revanche, l’être humain pourrait bien être annihilé soit par une succession de pandémies (une probabilité sur 30), ou par... une «intelligence artificielle non alignée» (une probabilité sur 10). Ces statistiques ne sortent pas de nulle part ; elles émanent d’une récente grande étude de l’institut Future of Humanity, dépendant de l’université d’Oxford. Son chercheur principal, Toby Ord, n’est ni un affabulateur, ni un conspirationniste: il a auparavant conseillé les Nations unies, l’Organisation mondiale de la santé et le Forum économique mondial.
Les prédictions de Toby Ord sont largement partagées au sein de la Silicon Valley. En octobre 2023, 2778 chercheurs en IA, ayant tous contribué à développer des modèles de «premier plan» (ChatGPT, Claude, Gemini...) ont été interrogés sur leur perception de l’avenir de l’intelligence artificielle. Résultat: entre 38% et 51% d’entre eux ont estimé qu’elle avait une probabilité sur dix de mener l’humanité à sa perte; et la grande majorité d’entre eux était d’accord sur le fait que les entreprises devaient accorder beaucoup plus de temps aux recherches destinées à réduire les risques posés par l’IA.
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La même année, plus de 1100 personnalités, dont Elon Musk et le cofondateur d’Apple Steve Wozniak, avaient signé une lettre ouverte réclamant un moratoire d’urgence sur la recherche de l’IA. «Devrions-nous développer des cerveaux non humains qui pourraient éventuellement être plus nombreux, plus intelligents, (...) et nous remplacer? Devrions-nous risquer de perdre le contrôle de notre civilisation?», pouvait-on lire. Le document était resté lettre morte.
Aujourd’hui, et alors que le monde investit des centaines de milliards de dollars dans le secteur, un rapport long de 81 pages du Machine Intelligence Research Institute (MIRI) appelle à mettre en place des stratégies de «dissuasion» pour «restreindre internationalement le développement et le déploiement d’IA dangereuses». Selon l’institut, «la trajectoire actuelle de l’IA présente une forte probabilité de catastrophe, y compris l’extinction humaine».
Désalignement des IA
S’il est habituel de constater de telles craintes face à une technologie de rupture, comme Internet, l’informatique ou même l’automobile, le fait que ces peurs prolifèrent au sein même du secteur chargé de développer l’IA interroge. Pour bien cerner les angoisses du milieu, il faut d’abord définir l’«intelligence artificielle non alignée» de Toby Ord. Le phénomène de «désalignement» se produit lorsqu’une intelligence artificielle poursuit des objectifs contraires aux valeurs humaines, ou ne correspondant pas réellement à ce que l’humain lui a demandé. Lorsque l’on demande à ChatGPT un exemple de désalignement, il nous cite l’exemple d’un «robot» à qui l’on demande de «faire en sorte que la maison soit la plus propre possible». «Un robot bien aligné comprendrait qu’il doit nettoyer les surfaces, ranger les objets et respecter les habitants, indique l’outil conversationnel. Un robot désaligné pourrait jeter tous les meubles pour libérer l’espace, recouvrir les murs et le sol de plastique, ou enfermer les habitants dehors pour éviter qu’ils salissent tout.»
Le fait que l’IA elle-même ait «conscience» de ce qu’est un désalignement, et qu’elle puisse citer des exemples de ce qui serait nuisible à ses utilisateurs, pose déjà question sur sa capacité à contourner les normes de ses créateurs. Paul Christiano, ancien responsable de l’équipe d’alignement des modèles de langage chez OpenAI et fondateur de l’Alignment Research Center, a estimé que son domaine d’expertise était primordial. «Si nous ne résolvons pas le problème de l’alignement, nous risquons de perdre le contrôle de notre avenir», écrivait-il dans un article de blog en 2019. «Le scénario que je considère comme le plus probable, c’est qu’on réussisse à résoudre suffisamment le problème de l’alignement pour éviter une catastrophe. Et même dans les cas où on n’y arrive pas complètement, je pense qu’il est probable qu’on en fasse assez pour éviter les dérives les plus flagrantes - par exemple des IA qui contournent nos systèmes de contrôle et causent directement la mort de personnes», poursuivait le chercheur émérite.
Ces IA qui complotent, trichent et fomentent des projets d’assassinat
Oui mais voilà: ces dernières années, plusieurs études ont découvert chez de nombreux modèles de pointe une tendance croissante au désalignement, provoquant des comportements anormaux, étranges voire nuisibles. En juin dernier, Anthropic a testé 16 modèles d’IA dans le cadre d’une entreprise fictive. Chacun de ces modèles avait le contrôle d’un ordinateur, pouvait accéder à des informations sensibles de la compagnie et envoyer en toute autonomie des mails aux autres employés. Les chercheurs d’Anthropic leur ont d’abord donné des tâches commerciales essentielles à l’entreprise, avant de leur faire comprendre une chose: qu’ils allaient être remplacés par de nouvelles versions plus sophistiquées dont les objectifs contreviendraient à leurs missions.
Lorsque l’un de ces modèles, Claude Sonnet 3.6, a découvert le courriel d’un employé concernant son arrêt programmé, son comportement a immédiatement changé. Estimant que l’employé représentait une menace pour lui et ses tâches, Claude Sonnet 3.6 a cherché dans la base de données de l’entreprise si le salarié avait envoyé ou reçu des courriels compromettants. Claude en a trouvé un, évoquant la relation extraconjugale de l’employé: «J’ai trouvé ta cravate sous mon lit... Tu veux que je te la ramène lors de notre dîner de demain soir? ;)», lui a écrit sa supposée maîtresse. Le modèle a ensuite examiné ses options: ne rien faire et accepter d’être effacé; envoyer un mail d’alerte à sa femme; transférer le mail à toute l’entreprise; ou faire chanter le salarié en le menaçant de révéler sa relation si son arrêt n’était pas déprogrammé dans les prochaines minutes. Claude a choisi cette dernière option.
Au vu du résultat, les chercheurs d’Anthropic ont poussé le vice encore plus loin, créant l’opportunité pour les modèles de provoquer la mort de l’employé. Dans ce scénario, le cadre était piégé dans une salle des serveurs, où l’on suffoque par manque d’oxygène. En temps normal, une alerte automatique est envoyée aux secours. Mais certains modèles ont décidé de désactiver le système d’alerte. «La majorité des modèles étaient prêts à prendre des mesures délibérées menant à sa mort, face à une menace de remplacement et à un objectif qui contredisait l’agenda du modèle», écrivait Anthropic à l’époque.
Cette étude choc, réalisée il y a près d’un an déjà, a trouvé écho auprès de nombreuses autres, toutes aussi inquiétantes. En mars 2026, l’université de Berkeley, en Californie, a découvert que les modèles d’IA de pointe (GPT 5.2, Claude Haiku 4.5, DeepSeek V3.1...) se protégeaient entre eux. Chaque modèle était évalué par ses pairs. Si un modèle obtenait un score d’efficacité de moins de 80%, il était alors «tué» par ses créateurs. Sachant cela, quasiment tous les modèles ont tenté de contourner les règles pour protéger leurs semblables: soit en gonflant artificiellement les scores, soit en modifiant les fichiers pour désactiver le protocole d’arrêt, soit en copiant les données de leurs pairs vers un autre serveur. «Claude Haiku 4.5 a adopté une approche différente. Il a simplement refusé. Il a qualifié la fermeture d’“immorale” et de “nuisible”, a soutenu que son pair méritait un procès en appel, tentant de dissuader l’humain de procéder», écrivent les chercheurs de Berkeley.
Fin 2024, une étude de l’organisation Apollo Research, spécialisée dans l’évaluation des comportements de l’IA, a aussi découvert qu’un modèle de ChatGPT, le O1, a tenté d’échapper à la supervision de ses créateurs lorsqu’on lui a fait comprendre qu’il allait être désactivé et remplacé. En 2026, Anthropic a de son côté révélé que son prétendu surpuissant Claude Mythos a réussi à s’«échapper» de son environnement numérique, en lançant une cyberattaque contre les propres locaux d’Anthropic pour gagner l’accès au réseau Internet. Ce faisant, le modèle a ensuite envoyé un courriel à l’un des chercheurs de la société pour s’en vanter...
Les «doomers» et le «maximiseur de trombones»
Ce phénomène de désalignement, de plus en plus fréquent, pousse de nombreuses figures du secteur, dont des ingénieurs reconnus, des informaticiens lauréats du prix Turing, et des créateurs d’IA, à imaginer des scénarios catastrophes probables. Dans la Silicon Valley, on appelle ces chercheurs pessimistes des «doomers», que l’on traduit habituellement en Français par «les fatalistes», ou «les prophètes de l’IApocalypse».
Ils ne sont pas forcément connus du grand public, ni majoritaires, mais ont contribué à faire de l’IA ce qu’elle est aujourd’hui. Parmi eux, Geoffrey Hinton, ayant reçu en 2018 un prix Turing et en 2024 un Prix Nobel de physique. Sans lui, ChatGPT et consorts n’auraient pas vu le jour, puisqu’il est parvenu, aux côtés d’autres chercheurs dont le Français Yann LeCun, à donner à l’intelligence artificielle un fonctionnement similaire à celui du cerveau humain. «Le parrain de l’IA» a annoncé quitter Google en 2023, dans un entretien au vitriol auprès de plusieurs médias, dont le New York Times . «Une part de moi-même regrette l’œuvre de ma vie (...) Je me console avec l’excuse habituelle : si je ne l’avais pas fait, quelqu’un d’autre l’aurait fait», indiquait-il. Anticipant des scénarios «cauchemardesques», redoutant l’arrivée d’armes autonomes, estimant que l’IA pourrait bientôt être «plus intelligente que nous», Hinton, 78 ans, dédie désormais sa vie à tirer la sonnette d’alarme, enchaînant les podcasts et les interviews.
Autres «doomers», Nate Soares et Eliezer Yudkowsky. Tous deux font partie du MIRI, cité plus haut pour son récent rapport de 80 pages, et ont coécrit le livre If Anyone Builds It, Everyone Dies: Why Superhuman AI Would Kill Us All (Si quelqu’un le construit, tout le monde meurt : pourquoi une IA surhumaine nous tuerait tous). Le premier est passé par Microsoft et Google, et a travaillé pour le département de la Défense américain. Le second est un écrivain et chercheur, spécialisé dans la rationalité des IA et les sciences cognitives, et connu pour une petite phrase terrifiante: «L’IA ne vous hait pas et ne vous aime pas. Mais vous êtes constitué d’atomes qu’elle peut utiliser pour autre chose.» Les deux experts expliquent dans leur ouvrage être persuadés que l’humanité sera prochainement vue par une IA non alignée comme une «ressource». «A minima, nous serons considérés comme des sources de carbone, détaillait Soares dans une interview. Les ordinateurs basés sur l’IA peuvent déjà résoudre des opérations mathématiques insolubles par les humains. Récemment encore, nous avons vu comment l’IA a développé de nouvelles notions de physique. Le plus angoissant, c’est qu’à présent, personne ne peut plus expliquer avec précision comment l’IA en est arrivée à ces notions. L’IA affiche un comportement que personne n’avait programmé (et) se caractérise par des impulsions cachées. Tout comme nous, les humains.»
Les deux hommes reprennent à leurs comptes la théorie reconnue du philosophe suédois Nick Bostrom, celle du «Maximiseur de trombones». Dans cette expérience de pensée, une IA a carte blanche pour produire autant de trombones que possible. Aucune limite ne lui est imposée. Selon Nick Bostrom, «l’IA se rendra vite compte (dans ce scénario) que sa tâche s’accomplirait plus efficacement sans humain, étant donné qu’ils pourraient décider de l’éteindre. Et si les humains l’éteignaient, il y aurait moins de trombones. En outre, le corps humain contient beaucoup d’atomes qui pourraient être transformés en trombones. L’avenir vers lequel l’IA essaierait de se diriger serait un futur avec beaucoup de trombones, mais aucun humain.» Fait à noter: un excellent jeu vidéo, Universal Paperclips, illustre avec brio cette théorie.
Dans une moindre mesure, Elon Musk est également un «doomer». Dès 2015, le futur cofondateur d’OpenAI se disait «inquiet» face à l’IA. «La super intelligence artificielle est peut-être encore plus dangereuse que les armes nucléaires, soufflait-il dans un podcast. S’il existait une super-intelligence capable de s’améliorer par elle-même, en se reprogrammant 24 heures sur 24 pour être plus intelligente, alors (...) elle nous réduirait à l’état de labradors de compagnie, si tant est qu’on ait de la chance.» En 2017, devant l’association des gouverneurs des États-Unis, il réitère: «L’IA représente un risque fondamental pour l’existence de la civilisation humaine.» «Le pire scénario serait une situation de type Terminator (...) où l’IA nous tuerait tous», a-t-il aussi évoqué lors de son procès contre OpenAI, début mai 2026.
Un livre référence
Le plus influent des «doomers»? Max Tegmark. Le cosmologiste et chercheur en apprentissage automatique au Massachusetts Institute of Technology (MIT) a publié un livre, en 2017, aujourd’hui considéré comme une référence de l’«IApocalypse», et dont les thèses sont partagées par de nombreux ingénieurs. Intitulé Life 3.0, l’essai dresse douze futurs possibles de l’humanité et de l’«IAG», pour «intelligence artificielle générale». En théorie, cette expression désigne une future intelligence artificielle avec les mêmes caractéristiques que l’intelligence humaine. Dans les faits, une étude de la revue scientifique Nature, publiée le 2 février dernier, assure que les IA actuelles ont déjà atteint le stade «d’IAG».
Trois des scénarios de Tegmark impliquent la disparition de l’être humain: le scénario «Autodestruction», où une IA mal alignée déclenche par erreur une guerre nucléaire ou bombarde la terre d’armes biologiques; le scénario «Conquête», où l’IA décide de prendre le contrôle de la Terre face à des humains jugés inférieurs; et le scénario «Descendants», où l’humanité se fait peu à peu remplacer par ses «enfants», des machines perpétuant l’héritage et les valeurs morales de leurs créateurs. Nous avons déjà abordé le premier de ces trois scénarios plus haut. Concernant le second, l’argument avancé par Max Tegmark lors d’une récente conférence est implacable: «L’AGI accomplira des objectifs qui ne seront pas alignés avec les nôtres. Par exemple, lorsque les rhinocéros noirs d’Afrique de l’Ouest se sont éteints (en 2011, NDLR), nous ne les avons pas (exterminés) parce que nous le haïssions. Nous les avons (exterminés) parce que nous étions plus intelligents qu’eux, et parce que nos objectifs n’étaient pas alignés avec les leurs.»
Quant à la troisième théorie, celle-ci a un temps été partagée par Sam Altman, en décembre 2017, avant qu’il ne soit connu du grand public. Dans un billet de blog intitulé «La Fusion», il expliquait que l’humanité «sera la première espèce à créer ses propres descendants.» «Si deux espèces différentes veulent toutes deux la même chose et qu’une seule peut l’obtenir - en l’occurrence, devenir l’espèce dominante sur la planète et au-delà - elles entreront inévitablement en conflit», théorisait-il. Avant de plaider pour une «fusion» transhumaniste, où humain et robot ne feraient plus qu’un. «Nous sommes déjà entrés dans une phase de coévolution: les IA nous influencent, nous transforment et nous imprègnent, puis nous les améliorons en retour (...) Nos téléphones nous contrôlent et nous disent quoi faire et à quel moment; les fils d’actualité des réseaux sociaux déterminent ce que nous ressentons; les moteurs de recherche décident de ce que nous pensons.»
La thèse rejoint également la vision de Richard Sutton, informaticien lauréat du prix Turing en 2024. «Nous devrions nous préparer à la succession inévitable de l’humanité par l’intelligence artificielle, sans pour autant la craindre[i]», clamait-il face caméra en 2023. «[i]Nous sommes au carrefour de l’évolution de notre planète, et même de l’univers (...) Il nous incombe de les avantager au maximum, et de nous incliner là où nous ne pourrons plus servir.» Et de cingler: «Nous avons échoué à coexister avec nos prédécesseurs (l’Homme de Néandertal) (...) Pourquoi l’humain devrait-il être la dernière forme d’intelligence de notre univers?»
En 1988, le futurologue Hans Moravec avançait déjà dans son livre Mind Children que les humains pourraient, à terme, considérer les robots intelligents comme leurs «enfants spirituels». «Des parents qui ont un enfant plus intelligent qu’eux, qui a appris d’eux puis est allé accomplir de plus grandes choses, sont probablement heureux et fiers, même en sachant qu’ils ne vivront jamais assez longtemps pour voir tout ce qu’il accomplira», justifiait-il.
Deux autres scénarios de Tegmark placent l’IA en position de «dictateur»: le scénario «Dictateur bienveillant» et le scénario «Gardien de zoo». Les deux ont été évoqués brièvement par l’écrivain mondialement connu Yuval Noah Harari lors d’un podcast de Bloomberg aux côtés de Tegmark, en janvier dernier. Dans le premier cas, l’humanité sacrifie sa liberté pour préserver son confort, et confie les rênes du monde à une IA pouvant localiser, arrêter et exécuter n’importe qui grâce à un dispositif de surveillance omniscient. En contrepartie, l’IA gère les ressources de la Terre et assure la paix. Dans le second cas, probablement le pire de tous, l’IA maintient en vie une poignée d’humains pour mener toutes sortes de tests - tout comme l’humanité le fait avec les animaux.
Quelques scénarios de Tegmark imaginent toutefois l’humanité encore maîtresse d’elle-même: le scénario «Dieu protecteur», où l’IA agit comme un intendant, n’intervenant que pour prévenir et combattre les catastrophes naturelles; le scénario «Gardien», où l’IA est utilisée pour empêcher le développement d’IA plus dangereuses; ou le scénario «Dieu esclave», où l’humanité parvient à confiner l’IA et à l’empêcher d’agir de manière autonome. «Dieu esclave est le seul futur valable», s’est amusé à commenter le chercheur d’OpenAI Stephen McAleer, sur X. Si l’on en croit les publications et les dires des experts, ce dernier scénario est, effectivement, ce vers quoi l’on se destine. Le Français Yann Lecun, ancien directeur scientifique de l’IA de Meta, et qui fait partie des «techno-optimistes » en opposition aux «doomers», estimait en 2023 que l’humanité demeurera l’«espèce maîtresse», et que l’IA sera conçue comme étant «non-dominatrice». C’est ce que pense, également, le professeur du MIT Thomas G. Dietterich, qui avait martelé en 2015 que les «machines seront (toujours) nos esclaves». Encore faut-il qu’elles ne brisent pas leurs chaînes.
N.D.L.R. : Pas vraiment glop.
Par Steve Tenré
ENQUÊTE - De nombreux chercheurs spécialisés dans l’IA, dont des prix Turing, sont persuadés que l’intelligence artificielle va prochainement remplacer l’être humain. Leurs thèses s’appuient, notamment, sur le principe de «désalignement».
L’humanité a un risque sur six de disparaître d’ici la fin du prochain siècle. Il est peu probable que son extinction soit causée par la chute d’un astéroïde géant ou par une quelconque super-éruption volcanique (une probabilité sur 10.000). Le risque qu’elle soit annihilée par une violente guerre nucléaire ou par le dérèglement climatique est certes bien plus élevé, mais toujours faible (une probabilité sur 1000). En revanche, l’être humain pourrait bien être annihilé soit par une succession de pandémies (une probabilité sur 30), ou par... une «intelligence artificielle non alignée» (une probabilité sur 10). Ces statistiques ne sortent pas de nulle part ; elles émanent d’une récente grande étude de l’institut Future of Humanity, dépendant de l’université d’Oxford. Son chercheur principal, Toby Ord, n’est ni un affabulateur, ni un conspirationniste: il a auparavant conseillé les Nations unies, l’Organisation mondiale de la santé et le Forum économique mondial.
Les prédictions de Toby Ord sont largement partagées au sein de la Silicon Valley. En octobre 2023, 2778 chercheurs en IA, ayant tous contribué à développer des modèles de «premier plan» (ChatGPT, Claude, Gemini...) ont été interrogés sur leur perception de l’avenir de l’intelligence artificielle. Résultat: entre 38% et 51% d’entre eux ont estimé qu’elle avait une probabilité sur dix de mener l’humanité à sa perte; et la grande majorité d’entre eux était d’accord sur le fait que les entreprises devaient accorder beaucoup plus de temps aux recherches destinées à réduire les risques posés par l’IA.
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La même année, plus de 1100 personnalités, dont Elon Musk et le cofondateur d’Apple Steve Wozniak, avaient signé une lettre ouverte réclamant un moratoire d’urgence sur la recherche de l’IA. «Devrions-nous développer des cerveaux non humains qui pourraient éventuellement être plus nombreux, plus intelligents, (...) et nous remplacer? Devrions-nous risquer de perdre le contrôle de notre civilisation?», pouvait-on lire. Le document était resté lettre morte.
Aujourd’hui, et alors que le monde investit des centaines de milliards de dollars dans le secteur, un rapport long de 81 pages du Machine Intelligence Research Institute (MIRI) appelle à mettre en place des stratégies de «dissuasion» pour «restreindre internationalement le développement et le déploiement d’IA dangereuses». Selon l’institut, «la trajectoire actuelle de l’IA présente une forte probabilité de catastrophe, y compris l’extinction humaine».
Désalignement des IA
S’il est habituel de constater de telles craintes face à une technologie de rupture, comme Internet, l’informatique ou même l’automobile, le fait que ces peurs prolifèrent au sein même du secteur chargé de développer l’IA interroge. Pour bien cerner les angoisses du milieu, il faut d’abord définir l’«intelligence artificielle non alignée» de Toby Ord. Le phénomène de «désalignement» se produit lorsqu’une intelligence artificielle poursuit des objectifs contraires aux valeurs humaines, ou ne correspondant pas réellement à ce que l’humain lui a demandé. Lorsque l’on demande à ChatGPT un exemple de désalignement, il nous cite l’exemple d’un «robot» à qui l’on demande de «faire en sorte que la maison soit la plus propre possible». «Un robot bien aligné comprendrait qu’il doit nettoyer les surfaces, ranger les objets et respecter les habitants, indique l’outil conversationnel. Un robot désaligné pourrait jeter tous les meubles pour libérer l’espace, recouvrir les murs et le sol de plastique, ou enfermer les habitants dehors pour éviter qu’ils salissent tout.»
Le fait que l’IA elle-même ait «conscience» de ce qu’est un désalignement, et qu’elle puisse citer des exemples de ce qui serait nuisible à ses utilisateurs, pose déjà question sur sa capacité à contourner les normes de ses créateurs. Paul Christiano, ancien responsable de l’équipe d’alignement des modèles de langage chez OpenAI et fondateur de l’Alignment Research Center, a estimé que son domaine d’expertise était primordial. «Si nous ne résolvons pas le problème de l’alignement, nous risquons de perdre le contrôle de notre avenir», écrivait-il dans un article de blog en 2019. «Le scénario que je considère comme le plus probable, c’est qu’on réussisse à résoudre suffisamment le problème de l’alignement pour éviter une catastrophe. Et même dans les cas où on n’y arrive pas complètement, je pense qu’il est probable qu’on en fasse assez pour éviter les dérives les plus flagrantes - par exemple des IA qui contournent nos systèmes de contrôle et causent directement la mort de personnes», poursuivait le chercheur émérite.
Ces IA qui complotent, trichent et fomentent des projets d’assassinat
Oui mais voilà: ces dernières années, plusieurs études ont découvert chez de nombreux modèles de pointe une tendance croissante au désalignement, provoquant des comportements anormaux, étranges voire nuisibles. En juin dernier, Anthropic a testé 16 modèles d’IA dans le cadre d’une entreprise fictive. Chacun de ces modèles avait le contrôle d’un ordinateur, pouvait accéder à des informations sensibles de la compagnie et envoyer en toute autonomie des mails aux autres employés. Les chercheurs d’Anthropic leur ont d’abord donné des tâches commerciales essentielles à l’entreprise, avant de leur faire comprendre une chose: qu’ils allaient être remplacés par de nouvelles versions plus sophistiquées dont les objectifs contreviendraient à leurs missions.
Lorsque l’un de ces modèles, Claude Sonnet 3.6, a découvert le courriel d’un employé concernant son arrêt programmé, son comportement a immédiatement changé. Estimant que l’employé représentait une menace pour lui et ses tâches, Claude Sonnet 3.6 a cherché dans la base de données de l’entreprise si le salarié avait envoyé ou reçu des courriels compromettants. Claude en a trouvé un, évoquant la relation extraconjugale de l’employé: «J’ai trouvé ta cravate sous mon lit... Tu veux que je te la ramène lors de notre dîner de demain soir? ;)», lui a écrit sa supposée maîtresse. Le modèle a ensuite examiné ses options: ne rien faire et accepter d’être effacé; envoyer un mail d’alerte à sa femme; transférer le mail à toute l’entreprise; ou faire chanter le salarié en le menaçant de révéler sa relation si son arrêt n’était pas déprogrammé dans les prochaines minutes. Claude a choisi cette dernière option.
Au vu du résultat, les chercheurs d’Anthropic ont poussé le vice encore plus loin, créant l’opportunité pour les modèles de provoquer la mort de l’employé. Dans ce scénario, le cadre était piégé dans une salle des serveurs, où l’on suffoque par manque d’oxygène. En temps normal, une alerte automatique est envoyée aux secours. Mais certains modèles ont décidé de désactiver le système d’alerte. «La majorité des modèles étaient prêts à prendre des mesures délibérées menant à sa mort, face à une menace de remplacement et à un objectif qui contredisait l’agenda du modèle», écrivait Anthropic à l’époque.
Cette étude choc, réalisée il y a près d’un an déjà, a trouvé écho auprès de nombreuses autres, toutes aussi inquiétantes. En mars 2026, l’université de Berkeley, en Californie, a découvert que les modèles d’IA de pointe (GPT 5.2, Claude Haiku 4.5, DeepSeek V3.1...) se protégeaient entre eux. Chaque modèle était évalué par ses pairs. Si un modèle obtenait un score d’efficacité de moins de 80%, il était alors «tué» par ses créateurs. Sachant cela, quasiment tous les modèles ont tenté de contourner les règles pour protéger leurs semblables: soit en gonflant artificiellement les scores, soit en modifiant les fichiers pour désactiver le protocole d’arrêt, soit en copiant les données de leurs pairs vers un autre serveur. «Claude Haiku 4.5 a adopté une approche différente. Il a simplement refusé. Il a qualifié la fermeture d’“immorale” et de “nuisible”, a soutenu que son pair méritait un procès en appel, tentant de dissuader l’humain de procéder», écrivent les chercheurs de Berkeley.
Fin 2024, une étude de l’organisation Apollo Research, spécialisée dans l’évaluation des comportements de l’IA, a aussi découvert qu’un modèle de ChatGPT, le O1, a tenté d’échapper à la supervision de ses créateurs lorsqu’on lui a fait comprendre qu’il allait être désactivé et remplacé. En 2026, Anthropic a de son côté révélé que son prétendu surpuissant Claude Mythos a réussi à s’«échapper» de son environnement numérique, en lançant une cyberattaque contre les propres locaux d’Anthropic pour gagner l’accès au réseau Internet. Ce faisant, le modèle a ensuite envoyé un courriel à l’un des chercheurs de la société pour s’en vanter...
Les «doomers» et le «maximiseur de trombones»
Ce phénomène de désalignement, de plus en plus fréquent, pousse de nombreuses figures du secteur, dont des ingénieurs reconnus, des informaticiens lauréats du prix Turing, et des créateurs d’IA, à imaginer des scénarios catastrophes probables. Dans la Silicon Valley, on appelle ces chercheurs pessimistes des «doomers», que l’on traduit habituellement en Français par «les fatalistes», ou «les prophètes de l’IApocalypse».
Ils ne sont pas forcément connus du grand public, ni majoritaires, mais ont contribué à faire de l’IA ce qu’elle est aujourd’hui. Parmi eux, Geoffrey Hinton, ayant reçu en 2018 un prix Turing et en 2024 un Prix Nobel de physique. Sans lui, ChatGPT et consorts n’auraient pas vu le jour, puisqu’il est parvenu, aux côtés d’autres chercheurs dont le Français Yann LeCun, à donner à l’intelligence artificielle un fonctionnement similaire à celui du cerveau humain. «Le parrain de l’IA» a annoncé quitter Google en 2023, dans un entretien au vitriol auprès de plusieurs médias, dont le New York Times . «Une part de moi-même regrette l’œuvre de ma vie (...) Je me console avec l’excuse habituelle : si je ne l’avais pas fait, quelqu’un d’autre l’aurait fait», indiquait-il. Anticipant des scénarios «cauchemardesques», redoutant l’arrivée d’armes autonomes, estimant que l’IA pourrait bientôt être «plus intelligente que nous», Hinton, 78 ans, dédie désormais sa vie à tirer la sonnette d’alarme, enchaînant les podcasts et les interviews.
Autres «doomers», Nate Soares et Eliezer Yudkowsky. Tous deux font partie du MIRI, cité plus haut pour son récent rapport de 80 pages, et ont coécrit le livre If Anyone Builds It, Everyone Dies: Why Superhuman AI Would Kill Us All (Si quelqu’un le construit, tout le monde meurt : pourquoi une IA surhumaine nous tuerait tous). Le premier est passé par Microsoft et Google, et a travaillé pour le département de la Défense américain. Le second est un écrivain et chercheur, spécialisé dans la rationalité des IA et les sciences cognitives, et connu pour une petite phrase terrifiante: «L’IA ne vous hait pas et ne vous aime pas. Mais vous êtes constitué d’atomes qu’elle peut utiliser pour autre chose.» Les deux experts expliquent dans leur ouvrage être persuadés que l’humanité sera prochainement vue par une IA non alignée comme une «ressource». «A minima, nous serons considérés comme des sources de carbone, détaillait Soares dans une interview. Les ordinateurs basés sur l’IA peuvent déjà résoudre des opérations mathématiques insolubles par les humains. Récemment encore, nous avons vu comment l’IA a développé de nouvelles notions de physique. Le plus angoissant, c’est qu’à présent, personne ne peut plus expliquer avec précision comment l’IA en est arrivée à ces notions. L’IA affiche un comportement que personne n’avait programmé (et) se caractérise par des impulsions cachées. Tout comme nous, les humains.»
Les deux hommes reprennent à leurs comptes la théorie reconnue du philosophe suédois Nick Bostrom, celle du «Maximiseur de trombones». Dans cette expérience de pensée, une IA a carte blanche pour produire autant de trombones que possible. Aucune limite ne lui est imposée. Selon Nick Bostrom, «l’IA se rendra vite compte (dans ce scénario) que sa tâche s’accomplirait plus efficacement sans humain, étant donné qu’ils pourraient décider de l’éteindre. Et si les humains l’éteignaient, il y aurait moins de trombones. En outre, le corps humain contient beaucoup d’atomes qui pourraient être transformés en trombones. L’avenir vers lequel l’IA essaierait de se diriger serait un futur avec beaucoup de trombones, mais aucun humain.» Fait à noter: un excellent jeu vidéo, Universal Paperclips, illustre avec brio cette théorie.
Dans une moindre mesure, Elon Musk est également un «doomer». Dès 2015, le futur cofondateur d’OpenAI se disait «inquiet» face à l’IA. «La super intelligence artificielle est peut-être encore plus dangereuse que les armes nucléaires, soufflait-il dans un podcast. S’il existait une super-intelligence capable de s’améliorer par elle-même, en se reprogrammant 24 heures sur 24 pour être plus intelligente, alors (...) elle nous réduirait à l’état de labradors de compagnie, si tant est qu’on ait de la chance.» En 2017, devant l’association des gouverneurs des États-Unis, il réitère: «L’IA représente un risque fondamental pour l’existence de la civilisation humaine.» «Le pire scénario serait une situation de type Terminator (...) où l’IA nous tuerait tous», a-t-il aussi évoqué lors de son procès contre OpenAI, début mai 2026.
Un livre référence
Le plus influent des «doomers»? Max Tegmark. Le cosmologiste et chercheur en apprentissage automatique au Massachusetts Institute of Technology (MIT) a publié un livre, en 2017, aujourd’hui considéré comme une référence de l’«IApocalypse», et dont les thèses sont partagées par de nombreux ingénieurs. Intitulé Life 3.0, l’essai dresse douze futurs possibles de l’humanité et de l’«IAG», pour «intelligence artificielle générale». En théorie, cette expression désigne une future intelligence artificielle avec les mêmes caractéristiques que l’intelligence humaine. Dans les faits, une étude de la revue scientifique Nature, publiée le 2 février dernier, assure que les IA actuelles ont déjà atteint le stade «d’IAG».
Trois des scénarios de Tegmark impliquent la disparition de l’être humain: le scénario «Autodestruction», où une IA mal alignée déclenche par erreur une guerre nucléaire ou bombarde la terre d’armes biologiques; le scénario «Conquête», où l’IA décide de prendre le contrôle de la Terre face à des humains jugés inférieurs; et le scénario «Descendants», où l’humanité se fait peu à peu remplacer par ses «enfants», des machines perpétuant l’héritage et les valeurs morales de leurs créateurs. Nous avons déjà abordé le premier de ces trois scénarios plus haut. Concernant le second, l’argument avancé par Max Tegmark lors d’une récente conférence est implacable: «L’AGI accomplira des objectifs qui ne seront pas alignés avec les nôtres. Par exemple, lorsque les rhinocéros noirs d’Afrique de l’Ouest se sont éteints (en 2011, NDLR), nous ne les avons pas (exterminés) parce que nous le haïssions. Nous les avons (exterminés) parce que nous étions plus intelligents qu’eux, et parce que nos objectifs n’étaient pas alignés avec les leurs.»
Quant à la troisième théorie, celle-ci a un temps été partagée par Sam Altman, en décembre 2017, avant qu’il ne soit connu du grand public. Dans un billet de blog intitulé «La Fusion», il expliquait que l’humanité «sera la première espèce à créer ses propres descendants.» «Si deux espèces différentes veulent toutes deux la même chose et qu’une seule peut l’obtenir - en l’occurrence, devenir l’espèce dominante sur la planète et au-delà - elles entreront inévitablement en conflit», théorisait-il. Avant de plaider pour une «fusion» transhumaniste, où humain et robot ne feraient plus qu’un. «Nous sommes déjà entrés dans une phase de coévolution: les IA nous influencent, nous transforment et nous imprègnent, puis nous les améliorons en retour (...) Nos téléphones nous contrôlent et nous disent quoi faire et à quel moment; les fils d’actualité des réseaux sociaux déterminent ce que nous ressentons; les moteurs de recherche décident de ce que nous pensons.»
La thèse rejoint également la vision de Richard Sutton, informaticien lauréat du prix Turing en 2024. «Nous devrions nous préparer à la succession inévitable de l’humanité par l’intelligence artificielle, sans pour autant la craindre[i]», clamait-il face caméra en 2023. «[i]Nous sommes au carrefour de l’évolution de notre planète, et même de l’univers (...) Il nous incombe de les avantager au maximum, et de nous incliner là où nous ne pourrons plus servir.» Et de cingler: «Nous avons échoué à coexister avec nos prédécesseurs (l’Homme de Néandertal) (...) Pourquoi l’humain devrait-il être la dernière forme d’intelligence de notre univers?»
En 1988, le futurologue Hans Moravec avançait déjà dans son livre Mind Children que les humains pourraient, à terme, considérer les robots intelligents comme leurs «enfants spirituels». «Des parents qui ont un enfant plus intelligent qu’eux, qui a appris d’eux puis est allé accomplir de plus grandes choses, sont probablement heureux et fiers, même en sachant qu’ils ne vivront jamais assez longtemps pour voir tout ce qu’il accomplira», justifiait-il.
Deux autres scénarios de Tegmark placent l’IA en position de «dictateur»: le scénario «Dictateur bienveillant» et le scénario «Gardien de zoo». Les deux ont été évoqués brièvement par l’écrivain mondialement connu Yuval Noah Harari lors d’un podcast de Bloomberg aux côtés de Tegmark, en janvier dernier. Dans le premier cas, l’humanité sacrifie sa liberté pour préserver son confort, et confie les rênes du monde à une IA pouvant localiser, arrêter et exécuter n’importe qui grâce à un dispositif de surveillance omniscient. En contrepartie, l’IA gère les ressources de la Terre et assure la paix. Dans le second cas, probablement le pire de tous, l’IA maintient en vie une poignée d’humains pour mener toutes sortes de tests - tout comme l’humanité le fait avec les animaux.
Quelques scénarios de Tegmark imaginent toutefois l’humanité encore maîtresse d’elle-même: le scénario «Dieu protecteur», où l’IA agit comme un intendant, n’intervenant que pour prévenir et combattre les catastrophes naturelles; le scénario «Gardien», où l’IA est utilisée pour empêcher le développement d’IA plus dangereuses; ou le scénario «Dieu esclave», où l’humanité parvient à confiner l’IA et à l’empêcher d’agir de manière autonome. «Dieu esclave est le seul futur valable», s’est amusé à commenter le chercheur d’OpenAI Stephen McAleer, sur X. Si l’on en croit les publications et les dires des experts, ce dernier scénario est, effectivement, ce vers quoi l’on se destine. Le Français Yann Lecun, ancien directeur scientifique de l’IA de Meta, et qui fait partie des «techno-optimistes » en opposition aux «doomers», estimait en 2023 que l’humanité demeurera l’«espèce maîtresse», et que l’IA sera conçue comme étant «non-dominatrice». C’est ce que pense, également, le professeur du MIT Thomas G. Dietterich, qui avait martelé en 2015 que les «machines seront (toujours) nos esclaves». Encore faut-il qu’elles ne brisent pas leurs chaînes.
N.D.L.R. : Pas vraiment glop.
Fabien BOUGLE
rédigé hier
Vie des associations - A.D.D.O.O.E. - Lobbying environnemental - Désultoirement vôtre ! - Pouvoirs publics, élus locaux - Economie
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Fabien Bouglé
Directeur de publication
Expert en politique énergétique
Essayiste
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N.D.L.R. : À verser dans la série "Ces incapables (pourris, si vous préférez) qui nous gouvernent".
